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dimanche 13 août 2017

C'est la faute à Shapovalov !


Shapovalov 9 août 2017-Coupe Rogers 
Crédit photo: moi-même



Federer 9 août 2017-Coupe Rogers 
Crédit photo: moi-même


Avant cet été, je carburais au monde des arts, vibrant au diapason de la musique et des oeuvres en art visuel de beaucoup d'artistes. Me voilà à jouer au golf et à plonger dans la stratosphère des apprentis sportifs. Mais qu'est-ce que j'ai mangé pour en arriver là ? Ce n'est donc pas vrai qu'on demeure avec les mêmes goûts toute notre vie, j'en suis la preuve vivant !  Bonne nouvelle ! 

Fiston, 24 printemps.
-T'es allée voir Federer et Shapovalov à la Coupe Rogers ''man'' (diminutif de maman).  T'as jamais regardé un match à la télé !

Moi, la mère.
-Ben voyons, d'abord le décompte des points est facile à comprendre et j'ai déjà pris des cours de tennis dans ma jeunesse. Voir Federer, Del Potro et Shapovalov jouer, c'était extraordinaire !

Fiston, ton insistant.
-Tu ne vas pas te mettre à jouer au tennis après le golf maintenant !

Moi, mère, le sourire aux lèvres.
-Non, mais je vais en regarder à la télé par exemple ! 

Grâce à la Coupe Rogers, je suis devenue une vraie Shapovaline ! Ce jeune torontois de 18 ans m'a fait vivre de grandes émotions qui ne peuvent pas s'oublier facilement.  Il m'a donné la piqûre de le suivre et de connaître tous les autres athlètes. 

Service, coup droit, revers, balle de match... Prochaine destination la Coupe Banque Nationale à Québec (tournoi féminin) du 9 au 17 septembre prochain au PEPS de l'Université Laval, c'est un rendez-vous ! 



dimanche 6 août 2017

Les foods trucks québécois


Cet été, j'ai moins fréquenté les restos et plus mon patio.  À vrai dire, c'est davantage mon barbecue au chalet qui a vu la bette de mon chum.  Parce que...oui, j'ai toujours une petit crainte que cet objet masculin (on dit un, pas une barbecue;) bon d'accord, je suis sexiste quand ça fait mon affaire) me saute en pleine face si j'ose l'allumer. Mais c'est pas une raison de ne pas vous parler de la cuisine de rue, des fameux camions de bouffe communément appelés les foods trucks à la grosse mode du jour. Ces casse-croûtes roulants avec une ''vibe'' urbaine, comme dirait la génération millénium (après les X et Y) nous concoctent de la bouffe raffinée qu'on peut manger avec les mains (pas d'ustensiles) ou en petites bouchées.  En 2016 au Québec, on pouvait en retrouver 80.  

J'en ai essayé 2, c'est pas beaucoup, je sais, mais...en raison de la quantité qui frise l'objectif d'une perte de poids et du prix assez exorbitant qu'on retrouve habituellement dans un grand restaurant, j'ai juste l'impression de ne pas en avoir eu assez pour mon argent ! Disons que ça ne me donne pas le goût d'aller en essayer d'autres.  

Je ne sais pas si cette nouvelle tendance va passer, mais où le flafla n'existe pas, la formule elle, devra s'améliorer.  

P.S. Pas d'image de camion, car je ne veux pas nuire à l'un d'eux.  

mardi 1 août 2017

Mon Cobra

-Je me suis achetée un Cobra. Dis-je avec fierté à ma fifille de 19 printemps.
-Quoi ? Es-tu folle ? J'ai peur des serpents !  Qu'est-ce qui te prend d'acheter ça ?
-Ben, c'est comme ça. En vieillissant, on fait des trucs un peu... marginaux. Lui ai-je répondu.

J'ai finalement dit la vérité à ma déplaisante progéniture. Je peux écrire déplaisante, parce que...d'abord, c'est vrai et puis, elle ne va jamais sur mon blogue !  Mmmm...Ça me donne une bonne idée.  Je vais passer chercher des petits serpents en caoutchouc au magasin, maintenant que je sais qu'elle a peur d'eux !  Je vais me faire plaisir... un dans son lit, l'autre dans un tiroir... C'est le simple retour du balancier ! 

Je crois que je vous avais dit que j'allais dormir avec mon Cobra... J'ai pas fait dodo avec lui, c'était pour rigoler un peu !  Son angle est de 15 degrés au lieu de 13 donc, pour une débutante, la balle lève davantage et l'estime de soi remonte en même temps qu'elle !


jeudi 27 juillet 2017

LE VIRUS DU GOLF




D'aussi loin que je me souvienne, ma mère, ses frères et ses soeurs récitaient lors de nombreux soupers familiaux leur mantra préféré. Comme un hymne sacré, la formule mystique commençait par ''putting, chipping, trappe de sable, Big Bertha (driver)'' pour se terminer par un ''over golf'' bien senti !  Tellement entendu la ritournelle que j'ai développé dans mes oreilles une allergie d'urticaire aiguë (oui, oui, ça existe) au mot GOLF

Cette intolérance aura duré 55 printemps parce qu'elle vient de disparaître complètement.  Vous voulez savoir comment ?  J'ai eu la chance dernièrement de participer à une journée juste pour les fifilles (golf-yoga) à l'Académie de golf La Tempête à Lévis, j'en suis revenue royalement dynamisée !  Cet endroit est idéal pour se réconcilier avec ce sport !   Impossible de ne pas s'améliorer avec l'analyse de notre élan par vidéo et les bons conseils des professionnels super gentils !  J'y ai appris à simplifier ma routine de base comme m'autoriser à utiliser toujours un tee (sauf sur le vert), avoir 4 à 5 bâtons dans mon sac au lieu de 14 et en discutant avec des intermédiaires, de ne pas compter mes points, mais plutôt placer un coeur ou un X.  C'est moins décourageant et bien plus bienveillant.  Pourquoi se compliquer la vie lorsqu'on peut faire simple ! 

Ce qui fait que... ne me cherchez plus, je frappe des balles sur différents terrains, je pratique mes approches au chalet et je vais dormir bientôt avec mon nouveau bâton Cobra (driver) que je vais chercher demain !  

Je vous quitte pour la PGA à la télé !  


PS.  Photo du haut: Si vous connaissez le golf, je dois corriger mon coude qui ne doit pas être plié...À suivre...

2ième photo du haut: mon chien admire mes approches que je ne réussis jamais ! 

Mon premier 9 au Grand Vallon !  Beaucoup de coeurs ! 

lundi 17 juillet 2017

Sur les traces des terres de Noël Simard à Petite-Rivière-St-François




Cher Noël,

Il faut avoir vécu un peu pour apprécier l'histoire de la vie de nos ancêtres, en particulier la tienne.  Je parle davantage de tes réalisations, parce que toutes les difficultés que tu as vécues me sont inimaginables.  Je peux passer des heures à lire de long en larges sur toi, à vérifier les dates, à faire des liens, des recherches pour finalement aboutir à de petites victoires personnelles. Ma dernière en liste, l'emplacement de tes terrains, les fameux lots 146 et 147 à Petite-Rivière-St-François. 

Bien sûr ton histoire commence lorsque tu débarques avec ton père Pierre sur le navire ''Le Taureau'' en mai 1657.  Vous arrivez sur la Côte-de-Beaupré le 21 juin 1657.  Défrichement, maçonnerie, construction de bâtiments et aussi de redoutes contre les Iroquois à Ste-Anne-du-Petit-Cap (Ste-Anne-de-Beaupré)...Le travail ne manque pas !  L'exploitation de la Seigneurie donne de bons résultats, toutefois les terres deviennent alors toutes occupées.  Ta famille s'agrandit (mariage avec Madeleine Racine 22 nov 1661 et 14 enfants dont plusieurs nés à Ste-Anne-de-Beaupré) et c'est avec l'aide de ton fidèle ami Monseigneur François-de-Laval qu'à 40 ans, tu t'engages pour 5 ans à construire 2 moulins (bois/farine), à diriger des ouvriers en échange de nouvelles terres à Cap Maillard (Petite-Rivière-St-François).  On y est ! Ma fameuse coquille dont je n'arrivais pas à comprendre la logique !  Il est écrit partout que tu as fondé Petite-Rivière-St-François et Baie-St-Paul.  Pour faire une histoire courte et en vous évitant mes démarches infructueuses lors de visites sur les lieux, au 17ième siècle, les territoires de ces deux municipalités n'en formaient qu'un seul !  

J'ai foulé tes pas, ceux de ton père et ceux de ton fils, mon autre ancêtre, j'y ai choisi une simple roche.  Comme toi, je les aime.  Elle me rappelle le lien invisible, celui du coeur qui me relie à toi.

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Voici donc les lots 146 et 147, les terres de Noël Simard, Pierre Simard (père) et Noël Simard (fils, mon autre ancêtre).  Par respect pour le nouveau propriétaire des lieux, je vais taire l'endroit précis, (lieu accessible seulement à pied et difficile d'accès),  mais vous pouvez m'écrire en privé et il me fera plaisir de vous aider.  



Un gros merci à  M. Éric Bergeron, urbaniste à Petite-Rivière-St-François.  Sans lui, je n'aurais jamais pu trouver les lots !  Merci aussi à un gentilhomme du coin, voisin des terres de mes ancêtres.

P.S Si vous voulez faire de la généalogie, il faut aller sur place et cogner aux portes. 




Les terres de Noël Simard avec vue sur le fleuve.  Anciennes terres agricoles. 

Terres qui vont complètement sur la montagne du Cap Maillard.  Les refuges appartiennent au nouveau propriétaire.  


Vue du fleuve à Petite-Rivière-St-François juste en face de son terrain. 

dimanche 25 juin 2017

Le gênant fleurdelisé



Pendant le semaine, je demeure dans une banlieue comme il en existe bien d'autres.  La rue est longue, drapée de petites et de grosses maisons collées les unes aux autres.  

En avant de ma petite chaumière, un pot de fleurs y est installé tout l'été. Pour La Fête nationale du Québec, la St-Jean (24 juin), on pouvait y apercevoir, bien planté dedans, un drapeau du Québec. Il n'était pas le seul, car nous étions deux (2) à avoir eu la même idée.  Deux (2) banlieusardes perdues dans la masse. 

Je suis toujours surprise de constater l'engouement des Nouveaux-Brunswickois pour leur drapeau acadien (1884), qui soit dit en passant, est le plus vieil emblème d'un peuple francophone en Amérique du Nord. Au Nouveau-Brunswick, on le retrouve partout, allant des institutions, aux restaurants et surtout devant, de côté ou derrière les maisons.  Il colore le paysage à la manière d'une immense forêt automnale et ce, douze (12) mois par année depuis belle lurette. 

Mais où est passé le temps où la fierté québécoise s'exprimait par son fleurdelisé ?  




Souvenirs de ma St-Jean 2017


Plaines à Québec le 23 juin, pour La Fête nationale du Québec


Framboisier de la St-Jean 

Le traditionnel et très joli feu de la St-Jean à St-Tite-des-Caps.  
crédits photos: moi-même

lundi 22 mai 2017

Deshun Wang

WOW !


La croqueuse de temps

Premières balles de golf de l'année...


Dernièrement, j'écoutais à la télé, la conférence d'un médecin communautaire qui disait que nous sommes tellement sollicités de toute part qu'on ne voit plus que nous avons des limites. Ce conférencier a même enlevé le mot de son vocabulaire parce que les gestionnaires en entreprise trouvaient qu'il avait une connotation négative. L'époque nous donne l'illusion que l'on peut tout faire. C'est dans l'air du temps.  Je n'y échappe pas.  

J'ai beau pratiquer le yoga (pas assez à mon goût) et me déstresser à mon chalet.  Ma liste est longue des ''il faut que''.  Petite confidence.  Je suis une frotteuse.  J'aime que mon chalet soit ''spick-and-span''... Vous voyez le genre... et mon chum est pareil !  Beau couple de frotteux !  On devrait se partir une compagnie de nettoyage !  Autres petites confidences, y a le bois mort à empiler sur 39,000 pieds carrés, des fleurs à planter (et à photographier, voir plus bas), un petit pont à construire, des meubles à amener, un nouveau couvre-plancher à faire installer et encore plus... Y a tous les soupers d'amis que nous voulons faire, les sentiers pédestres à découvrir. Sans oublier d'aller frapper des balles de golf parce qu'un jour, j'aimerais bien faire mon premier 9 !  STOP !

Ma quête d'efficacité m'amène à vouloir dompter, cloisonner mon temps et ce, même la fin de semaine. Cette utopie gouverne mon quotidien comme peut-être le vôtre aussi.  J'ai beau vouloir le soudoyer, mon temps est limité et il devient encore plus précieux à mes yeux.  Il en faut des moments de réflexion pour apprécier l'avalanche de trop, de pas assez ou de juste ce qu'il faut.  L'idée est tout simplement de trouver du temps mort pour me sentir encore plus vivante.  Où se cache-t-il celui-là ? 

Fleur sauvage au chalet.

mercredi 17 mai 2017

La Grande Ferme et les Grandes Oies des neiges à Cap-Tourmente

Le Centre d'initiation au patrimoine-La Grande Ferme de St-Joachim est situé tout près de Cap Tourmente, donc à environ 10 minutes de mon chalet.  Lorsque j'y suis passée en fin de semaine passée, il était fermé.  Toutefois, j'ai pu m'informer et savoir que la maison avait été construite en 1866.  Le site, occupé depuis 1660 a même vu le passage de l'armée anglaise en 1759.  

En bref, il offre des programmes d'interprétation adaptés, des ateliers, une exposition estivale et la location de la maison pour des activités spéciales. 

Crédit photo:  Moi-même



Tout à côté, on peut y voir les Grandes Oies des neiges à Cap-Tourmente.   Elles sont en période de migration.  Dépêchez-vous car il ne reste qu'une semaine environ pour les admirer ! 



Et je termine la contemplation avec la vue d'une partie de l'immense fleuve St-Laurent.  Et que le Québec est beau !

Celle-là, c'est au chalet. Depuis un mois et demi, il pleut des cordes !   Samedi passé, il faisait beau. Alléluia, Namasté, Amen et Agus Deï !   C'était pas croyable ! Alors à 6 heures 30, nous étions dehors !  Le printemps est pluvieux et nuageux.  Mais nous sommes en santé alors... 



dimanche 14 mai 2017

De Madame Macron au sortilège des femmes autochtones


Crédit photo: CBC



La moutarde me monte au nez.

Avez-vous remarqué l'effervescente démesure de commentaires peu élogieux sur la toile de la différence d'âge de M. Macron, nouveau président de la République et de sa conjointe Brigitte Trogneux ?  De l'âgisme et du sexisme pour un écart de 24 petites poussières qui, dans le cas de M. Trump et sa Mélania est ignoré.  Vieillir, suivant que l'on soit un homme ou une femme n'est pas du tout perçu de la même façon. La femme doit ramer bien plus fort pour ne pas perdre de sa valeur avec l'âge.  Nous disparaissons progressivement des écrans de cinéma, de la télévision et des médias.  Il y a plus encore...

Le féminicide, vous connaissez ?  Au Québec, entre 1980 et 2012, il y a eu une cinquantaine de femmes autochtones disparues ou assassinées selon l'organisme Femme autochtones du Québec.  Est-ce qu'on en parlerait plus si elles étaient.. non-autochtones ? 

Pourquoi ces disparitions sont sous-médiatisées ?  

Il y a des frontières à la tolérance d'un vieux système qui comme un sortilège s'éternise à statuer l'invisibilité des femmes autochtones.

Le silence peut devenir le sang qui entache celui qui se tait. 

Je ferme le pot de moutarde.


Québec ma ville, Le Québec ''mon pays''

Québec ma ville, Le Québec ''mon pays''