dimanche 11 avril 2010

Fandomisation


Est-ce gênant d'être fan ? Je me suis posée la question après avoir lu un commentaire de Nicole LMcG sur mon blogue se terminant par: '' Eh oui, je l'avoue, je suis une fan de Twilight''.

La fandomination, ''ça mange quoi en hiver'' ? C'est le fait d'être fan. Ah bon... J'aime pas le mot, il n'est pas joli. Et puis, j'ai fouillé. Est-ce le mot que je n'aime pas qui ressemble un peu au fanatisme ou sa signification ? Les deux, faut croire. J'aime mieux le mot ''passionné''. Fan, ça fait... attachez-la quelqu'un ! Il semble que les fans français soient plus intenses que nous québécois. C'est pas très bien vu, d'être trop au Québec, sauf d'une équipe de hockey !

Y'a différents niveaux ''d'admiration'' pouvant aller du spectateur occasionnel et distant au supporter militant assidu, passionné. L'idée d'un public obnubilé est carcaturale. Nous savons très bien qu'il est impossible d'avoir une relation amicale avec un artiste ou un athlète que l'on admire. On peut être passionné et équilibré tout de même ! Ce qui est le plus agréable à mon avis, c'est la découverte de d'autres personnes qui aiment aussi le même artiste que nous. Souvent, on découvre des gens avec les mêmes goûts, qui deviennent quelquefois des amis. Des chemins de vies qui s'entrecroisent. Ça fait un peu adolescent mais l'association de pairs est bien présente peu importe l'âge.

Que l'on soit fan, un peu, beaucoup, passionnément, y'a tout de même quelque chose de profond dans ce comportement. Un comportement humain qui touche des cordes sensibles de notre personne, allant du plaisir de la découverte, à la socialisation, l'admiration, la curiosité, se terminant par le respect, celui de ne pas aller trop loin dans la passion d'admirer ce qui en fait n'est qu'une déformation d'un intense plaisir d'aimer mi-sérieux, mi-amusé.

6 commentaires:

Christelle a dit...

De toute façon, Nicole, on a beau essayer de se résonner, c'est totalement incontrolable car en plus, pour le cas d'un artiste ou du hockey sur glace, cette passion est alimentée par la prolifération de spectacles ou de matchs dont nous ne pouvons pas nous décrocher...
et comme tu le dis, cela permet de rencontrer des gens qui ont les mêmes goûts et de devenir encore un peu plus fous!
Mais l'être humain est comme ça englouti entre ses limites et ses excès.

nicole a dit...

Très bien dit Christelle. Je me demande tout de même pourquoi une société peut accepter des fanatiques de sports et pas ceux en art. Pourquoi c'est normal d'être fan en France et c'est moins bien vu au Québec ?

nicole a dit...

Ah j'ai trouvé, nous avons notre côté anglo-saxon qui n'aime pas démontrer une trop grande intensité. De ce fait même, notre culture autorise la ''fanatisme'' de masse peut-être ?

J'aime l'analyse, est-ce que ça paraît ? hi-hi

Christelle a dit...

Oui, je crois vraiment que c'est ça, Nicole! Qui dit anglo-saxon dit temporé!
Par contre, je ne crois pas que cela soit mieux vu en France sauf par les plus jeunes peut-être...
en tout cas, si ma famille savait ma passion pour PL, elle se dirait que j'ai perdu la tête! hihi!
Mais finalement, ce n'est que pour lui et je sais pourquoi donc ce n'est pas vraiment du fanatisme (et peut-être toi aussi...)

Nicole LMcG a dit...

Lorsque je dis "une fan de" c'est parce que je sais que mon engouement pour la chose est éphémère. L'histoire de Twilight me rappelle mon histoire et le voir sur le grand écran était assez renversant. Voilà ! Je suis "passionnée" pour les choses qui perdurent comme le goût de faire du jardinage lorsque le printemps arrive et m'exercer au piano pendant les longs mois d'hiver. C'est ma façon de faire une différence entre ce qui est de passage et ce qui est éternelle.

nicole a dit...

à Nicole LMcG: ''C'est ma façon de faire une différence entre ce qui est de passage et ce qui est éternelle''. J'aime cette phrase, elle est belle et lourde de sens.