lundi 2 décembre 2019

L'empreinte écologique



Crédit image: Pixabay


Ça sera entre vous et moi, on jase là, une sorte de secret de Polichinelle. Je vous prédis qu’en 2020, le terme à la mode et omniprésent sera ( attention, on entend un roulement de tambour), l’empreinte écologique !   Faut vraiment pas être une sorcière pour observer cette évidence, je sais !  Paraîtrait même que le groupe Coldplay (que j’adore) cesse ses tournées pour préserver la planète.  Ne pourrions-nous pas faire des tournées moins polluantes au lieu de les arrêter ?  On pourrait aussi inviter le public à venir assister aux concerts en covoiturage ou en transport en commun. Quoique, je me tire dans le pied si j’opte pour l’option autobus dans ma belle ville de Québec.  Je risque fort d’arriver à destination à la fin du show !  Le transport structurant, on en parle, mais c'est loin d'être fait. 

Il semblerait selon RDI matin, 300 secondes de sciences, que les émissions de gaz à effet de serre ont augmentées et ce, à chaque année, de 1,5% entre 2010 et 2019. On s’enligne pour 20100 à une augmentation de 3,2% degrés Celsius et si on veut rester à 1,5%, il va falloir baisser à 7,6% chaque année.  Et dire que je trouvais intenses les gens qui compost et qui adoptent le zéro déchet !

Faut que j’en fasse davantage moi aussi.  À part la récupération, l’achat de seconde main, le recyclage et le bannissement des bouteilles d’eau, je ne fais pas grand chose. Je vais donc aller fouiner sur les différentes plateformes qui calculent mon empreinte écologique en écoutant du Coldplay.  Quoi ? Je vous l’avais dit, empreinte écologique, empreinte écologique, empreinte écologique, empreinte écologique...Le mantra de 2020. 

P.S. Voici quelques plateformes pour calculer votre... empreinte écologique.

3- Calcule ton empreinte écologique (pour les enfants)



dimanche 17 novembre 2019

L'éco-anxiété de ma milléniale



Ma fille, de ses beaux 21 printemps, m’a annoncé sur la toile (en commentaire d'une publication de chats et de chiens), qu’elle ne voulait pas avoir d’enfant parce qu’elle veut faire sa part pour sauver la planète.  Ma milléniale rejoint les ‘’Ginks’’ (Green Inclination No Kids/engagement vert, pas d’enfant) qui proclament que les problèmes environnementaux proviennent de la surpopulation.  Sur le coup, stupéfaite, j’ai pas su élaborer, mais maintenant, après 2 mois de réflexion, j’aurais aimé lui répondre ceci.

Très chère milléniale,

Je te suggère fortement de voyager en réduisant ton empreinte écologique, de manger moins de viande (tu le fais déjà, bravo !) et de consommer le moins possible.  Va dans les friperies et achète de l’usager. 

P.S.  Ramène-moi ta belle cafetière rose bébé, neuve, que je t’ai achetée.  On va la retourner au magasin, à pieds en plus (telle mère, telle fille, vive le radicalisme !).

Dans les années 80, tu ne le sais probablement pas, mais nous pensions que la terre allait sauter avec la bombe nucléaire. À chaque époque sa fin du monde. Néanmoins, nous sommes encore là, malgré certains fous qui gouvernent le monde.

L’éco-anxiété mène nulle part, par contre, une stratégie responsable en s’impliquant dans des mouvements d’engagements citoyens peut faire changer les choses.  Si nous sommes nombreux, cela obligera la modification de la trajectoire du paquebot politique de l’inaction. Apparemment l'action engendre l’espoir. 

Si un jour tu changes d’idée, je te promets de ne pas acheter de suce à ton bébé, promis, il aura ses doigts, c’est bien assez !

dimanche 10 novembre 2019

Patrick Bruel à Québec




Ce matin, je me suis levée avec un léger mal de gorge.  Ce n’est pas le froid hivernal qui a recouvert les couleurs automnales sur Québec, c’est juste que j’ai crié comme une jeune milléniale au spectacle de Patrick Bruel, hier soir au Centre Vidéotron.  ''Ce soir, on sort'' est devenu ''ce soir, on crie'' et je n’étais pas la seule !

J’en ai vu du Bruel depuis 30 ans, ça doit bien frôler la bonne vingtaine, mais celui-là, c’est l'un de ses meilleurs.  Avec un impressionnant dispositif scénique digne des plus grands noms, d'excellents musiciens, une mise en scène efficace, de nouveaux arrangements musicaux de ses anciens succès et un talent théâtral indéniable, Bruel cristallise sa position parmi les plus grands artistes de sa génération.

Malgré les allégations qui le concernent, j’ose croire que nous sommes dans une société de droit et non du jugement public.  En regard à cela, je passe.

Ce fut donc une soirée musicale mémorable.  Tiens, une petite tasse d’eau chaude, citron et miel, pourquoi pas, parce que je me suis vraiment cassée la voix ! 





Crédit photo: Moi-même






dimanche 27 octobre 2019

Le relais de l'érablière de Cap-Tourmente





Je vous en parle souvent de ce temps-ci, parce que j’aime l’endroit de Cap-Tourmente.  En innu, je t’aime se dit ‘’tshishatshitin’’.  Je vous entends dire, mais où veut-elle nous amener ?  Suivez, vous allez voir.

Les sentiers pédestres de Cap-Tourmente ont embellit mon automne.  Ils sont tellement bien aménagés que ça donne le goût d’y retourner le plus souvent possible.  En fin de semaine, j’ai fait un autre 5 kilomètres, cette fois-ci le sentier de l’érablière m’a fait de l’œil ! C’était de toute beauté !  Pour tout vous dire, peu de gens sont au courant que ce relais est ouvert même en hiver.  Comme je viens de l’apprendre et que c’est un petit secret véniel, je vous informe de son ouverture, du lundi au vendredi, du 28 octobre 2019 au 20 décembre 2019, et du 6 janvier 2020 au 20 mars 2020, ouvert tous les jours ! Pour ma part, je pourrai y aller seulement les fins de semaine, mais Ô que j’ai hâte que la neige arrive !  En innu, la neige, c’est kun. 

Il existe 55 communautés autochtones dispersées sur l’ensemble du territoire du Québec, s’intéresser à eux, apprendre quelques mots, c’est une marque de politesse.  Les Premières Nations méritent notre respect et notre gratitude.  Sur ce, tshishatshhitin Ajoasté !  (Cap-Tourmente était appelé Ajoasté par les Iroquoiens).  

Je voulais vous amener un peu ailleurs. Ai-je réussi ? 

Référence pour les mots en innu. Jean Michel,de. Kukum, Libre Expression, 2019, 223 p.








La Petite Ferme

Crédit photo: moi-même


dimanche 20 octobre 2019

Fait avec amour





''Ce qui fait la nuit en nous, peut laisser en nous des étoiles’’
Victor Hugo

Ma mère confectionnait de véritables chefs-d’œuvre en laine avec ses doigts de fée arthritiques, déformés par le temps.  Je garde précieusement ses merveilles dans son coffre de cèdre. Une trentaine de tricots de toutes les couleurs que mes enfants ont tous portés.  Cousu au dos, une petit étiquette disant ''fait avec amour ''. Cinq ans déjà, le 18 octobre dernier, qu’elle est décédée.

Au printemps, la veille de la marche gourmande à St-Joachim sur la Côte de Beaupré, j’avais mentionné à mon homme que j’attendais un signe d’elle, rien de moins que, à l'envolée, ''fait avec amour'', sur un pot quelconque, pourquoi pas !  Un haut niveau de difficulté, parce que c’est pas très à la mode ce genre de truc là. Je voulais la tester.  

Cela dit, en terminant le 5 kilomètres et après avoir dégusté les produits du terroir de ce joli coin de pays, sur une longue table, de petits pots de sucre à la crème de son prénom, Anne-Marie.  Elle qui en mangeait en cachette et on pouvait même lire sur le contenant... ''fait avec amour'' !   Des fois, le hasard fait bien les choses.

Il y a presque deux semaines, mes pieds se sont déposés au Festival de l’oie des neiges au même endroit.  La Grande Ferme accueillait le marché d’automne avec de délicieux produits locaux comme la rillette d’oie, le pâté à l’oie, les betteraves ‘’la bette d’Anne-Marie’’ et la tarte au sucre avec l'étiquette ''fait avec amour''. Je les avais oublié ceux-là ! Et le temps s’est arrêté.  

''On peut être maître de ce que l’on pense, jamais de ce que l’on ressent''. 
Éric-Emmanuel Schmitt

Il y a des absences que les vivants ne peuvent pas combler.  Je me surprend à ouvrir un coffre de cèdre, et en cachette, je respire l’odeur d’un pull de laine où l’image de Simba me fait penser à tant de choses. C’est aussi en dévissant un petit pot de ‘’la bette d’Anne-Marie’’ que la vie m’aime. 

Le marché de Noël en décembre arrivera bientôt et j’y serai, parce qu'à chacune de mes visites, je refais le plus beau des voyages. 


En arrière de la Grande Ferme à St-Joachim


lundi 14 octobre 2019

Le franglais






Le franglais m’agace.  En musique, je tolère facilement, mais lorsque j’entends certains jeunes (de l’ado au quadragénaire) placer régulièrement plusieurs mots en anglais, souvent des expressions dans une phrase, je grince des dents. 

Une étude de l’Université d’Ottawa en 2018 a mentionné que le mélange n’a aucun effet sur le noyau grammatical de la langue et que les mots empruntés ont tendance à disparaître.  Ils ne modifient pas les bases de la langue.*  C’est bon à savoir, pourtant, j’en doute.  Je me souviens de l’auteur bien connu Michel Tremblay et du joual de l’époque.  Les puristes à la Denise Bombardier étaient nombreux à dénigrer ce langage du peuple.  Entre toé et moé, y en a qui parle, y en a qui ‘’perle’’, y a ceux du milieu qui font leur gros possible. 

Ça m’amène à vous parler du 17ème siècle (encore, je sais).  On considérait que nos ancêtres avaient un accent, celui de la cour de France, rien de moins.  Il a donc fallut attendre au 19ème siècle pour que certains de nos cousins français trouvent notre accent québécois étrange voire presque incompréhensible.  Nos ancêtres ont amené dans leurs sacs de voyage des ‘’archaïsmes’’ comme s’abrier, il mouille, traîner, c’est de valeur qui sont encore employés de nos jours.  Alors lorsque j’emprunte le mot ‘’cool’’ régulièrement et je ne suis pas la seule, je crois bien qu’il va finir un jour dans le dictionnaire comme week-end ! Au secours !

Oh boy! J’prends un break de moi-même! Soi-disant, c’est toujours plus facile d’être frileux pour les autres que pour soi-même ! 


*Poplack Shana, Le franglais n’affaiblit pas le français, Radio-Canada, 8 février 2018.

dimanche 6 octobre 2019

Le sentier pédestre des chutes à Cap-Tourmente




Les sentiers pédestres du Cap-Tourmente sont connus, mais pas autant que l’on pourrait le penser.  L’endroit est surtout reconnu parce que la Grande Oie des neiges y vient en migration dans cet écosystème du marais qui regorge de scirpes. N’empêche que 20 kilomètres de sentiers entourent, traversent et surplombent un immense et majestueux cap et ses montagnes avoisinantes. Ils sont vraiment époustouflants de beauté habillés de leurs couleurs automnales. Différents niveaux de difficulté s’y retrouvent, 4 faciles, 2 intermédiaires et 3 difficiles.  Je vous laisse deviner celui que nous avons pris.

En ce beau samedi du mois d’octobre, c’est une gentille préposée à l’accueil qui nous a suggéré le sentier des chutes, un difficile, en me mentionnant que mon chien, un Tsitzu, pourra le faire sans problème.  Malgré un doute, nous avons décidé de l’écouter.  Disons que mon Sam n’a pas du tout l’endurance d’un Braque de Weimar. Or, à ma grande surprise, c’est surtout moi qui en a arraché ! La montée de 2 kilomètres est très longue et difficile, extrêmement cardio.  Il faut donc faire de multiples arrêts. Un 4,8 kilomètres qui prend 2 heures 30. Avant d’accéder à la récompense ultime d’admirer de belles chutes, il faut monter 240 marches !  Celles de l’Oratoire St-Joseph à Montréal en compte 283, dont 99 réservées pour les monter à genoux. Petit aparté, je continue…Ce n'est donc pas accessible à tous les types de randonneurs et ceux ayant des problèmes de genoux, s’en abstenir.

La caissière avait raison, mon chien a adoré !  Il ne faut jamais sous-estimer son animal ! 

Faire une randonnée pédestre (hiking comme les jeunes aiment dire) est toujours promesse de journée parfaite !  Quand je pense que des pèlerins montent 99 marches à genoux, en priant, faut avoir la foi et… de bons genoux.  Cela dit, un autre sentier m’attend…





dimanche 29 septembre 2019

Le train de Charlevoix





De grandes fenêtres pour tout voir, mais d’abord un peu d’histoire, parce que c’est passionnant d’en connaître davantage de l’endroit où nos deux pieds se déposent. L’idée de la construction d’une voie ferrée reliant Québec et Charlevoix vient du politicien et prospère homme d’affaires Sir Rodolphe Forget (1861-1919).  Des fois, les politiciens ont de sacrées bonnes idées ! 

De grandes fenêtres pour tout voir parce que j’ai atterri dans le train de Charlevoix, en ce beau samedi matin, un peu pluvieux, celui qui vient tout juste de passer. Agatha Christie et son Orient Express peut bien aller se rhabiller, pas d’Hercule Poireau dans le nôtre, aucun meurtre, juste de beaux et grands paysages à couper le souffle ! D’un côté, de majestueuses falaises qui s’élancent vers le ciel et de l’autre, l’immense fleuve St-Laurent (long de 2,000 kilomètres) qui n’en finit plus de ne plus finir.  Un parcours de 125 kilomètres qui peut se faire soit en une journée ou en un plus long trajet si l’on séjourne dans l’un des établissements hôteliers partenaires (sept villes et villages côtiers).  Les produits du terroir sont bien présents au menu.  De mon côté, j’ai découvert le délicieux fromage artisanal 1608 de la Laiterie Charlevoix.  Un vrai plaisir des sens. Pourquoi 1608 ?  C’est en l’honneur des petites vaches noires qui ont été implantées au Québec au début du 17ième siècle. Les bières et les cidres charlevoisiens sont à découvrir également.

Un fait amusant, le train est de construction allemande, année 1981.  Il a passé la grande partie de sa vie en banlieue de Berlin. Après une cure de rajeunissement, il a émigré dans Charlevoix, le royaume de la villégiature au Québec.  Ce train n’est pas époustouflant, certes, mais le paysage, lui, l’est vraiment.  De grandes fenêtres pour tout voir et de grands yeux pour s’émerveiller.  Comme c'est beau le Québec !



Pointe au Pic
Baie St-Paul





dimanche 22 septembre 2019

Le nouveau show de Céline Dion




Aujourd’hui, la cinquantaine bien entamée, Céline Dion, 51 ans, veut bien vieillir.  Elle persiste et signe, c’est elle la boss, comme elle aime si bien le dire et le redire sur toutes les plateformes.  Par ses tenues qui font jaser, elle affiche son excentricité et par détermination, elle vient tout juste de reprendre la route d’une tournée mondiale qui se nomme Courage, et ce, jusqu’en avril à travers le Canada et les États-Unis.  Parions que d’autres continents s’ajouteront très bientôt.

Entre vous et moi, on va jaser, parce que Céline, elle fait jaser. 

J’ai commencé à aller voir notre diva québécoise en 1985.  Au fil du temps, je ne les compte même plus, je dois être bien rendue à une bonne quinzaine. Sachez que je n’ai jamais été déçue, bien au contraire, elle a toujours réussis à m’impressionner, surtout celui à Las Vegas.  J’écoute peu notre Céline nationale dans ma vie de tous les jours, mais jamais je ne manque son nouveau spectacle.  Because ? C’est la meilleure !

Le 20 septembre dernier au Centre Vidéotron, elle a encore été remarquable en enfilant pendant 2 heures une bonne trentaine de chansons autant en anglais qu’en français.  Trois nouvelles chansons (Imperfections, Lying down et Courage) en anglais ont été entremêlées avec brio à son répertoire.  Son nouvel album sortira à la mi-novembre et franchement, ça augure fort bien. 

Avec une nouvelle coupe de cheveux qui lui va à ravir, la sublimissime Céline était magnifiquement bien vêtue. Sophistiquée et de bon goût, elle avance dans l’élégance et c’est ce qui lui va le mieux.  Écrans géants, jeux de lumière, danse sensuelle avec Pepe Munoz, vous n’écouterez plus Ziggy de la même manière.  À tout cela, s’ajoute une voix, quelle voix !  Toujours aussi impressionnante ! 

Céline, c’est un cheval de course, une Ferrari, un grand cru et son nouvel arrivage promet.  Que demander de plus ? Elle est libre comme l’art.  L’air du temps n’a pas d’emprise sur son talent. Courrez la voir, impossible de ne pas l’aimer. 





dimanche 15 septembre 2019

L'autrice


Vieille photo que j'aime bien

Mais qu’est-ce que les chroniqueurs littéraires ont mangé pour nous bombarder du mot autrice ?  À mon humble avis et depuis belle lurette, plus doux et harmonieux à mes oreilles, celui d’auteure. Est-ce pour apporter un vent de fraîcheur ?  Non, puisque qu’il semblerait que le terme existe depuis l’antiquité.  Malgré cela, ce qui m’agace, c’est que tout le monde décide de l’employer en même temps. Il revient donc avec éclat comme un éléphant dans une pièce.  Sachez que j’ai entendu ouï-dire que c’est pour une féminisation qui se veut plus assumée.  Je ne vois pas.  Ça jure juste à mon oreille ! 

Chaque personne est bien libre d’utiliser la forme de son choix.  Ce qui semble farfelue aujourd’hui, sera probablement normatif dans 5, 10 ans.  L’autrice de ce blogue (me, myself and I) devrait peut-être se rappeler que dans l’antiquité, les grecs disposaient d’une bonne quinzaine de noms pour désigner le mot vase ! Et là-dessus, je prends la poudre d’escampette et le vase avec ! 

dimanche 8 septembre 2019

Les ruines de la petite ferme de Samuel de Champlain









J’eus à peine le temps de réfléchir que je lui ai lancé à brûle-pourpoint.
-Chéri, on va faire un autre sentier pédestre !  On va essayer l’un de ceux du Cap-Tourmente.  
Mon ton était si enthousiaste qu’il n’a pu refuser.

Le ciel était recouvert d’un gris mystérieux qui cachait complètement la lumière du jour. Deux temps et trois mouvements, nous nous sommes retrouvés à marcher dans l’Allée d’ormes de ce joyau patrimonial de la réserve nationale de la faune de Parcs Canada.
  
Et que le hasard fait bien les choses, nos pas se sont arrêtés devant les ruines de la réserve alimentaire pour les premiers colons, c’est-à-dire la petite ferme de Samuel de Champlain dont sa construction débuta en 1626.  Les murs de pierres, eux, datent de 1664 et ils étaient recouverts de crépi (voir photos).  

Toujours est-il que tout le long de ce sentier, on peut y admirer le fleuve St-Laurent qui borde un grand marais côtier et au loin, une plaine qui s’étend à perte de vue longeant d’immenses caps.  Un endroit magnifique et idéal pour la colonisation, pensa peut-être Samuel de Champlain.  D’ailleurs, c’est parce que le fleuve s’agite au moindre vent qu’il nomma ce lieu Cap des tempêtes, Cap de tourmente.

Avoir les deux pieds bien ancrés dans l’histoire m’a amené à une petite réflexion.  Celle de la triste réalité des Premières Nations.  Samuel de Champlain est considéré comme le père de la Nouvelle-France, mais la présence autochtone dans ce territoire existe depuis 2,000 ans !   Sans elle, nous n’aurions pas pu survivre. Ça, tout le monde le sait, mais... faut juste s'en rappeler.  

Des fois, faire un sentier pédestre m’électrise le cerveau, surtout lorsque mes pas se superposent à ceux de Champlain et des Premières Nations.   Respect.





mercredi 7 août 2019

Grosse Île


La croix celtique en mémoire à la grande famine irlandaise  de 1847. Crédits photos: moi-même 

Merveilleuses îles, elles nous font rêver.  Il y a un petit quelque chose de magique lorsqu’on y dépose nos pieds sur l’une d’elles, un je ne sais quoi qui augmente notre plaisir.  Au Québec, Île Enchanteresse, Île d’Orléans, Île Madame, Île aux Coudres, Île aux Oies, Île Verte… Il y en a des centaines à découvrir, alors suite de mon carnet de route de mes vacances d’été, direction Grosse Île, vitesse illico presto.

C’est définitivement la visite la plus intéressante de mes vacances, c’est peut-être parce que j’adore l’histoire, mais j’ai vraiment aimé ce lieu historique géré par Parcs Canada. En raison des avantages géographiques de l’île et de sa proximité avec le port de Québec, Grosse Île était l’endroit parfait pour en faire une station de quarantaine qui s’adressait aux immigrants du Canada de 1832 à 1937.  Cela étant dit, pas seulement les Irlandais, mais aussi les Écossais, les Allemands, les Hollandais et les Anglais.  Pour la découvrir, il faut prendre le bateau à Berthier-sur-Mer et faire une belle traversée d’environ 45 minutes.  À votre arrivée, vous serez pris en charge (petits groupes) par un guide et selon vos intérêts, vous en apprendrez sur l’inspection des navires, la désinfection et la détention des malades et des bien-portants, les maladies de l'époque, l'immigration et bien d'autres choses encore.  Vous pourrez visiter une partie de l’île en train-balade, admirer quelques maisons anciennes où habitaient les anciens employés, deux chapelles, l’une catholique et l’autre anglicane, la boulangerie, l’école et le bureau de poste.  Presque 32,000 personnes ont séjourné à Grosse-Île de 1832 à 1913 et plus de 7,000 sépultures s’y trouvent. La fermeture de la station s’est faite en 1937 en raison des progrès considérables réalisés dans le domaine de la microbiologie et des maladies contagieuses.  J’arrête là pour les informations. 

Si vous voulez découvrir un autre monde, un endroit mystérieux du passé, offrez-vous Grosse-Île.  Devant les photos de ces gens que l’on peut voir là-bas, on ne peut que penser qu’ils sont tous de grands guerriers contre les grandes épidémies de l’époque (typhus, choléra, variole) et y ressentir un grand respect.




dimanche 4 août 2019

Le Village Historique de Val-Jalbert


Crédits photos: moi-même

Suite de mon roadtrip au Saguenay-Lac-St-Jean. Y en a qui vont sur la Côte Basque pour se dépayser, moi, pas besoin, je vais chez les bleuets pour me ressourcer et m’exclamer de ''Oh !'', en entendant leurs beaux ''Là-là'' !  Un patois coloré irrésistible, mais aussi pour...

Le long de la rivière Ouiatchouan (en langue montagnaise qui veut dire : là où l’eau tourbillonne), se trouve Le Village Historique de Val-Jalbert.  Jadis, dans ma région des bleuets là-là, on l’appelait Le Village Fantôme.  Situé à Chambord au Lac-St-Jean, sa grande chute en vaut le détour.  Autant le jour que le soir, lorsqu’elle est illuminée de différentes couleurs, sa beauté rehausse encore plus le paysage environnant.

Val-Jalbert, c’est l’histoire d’un village moderne pour l’époque, celle des années 20, qui fut durement touché par la grippe espagnole et sa fermeture due au manque de rentabilité du moulin à pulpe et de sa méthode à l’eau au lieu du chimique.

Lorsque j’étais enfant, on m’avait dit que ma grande tante Imida Simard y avait déjà enseigné, mais sur place, je n’ai pas trouvé de preuves le prouvant.  Néanmoins, pour ma deuxième visite à vie sur le site, j’ai constaté beaucoup d’améliorations surtout en ce qui concerne l’hébergement, de style rustique-contemporain, et de sa table gastronomique qui n’a rien à envier aux autres fleurons du Québec.  De plus, les produits dérivés et du terroir sont surprenants et de grande qualité. 

Alors facile de remonter le temps au cœur des vieilles maisons abandonnées et des bâtiments rénovés en compagnie des personnages de l’époque.  Fascinant de découvrir 110 ans d’histoire en 25 minutes avec le spectacle immersif d’hologrammes qui redonne vie aux ouvriers et aux habitants de l’endroit.  À pied ou en train-balade (avec chauffeur-guide), c’est ravissant !  Un incontournable qui vous séduira !  En tout cas, nous, on a adoré là-là !















lundi 29 juillet 2019

La Fabuleuse Histoire d'un Royaume




Le péché d’orgueil, vous connaissez ? C’est pas beau et le mien, il est gonflé à bloc depuis que je suis allée voir La Fabuleuse Histoire d’un Royaume à La Baie, maintenant Ville Saguenay, la semaine dernière.  Je vous explique…

Péché d’orgueil régional puisque le scénariste de cette pièce historique écrite en 1987 est mon ancien voisin de la rue Du Cran à Chicoutimi, Monsieur Ghislain Bouchard.  Ben oui, je suis native de Chekoutimy (nom d’origine montagnaise qui veut dire: jusqu’où c’est profond).  

Péché d’orgueil familial également, parce que le personnage principal, entre autre, est mon arrière-arrière-arrière grand-père Alexis Simard.  Se greffe à lui, l’arrivée de Champlain jusqu’à notre époque. Ma fierté a pris la proportion d’une montgolfière, j'ai pas le contrôle, je monte, je monte ! 

Vous dire…Y a du monde à messe dans ce spectacle là-là (comme on dit par chez nous là-là, expression locale du coin) du fait que 150 bénévoles y font rayonner la région soir après soir, souvent en famille, c'est-à-dire, papa, maman et les enfants.  Depuis plus de 30 ans, La Fabuleuse Histoire d’un Royaume n’a plus besoin de présentation, et pour l’avoir vu à ses débuts, j’ai pu constater qu’elle s’est bonifiée avec le temps.  

Coups de canon, feu, déluge, animaux et une cavalerie de 6 chevaux, voitures anciennes, un immense bassin d’eau, lumières, musiques, effets spéciaux… En voulez-vous et bien en vla ! 

Avis aux nostalgiques de l’histoire, ce spectacle va vous éblouir !  Ça prend juste des bleuets pour faire cela ! 

J’ai pas le goût de péter ma balloune d’orgueil, ce péché reste véniel au goût de miel, ou plutôt, aux bleuets enrobés de chocolat noir des Pères Trappistes de Mistassini, les meilleurs !  Décidément, mon péché augmente à vue d’œil, mais péché avoué est à demi pardonné ! 



samedi 20 juillet 2019

Premier jour de vacances


Premier jour de vacances. Le soleil est au rendez-vous et la chaleur tropicale du Québec me rend heureuse. Les raquettes attendront. Je suis moins pressée d'aller au chalet, peut-être parce que ma piscine va me manquer et que les moustiques vont continuer à me dévorer.  

Ma résolution de ne pas aller sur les réseaux sociaux n'a tenu que la nuit. Pourquoi je me culpabiliserais ?  J'ai une bonne raison, je veux vous suggérer la lecture du livre  ''C'est normal, à votre âge ? '' de Denis Fortier, physiothérapeute, conférencier et chroniqueur dans les médias.  L'auteur nous partage des conseils pratiques pour faire mentir les préjugés sur le vieillissement. Dès la première page, vous allez accrocher !  Vous saviez que plusieurs processus normaux de vieillissement sont en partie réversibles ?  

L'été, c'est encore plus agréable de lire, on s'installe dehors, à l'ombre, avec l'odeur et la beauté de l'endroit où l'on vit et... on se dit que la vie est encore plus belle.  

Premier jour de vacances et mon chum me dit dans l'oreille que je suis sa Julie Masse, non mais, je craque, mes orteils frisent... Un peu de Sam Smith...



P.S. Vous ne connaissez pas Julie Masse ?  Googlez, vous allez comprendre. 


vendredi 19 juillet 2019

En mode vacances




 Crédit photo: moi-même


Pendant que de plus en plus de gens que je connais passent en mode retraite, moi, comme beaucoup de québécois, je suis en mode vacances pour deux semaines.  Je n’arrive pas à savoir si je les envie ou les plains, je regarde le train passer, sans vouloir y embarquer.  Évidemment, le luxe de prendre sa retraite tôt n’est pas accessible à tout le monde et patati et patata…

C’est donc enfin le moment de prendre une pause, de me gâter et de profiter de mes précieuses journées pour resserrer des liens et retisser des fils invisibles qui me relient à mes amours et mes amis.  

Bien sûr, je veux faire de belles découvertes, mais je désire vivre à la vitesse tortue, remettre le compteur à zéro.  Dans ma valise, beaucoup de vêtements mous et la résolution de ne pas aller sur les réseaux sociaux, parce que la vraie vie, celle où nos cinq sens partent à l’aventure, me semble plus enrichissante.  

Le temps des vacances, c’est le temps d'aimer… Pas moi qui le dis, c’est une vieille chanson du beau Pierre Lalonde qui a fait succès dans les années 70. Cette année, mes vacances au Québec seront sur la route des souvenirs.  À suivre…




mardi 16 juillet 2019

Se faire manger tout rond




Georges Brassard
1940-2019
Crédit photo: (archives) Les Versants


Je suis désolée Monsieur Brassard, mais je n’ai pas votre passion pour les bibittes !   Pire encore, ma haine des maringouins augmente d’été en été.  Monsieur le fondateur de l’Insectarium de Montréal, votre décès le 26 juin dernier a surpris bien des gens, moi y compris.  Depuis, il m’arrive de penser à vous lorsque je tombe face à face avec les terreurs de mon été. Je pense que vous me diriez sûrement que ce sont de fabuleux insectes, pas de lamentables bestioles et que c’est parce que nous avons eu un printemps pluvieux et de grandes quantités de neige au sol qu’il y en a autant.  Ouais et puis après ? Sauf votre respect, c’est que j’ai un gros problème avec ces insectes piqueurs. Je suis un aimant et ils me dévorent tout rond !

Je vous raconte, l’histoire a commencé l’an passé.  Suite à une simple petite piqûre, j’ai eu droit à un immense cercle rouge grossissant de jour en jour avec l'enflure en bonus. Et puis, le 1er juillet dernier, autre piqûre anodine, mais cerise sur le sundae, je me suis retrouvée à l’hôpital pour une cellulite (infection de la peau).  Intraveineuse, tests de sang et antibiotiques pour une semaine !  Comment voulez-vous que je les aime ?  Ils m’envoient à l’hôpital !

Monsieur Brassard, assoyez-vous sur un nuage pour jaser un peu avec moi.  J’ai un chalet, je suis entourée de moustiques.  Que vais-je faire ? J’ai pensé à m’acheter une burka, mais avec nos 30 degrés, pas sûr… Je crois que l’achat de vêtements anti-moustiques infusés de perméthrine (insecticide chimique) efficaces pour 70 lavages, serait mieux. On les retrouve où ces indispensables que j’aille les chercher ?

Monsieur l’entomologiste, je m’enduis de chasse-moustiques aussitôt que je sors dehors.  Y a des femmes qui sentent le parfum, moi, c’est le chasse-moustique !  Sexy la fille !  Le cancer va me courir après si j'en abuse !  Vous me demandez si j’ai essayé la lavande et l’eucalyptus citronné ? Bien sûr, mais sur la Côte-de-Beaupré, ils sont robustes et rien ne les arrêtent, croyez-moi !  Je tiens également à vous mentionner que je ne sors jamais sans mon pendentif en tube d’After Bite accroché à mon cou. Il est devenu comme mon 11ième doigt et mon meilleur ami.

Je dois vous quitter pour me faire un bracelet aux clous de girofle dans un demi-citron.  Pardon ?  Vous me dites que les moustiques mémorisent l’odeur de leur hôte préféré… Alors sachez que  vieillir, c’est assurément ‘’pogner’’ plus avec les moustiques que les hommes !  

Pogner=plaire

dimanche 7 juillet 2019

Le coeur à l'ouvrage



Crédit photo: moi-même

J’admire ces inconnus qui au bout de leur sans fil me partagent leurs douleurs, leurs souffrances, leurs besoins.  Devant leurs mots habités de maux, je m’incline, j’écoute, je prends des notes, je réconforte à ma façon et je transmets l’information à des intervenants qualifiés.  Il m’arrive aussi de référer au Centre de crise de Québec, si c’est urgent, car notre délai d’intervention est plus long qu’eux.  De mon travail, c’est ce que je préfère, être là pour l’autre.  Souvent, je n’en reviens pas de toute cette misère humaine, surréaliste, trop épique pour une seule personne. Ils sont vraiment remplis de courage, du gros courage et prendre de le téléphone pour demander de l'aide, ça en prend ! 

Dans l’adversité, nous ne sommes pas égaux.  Nous réagissons tous différemment.  Les gens veulent tellement aider leurs proches, aux risques d’empiéter sur leur propre santé physique et mentale, qu’ils n’existent plus ou presque.  C'est le rôle de l'intervenant de leur redonner des outils pour qu'ils retrouvent leur pouvoir.

Les japonais disent que dans la vie, il faut trouver notre ‘’ikigai’’, c’est ce qui nous donne envie de nous lever le matin.  Que la nuit arrive vite…car, au sens propre comme au sens figuré, j'ai le coeur à l'ouvrage.