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mardi 29 mai 2012

Le bruit des casseroles

La grève étudiante s'éternise et devient de plus en plus surréaliste.  C'est devenu comme un mauvais feuilleton télévisé que nous suivons assidûment.  Les manifestations à Montréal (et autres villes du Québec) contre la loi 78 et le gouvernement Charest sont devenues plus ''civilisées'', même festives avec l'utilisation des casseroles. Vous avez bien lu DES CASSEROLES !  On est créatif au Québec !  Les casseurs ont donc laissé la place aux casseroles !  Hier, même des juristes ont marché contre la loi spéciale en cette première journée du retour aux négociations entre le gouvernement du Québec et les représentants étudiants.  Et les gens d'affaires Montréalais chialent parce qu'il y a et aura des pertes économiques importantes reliées à ce conflit.  Dans ma belle ville de Québec City, hier soir, il y a eu des arrestations pour entrave à la voie publique selon le code de sécurité routière. Nous avons même eu droit à des arrestations en direct à la télévision et ce, malgré les efforts de Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ qui a tenté d'intervenir contre l'arrestation de 84 manifestants (infraction de $ 494.00).  Faut pas que j'oublie Anonymous, un collectif de pirates informatiques qui menace de mettre le trouble au Grand-Prix de Montréal (8 au 10 juin prochain).   Quiconque trouve sa vie plate devrait déménager au Québec ! 

De toute évidence, les gens ne supportent plus le gouvernement Charest et bien moi, j'espère juste qu'ils vont s'en souvenir lorsque ce sera le temps d'aller voter !  En attendant, au son des casseroles, c'est le coeur du peuple québécois qui bat.  L'entendez-vous Monsieur Charest ?



Changez le bruit des bottes pour le bruit des casseroles !

dimanche 27 mai 2012

Laurence Anyways de Xavier Dolan


Me voilà encore en larmes à la sortie du film Laurence Anyways et au même moment, j'apprends que Suzanne Clément vient tout juste de recevoir le prix de la meilleure actrice à Cannes dans la section Un certain regard. 
-Mais voyons Nicole, qu'est-ce qui te bouleverse autant lorsque tu vas voir un film de Xavier Dolan ? me demanda Monsieur le marquis. 
-Il me catapulte dans son univers cinématographique.  Il vient me chercher dans sa recherche d'authenticité. Pensais-je. 
-Je ne sais pas...Rétorquais-je, trop émue.

Son troisième film raconte l'histoire d'un homme Laurence (Melvil Poupand) vivant une belle et forte histoire d'amour avec sa copine Fred (Suzanne Clément) mais... qui se sent femme et qui veut le devenir. Un film sur la différence, sur le regard que la société y porte et surtout sur l'amour.  On a beau s'aimer comme des fous, la vie n'est pas comme on voudrait qu'elle soit. Un film qui fouille l'obscurité humaine pour y trouver sa clarté. Certes avec des longueurs (2:45) mais qui malgré tout est bouleversant de vérité.

Dolan a le don de raconter une histoire et de me la faire mienne.  Il peaufine minutieusement les costumes, le décor et ses images deviennent indéniablement des tableaux.  Il y ajoute de petits détails,  de belles musiques qui donnent le ton au déroulement de l'histoire et en font sa signature.  Que dire de la grande performance de Suzanne Clément ?  Je n'ai vu qu'elle, j'ai vibré avec elle, j'ai vécu à travers elle, cela dit, sans vouloir enlever le talent des autres. Voir un film de Dolan c'est avoir la sensation que le spectateur devient l'acteur-l'actrice. On s'approprie l'histoire et on la vit comme voir son reflet sur un parquet vitrifié.  À travers ses films, j'y vois le courage d'un homme avec ses convictions profondes qui me donne le goût de ne pas tricher avec moi-même mais d'avancer vers ma propre vérité.  L'écran devient alors le miroir de soi.  Un film à voir absolument !

samedi 26 mai 2012

Spectacle de Boucar Diouf au Grand Théâtre de Québec

Photo: Vincent Graton


Hier soir, c'était l'avant dernier show de Boucar Diouf au Grand Théâtre de Québec.  Par la suite, il s'en va en créer un autre qui portera plus spécifiquement sur les sciences et oui vous avez bien lu !  Ce biologiste marin et ancien professeur ne met donc pas son savoir de côté et c'est tant mieux pour nous.  L'avoir eu comme professeur, je peux vous dire que ma place aurait été en avant, première rangée !  L'étudiante la plus zélée de l'école en biologie aurait été MOI !  N'empêche qu'au spectacle,  j'étais franchement bien placée, 3ième rangée, en plein milieu, avec la sensation d'une représentation privée, rien de moins.

''L'Africassée'' de Diouf est onctueuse et tellement drôle qu'à sa deuxième partie, je n'ai pas pu retenir mes larmes de joie.  Or, faut savoir que je n'ai pas le rire facile.  Boucar est un bon raconteur et sa force réside dans l'alternance des anecdotes de sa vie personnelle, celle d'un émigré (ça fait maintenant 19 ans)  incluant des réflexions profondes philosophiques de son grand-père Sénégalais.  La présence sporadique et bien dosée de sa conjointe sur scène amène un petit côté intimiste touchant et savoureux.  Ce fin observateur pratique l'autodérision avec brio.

Que dire de sa grande générosité.  Après deux heures de spectacle, il a eu la gentillesse de venir s'asseoir devant nous en jasant comme si nous étions des amis de longue date !  Et il est brillant en plus cet homme !  Fallait l'entendre nous expliquer scientifiquement que ça existe une grenouille qui se congèle en cryobiologie ou qu'une chauve-souris pouvait allaiter !  j'en aurais pris encore !!!  Vous dire, c'est la première fois que je sors d'un spectacle d'humour en me couchant moins ''niaiseuse'' que la veille !  Par sa différence, Boucar Diouf se démarque et ce n'est surtout pas de part sa couleur !   Vous l'avez manqué ?  Alors faudra se reprendre à ses prochains shows.  C'est un incontournable, une valeur sûre.  D'une simplicité désarmante, d'un charme indéniable et d'une intelligence rare. De l'humour qui se déguste comme un grand cru, Bacchus était sur scène hier et bien meilleur qu'un jus de bissap !

vendredi 25 mai 2012

Boucar Diouf

J'aime l'humour intelligent, style cogité qui m'amène à une réflexion personnelle néanmoins je savoure tout autant le tout cuit dans le bec des drôleries de celui ou celle qui les livre.  Faut juste que ça demeure dans le bon goût. Je ne supporte plus l'humour rabageois pipi-caca-pénis pendant 2 heures de temps.  J'aime les humoristes priorisant le domaine politique et tous les autres qui m'amènent ailleurs comme Boucar Diouf.  Celui-là, à chaque fois que je le vois à la télévision, je craque et boit ses paroles comme un laïus. Ce docteur en adaptation au froid des poissons (vous avez bien lu) devenu également humoriste me fascine complètement.  Probablement parce que son histoire personnelle de Sénégalais est tellement différente de la mienne que juste à l'écouter je voyage dans le dépaysement total tout en admirant la justesse de ses propos.   Il est pour moi comme un jeune sage venant d'un autre monde, là où l'apparence compte moins que la réalité mais qui fait partie intégrante de la grande famille québécoise et vous savez, il l'embellit !  Je vais donc le voir ce soir au Grand Théâtre... Et que j'ai hâte !

lundi 21 mai 2012

Manoir Richelieu à La Malbaie




J'ai un beau Manoir !

Le manoir Richelieu à La Malbaie est décidément l'endroit où je décompresse le plus au monde. Situé entre le fleuve et les montagnes, le paysage est à couper le souffle. J'en ai même profité pour frapper un panier de balles de golf !  Faut bien commencer un jour !  Environ 3 fois par année, j'y vais m'y ressourcer et vivre la vie de château.  Y'a toujours une Diana ou une Kate qui sommeille en moi !

Un bon livre, le spa, la piscine, le golf, la bonne bouffe et le bon vin,  la courtoisie des gens qui y travaillent, pianiste et chanteuse dans le petit salon, le casino pour certaines personnes... C'est le paradis et le luxe à environ 1 heure 15 de chez moi.  Si vous venez visiter le Québec, c'est l'endroit où il faut aller absolument !  L'immensité et la beauté du paysage ne font qu'un.  Je précise que ce n'est pas une pub, je paie mes visites !


Cliquez sur mes photos pour avoir le format plus grand.

vendredi 18 mai 2012

La loi 78 du Général Charest



Je demeure dans une ville homogène (un peu trop), un beau grand village, la ville de Québec.  Je fais partie aussi de la belle province de Québec qui elle se situe dans un immense pays, le Canada (vous me suivez toujours ?).  De cette belle province, il y a des gens qui veulent en faire un pays et d'autres pas.  Néanmoins, même si les québécois sont divisés sur le sujet,  ils demeurent respectueux et tolérants.   Malheureusement, ils placent au pouvoir des politiciens sans trop réfléchir.  Ils les aiment ou les détestent selon la saveur du mois car pour eux, la politique c'est de la M.....Faut bien que quelqu'un fasse la job !   Les Québécois chialent sans s'impliquer politiquement. Ils ne veulent pas faire le sale boulot.  Ils laissent ça aux autres. Et ça donne...

Ils ont élu au provincial en 2003 le ''Général'' Jean Charest, Premier Ministre du Québec.  Depuis quand est-il devenu Général ?  Depuis hier soir, exactement, lors du dépôt de la loi 78, loi permettant aux étudiants de recevoir l'enseignement dispensé postsecondaire.  Vous savez, cela fait plus que 3 mois à Montréal qu'il y a une grève étudiante mais lors de manifestations, des casseurs s'en sont infiltrés, ce qui a amené une certaine anarchie dans cette ville.  Au lieu d'écouter les étudiants au départ, le gouvernement les a ignoré pendant 2 mois, puis Monsieur Charest les a insulté avec une blague douteuse pour ensuite négocier une entente interprétée différemment par le gouvernement (ancienne Ministre Beauchamp) et des leaders étudiants.  Voyant que ça ne fonctionnait pas, ils ont changé de Ministre (maintenant Courchesne) en imposant avec elle une loi spéciale.  Je l'appelle : LA LOI DU GÉNÉRAL CHAREST ! Une loi matraque qui veut contrôler même les manifestations de plus de 50 personnes !  Ça va être beau à la St-Jean ça !   Le droit de manifester est définitivement bafoué jusqu'au 1 juillet 2013 ! 
http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/17/01-4526386-projet-de-loi-78-pour-la-paix-et-lordre.php

Je suis contre les casseurs qui s'infiltrent dans les manifestations.  Je suis pour la paix sociale. Avec cette loi pensée, travaillée et peaufinée,  il veut faire taire des jeunes qui ne demandent qu'à se faire ÉCOUTER.  Il alimente donc leur révolte et mine leur confiance envers les élus.   La corruption et maintenant cette loi.  Le Général Charest est déconnecté du peuple québécois.  Dans sa tour d'ivoire, qui n'est pas pourtant située dans le grand nord, il se pense plus grand que nature.  Une telle loi parce qu'il n'a pas su gérer un conflit de 150,000 étudiants !  Le lien de confiance est brisé avec les étudiants Montréalais mais également avec une bonne partie des québécois. Un peuple qui le regarde gouverner et qui ne se sent pas plus écouté !  Vite, des élections s'il-vous-plaît avant que l'anarchie ne se propage partout au Québec.  Bon, je vous quitte pour aller dîner, surtout pas du Général Tao !
http://www.loi78.com/

dimanche 13 mai 2012

Falstaff de Verdi au Grand Théâtre de Québec

Crédit photo: Louise Leblanc


Hier soir, c'était mon premier opéra. À 50 ans, il n'est jamais trop tard pour découvrir Verdi, plus précisément Falstaff au Grand Théâtre de Québec. Habituellement l'opéra se veut dramatique ou tragique, en choisissant celui-ci, je savais qu'il m'allait être plus accessible. À la première minute, j'ai eu une petite chaleur mais aussi vite disparue qu'apparue. C'est que l'exagération, ça peut faire un peu peur. Il faut l'apprivoiser mais en 2 minutes c'était déjà fait ! Cet opéra humoristique sans prétention m'a fait penser à du cinéma fantastique en 3-D. La démesure était au rendez-vous mais tout en finesse exploitant judicieusement le comique naturel des interprètes.

Le corpulent aubergiste sans le sous Sir Falstaff, magnifiquement campé par Gaétan Laperrière est amoureux d'Alice Ford (divine Lyne Fortin) mais tout autant de la fortune de cette dernière car elle est mariée au riche Ford (excellent J-François Lapointe). Néanmoins Falstaff envoie deux lettres enflammées mais identiques, l'une à Alice et l'autre à Meg (talentueuse M-Josée Lord). Or, plusieurs pièges se dessinent contre Falstaff, un épicurien sans valeurs morales, mais rira bien qui rira le dernier, le tout se termine à la Molière avec une impeccable mise en scène de Jacques Leblanc. L'opéra est en italien mais une traduction simultanée en français se fait sur un tableau en avant scène. N'empêche que c'est tellement bien joué et chanté qu'il est facile de comprendre l'histoire et que pour mieux l'apprécier, je l'ai délaissé à la deuxième partie. Il faut savoir aussi que c'est à 80 ans que Verdi a composé son dernier opéra tiré de l'oeuvre de Shakespeare magnifiquement dirigé par Giuseppe Grazioli.

Entendre autant de talents réunis, c'est comme le dirait Languirand ''tripatif'' ! Donc une soirée réussie sur toute la ligne qui donne le goût de découvrir l'art lyrique tout autant que d'autres formes d'arts. Les goûts se développent quand on laisse tomber nos préjugés chez soi. J'adore l'opéra, j'ai eu la piqûre hier soir ! Un vrai plaisir famélique. J'ai soif de belles voix. 

vendredi 11 mai 2012

Marie-Josée Lord

Demain, j'assisterai à mon PREMIER opéra !  Je vais voir Falstaff de Verdi au Grand Théâtre de Québec.  La soprano Marie-Josée Lord fait partie de la distribution (Meg).  En attendant, quel plaisir de l'écouter chanter !  Quelle poésie vocale !  Belle, drôle (elle ne fait pas prima donna), brillante et talentueuse... Elle a tout !

jeudi 10 mai 2012

Les bombes fumigènes, le carré blanc et Batman



Aujourd'hui, le métro de Montréal a été paralysé par des bombes fumigènes ce qui a semé le chaos dans la grande métropole et pendant que je peinturais bien tranquillement chez moi dans ma petite maison à Québec, j'écoutais cette saga incroyable en me demandant mais où est Batman en ce moment ?  Montréal en aurait bien besoin. Il ne faut pas oublier que ce personnage fictif a un jour fait le serment de débarrasser sa ville Gotham-Montréal City du mal pouvant la ronger à tout moment ! Il faut savoir qu'en 1939, à ses débuts, Batman utilisait des armes mais avec les années, il ne les employait qu'à des fins principalement défensives pour désarmer l'adversaire.  Débarquant de sa Batmobile, je le vois bien en enlevant son masque interdit nous crier haut et fort le mot MORATOIRE et l'effet boomerang en serait quadruplé. 

Toujours est-il, est-ce des étudiants qui ont fait cela ou un groupe anarchiste pouvant utiliser le conflit étudiant à des fins personnelles ?  Cette grève étudiante se passe davantage à Montréal car le 3/4 des étudiants du Québec vont à l'école présentement  et ce, même si la majorité obtenue était faible.  Nonobstant, après le carré rouge (pour la grève), le carré vert (contre la grève), nous avons depuis aujourd'hui le carré blanc (armistice) lancé par des parents qui veulent un moratoire au sujet de la hausse des frais de scolarité après 1,000 arrestations et des blessés.  C'est sûrement Robin qui en a eu l'idée !

Et pendant ce temps, le maire Tremblay comme celui de Gotham City semble dépassé par la situation.  Je me demande bien comment le maire Labeaume (ville de Québec), aurait réagi ?  Aurait-il demandé aux parents et aux grands-parents d'intervenir comme le demandait le maire Tremblay ?  Somme toute, ce soir, nous apprenons que les parents et les grands-parents de la ville de Montréal auraient plus de pouvoir qu'un certain premier ministre du Québec !   Des mauvaises langues le surnomment actuellement Double-Face... C'est le Joker qui s'amuse à colpoter cette blague de mauvais goût !

Quoi qu'il en soit, Batman n'existe pas.  En espérant que la réalité ne dépasse pas la fiction. 

mercredi 9 mai 2012

Pierre Lapointe et Doyon-Rivest

Drôle et génial à la fois alors je partage.  Merci à Hélène Drolet, fan de PL. 

mardi 8 mai 2012

Les 3 mousquetaires étudiants

Ils représentent 175,000 étudiants, ils sont articulés et ils se tiennent debout.  Que l'on soit pour ou contre cette grève qui s'éternise à n'en plus finir, je trouve que ces 3 jeunes sont beaux à voir en ce qui a trait à l'apprentissage accéléré de l'art de la négociation avec un bulldozer, soit le gouvernement du Québec.  Ils ont l'âge où les valeurs morales comptent plus qu'une certaine réalité politique.  Ce que l'on perd malheureusement en vieillissant. C'est peut-être pour ça que les gens de mon âge écoutent autant de téléromans.  Ils prennent l'habitude de rêver par procuration quand leur vie est trop maigre. Parce qu'ils peuvent tant de choses dans les rêves de leurs personnages préférés  mais si peu peut-être dans leur propre vie. 
Nonobstant, on peut donc dire que la jeunesse québécoise désarçonne le gouvernement.  Aujourd'hui, on apprenait que la ministre Beauchamp serait ouverte à revoir le texte de l'entente de principe sans aller vers de nouvelles négociations. Or, pendant ce temps, les étudiants disent non à cet entente.  Moi, je crois qu'un gouvernement c'est comme un paquebot, ça prend du temps à le faire tourner... Athos, Portos et Aramis vont-ils réussir à juste le faire bouger ?

lundi 7 mai 2012

Motus et bouche cousue sur la grève étudiante


Pas le goût de vous parler de la grève étudiante.  Ça s'éternise trop et personne n'en sortira gagnant. Quoi que même si notre déshonorable premier ministre du Québec Jean Charest a beau nous dire comme en fin de semaine dernière que sa stratégie n'avait pas été pensée d'avance, dans un but de... Me semble qu'il doit nous trouver naïfs et/ou niais, à vous de choisir... parce que pendant ce temps, on ne parle plus de la corruption et en politique, nous, le peuple, on sait bien que tout est calculé d'avance ou presque...  Y a quand même des stratégies pour arriver ou garder le pouvoir.   Et s'il dit vrai, me semble qu'il aurait dû en avoir une stratégie parce que là...On est dans le trouble !

C'est drôle la vie,  les rôles sont maintenant renversés car maintenant les étudiants veulent que le gouvernement réécrive et clarifie l'entente de principe signée hier !  Retournez faire vos devoirs les fonctionnaires de l'État, les zones grises mènent à des interprétations qui s'opposent !  Peut-être que le détail peut faire la différence, qui sait ! Et Monsieur Charest rétorque que l'entente a déjà été signée !  Ben là, on s'en va où ?  Boileau disait : ''Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément''...  En tout cas, Gabriel Nadeau-Dubois est articulé, qu'on soit pour ou contre, alors bravo à ses professeurs de français !   J'ironise... faut bien !

Toujours est-il que je ne voulais pas vous parler de la grève étudiante me semble ! 

dimanche 6 mai 2012

Québec aujourd'hui

Un beau 15 degrés à Québec aujourd'hui.  Excellent déjeûner au El Theatro (prix sont très abordables, ça va de $8.99 à $12.00).  C'est pas une pub car j'ai payé ma facture en passant ! Puis, direction magasinage dans le vieux-québec.  J'adore entrer dans les boutiques et ne pas trop m'éterniser pour profiter de la belle température voire ne pas me sentir coupable car rares sont les belles journées ensoleillées depuis quelques temps.  Parcourir le vieux-québec évoque le bonheur d'une petite chasse aux trésors, quelques trouvailles qui fleurent bon le printemps.  Néanmois, c'est clair et net que ça peut vous faire sauter votre budget en deux temps trois mouvements !
1. Fleuve St-Laurent, Lévis et plus loin l'Ile d'Orléans;
2. Monument Samuel de Champlain et sa petite histoire;
3. Une petite partie de la promenade du Château Frontenac, la terrasse Dufferin qui fait partie du patrimoine historique de la ville. Sous celle-ci se cache des vestiges datant de l'époque  de Samuel de Champlain. La château Frontenac, lui, est un joyau historique et architectural de Québec.  Depuis plus de 100 ans, il fait figure d'icône avec ses fameux toits verts en cuivre (oxydation).  C'est d'ailleurs l'hôtel le plus photographié au monde. Il faut savoir que nombreux sont les monarques et les vedettes à y avoir défilé en chair et en os.   Saperlipopette, on dirait que je me suis transformée en guide touristique ou quoi !

vendredi 4 mai 2012

Le big bang amoureux et la bourgeoisie des sensations

De plus en plus blasé par les anciens modèles de la vie conjugale, la nouvelle génération se rebelle et suit ses propres formules en réinventant d'autres codes amoureux.  Or, l'amour restera toujours l'amour même sous la confusion et malgré une multitude de possibilités. La majorité des gens cherchent toujours une relation durable.  Le couple moderne se transforme, se cherche, se complexifie.  Serait-il en pleine crise identitaire ?

Je vous place ''La bourgeoisie des sensations'' chantée par Calogero.  Paroles et musique de Pierre Lapointe.  L'une de ses plus belles chansons et qui se veut à l'image de cette jeune génération.

jeudi 3 mai 2012

Spectacle de Patrick Huard à Québec


Hier soir, à la salle Albert-Rousseau, je suis allée voir Patrick Huard.  J'avais très hâte car ça devait faire une bonne quinzaine d'années que je ne l'avais vu sur scène.  Faut dire que ce touche-à-tout est tellement bon à la télé et au cinéma que je m'attendais à plus.  Je n'ai vraiment pas eu l'impression qu'il a su se renouveler.  Des sujets légers, usés à la corde, remâchés par bien d'autres humoristes donc du déjà vu. Textes faciles pénis-pipi-caca et cies... incluant des anecdotes de sa vie livrées avec des enchaînements qui m'ont fait penser à du vaudeville. Le bonheur a beau se retrouver dans les petites choses simples de la vie, ses textes simplistes, eux, manquaient de consistances.  Je n'ai pas  non plus retrouvé son petit côté touchant-sensible du précédent show et ce, même lorsqu'il ''expose sur écran géant'' sa conjointe Anik Jean lors de l'accouchement de son fils.  Moment intime mais froid qui se veut probablement tout autre. 

De plus, l'utilisation d'un écran géant en première partie m'a déplu.  Pas facile de se concentrer sur l'humoriste pendant que des formes géométriques scintillent en arrière de lui. Sans entracte, la deuxième partie avec Rogatien est trop longue et redondante de sacres à n'en plus finir même si c'est la base du personnage.  Trop c'est comme pas assez. Et comme tous les chanteurs qui trouvent leur style, leur créneau, Huard a trouvé le sien, n'empêche qu'il s'y colle encore même en travaillant avec son jeune co-auteur de 26 ans, Sébastien Ravary.  Or, même si la grande force de cet artiste réside dans son talent de comédien, est-ce suffisant ? 

Si vous n'avez jamais vu Huard, ce show est pour vous, sinon, allez au resto en attendant la vidéo. Ce spectacle n'est pas un incontournable. Sniff... À bien y penser, l'affiche est vraiment bien pensée.  Un bien bel enrobage pour un gâteau légèrement passé date. 

mardi 1 mai 2012

Décès de Jean-Guy Moreau

Ce qui est triste en vieillissant c'est de voir partir tout doucement ceux qui nous entourent, les gens de notre famille proche ou éloignée.  Jean-Guy Moreau, notre premier grand imitateur québécois est décédé tôt ce matin à l'âge de 68 printemps.  Sa grande famille québécoise ne l'oubliera pas. Le précurseur d'André-Philippe Gagnon aura marqué sa génération par ses imitations colorées de Trudeau, Jean Drapeau, Brassens, Brel, Montand, Vigneault, Léveillé et René Lévesque pour nommer que ceux-là.  Pour l'avoir déjà vu en spectacle, je peux vous dire qu'il livrait des textes politisés en y passant son message subtilement et ce, tout en finesse. C'est fou ce que nos artistes dans ce temps-là imposaient leurs opinions sans craindre les reproches, certes, ils n'étaient pas dans la séduction à tout prix comme aujourd'hui.  Moreau se vautrait donc adroitement dans le bon goût en y plaça son petit grain de sel. À priori, on retiendra son talent d'imitateur,  or,  au delà des apparences, je me souviendrai toujours d'un artiste politisé qui savait judicieusement ajouter de la profondeur à ses personnages publics. Il nous les rendait sympathiques.  La vie a décidé ce matin qu'il était temps qu'il aille les rejoindre.  Ce sera donc de grandes retrouvailles. Merci Monsieur !

  

Québec ma ville, Le Québec ''mon pays''

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