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vendredi 30 septembre 2011

Danielle Richard, peintre


En art, j'aime le beau, je suis une puriste et je ne m'en cacherai jamais.  J'aime regarder de belles lignes et surtout ne pas me poser de questions.  Je suis une fille sur le pilote automatique de l'introspection et de l'analyse environ 16 heures par jour et ce, de part ma nature alors, en art, je ne veux pas trop réfléchir, penser au message, à la signification de l'oeuvre. Je ne veux que voir du beau qui me touche, me transporte ailleurs, m'éblouie que ce soit en danse ou en peinture voire même en musique.

Et je suis un paradoxe ambulant, autant j'aime Corno pour son énergie démentielle qui me donne le goût de vivre intensément,  autant j'aime Danielle Richard pour le bien être de paix que ses oeuvres me procurent.  Corno m'enivre d'énergie, Richard me calme.  Deux belles artistes talentueuses. Je n'aime pas tellement les paysages dans les tableaux, j'aime les GENS.  C'est drôle, après analyse (encore !) et en y réfléchissant bien, ces 2 artistes les priorisent justement ! Danielle Richard est donc une peintre québécoise (de Lévis) qui fait des oeuvres (magnifiques) réalistes contemporaines. Elle est maître en Beaux-Arts.  

À Québec, nous sommes chanceux.  Nous pouvons nous procurer facilement des cartes de cette artiste, ce qui n'est vraiment pas le cas pour Corno en passant.  Par la suite, on peut les transformer en cadres pour habiller nos murs. Pas besoin d'être riche pour cela.  L'art devient donc accessible à tous. S'offrir du Richard, c'est s'approprier des moments de paix et de calme.  La pile Energizer que je suis en a bien besoin quelquefois !

http://www.artacademie.com/main-portefolio.cfm?id=847

mercredi 28 septembre 2011

Ocean's Kingdom de Paul McCartney à New-York


Que dire du New-York City Ballet ?  Que dire d'Ocean's Kingdom, musique de Paul McCartney et les chorégraphies de Peter Martin ainsi que de Union Jack de Balanchine ?  J'ai eu la chance de voir samedi dernier au Lincoln Center la personnification sur scène du mot PERFECTION !  Je crois que je lévite encore tellement j'ai été éblouie par l'exceptionnelle qualité technique des danseurs  !  C'était incroyablement parfait et en danse, c'est RARISSIME voire même impossible !  Autant vous dire, qu'on était loin de la danse contemporaine !  Enfin du classicisme à son meilleur !  Moi, en danse, je ne suis plus capable de voir '' du garochage'' de corps ! Ça devient redondant ! Vive le défi pour l'artiste (l'athlète) de donner l'impression d'une grande facilité face à de véritables prouesses athlétiques (du bas du corps)  ! 

Nous avons donc assisté à deux ballets accessibles pour le commun des mortels et pouvant également être très appréciés par les connaisseurs.  La musique de Mc Cartney mélodieuse et entraînante rehaussait définitivement la qualité du spectacle.  Somme toute, Ocean's Kingdom demeure un ballet romantique avec des chorégraphies simplistes mais toutefois d'une grande beauté technique.  Union Jack, autre ballet du NYCB, en deuxième partie, était complètement renversant tellement la performance des danseurs était impressionnante.  Sur différentes musiques militaires, des chorégraphies géométriques impeccablement bien dessinées. On ne pouvait qu'en admirer leur beauté. Des costumes flamboyants (militaires) apportaient  une dimension différente de ce qu'on peut s'attendre d'un ballet conventionnel.  Tout y était, même la marine! Union Jack a été créé pour honorer l'héritage britannique des Etats-Unis à l'occasion de son bicentenaire.  Un délice pour l'oeil et les oreilles !  Les chorégraphies pour ce ballet étaient signées par George Balanchine (1973). Rien de nouveau, vous allez me dire... Et bien, on devrait revisiter plus souvent ces anciens ''classiques''.  Ils sont encore très actuels.

P.S  Le NYCB a eu la brillante idée de vendre d'anciennes pointes de ballet de solistes (très abordables). J'ai eu la chance d'acquérir celles de Georgina Pazcoguin (elle a les bras en V),  soliste d'Ocean's Kingdom !  À mon avis, elle était la meilleure !  Je flotte encore... Je vous dis... Je me pince encore !!!  Et comme dirait Céline (Dion) ''je dedanse dans ma tête'' !  Ben, demain soir, je vais danser Zumba pour de vrai !

mardi 27 septembre 2011

Karine Vanasse à New-York



Je suis de retour...  Trop de choses à ''dire'' sur le NYCB alors ce soir, je vais aller dans la simplicité volontaire.  Elle est partout, partout, partout.... C'est fou !  Qui ça ?  Karine Vanasse.

Notre excellente comédienne-actrice québécoise est de tous côtés, tous azimuts à New-York (le métro, les autobus, Broadway). Elle tient un premier rôle dans la série Pan Am à ABC. On ne peut que lui souhaiter bon succès ! J'avoue que ma fibre québécoise était pas mal fière d'elle en la voyant envahir l'espace New-Yorkais !

mercredi 21 septembre 2011

En route vers Ocean's Kingdom avec Paul Mc Cartney à NY


Je ne sais pas si je vais avoir le temps de venir vous ''écrire'' un petit quelque chose avant le tourbillon qui arrivera dans les prochains jours... J'en doute fortement. Alors si je ne me pointe pas, vous saurez au moins que je serai de retour la semaine prochaine. Après le travail de demain soir, direction cours de Zumba et puis GO vendredi matin, très tôt, pour New-York, retour dimanche soir pour retourner au bureau lundi matin !   Je ne pense pas voir la peintre Corno mais j'ai tout de même un événement-spectacle qui me tient vraiment à coeur (à part fiston évidemment !).  Je vais voir le NEW-YORK CITY BALLET au Lincoln Center, samedi !  Jamais été à cet endroit ni vu le NYCB.  Je lévite royalement depuis l'achat des billets tellement je suis heureuse. Je serai perchée en haut avec mes petites lunettes d'approche (c'est tout ce qu'il restait) mais juste d'y être... ce sera fabuleux  ! Je vais donc assister à la deuxième représentation (1ière est le 23) d'Ocean's Kingdom, MUSIQUE DE SIR PAUL MC CARTNEY, costumes de Stella Mc Cartney et ils sont flamboyants.  En quelques mots, c'est une histoire d'amour entre la fille d'un roi océanique et le frère d'un roi terrestre, le tout en 4 actes.  Écoutez cette vidéo... Je vous en reparlerez à mon retour... Je me pince encore !!!  Les pas de chat, les grands jetés, les cambrés, les pirouettes, les fouettés, les tours.... J'ARRIVE !  La danse, c'est une drogue dure, je me répète, je sais... mais c'est tellement vrai ! 

P.S  Je ne sais pas si Monsieur le Marquis va ronfler lui ? 

lundi 19 septembre 2011

New-York avec Alicia

Je commence à ressentir de la fébrilité... Encore New-York ?  Ben oui, j'adore la grosse pomme, son énergie, les New-Yorkais et les touristes qui la regardent avec de grands yeux éblouis.  Dans mon cas, je régresse d'âge mental lorsque je m'y trouve.  Vais-je enfin voir Corno ?  À suivre...
Nous irons chercher notre fiston qui y vit depuis 3 mois pour sa maîtrise.  Mon grand intello de presque 6 pieds a une force de caractère incroyable.  Il a eu le courage financier de ses convictions et la chance de croire en ses rêves.  Il va quitter avec des pincements au coeur...  Il est fait pour vivre dans une grande ville ouverte vers le monde.  Ce qu'il fera à son retour et ce sera Montréal. 
En attendant vendredi... Un peu d'Alicia !  Quel beau prénom en passant.

Alexandre Désilets



Le monde de la musique au Québec ne me semble pas facile du tout.  Y'a énormément de bons artistes pour la capacité du marché québécois.  La musique francophone dans les radios commerciales se retrouve placée à des heures bizarroïdes, reste tout de même Espace-musique/Radio-Canada mais ça demeure un petit marché.  En une phrase, difficile d'y entrer mais très facile d'en sortir si vous voulez manger à votre faim.   Ceux qui s'acharnent, méritent évidemment notre respect.

Sachez que ça me frustre royalement lorsque je vois du talent avec un gros T et que l'artiste n'a pas le succès POPULAIRE qu'il mérite. Alexandre Désilets est l'un d'eux, il a un succès d'estime certes, mais il devrait briller davantage et on devrait l'entendre plus souvent dans les radios commerciales et à la télévision.  Toutefois, belle consolation,  il est nominé à l'ADISQ dans la catégorie Album pop-rock de l'année.   Présentement, il donne carte blanche à 8 réalisateurs.  Aux 2 semaines, il dévoilera un nouveau film illustrant une chanson de son CD ''La Garde''.  De plus, la chanson pourra être téléchargée GRATOS pour l'occasion !

Alex est un artiste charismatique, une bête de scène avec une voix particulièrement harmonieuse et touchante. Ses chansons sont uniques, elles sont remplies d'arrangements audacieux et de mélodies fortes. Allez le voir, parce que ça vaut bien plus pour lui que tout l'or du monde ! 

dimanche 18 septembre 2011

Anne Dorval et moi

J'ai mis mon petit chandail noir, version un peu trop chic mais c'est-celui-là-que-j'avais-le-goût-de-mettre, mon jeans et mes talons hauts puis,  recoloré mon visage,  j'ai-l'air-en-pleine-forme-même-si-c'est-pas-le-cas après ma longue journée au bureau.  Pourquoi ?  Pour la première visite de parents (mercredi dernier) de mon cheval sauvage lunaire de 13 printemps.  On a jamais une deuxième chance de faire une première bonne impression (c'est pas moi qui le dit) !  Et puis... Georges Clooney, version nouveau prof de l'école sera peut-être présent ce soir !  Pensais-je. Ben quoi ?  Je regarde mais ne touche pas !

-T'as l'air de Anne Dorval dans ''Les Parents'' habillée comme ça ! Me rétorqua ma fille.
-Oh....Comme c'est gentil ma cocotte !  J'adore Anne Dorval et je la trouve magnifique !  Lui dis-je.  C'est drôle, mes garçons me ''chantent'' souvent que je lui ressemble physiquement et pour tout le reste aussi.  C'est presque mélodieux à mes oreilles !  Un petit velours à chaque fois. Or... Les fleurs avant le pot !
-Maman, c'est pas un compliment.  Anne Dorval dans l'émission ''Les Parents'' a l'air MATANTE !  T'as toujours l'idée de t'habiller chic pour tout. 
-Je suis en jeans !!! C'est la manière de porter le vêtement qui fait la différence !  Me suis-je surprise à lui répondre, le visage en déconfiture.  

On dit que les fruits donnent des fruits... Mon Karma ne sera pas facile, je vous le dis... Et je réussis bien mieux avec l'éducation de mon chien !

samedi 17 septembre 2011

Sting un jour, Sting toujours...

Si vous voulez savoir ce que j'enseignais dans mon ''autre vie''  et bien vous allez avoir la réponse en regardant cette vidéo. J'ai tellement utilisé cette chanson dans mes cours en ballet-jazz, elle était parfaite pour les diagonales.  C'est fou comme ça me rappelle mes élèves, le plaisir de l'enseignement aussi. Ça me manque... Mon âme est artistique.

vendredi 16 septembre 2011

Ils dansent à Radio-Canada


C'est parti mon kiki, l'émission à Radio-Canada ''Ils dansent'' a débuté mercredi soir dernier et... C'est bon en petit péché !  Le montage (la musique/images) est extrêmement bien léché et ça, j'adore !  Faut dire que prendre de jeunes hommes ayant peu de technique mais faire le pari de les amener à se dépasser et vraiment performer avec beaucoup de travail et du bon vouloir, c'est tout un défi !  De plus, l'esprit d'entraide est bien présente dans cette émission ce qui, je vous affirme, ne l'est pas du tout dans le milieu de la danse.  J'ai rarement vu un danseur aider un autre danseur.  Il faut qu'il apprenne vite et bien, un point c'est tout. Un seul mot compte en danse: LE TRAVAIL ! oubliez les émotions, l'empathie, la camaraderie... Y'a plus d'énergie, elle passe uniquement à danser, danser, travailler, travailler et travailler.  J'ai jamais vu un danseur ou une danseuse avoir le sourire aux lèvres... trop fatigué(e) !  J'ai quitté le monde professionnel de la danse mais je prends toujours des cours de danse. Or, même lorsque cela est un loisir, les gens prennent ça (un peu trop) au sérieux.  Je danse depuis l'âge de 5 ans et j'en ai 49.  On ne peut pas quitter la danse, c'est une drogue dure comme l'amour. 

jeudi 15 septembre 2011

''En dessous, on est tous pareils''


Dix-sept personnalités connues se mettent à poils, oups à nu,  pour la campagne de Centraide au Québec.  Cet organisme veut attirer l'attention sur la pauvreté et la situation des personnes démunies.  C'est bien louable mais j'ai de la difficulté avec l'esthétisme de cette pub. Justement, mon attention n'est pas portée vers le message véhiculé mais plutôt sur la beauté des corps nus de ces vedettes.  De sages images, bien léchées qui chapardent voire qui annulent la pensée profonde de cette annonce publicitaire. Je dois avoir un petit côté voyeur, faut croire... Et puritain ?  Peut-être.

La phrase ''En dessous, on est tous pareils'' n'est pas géniale également.  Ben non, justement, en dessous de nos vêtements, nous sommes tous différents !  Faut vraiment vouloir faire un effort de réflexion pour bien la comprendre.  Selon le groupe de communication  Publicis, l'idée se veut de montrer que tous les êtres humains sont semblables malgré ce qu'ils possèdent et la chance qu'ils ont eue dans la vie.  La cause est tout de même noble puisque Centraide recueille des dons du public pour les redonner à de multiples organismes communautaires venant en aide aux personnes moins bien nanties (pauvres, en un mot).   En tout cas, pour attirer l'attention, elle attire !   Après le verbe VOIR, il faut DONNER maintenant.   Est-ce que cette pub amènera davantage les gens à le faire ?  J'en doute, en tout cas, elle fera connaître l'organisme, ça c'est certain !

mardi 13 septembre 2011

L'ère de glace de Playboy



À l'ère où nos jeunes trouvent le plaisir non-véniel sur internet, je me souviens d'une époque où les hommes de l'âge de mon père le trouvait dans un bon vieux Playboy.  Vous savez, la revue du journaliste inventif-riche-très-riche Hugh Hefner (85 ans et du Viagra...ça augmente l'espérance de vie, faut croire) ? Celle où tous les hommes sans exception disaient qu'ils la lisaient ''JUSTE'' pour les articles (mon oeil !) ?  Non rien, vraiment ?  Ben alors... vous souffrez possiblement d'Alzheimer ! Cette revue américaine faisait un malheur dans les années 60-70 mais elle a été un peu ostracisée par la suite parce qu'elle plaçait la femme uniquement à un niveau d'objet-potiche-aux-gros-seins-cerveau-pois no 1 !  Ah, vous vous souvenez, vous aussi !  Les lapines aux grosses poitrines-refaites !  Il aurait fallut dire !

Jeune ado, j'aimais bien aller chez mon oncle Paul à Montréal en vacances.  Lui, il en avait des Playboys et c'était facile à trouver, un jeu d'enfant  (table du salon si on savait regarder) ! Ciel, je ne pensais pas que l'on pouvait être aussi ''parfaite'' physiquement et si... et tellement... et... s'asseoir de cette manière et pas seule en plus !  Mais pas un homme ou presque... Grande déception ! Aucune idée du QI mais disons que ça n'avait pas trop d'importance.  Il ne faut pas dénigrer tout type d'apprentissage tout de même. Bref, j'aimais bien, en cachette, regarder les ''images'' et pas lire les articles !  J'ai toujours trouvé que Playboy était une revue artistique.  Un jour, j'ai écouté dans un reportage, comment la directrice artistique procédait pour les photos, c'est le bâtonnet (le coton-tige) qui fait toute la différence sur l'endroit à regarder.  À cette époque, les photos n'étaient pas très retouchées. De l'art, je vous dis...

Mais où veut-elle en venir ? Je vous entends...J'y arrive... Ben, c'est que je viens de lire un article disant que la célèbre revue réduit ses prix et se donne un air rétro.  Ce mensuel anodin du mois d'octobre reviendra donc à 60 cents !  Ça existe encore Le Playboy, me suis-je dit ! Mais comment cette revue insignifiante fait-elle pour survivre de nos jours encore ?  Le manoir Playboy, les clubs de nuit, les feuilletons télévisés doivent la faire survivre, c'est certain ou bien... L'homme aime l'art, c'est tout et il l'achète encore pour les articles, évidemment !

dimanche 11 septembre 2011

Le 11 septembre 2011



Et si les mots étaient des crayons de couleur alors aujourd'hui, le ciel serait nappé d'une triste poésie aérienne car la commémoration du 10ième anniversaire du 11 septembre nous ramène à notre fragilité humaine. Celle de ne pas pouvoir tout expliquer, celle d'accepter l'inacceptable, celle aussi de tourner la page. 

Tourner la page mais garder le livre bien ouvert.  Quoique l'Amérique n'est pas le nombril du monde et qu'il y a énormément de drames planétaires.  Ces tragédies sont peut-être moins spectaculaires mais elles peuvent bouleverser la vie des gens qui les vivent tout aussi intensément.

Tout le monde se souvient où il était le 11 septembre 2001.  Tout le monde se rappelle la réflexion qui s'est amorcée suite à ce drame et puis après ?  La vie continue, les valeurs n'ont pas changé.  Maille après maille, la tristesse fait place à l'embarras puis à la poudre d'escampette.  Il y a un gouffre immense encore entre les pays industrialisés et les autres.  Qui a le goût de fouiller dans l'obscur encore après 10 ans ? Est-ce que tout a été dit ?  Et si on tendait l'oreille pour essayer de comprendre encore l'incompréhensible ?  Il y a bien un message en dessous de tout cela, à part la haine ?

En regardant les images de ce triste événement, j'ai l'impression de me glisser dans un cercueil.  Nous avons tous des histoires parallèles qui frôlent ce drame.  Nous avons tous une vie qu'il faut continuer, c'est une manière d'honorer ceux qui partent, qu'on a aimé ou tout simplement pour la beauté de l'empathie en soi.  La douleur, qu'elle qu'elle soit demeure vive pour les proches mais pour nous, les détails ne font plus la différence.  Nous sommes rendus ailleurs catapultés dans nos propres vies car elles continuent, plus fortes que tout ou presque...  Il ne faut pas toujours essayer de tout comprendre quelquefois... Il faut peut-être juste croire au meilleur de l'humanité.

samedi 10 septembre 2011

L'amour posthume envers Nelly Arcan


Photo: archives La Presse

En cette journée mondiale de la prévention du suicide, je ne peux pas passer sous silence le nouveau site web de l'écrivaine Nelly Arcan (Isabelle Fortier), qui a mis fin à ses jours il y a deux ans.  Sa famille a lancé nellyarcan.com , un site dédié à ses oeuvres.  Un acte d'amour posthume.  J'y suis allée fureter parce que cette femme avait une écriture profonde, soignée mais surtout authentique. Lire Nelly Arcan, c'était assister à une overdose en direct.  Rien de fugace, une écriture très lourde, agressive. Le sujet, la phrase assassine, les mots qui poignardent, tout ça résonne encore en moi.  Son écriture hargneuse envers sa famille et elle-même était difficile à supporter.  Certes, Nelly Arcan ne faisait pas dans la dentelle, la censure n'existait tout simplement pas. Il y a toujours dans l'ombrage de ses écrits, la beauté d'un talent assumé.  Or, il n'y a pas que cela.

Son texte ''se tuer peut nuire à la santé'' (que l'on retrouve sur le site) est extrêmement lucide (comme tout ce qu'elle écrivait) . Il fait froid dans le dos par sa brillante analyse.  Nelly Arcan vivait-elle une dichotomie entre sa tête et son coeur ?  Intellectualisait-elle sa souffrance plus facilement que de vouloir/pouvoir cesser de souffrir ?  On dit souvent qu'on ne veut pas mourir, on veut juste cesser de souffrir... Dans la souffrance, avons-nous le choix de faire un choix ?

''...C'est peut-être parce que (entre mille autres choses), le maternage de l'état qui organise tout à distance de la réalité quotidienne de ses citoyens vient de pair avec la déresponsabilisation de ces mêmes citoyens face à la misère de leurs proches.  Il ne faut pas oublier que les barrières les plus solides contre la détresse des gens qui nous sont chers, c'est encore vous et moi''  Nelly Arcan

Ce site est donc un acte d'amour posthume... lourd de sens... L'amour d'une famille qui veut la garder vivante.  Et qui nous envoie au visage (sans le vouloir) qu'il faut peut-être dire et redire aux gens qui nous entourent qu'on les aime.  Que pouvons-nous faire de plus ?  Le jugement n'a pas sa place mais l'amour certainement...

vendredi 9 septembre 2011

Moi, Bibi, et la chose...


Heureusement que Madonna existe...(mais va falloir travailler fort !).

J'aurai beau piler dessus, l'ignorer, en rire... utiliser la pensée magique pour m'en faire une alliée imposée, j'y suis arrivée, je suis en préménopause (je vous passe les petits détails)  ! Saloperie de saloperie, c'est pas le cancer, je sais, mais ça fait suer (quoi que les bouffées de chaleur ne sont pas encore commencées) ! Il paraît que la vieillesse nous amène à la sagesse, ben avec moi, il va y avoir du GROS travail à faire avant d'y arriver !  Oubliez les :
''Il y a quelque chose en moi qui ne cesse de progresser'' de Arnaud Desjardins
''L'âge m'a donné une sorte d'insouciance'' de Benoîte Groult
''Je me mets beaucoup moins en colère'' d'Albert Jacquard
''Mon regard s'est apaisé'' de Willy Ronis

Pour Bibi, vieillir, ça lui fait peur et ça ne l'apaise pas du tout ! Je sais très bien que la vision du temps qui passe se transforme avec les années, probablement qu'à 96 ans, elle sera épanouie mais en attendant ses petits changements physiques la mettent en colère plutôt que de bien la gorger de plénitude.  Le je-m'en-foutisme ne l'a pas encore atteint !  L'effet surprise de certains changements physiques ne l'aide pas à prendre la ''chose'' du bon côté.  Bibi aimerait juste arrêter le temps encore quelques années.

Autant vous dire que je ne suis pas rendue à l'étape philosophique d'accepter avec joie ''la chose''... Je ne peux même pas revendiquer l'heure du droit d'y accéder.  Nuance à apporter, je ne suis pas désespérée, mais sachez qu'à mes yeux, c'est un peu désespérant.  Or ma myopie ne me sert à rien en ce moment.  L'éloge de la dite ''chose'' ne viendra pas de moi !  Quel tohu-bohu !  Je me suis trop moquée de l'andropause de Monsieur le Marquis, et voilà, je suis punie !  À mes risques et périls maintenant... Ma puberté est déjà terminée ?  Ma vie de femme commence... Je n'ai pas vu le temps passer.  Allez Bibi, va te moucher le nez !  T'as attrapé le rhume de ta cocotte en plus ?  Mais dis-moi, sous quelle étoile tu es née ?    Une vieille, une très vieille étoile sûrement !  Mais Bibi, toutes les étoiles brillent heureusement !  Allez, montre-moi la Madonna en toi !

P.S (connaissez-vous le meilleur livre sur le sujet ?) 

mercredi 7 septembre 2011

Imparfaite

Être imparfaite.  Facile à dire mais pas facile à faire !  Figues et pattes de gazette, vous allez penser que j'ai la tête enflée ! Je vous rassure, rien n'est plus difficile que de lâcher prise face à mon désir de perfection, moi, femme presque quinquagénaire du 21ième siècle, je n'y arrive pas.  Vous savez, ce petit tyran intérieur qui me pousse à l'insatisfaction chronique du, il faut que... il faudrait bien que... conjuguer à n'importe quel temps, l'insatisfaction me guette constamment.  On dirait que c'est pire lorsque la rentrée scolaire arrive.  Je deviens intoxiquée, empoisonnée à l'irréalisme du désir de m'améliorer constamment comme une bagnole que l'on pousse au maximum, tiens... une belle luxueuse Lamborghini rouge pétante. 
Faudrait que je sois plus techno;
Faudrait que je composte (Eurk juste à y penser);
Faudrait que je mange du Tofu;
Faudrait que je sois bilingue;
Faudrait vraiment que je sois bilingue;
Faudrait que j'aime plus le sport et (moins les hommes) oups...
Faudrait que j'ai, moi aussi, de beaux ongles bien vernis comme les filles au bureau;
Faudrait que je me souvienne du prénom des gens que je rencontre pour la première fois;
Faudrait que j'arrête d'avoir peur des grosses araignées (pas peur des petites);
Faudrait que je m'occupe plus de ma mère;
Faudrait que je m'occupe mieux de ma mère;
Faudrait que j'aime faire des massages (j'aime juste en recevoir) ;
Faudrait que je fasse des abdominaux;
Faudrait que je prenne un cours de méditation;
En voulez-vous encore ? 
Je ne suis pas une épicurienne, je suis une travaillante. Les efforts justifient mon plaisir.  La tyrannie, je vous assure, ne vient pas des autres, elle vient de soi !  Faudrait que... ça me rentre dans la tête un jour ou l'autre !

lundi 5 septembre 2011

L'amphithéâtre et le plaisir de chialer pour chialer

Photo: Francis Vachon

Pendant que nos cousins français attendent des explications sur l'affaire DSK, les maires (Corriveau et Loranger) de St-Augustin-de-Desmaures et de L'Ancienne-Lorette (avec un L) râlent de ne pas avoir été davantage mis au parfum de l'entente entre la Ville de Québec et Quebecor au sujet de la gestion de l'amphithéâtre. Il faut savoir que ces deux villes ont refusé de fusionner avec la Ville de Québec. C'est donc une vieille histoire de famille qui refait surface. Nos élus municipaux devront voter sur cette entente demain pour qu'elle soit entérinée.  La ville de Québec est magnifique mais... elle demeure avec une mentalité de chialeux, de pointilleux qui veulent toujours jeter de l'huile sur le feu.  Une mentalité de village. On dirait que les gros projets, ça fait peur et qu'il faut que tout le monde s'en mêle parce que c'est certain que quelqu'un quelque part va s'en mettre trop dans les poches et...faire de l'argent.  Or, au Québec, c'est encore mal vu ! Nos municipalités se doivent donc d'être plus blanc que neige et d'y aller avec élégance lorsqu'elles investissent avec le privé. 

Voilà l'erreur du maire Napoléon Labeaume Premier, l'élégance... Il tourne les coins ronds et dirigent sa ville comme une entreprise privée. Et puis après ?  Vous auriez aimé qu'il soit en mode pause pendant combien de temps ?  Je travaille dans l'entreprise privée depuis de nombreuses lunes et je peux vous dire que mes patrons ont toujours été dans le mode ACTION et ils ne consultent pas leurs employés !   Labeaume applique le mode de fonctionnement qu'il connaît et lorsqu'il a été propulsé au pouvoir, les citoyens savaient très bien qu'il venait de l'entreprise privée. 

De toute façon, cet automne,  il reste le projet de loi à l'Assemblée nationale et l'hypocrisie n'est pas toujours là où l'on pense. Amir Khadir va ressortir ses grandes déclarations avec peut-être l'appui des dissidents du PQ mais pour ces derniers, on connaît maintenant les véritables raisons des couteaux dans le dos de Marois.  L'amphitéâtre n'aura été qu'un prétexte pour vouloir la remplacer.  Que dire de Monsieur de Belleval, justement rien.  Contester la constitutionnalité d'une loi est une chose mais alimenter de vieilles rancoeurs en est une autre.  J'ai l'air naïve comme ça mais pas tant que cela... Y'a anguille sous roche...

J'aurais bien aimé vous jaser de l'auberge mange grenouille et de la station des roses, terminer ça avec raffinement. Compte tenu du peu de temps qu'il reste, les prochains débats sur la question de l'amphithéâtre seront décidément plus mordants et ne feront pas dans la dentelle.  Le sprint final sera corsé, attachez vos tuques, les gaulois et les romains sont là !

vendredi 2 septembre 2011

Belle et bien dans son âge


C'est bizarroïde dans ma tête (c'est pas nouveau me dirait ma copine Louise ! ) mais dans ma vie, je n'ai jamais vécu la fin de mes décennies comme de petits deuils. Bien sûr, j'ai eu ma crise de la quarantaine à 43 ans, or c'était presque amusant sauf que cette fois-ci, c'est différent.  Je vis intensément, à fond les 4 derniers mois de la fin de ma 49 ème année et... pour une femme, c'est presque pénible. N'essayez même pas de me ''dire'' le contraire, je vous assure que c'est âprement chiant !  Vieillir, c'est normal je sais...mais c'est tout ce qui va avec qui me fait peur et ça n'a rien de rigolo.  La pensée magique ne fonctionne pas du tout avec moi !  Les gens qu'on aime et qui tombent malades, c'est ce qui m'effraie le plus.  Le reste... C'est superficiel mais tout de même agaçant ! 

Cette foutue préménopause qui ne veut pas me donner de date précise pour la vraie ménopause ! Me semble que ça serait facile de dire bon, vous avez 55 ans et bien vous y êtes et bonne chance !  NON, faut que ça branle dans le manche pendant 10 ans !  À ce rythme là, je comprends le caractère de certaines femmes qui deviennent plus agressives lorsqu'elles sont rendues là !  Un homme deviendrait FOU !  J'ai même pas commencé les bouffées de chaleur, ça va être beau !  La préménopause c'est pire que la puberté juste en longueur et je sais pourquoi !  C'est que ça prend un maudit gros bout de temps pour accepter ce qui va m'arriver physiquement dans les prochaines années (ne me parlez pas du psychologique en plus). 

La ride n'est pas nécessairement une décrépitude et la jeunesse un éden, je sais...Ce n'est pas être belle qui compte mais plutôt se sentir belle, je sais, je sais, je sais tout cela. Pour le savoir, je le sais mais... Soyons honnêtes, la jeunesse est valorisée dans notre société, pas le vieillissement. J'ai beau avoir le ''caractère'' jeune, c'est pas marqué dans ma face !  Parce que moi, je veux ME plaire lorsque je me regarde dans le miroir. Je veux vieillir en santé ET en beauté ! La séduction est narcissique mais elle fait du bien à l'âme comme le sexe !

Dans le fond, je me demande si les femmes ailleurs dans le monde vivent la même réalité que moi ?  Pour plusieurs encore de nos jours, vendues, mariées de force,  pas certaine... Je me plaignais de quoi déjà ?