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jeudi 19 avril 2018

Gabrielle Shonk



Parce que c'est bon !  Tout simplement !  Elle sera au Festif de Baie-St-Paul le samedi, 21 juillet prochain.  

lundi 16 avril 2018

Une forte coïncidence


Crédit photo: moi-même
Le vitrail (de l'artiste Olivier Ferland) représente ''le départ de La Rochelle. Les petits voiliers suggèrent que Catherine de St-Augustin, jeune missionnaire, une des pionnières du premier hôpital en Amérique du Nord, s'est embarquée dans un long et dangereux voyage''. 


Il y a environ trois semaines, je suis allée visiter le magnifique musée du Monastère des Augustines de Québec.  Après ma visite, mon guide m'a conseillé de monter l'escalier et d'aller admirer la chapelle.  C'est ce que j'ai fait. J'écoute toujours les guides.  Ils connaissent si bien les coins et recoins des lieux où ils travaillent.  Puis j'ai déambulé dans un beau et long corridor (parce que je suis curieuse) pour aboutir à une porte ouverte où je pouvais voir deux beaux vitraux et une inscription Catherine de Saint-Augustin (1632-1668).  Ce petit bureau servait donc de centre d'interprétation à cette sainte béatifiée en 1989 par le pape Jean-Paul II.  J'ai pas osé fouiller.  Je suis repartie vers la boutique pour y acheter deux petites médailles à son effigie, sans grande valeur, ainsi qu'un livre sur sa vie soit L'Épopée fantastique d'une petite normande.  Aucune raison du pourquoi du pourquoi de ces achats.  Fallait.  Entre vous et moi, y a tellement d'autres livres à lire !  J'ai pas discuté avec ma logique, j'ai payé. 

Alors j'ai lu le petit bouquin. Intéressant. Je pensais que l'histoire allait s'arrêter là. 

En fin de semaine, nous sommes allés visiter ma belle-maman qui a été transférée à la Maison Notre-Dame du Saguenay.  C'est une maison de fin de vie.  Voulez-vous savoir le nom de sa chambre ?  

Catherine de Saint-Augustin (voir photo en bas).

''Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito''.  Albert Einstein. 





vendredi 13 avril 2018

Québec, tu es belle !

Québec, tu es belle, très belle ! Peu importe la saison, tu me donnes des paysages qui font vibrer en moi tellement d'émotions !  Avec tes petits recoins cachés et d'autres très connus, ton histoire et ta grande beauté, tu m'éblouis.  J'aime déambuler dans tes rues ensorcelantes pour te sentir, te voir et te dire et redire tout mon amour.  Je me perds en toi et j'en veux encore.  

Crédits photos: moi-même 





De 1977 à 1985, dans cette maison du Vieux-Québec, vécut René Lévesque, Premier Ministre du Québec de 1976 à 1985. 

mercredi 11 avril 2018

La mort ne tardera pas



Crédit photo: moi-même (vitrail Cathédrale de Chicoutimi)

''La mort ne tardera pas.  Les entités ne sont pas prêts''.  Ce sont les paroles que j'ai reçues dans la nuit de samedi d'un personnage tout en lumière, ni homme, ni femme, qui communiquait par la pensée.  Il me prenait solidement les deux mains. Je crois qu'il sentait que je voulais prendre la poudre d'escampette !  Vous ai-je dit que ma belle-maman ne va pas bien du tout ?  

J'aime mieux rêver de ma mère décédée qui vient dormir entre mon conjoint et moi, je précise... sans invitation.  La dernière fois, j'ai fait un énorme saut ! 

De ce temps-ci, les ours s'invitent également dans mon sommeil.  C'est pas mon animal préféré en passant.  Selon Google et ses dictionnaires de rêves 101, ça signifierait : la force, la mort, le renouveau.

Ah bon... Et bien, j'peux-tu juste dormir ! 

mardi 10 avril 2018

Pub chez Georges

Voici la fabuleuse pub, année 1920, sur le côté du resto chez Georges de la rue Racine à Chicoutimi (maintenant Ville Saguenay mais dans mon coeur, toujours Chicoutimi !). 

Crédit photo: moi 

mardi 3 avril 2018

Les mamies rebelles





                               Crédit photo: Dean Bradshaw

Sœur de mamie rebelle :
-Les grands-parents peuvent-ils faire baptiser leurs petits enfants ? 

Mamie rebelle :
-Non, nous n’avons aucune légitimité pour le faire si nos enfants s’en opposent, mais en cas de nécessité (danger de mort, ce que l’on ne souhaite pas) nous pourrions  procéder au baptême par l’effusion d’eau (ondoiement) accompagnée de la formule baptismale ‘’Je te baptise au nom du Père et du Fils et du St-Esprit’’.   Justement, étant une opposante naturelle qui a engendré comme aîné, un opposant naturel, je pourrais quand même contourner l’interdit en procédant moi-même au baptême avant de devenir sénile ! Ça fait longtemps que j’y pense.   Au diable la forme, seul le résultat compte !  Qu’en penses-tu ?  Me semble qu’une petite protection divine invisible ne peut pas faire de mal à personne.

Sœur de mamie rebelle
-Moi aussi, ça m’intéresse parce mes petits-enfants ne sont pas baptisés.  Méchante bonne idée !

Mamie rebelle :
- Juste de l’eau ‘’flate’’ et la formule, facile hein !   Remarque, j’ai de l’eau bénite de Pâques grand cru 2018.  Je pourrais t’en donner. On a beau avoir un penchant pour le bouddhisme et l’hindouisme, on a un vieux fond de catho qui nous habite encore !  Même pas besoin d’invitation, on peut procéder au sacrement au moment opportun. Sainte-bénite, sortons le Dom Pérignon pour fêter notre rébellion!  En passant, savais-tu que Dom Pérignon était un moine qui vers 50 ans et devenu le père du champagne,  tout simplement par erreur ma belle ! 

Sœur de mamie rebelle :
-Agnus Deï ! On pourrait utiliser du Dom Pérignon au lieu de l’eau bénite, méchante bonne idée ! On médite ça...

Les mamies rebelles ne sont pas reposantes, ça doit être la raison pour laquelle les femmes sont tenues encore à l’écart dans le catholicisme...

mardi 27 mars 2018

Le Musée des Augustines de Québec




Le Monastère des Augustines de Québec est reconnu pour ses soins et ses activités en santé globale.  Situé au coeur du Vieux-Québec, ses magnifiques bâtiments historiques du 17ième siècle cohabitent harmonieusement avec de nouveaux ajouts architecturaux.  Il ne faut surtout pas passer à côté de son musée qui y abrite une exposition permanente relatant l'engagement spirituel et social des Augustines de Québec à travers quatre siècles.  

Un peu d'histoire...(si vous aimez comme moi).

C'est en 1636 que la nièce du Cardinal de Richelieu, la duchesse d'Aiguillon, décida d'amasser des fonds dans le but d'établir un hôpital en Nouvelle-France. C'était une façon de faire le bien tout en bénéficiant des bonnes grâces (prières) pour le salut de son âme.  Nous étions à l'époque du jansénisme.  Qu'est-ce que ça mange en hiver ?  En gros, c'était le rachat de notre âme dans la souffrance afin d'atteindre la sainteté.  Fallait avoir la foi en petit péché pour penser y arriver, fin de l'aparté.  Je poursuis... Les sous furent donc trouvés et c'est en 1639 que Marie Forestier (Marie de St-Bonaventure), Marie Guenet (Marie de St-Ignace) et Anne Le Cointre (Anne de St-Bernard) arrivèrent à Sillery, puis par la suite rue des Remparts pour y fonder l'Hôtel-Dieu de Québec. En 1648, à seulement 16 ans, Catherine de Longpré (de St-Augustin) viendra les rejoindre.  Je vous passe sa vie passionnante... 

Bon, au fil du temps et jusqu'à tout dernièrement, le Québec doit aux Augustines et à leurs consoeurs DOUZE (12) établissements hospitaliers partout au Québec.   Elles ont eu le courage de réaliser de grandes choses loin du chapelet des bonnes intentions avec juste l'ambition d'aider les autres. Entre vous et moi, quel exploit ! 

Riche de sens, ce musée nourrit notre imaginaire d'une époque résolue où le temps s'arrête à nos pieds pour quelques heures.  C'est un endroit qui impose vraiment le respect.  Je vous suggère de le visiter avec un guide en chair et en os, on y fait de bien belles découvertes.  Un incontournable à Québec à peu de frais.  Garochez-vous comme on dit par chez nous !  


Fortier et pilon portant les traces de l'incendie de 1755

Constitution de la congrégation.  En vieux français, amusant à lire

Le vitrail de Catherine de Longpré. Sainte Catherine de St-Augustin. 

Vieux missel 1761

Le cloître


lundi 12 mars 2018

Le ballet sous-marin de Julie Gautier


Parce que c'est magnifique ! 

La chambre à quatre lits




Sur son lit d’hôpital, le C, son corps s’affaiblit de jour en jour.  Son cerveau, lui, fonctionne toujours aussi bien.  Le cancer a frappé son ventre comme une hache qui fend une bûche de bois.  Elle ouvre ses yeux pour observer les autres patients qui l’entourent.  Ils changent, s’embellissent, s’affaiblissent, s’enlaidissent et même disparaissent pour un autre endroit. Allez savoir où.  Elle ne veut pas aller dans une chambre privée.  Elle veut voir de la vie. Le peu est précieux à qui ne reste que presque rien.

Comme les temps changent, les visites sont permises en tout temps.  Les visiteurs semblent remplacer le manque de préposés aux bénéficiaires parce que les vrais sont débordés.

Lit D
-Pouvez-vous m’aider ?
-Pourriez-vous me dire qu’est-ce que je fais ici ?
-Mon mari va venir me chercher.
-Comment vous dois-je ? Mon mari va venir payer la facture.

Madame Beaulieu, qui comme elle dit : a l’âme à la tendresse, chante sa ritournelle aux dix minutes et feuillette encore et encore ses beaux souvenirs collés ou écrits sur son petit cahier Canada.  Une réalisation de sa fille Diane. Comme c'est bien pensé ! 

Lit A
-Je n’ai peur de personne.
-J’ai 6 frères vous savez.
Madame Aline est plus rock and roll.  Avec ses deux doigts en moins, elle adore se coucher sur le lit des autres et confisquer lunettes, pantoufles, revues.  De temps en temps, elle crache fortement sur le plancher pour faire disparaître une tâche.  Elle parle à tout le monde en faisant de gros yeux méchants et donne des coups de poing aux visiteurs masculins sur son passage. Elle vient tout juste d’être relocalisée.  Son départ dans un CHSLD a attristé les infirmières, mais a réjoui les bénéficiaires.

L’Alzheimer (démence) est omniprésente et tisse sa toile sans ménagement.  On ne s’ennuie pas avec ces malades.  Elle est bien contente d’avoir toute sa tête encore même si son corps flanche trop vite à son goût.

Alors M. Villeneuve a donc remplacé Madame Aline.  Il passe ses journées avec un drap sur la tête et s’obstine à uriner à son lit sans tirer son rideau surtout pendant les heures de repas.  Les hommes et les femmes sont mélangés dans les chambres.  Et swingnez votre compagnie !

Lit B
Il y a tout de même de belles surprises comme M. Tremblay, ancien infirmier, qui supervise, informe et sécurise un peu tout le monde.  Il dort dans une grosse chaise en raison de son hernie discale.

L’hôpital, qu’on se le dise, c’est souvent un endroit moche où la vie devient du théâtre sans côté cour ni côté jardin pour s’en sortir. À la fin de notre vie, il faut donc regarder au ciel, c'est la seule direction possible. 


mardi 20 février 2018

Le bracelet Pandora



Ma soeur aurait toujours voulu une fille.  La vie en a fait autrement. Elle est toujours surprise d'entendre mes confidences mi-salées voire vinaigrées sur la mienne.  J'ai beau lui dire qu'elle ne sait pas ce qu'elle n'a pas manqué, elle demeure surprise.  Je ne porte pas de lunettes roses face au miroir de mon honnêteté.

Peut-être parce que ma fifille de la génération Z est bélier et moi, capricorne, notre relation se résume à celle de chien et chat sortant de l'eau un matin d'hiver québécois.  Force est de constater qu'il m'arrive de penser que ma soeur aurait peut-être eue plus d'affinités que moi à l'aimer, l'éduquer et...l'endurer. Allez savoir ! C'est fou comme l'adolescence dure longtemps de nos jours et la ménopause se fait tardive ! 

Fille, (génération des milléniaux) qui s'adresse à sa mère (génération René Simard et les p'tits pouding Laura Secord)
-Est-ce que tu veux mon bracelet Pandora ? En attendant de le vendre, je peux te le passer.

Mère
-Hein (stupéfaction) ?!? Pincez-moi quelqu'un, elle veut me passer quelque chose !  Habituellement, elle me pique tout et je dois cacher mes trucs. 

Fille
-Il est difficile à vendre, on a tous les deux de petits poignets. La breloque de l'ange, c'est mamie. il traîne sur le comptoir de la cuisine. Je te le passe. 

Mère
-D'accord... Gentil, trop gentil...Qu'est-ce qu'elle va me demander en retour ? Faut pas ouvrir une boîte à Pandore.

Et me voici, avec au poignet, un joli bracelet argenté d'où se balance la breloque de ma mère.  J'entends presque ma soeur me dire que les diamants se polissent avec le temps. 

Mère
-Mais elle a pris encore ma veste noire, sans me la demander, c'est pas vrai!  

Je vous jure (faux pas jurer, tant pis) que le diable est dans les détails.  Je sais même son prénom !