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samedi 20 décembre 2014

Louis-Jean Cormier et l'OSQ



J'adore le Grand Théâtre de Québec !  Ce qui peut sembler une salle un peu guindée aux yeux de certaines personnes est pour moi une source de bonheur inégalée.  Vive la beauté du lieu, l'espace et le confort ! J'ai donc déballé mon cadeau de Noël avant tout le monde, hier soir au Grand Théâtre de Québec lors du spectacle de Louis-Jean Cormier.   L'ancien coach de La Voix était accompagné de ses quatre musiciens et de l'impressionnant Orchestre symphonique de Québec. Ensemble, ils ont su revisiter admirablement son album ''Le treizième étage'' avec les somptueux arrangements de Benoît Cormier (frère de L-Jean) et de J-Nicolas Trottier. 

J'ai un baromètre directement relié à mes émotions lorsque je vais voir un show.  Comme par magie, des larmes me viennent aux yeux sans attendre une carte d'invitation.  Un genre de Tsunami qui arrive sans crier gare. Et à chaque fois,  je me dis:
-Ah non, faut pas pleurer ici !  
Facile de savoir si j'ai vraiment aimé ou pas.  Ça dépend donc toujours de l'apparition de ces vagues déferlantes qui me surprennent et que je ne peux pas facilement contrôler. Sans chichi, je vous l'écris, Louis-Jean Cormier et l'OSQ ont donné à un public admiratif un gros raz-de-marée de bonheur, larmes aux yeux incluses ! 

Y a l'artiste, y a l'homme aussi qu'on aimerait tous avoir dans notre famille !  Totalement irrésistible ! Entre vous et moi, l'effet Louis-Jean Cormier frappe fort !

mardi 9 décembre 2014

À ras la barbe !


Honnêtement, je pensais ne jamais écrire ça, mais je m'ennuie presque des hommes métrosexuels, ceux qui m'agaçaient tant il y a quelques années.  Ces hommes roses aimant les petits pots crémeux du je-me-moi, ces soignés à l'extrême, ces messieurs trop parfaits ayant une image esthétique frôlant l'excès. 

Que voulez-vous, la moustache molle de Movember (belle cause quand même), la barbe style ''crush de 4 pouces'' et pire encore la nouvelle tendance d'une pilosité d'un tapis de 12 pouces d'ours paresseux  font que j'en deviens vraiment nostalgique !   Le mouvement Hipster (belle et légère barbe bien taillée) a popularisé le retour à la mode du poil, parfait, j'aime, mais de grâce, messieurs, apprenez maintenant à doser ! Vous ressemblez à Tom Hanks dans son film ''seul au monde'' ! C'est pas un compliment !  

Je sais, je vieillis, je m'adapte mal. D'ailleurs, ce sont les jeunes hommes qui adoptent cette toison faciale.  Encore chanceuse !  Je vieillis, j'vous dis ! Comment ça ?  Facile, même pas besoin d'être de face pour le voir.  De dos, on voit très bien le contour de ma petite culotte dans mon pantalon, pas un fil de soie dentaire dans mon derrière !  Mais décidément, jeune ou vieille, nous les femmes, on s'entretient le poil ! 

samedi 8 novembre 2014

Mon 27 ième show de Pierre Lapointe



Hier soir, histoire de me remonter le moral après le décès de ma mère, je suis allée voir mon 27ième spectacle de Pierre Lapointe au Petit Champlain à Québec.  Primo, j'avoue que j'ai eu un petit doute lorsque j'ai acheté mon billet.  Suis-je tombée sur la tête ?  Vous pensez peut-être que la compagnie créole, groupe préféré de ma mère aurait davantage fait l'affaire !  Détrompez-vous ! Punkt est plus festif que vous pourriez penser.  Secondo, le chiffre 27 peut paraître légèrement exagéré, que voulez-vous, je suis de la génération qui, lorsqu'elle aime un artiste va le voir en chair et en os le plus souvent possible et j'en suis fière !

Or j'étais la seule de ma gang de Pierrette Lapointe a y être.  Il semblerait que Punkt a moins accroché leurs oreilles et les a moins charmé.  Bouche cousue, moi aussi, mais je sais, par expérience, que cet auteur-compositeur-interprète exceptionnel ne donne jamais le même spectacle et sait me surprendre à tout coup ou presque, ce qu'il a su faire avec brio encore une fois !  Les anciennes chansons ont été retravaillées avec de nouveaux arrangements, certaines acoustiques avec quatre guitares et voix m'ont fait dresser les poils sur les bras.  Celles de l'album de Punkt sont dynamisantes à souhait tout comme son côté théâtral et loufoque qu'il fait ressortir avec aisance tout au long de la soirée. Musicalement, ce show est plus riche et en vaut donc vraiment le détour.  Que dire de son avant-garde vestimentaire ?  Du culot que j'aimerais bien avoir, mais pas en faisant mon épicerie tout de même !  Sachez que son gigantesque Punkt gonflable n'était pas au rendez-vous dans cette toute petite salle, logistique oblige.  Pas grave, la pop-art était toute en musique. 

Vous aimez les chansons d'un(e) artiste, de grâce, déplacez-vous pour aller l'entendre sur scène. De ce fait, il pourra en vivre et vous redonner encore et encore bien du plaisir.  Les artistes ont le don de nous élever l'âme. Ils ont incontestablement le pouvoir de nous donner des lunettes roses pour y voir différemment la vie, pendant 3 minutes, 2 heures ou plus longtemps. Ne restez pas virtuel avec eux car pour toucher le virtuosité, il faut aller respirer le même air que l'artiste le temps que dure le moment présent d'une date sur notre calendrier.

dimanche 2 novembre 2014

Bruno Pelletier et Guy St-Onge

Coup de coeur apaisant que ce nouveau CD (musique et cinéma )de Bruno Pelletier et Guy St-Onge. Un incontournable magnifique à se procurer !  Je l'écoute compulsivement et plus particulièrement parce que ça me rappelle l'accompagnement vers cet ailleurs qu'a été la mort de ma mère. Avoir eu la chance de vivre et de vibrer avec elle et ma soeur vers plus grand que notre humanité. 

mardi 21 octobre 2014

Le jour où ma mère a décidé de mourir



Elle a regardé les photos de quelques jours d'Alys, deux jours à peine, elle, l'arrière grand-mère de 88 hivers qui s'est retrouvée clouée dans sa chaise adaptée de personne handicapée. Faut ce qu'il faut lorsqu'un ACV vous attaque et vous laisse paralysé depuis peu.  Vous devenez prisonnière et ce, sans date de libération à venir. Apprendre à avaler devient un exploit car vous n'avez plus la force même d'en rêver.  

Depuis un an, trop de déménagements et tellement de petits deuils à faire, des plus gros aussi comme la parole et la marche pour ne nommer que ceux-là.  Réussir miraculeusement à exprimer son découragement en lançant  ''je suis une loque humaine'' devient une sorte de tatouage indélébile pour les proches qui l'ont entendu. Alors avoir toute sa conscience, ça aide à prendre la dernière grande décision de sa vie.  

Elle a donc décidé de mourir voulant enlever le manteau trop lourd de sa souffrance.  Elle a choisit de ne plus manger avec application et ténacité. L'oiseau ne supportait plus sa cage tout autant que la nourriture.  Ne pouvant plus aider physiquement comme elle le souhaitait, elle a tout simplement pris un autre chemin pour y parvenir.  

C'est donc le 18 octobre 2014 à 16:40 qu'elle s'est éteinte entourée d'amour et depuis, elle me manque tellement...

''Fleur d'Alys'' aura été celle qui lui aura donné le courage de prendre son envol vers sa liberté.  Elle a des ailes en dentelle brodées de fleurs de lys en mémoire de son arrière petite fille. 

lundi 13 octobre 2014

Je suis grand-mamie !

Je suis nouvellement grand-mamie depuis le 10 octobre !  Une belle petite princesse prénommée Alys !  Évidemment, c'est la plus belle du monde entier !  Ça me fait un bien fou parce que ma mère a fait un ACV il y a un peu plus d'une semaine et... que sa fin de vie est proche.  Pas le temps d'écrire, juste le temps de vivre.  


dimanche 28 septembre 2014

L'été indien à Baie St-Paul





Le Cirque du Soleil est né à Baie St-Paul.  Quel bonheur d'admirer un échassier nous inviter au vernissage du peintre Guy Paquet. 

vendredi 26 septembre 2014

Je suis la mère de ma mère




Crédit photo: La talentueuse MAGALI DESLAURIERS (sur Facebook: PHOTO MAGBAG) et la belle dame n'est pas ma mère. 


Y a des journées surréalistes qui me font voir le ciel et ses nuages autrement.  Y a des journées où la synchronicité me touche avec sa grosse baguette magique.  Pour la subtilité, elle pourra repasser.

Aujourd'hui, rencontre à l'école de ma fille de 16 printemps pour son plan d'intervention et aussi pour ma mère en CHSLD qui a 88 hivers. Il paraît qu'on devient les parents de nos parents, c'est bien vrai, mais on n'ose pas toujours dire la lourdeur de la tâche.  Pour celle qui m'a donné la vie, sa bouderie s'entremêle avec ses tomberies. Il y a aussi la paperasse à modifier et ça va jusqu'à l'étiquetage de ses vêtements. Je vous passe les émotions en montagnes russes qui frôlent les acrobaties d'un danseur. Pas facile de voir sa mère interpréter son dernier ballet, le lac des cygnes. La finale, j'ai jamais aimé. 

Il paraît que ''dans la vie, il n'y a ni amis, ni ennemis, mais uniquement des maîtres'', que chaque expérience nous apprend sur soi. Les maîtres ont différents visages faut croire.  J'apprends à reculons et il est fort possible que je double mon année, mais je me dis que c'est pire pour ma mère qui a conscience de son état. ''Je suis une loque humaine'' résonne en moi. 

dimanche 21 septembre 2014

La scrapbooking de Xavier Dolan

Crédits photos: Marianne Grégoire

Il paraît que Xavier Dolan construit ses films en faisant du scrapbooking.  C'est fou comme c'est intéressant d'en savoir plus sur sa méthode de travail, agréable aussi d'observer les longues files d'attente dans les salles de cinéma de mon quartier pour son dernier bébé.  Après ''j'ai tué ma mère'', ''les amours imaginaires'', ''Laurence Anyways'', voilà que ''Mommy'' nous amène ailleurs.

Sans vous raconter l'histoire de Die, Steve et Kyla disons que voir un film de Dolan, c'est la stupéfaction plus souvent qu'autrement.  Ça décoiffe !  Les acteurs sont toujours extrêmement talentueux, mais cette fois-ci Anne Dorval (Die) se surpasse.  Elle n'a rien à envier à une Meryl Streep !  La force de Dolan, c'est de nous amener loin dans son collimage et pour l'apprécier, il faut s'y abandonner.

''Mommy'' est un film dur avec un langage cru, vulgaire, revêtant de grandes qualités et aussi des défauts. Peut-être et sans le vouloir, un film nous livrant un message, que nous ne sommes pas tous outillés de la même façon pour faire face à la vie. De toute manière, on y voit ce que l'on veut bien y voir. Pour ma part, ''Mommy'' m'a fait prendre conscience que j'ai eu la chance d'être bien entourée face au TDAH sévère de mon propre fils, mais comme Mommy, j'en ai bavé !  Un diagnostic précoce au primaire et une prise de médication ont fait une grande différence.  Aujourd'hui, il est à l'Université à temps plein, travaille aussi dans un dépanneur pour gagner ses études, fait de la promotion événementielle pour une radio populaire locale et surtout prend sa médication parce que s'il ne l'a prend pas... il pète les plombs !  

La vie, c'est juste essayer de faire un beau scrapbooking avec ce que l'on a et aimer malgré tout son album ! 


Québec ma ville, Le Québec ''mon pays''

Québec ma ville, Le Québec ''mon pays''