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dimanche 23 avril 2017

La mode cocon ouaté


La belle comédienne Louise Latraverse, égérie de Denis Gagnon.  Crédit photo:  Cesar Ochoa.


Nous sommes entre nous, alors...

Parlons-s'en de cette mode qui démode, des tendances qui sont aussi fugaces que les saisons qui s'y rattachent.  Ce qui était ''in'' hier est ''out'' aujourd'hui et la roue tournera, car elle renaît toujours de ses cendres. 

Les nouveaux courants, je ne les décrypte pas ni ne les suis d'ailleurs.  J'achète souvent classique pour que mes trouvailles durent des lunes voire des décennies.  Je préfère davantage concilier l'utilitaire avant le ''look''.  Je recherche donc le confort, la mode cocon ouaté (comme un bon vieux coton ouaté) !  Ma styliste préférée s'appelle Hélène, c'est ma belle-soeur.  Elle me réserve ses plus belles coquetteries que je n'aurais jamais pensé acheter. J'attrape aussi au vol les chandails que ma fille de 19 printemps ne veut plus.  Leurs vêtements se bonifient d'une valeur sentimentale et c'est justement la beauté de la chose !  Je porte un ''Hélène'' ou ''Anne-Sophie'' comme si c'était un Gucci ! Avoir bon goût n'est pas une question de mode, avoir du style demande beaucoup plus de recherches. L'élégance et l'originalité sont une question de dosage, elles s'observent tout autant dans la poésie de son vocabulaire. Tissus prince-de-galles, en pied-de-poule, l'escarpin à talon bloc, la bouche Bordeaux... Comme ces mots sont doux à mes oreilles !  

Que dire de son histoire...Tenez, qui aurait cru que l'imperméable créé par Thomas Burberry en 1914 pour protéger les militaires des intempéries à la première guerre mondiale allait devenir un éternel incontournable encore de nos jours ?  Que dire de Coco Chanel qui à l'âge de 71 printemps réouvrait sa maison de haute couture en lui insufflant la silhouette androgyne, le tailleur, le tweed écossais et les boutons-bijoux !  

La mode est belle lorsqu'elle est inclusive comme le désigner québécois Denis Gagnon qui a invité la comédienne Louise Latraverse à devenir l'une des ses égéries. Les vêtements deviennent des oeuvres d'art, rien de moins. 

À bien y penser, la mode n'est pas si superficielle qu'elle n'en paraît surtout lorsqu'une émotion s'y dépose.  Sentir le chandail de ma mère décédée reste le plus grand parfum qui soit.  C'est ma doudou d'adulte, mon cocon ouaté préféré.   




vendredi 14 avril 2017

Je ne pâquerai pas mon tour



Crédit photo: moi (le passage)

La Pâque (Pessah en hébreu) veut dire, le passage.  Avec le temps et la traversée de la mer rouge, Pâque et devenue les pâques pour les chrétiens célébrant la transition de la mort à la vie de Jésus.  

-Mon carême se termine dimanche.  Ai-je bien entendu cet homme ? C'est peut-être une blague ou peut-être pas, me suis-je dit un peu estomaquée. 

Y a aussi Laurence, avec son bel accent du soleil que je croise tous les matins en allant travailler et qui réussi à placer son amour du ''Seigneur, Dieu'' lorsqu'on parle de tout et de rien.  C'est tellement rare d'entendre des gens qui affichent fièrement leurs croyances ! Ça prend de nos jours du courage pour y arriver.  Je pense en particulier à Mario Pelchat et à son nouvel album Agnus Dei.  

Je suis allée tous les dimanches à la messe jusqu'à mes 15 printemps.  Je ne suis plus pratiquante, ma foi n'est plus religieuse, elle est davantage universelle, mais je suis croyante.  J'aime bien la définition d'Éric-Emmanuel Schmitt : '' La foi, c'est un moyen d'habiter l'ignorance''.  Dans le sens que malgré le doute, je garde ma confiance dans le mystère de l'inexplicable. 

Alors, en cette fin de semaine chocolatée, enrubannée de solitude ou de retrouvailles familiales, je vous souhaite de ne pas ''pâquer'' votre tour !  Lorgnons l'overdose d'amour avec ou sans la foi qui s'y rattache !  Soyons bons envers nous comme avec les autres. 

Joyeuses Pâques ! 


dimanche 9 avril 2017

Au bout du rouleau

-C'est très foncé !
-Comme c'est spécial !
-C'est pas très beau !
-C'est ben laid !
-Eeeeee...ne sachant quoi dire...

Ce vieux papier peint noir orné de rouge qui décorait l'une des deux chambres de mon chalet a fait jaser d'étonnement tous les visiteurs, moi y compris.

Aux grands mots, les grands moyens !
-Je le change. Me suis-je dis.

Que d'heures perdues à chercher dans les grandes surfaces puis sur le Web du papier peint.   J'ai enfin trouvé un endroit et je n'ai pas fait la difficile.  Il a quand même fallut que je casse mon petit cochon parce que ça coûte un bras et une jambe, de nous jours, de la tapisserie !  Un rouleau varie de 28 $ à 40$ environ, mais il y en a aussi des plus chers $$$ et il en faut minimum 3 !  Les murales, elles, valent environ 300$.  Et vous savez pourquoi ?  Je vous le donne dans le mille.  C'est tout simplement en raison du numérique que les prix ont grimpé de cette façon là.  Et dire que dans les années 80, le précieux rouleau coûtait seulement 10$ et on pouvait en trouver partout, même chez un ami. 

Tans qu'à parler de l'ancien temps... Vous saviez que les papiers peints avaient été importés de Chine au 16ième siècle et peints à la main ? C'est dès le 18ième siècle en Angleterre qu'on commença à coller les feuilles imprimées pour former un rouleau.  Je m'ennuie quasiment de l'époque où le tissu mural en France faisait sensation !  Il me semble que dans ce temps là, c'était moins compliqué, question de décoration.  De nos jours, qui tapisse encore les murs ?  

-Mais c'est la nouvelle tendance Madame.  Déclara une décoratrice.
-Non...Ne me dites pas que c'est redevenu populaire !  Lui ai-je dit parce qu'en ce moment, c'est davantage l'art de se compliquer la vie !  Je suis presque au bout de mon rouleau et je ne l'ai pas encore déroulé ! 

Avant

Après

Au chalet...Temps brumeux, fin de journée. Avouez que c'est joli ! 
Le repos de la tapissière.  À vrai dire, je prends ma dose de vitamine D :) 


dimanche 2 avril 2017

La vie au chalet Lombrette





Il m'arrive régulièrement de m'étendre sur ma grande galerie au chalet ou sur le bord de la rivière Lombrette en faisant l'étoile, celle que tous les enfants du monde font un jour dans l'herbe, le sable, l'eau ou dans la neige. Des fois, je ne pense à rien et je regarde les nuages, des fois, je pense à mes ancêtres ou à la séquence de Fibonacci.  Allez savoir pourquoi.  Mais avec mes 39 000 pieds/carré de terrain, seulement le soleil ou la lune et ses étoiles peuvent me voir devenir un astre humain.

Mes voisins s'appellent les érables, les sapins, les épinettes, les pins, les bouleaux des plaines même s'ils demeurent dans un vallon.  Et les autres ?  Difficile pour moi de les identifier.  C'est alors que je me sens comme... Eva Gabor de l'émission Les Arpents Verts  (des années 70) !   Vous voyez le genre... Je pars de loin.  Je ne suis pas meilleure avec les oiseaux, un chardonneret peut devenir un chardonnay si je ne fais pas l'effort d'y penser avant de le dire.  Je suis une urbaine qui trippe campagne la fin de semaine ! 

Le samedi, je me lève tôt (je dormirai dans ma tombe) pour préparer ma fameuse mijoteuse.  Ma bible s'appelle ''Souper à la mijoteuse, 5 ingrédients, 15 minutes'', aux éditions Pratico-pratiques.  Deux cent quarante recettes, de bien belles prières culinaires.  Un indispensable même si vous habitez la grande ville !  Dans mon cas, c'est que mon temps est maximisé pour connaître mes nouveaux voisins de la forêt boréale ! 

Il y a deux semaines, j'ai enlevé tous les rideaux du salon et de la cuisine que les anciens propriétaires avaient laissés.  Quatre immenses fenêtres avec uniquement un paysage bucolique.  Il n'y a plus de frontière entre l'extérieur et l'intérieur !  Wow ! 


Le bonheur est au chalet Lombrette, j'vous dis.  Motus et bouche cousue... J'ai pas le goût d'avoir des voisins humains ! 

Je fais l'étoile en voici la preuve !

Ma précieuse mijoteuse ! 

mercredi 29 mars 2017

Baie-St-Paul en mars

Parce que j'aime ce coin de pays plus que tous les autres... 

Crédit photo: moi-même

Baie-St-Paul en mars, plus précisément le 25 :) 

  L'arrière de l'hôtel Le Germain

à proximité de l'hôtel Le Germain (terrain des petites franciscaines)


À l'arrière de l'hôtel Le Germain


À l'arrière de l'hôtel Le Germain
  Vaches Highlands

mardi 28 mars 2017

De Victor Hugo à nos souvenirs

Améda Guérin 1887-1976

''LES SOUVENIRS SONT NOS FORCES.  QUAND LA NUIT ESSAIE DE REVENIR, IL FAUT ALLUMER LES GRANDES DATES COMME ON ALLUME DES FLAMBEAUX'' 
VICTOR HUGO 1802-1885

Nous sommes de ceux et celles qui nous ont précédés.  Du plus loin que je me souvienne, ma grand-mère Améda Guérin a été l'une des personnes les plus marquantes de ma vie.  

Sa naissance en 1887, deux ans après la mort de Victor Hugo, à une époque difficile, a fait d'elle une femme plus grande que nature. La vie dans ce temps-là se nommait de la survie.  La preuve, en 1886, au Québec, une épidémie de variole faisait 5700 morts à Montréal ! La vaccination massive a débuté seulement en 1958, on l'oublie si facilement. L'époque forge ce que nous devenons, presque autant que les gens qui traversent et façonnent nos vies.

De ces gens que nous avons aimés, que restent-ils ?  

Améda qui éleva seule ses 13 enfants et qui pris des pensionnaires pour arrondir les fins de mois.  Améda et ses doigts de fée, divinement bien laqués, coupant du tissu lorsqu'elle revêtait son manteau de couturière, métier qu'elle exerça. J'entends encore sa voix m'interpellant ''mon petit bé''. Et puis, nos siestes en après-midi, dans sa douillette verte, récupérée par ma mère et qui trône encore aujourd'hui dans ma chambre. Elle est défraîchie, certes, mais elle mérite à mes yeux bien des égards ! Améda et son amour de la politique (P-E Trudeau et Robert Bourassa). Améda toujours bien mise et en souliers à talon haut. Sa camisole au camphre pour éloigner les virus de la grippe. Sa délicieuse soupe aux gourganes...L'odeur de ses cheveux... 

Quinze (15) ans de ma vie à t'aimer quotidiennement...Et ça continue...

On ne peut retenir le temps, mais nos souvenirs, Si ! 



Ma soeur Martine, Améda et... moi, la toute petite.  


''Ceux que nous pleurons ne sont pas absents, ils sont invisibles'' Victor Hugo


mercredi 15 mars 2017

Rhume de gorille et maroon 5

Je viens de terminer un rhume de gorille, un maudit gros rhume !   En ordre croissant, j'ai commencé avec un rhume de princesse (le nez qui coule et je me lamente, je me lamente, je me lamente...), qui s'est transformé en rhume de guenon (le nez devient un ruisseau, puis une rivière) pour aboutir en rhume de gorille (le  jackpot incluant la toux et la voix d'un gorille ) !  Pour faire une histoire courte, je suis aux petits oiseaux qu'il soit terminé !  C'est pour ça que je n'ai pas alimenté mon blogue.  Je vous laisse avec des photos de mon coin de paradis au chalet de St-Tite-des-Caps.  

Ah...Je ne vous ai pas dit que je suis allée voir Maroon 5 en show, un beau lundi soir de février, le 27 plus précisément... Voilà l'effet qu'il m'a fait le beau Adam Levine !  Il me renverse littéralement, juste à y penser !  Encore beau que je ne me frappe pas la poitrine comme un gorille ! 






dimanche 5 mars 2017

Le crucifix, ce mal-aimé



Photo: Mon crucifix au chalet

Il n'aura suffit que d'une seule plainte pour faire enlever un crucifix entre 2 ascenseurs à l'hôpital St-Sacrement de Québec qui a été fondé par les Soeurs de la Charité en 1927.  Aussi vite disparu, aussi vite réapparu en raison de l'indignation générale de centaines de personnes.

C’est peut-être parce que je suis allée à la messe jusqu’à mes 15 ans et que Paul VI trônait sur les murs de mon école primaire que j’ai un attachement à la persistance de certains rituels religieux dans le temps.  J’aime les baptêmes et je me refuse à enlever mes crucifix en haut des portes d’entrées de ma maison et de mon chalet.  Pour moi, et par mimétisme de ma mère, ils signifient une protection invisible de l’au-delà.   Peu importe le prophète, ils représentent la spiritualité qui touche plus grand que soi. 

Le Québec change, il ne veut plus voir les vestiges de son catholicisme et en même temps, il a peur d’affirmer la laïcité qu’il pratique.  Pas facile à suivre pour les politiciens.  

Je revendique ma tendresse et mon ancrage à mon passé catholique.  J’ai quitté cette religion avec ma tête et comme une peine d’amour, mon cœur est nostalgique. Même si mes mains s’unissent pour faire un ''namaste'' au lieu d’un signe de croix, je désire que la croix du passé catholique de mes parents soit une fierté dans la lumière du présent.


Avoir des racines, c’est se donner des ailes.  Soyons fiers de nos origines, de nos croyances, de ce que nous avons été et de ce que nous devenons...


Québec ma ville, Le Québec ''mon pays''

Québec ma ville, Le Québec ''mon pays''