dimanche 2 avril 2017

La vie au chalet Lombrette





Il m'arrive régulièrement de m'étendre sur ma grande galerie au chalet ou sur le bord de la rivière Lombrette en faisant l'étoile, celle que tous les enfants du monde font un jour dans l'herbe, le sable, l'eau ou dans la neige. Des fois, je ne pense à rien et je regarde les nuages, des fois, je pense à mes ancêtres ou à la séquence de Fibonacci.  Allez savoir pourquoi.  Mais avec mes 39 000 pieds/carré de terrain, seulement le soleil ou la lune et ses étoiles peuvent me voir devenir un astre humain.

Mes voisins s'appellent les érables, les sapins, les épinettes, les pins, les bouleaux des plaines même s'ils demeurent dans un vallon.  Et les autres ?  Difficile pour moi de les identifier.  C'est alors que je me sens comme... Eva Gabor de l'émission Les Arpents Verts  (des années 70) !   Vous voyez le genre... Je pars de loin.  Je ne suis pas meilleure avec les oiseaux, un chardonneret peut devenir un chardonnay si je ne fais pas l'effort d'y penser avant de le dire.  Je suis une urbaine qui trippe campagne la fin de semaine ! 

Le samedi, je me lève tôt (je dormirai dans ma tombe) pour préparer ma fameuse mijoteuse.  Ma bible s'appelle ''Souper à la mijoteuse, 5 ingrédients, 15 minutes'', aux éditions Pratico-pratiques.  Deux cent quarante recettes, de bien belles prières culinaires.  Un indispensable même si vous habitez la grande ville !  Dans mon cas, c'est que mon temps est maximisé pour connaître mes nouveaux voisins de la forêt boréale ! 

Il y a deux semaines, j'ai enlevé tous les rideaux du salon et de la cuisine que les anciens propriétaires avaient laissés.  Quatre immenses fenêtres avec uniquement un paysage bucolique.  Il n'y a plus de frontière entre l'extérieur et l'intérieur !  Wow ! 


Le bonheur est au chalet Lombrette, j'vous dis.  Motus et bouche cousue... J'ai pas le goût d'avoir des voisins humains ! 

Je fais l'étoile en voici la preuve !

Ma précieuse mijoteuse ! 

mercredi 29 mars 2017

Baie-St-Paul en mars

Parce que j'aime ce coin de pays plus que tous les autres... 

Crédit photo: moi-même

Baie-St-Paul en mars, plus précisément le 25 :) 

  L'arrière de l'hôtel Le Germain

à proximité de l'hôtel Le Germain (terrain des petites franciscaines)


À l'arrière de l'hôtel Le Germain


À l'arrière de l'hôtel Le Germain
  Vaches Highlands

mardi 28 mars 2017

De Victor Hugo à nos souvenirs

Améda Guérin 1887-1976

''LES SOUVENIRS SONT NOS FORCES.  QUAND LA NUIT ESSAIE DE REVENIR, IL FAUT ALLUMER LES GRANDES DATES COMME ON ALLUME DES FLAMBEAUX'' 
VICTOR HUGO 1802-1885

Nous sommes de ceux et celles qui nous ont précédés.  Du plus loin que je me souvienne, ma grand-mère Améda Guérin a été l'une des personnes les plus marquantes de ma vie.  

Sa naissance en 1887, deux ans après la mort de Victor Hugo, à une époque difficile, a fait d'elle une femme plus grande que nature. La vie dans ce temps-là se nommait de la survie.  La preuve, en 1886, au Québec, une épidémie de variole faisait 5700 morts à Montréal ! La vaccination massive a débuté seulement en 1958, on l'oublie si facilement. L'époque forge ce que nous devenons, presque autant que les gens qui traversent et façonnent nos vies.

De ces gens que nous avons aimés, que restent-ils ?  

Améda qui éleva seule ses 13 enfants et qui pris des pensionnaires pour arrondir les fins de mois.  Améda et ses doigts de fée, divinement bien laqués, coupant du tissu lorsqu'elle revêtait son manteau de couturière, métier qu'elle exerça. J'entends encore sa voix m'interpellant ''mon petit bé''. Et puis, nos siestes en après-midi, dans sa douillette verte, récupérée par ma mère et qui trône encore aujourd'hui dans ma chambre. Elle est défraîchie, certes, mais elle mérite à mes yeux bien des égards ! Améda et son amour de la politique (P-E Trudeau et Robert Bourassa). Améda toujours bien mise et en souliers à talon haut. Sa camisole au camphre pour éloigner les virus de la grippe. Sa délicieuse soupe aux gourganes...L'odeur de ses cheveux... 

Quinze (15) ans de ma vie à t'aimer quotidiennement...Et ça continue...

On ne peut retenir le temps, mais nos souvenirs, Si ! 



Ma soeur Martine, Améda et... moi, la toute petite.  


''Ceux que nous pleurons ne sont pas absents, ils sont invisibles'' Victor Hugo


mercredi 15 mars 2017

Rhume de gorille et maroon 5

Je viens de terminer un rhume de gorille, un maudit gros rhume !   En ordre croissant, j'ai commencé avec un rhume de princesse (le nez qui coule et je me lamente, je me lamente, je me lamente...), qui s'est transformé en rhume de guenon (le nez devient un ruisseau, puis une rivière) pour aboutir en rhume de gorille (le  jackpot incluant la toux et la voix d'un gorille ) !  Pour faire une histoire courte, je suis aux petits oiseaux qu'il soit terminé !  C'est pour ça que je n'ai pas alimenté mon blogue.  Je vous laisse avec des photos de mon coin de paradis au chalet de St-Tite-des-Caps.  

Ah...Je ne vous ai pas dit que je suis allée voir Maroon 5 en show, un beau lundi soir de février, le 27 plus précisément... Voilà l'effet qu'il m'a fait le beau Adam Levine !  Il me renverse littéralement, juste à y penser !  Encore beau que je ne me frappe pas la poitrine comme un gorille ! 






dimanche 5 mars 2017

Le crucifix, ce mal-aimé



Photo: Mon crucifix au chalet

Il n'aura suffit que d'une seule plainte pour faire enlever un crucifix entre 2 ascenseurs à l'hôpital St-Sacrement de Québec qui a été fondé par les Soeurs de la Charité en 1927.  Aussi vite disparu, aussi vite réapparu en raison de l'indignation générale de centaines de personnes.

C’est peut-être parce que je suis allée à la messe jusqu’à mes 15 ans et que Paul VI trônait sur les murs de mon école primaire que j’ai un attachement à la persistance de certains rituels religieux dans le temps.  J’aime les baptêmes et je me refuse à enlever mes crucifix en haut des portes d’entrées de ma maison et de mon chalet.  Pour moi, et par mimétisme de ma mère, ils signifient une protection invisible de l’au-delà.   Peu importe le prophète, ils représentent la spiritualité qui touche plus grand que soi. 

Le Québec change, il ne veut plus voir les vestiges de son catholicisme et en même temps, il a peur d’affirmer la laïcité qu’il pratique.  Pas facile à suivre pour les politiciens.  

Je revendique ma tendresse et mon ancrage à mon passé catholique.  J’ai quitté cette religion avec ma tête et comme une peine d’amour, mon cœur est nostalgique. Même si mes mains s’unissent pour faire un ''namaste'' au lieu d’un signe de croix, je désire que la croix du passé catholique de mes parents soit une fierté dans la lumière du présent.


Avoir des racines, c’est se donner des ailes.  Soyons fiers de nos origines, de nos croyances, de ce que nous avons été et de ce que nous devenons...


dimanche 26 février 2017

Les pivoines du passé


Crédit photo:  gabytaangeles.tumbir.com

Petite, à la demande de ma mère, tout docilement et à genoux, je supportais la chaleur torride du mois de juillet en bêchant les mauvaises herbes d’une haie florale qui attirait les abeilles comme du miel. De surcroît, les hannetons et les perce-oreilles  m’horrifiaient.  Il m’en fallait du courage du haut de mes dix printemps pour nettoyer ces plates-bandes qui n’en finissaient plus. Je n’ai pas le pouce vert et vous savez maintenant le pourquoi du pourquoi.  

Il y a des souvenirs qui nous reviennent en mémoire et qui savent si bien parfumer le temps présent. Je revois ma grand-mère Améda planter ses pivoines, de belles traditionnelles à fleurs doubles.  En souvenir d’elle, je promets cet été d’en ajouter au chalet.

Symbole des jardins d’autrefois de Joséphine Bonaparte à la cour française et chevauchant le souvenir d’une mamie aimante à la stature d’une impératrice dans mon cœur, je vais planter respectueusement les racines du temps passé dans ma terre.

Amusant de savoir que les pivoines du Québec sont cultivées depuis le début de la colonie.  Les nouvelles variétés françaises sont arrivées vers les années 1900. 

Les pivoines sont des vivaces comme certains souvenirs de mon enfance.

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D'autres moments de vie
La rivière Lombrette dégèle tout doucement


 Le far west à St-Tite-des-Caps

Cet été, je vous promets des photos de mes pivoines au chalet...


dimanche 5 février 2017

100 % québécois


Crédit photo: Magnifique caricature de Côté du Journal le Soleil

La semaine, je demeure dans une banlieue homogène où la diversité culturelle est rare, et mes fins de semaine, je rumine ma vie en campagne où les vaches de Monsieur Racine sont mes voisines. Je n’ai donc pas de contacts avec la communauté musulmane. Je connais évidemment l’intégrisme religieux du 11 septembre 2001 et ses ravages.  Alors Il m’a fallu chercher dans mon immense encyclopédie Larousse pour savoir que L’islam est une religion qui proclame sa foi en un seul Dieu.  Ses cinq piliers sont la profession de foi,  la prière rituelle (5 fois par jour), l’aumône légale, le jeûne du ramadân et le pèlerinage.  C’est un mince début, mais un début quand même.
   
Dimanche dernier, lors de la tuerie à la mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, ''un québécois pur laine'' a commis l’irréparable en tuant 6 personnes, faisant des veuves, des orphelins, des blessés et bien des québécois en état de choc.  Cette tragédie mérite donc du respect et de l’introspection pour chacun de nous, moi y compris. 

Je suis certaine et je ne suis pas la seule à le penser que la fameuse radio poubelle de Québec n’a pas aidé aux respects des différences.  Elle a plutôt sournoisement installé un climat de méfiance et d’intolérance à différents niveaux.  La libre expression ne va pas vers la nuance, elle se vautre dans l’intolérance.  Et si on y ajoute Trump, pas surprenant qu’un déséquilibré passe aux actes. 
  
Depuis l’industrialisation, la société québécoise a tourné le dos à l’intégrisme catholique (du temps de ma grand-mère).  Elle a jeté le bébé avec l’eau du bain.  Les sacrements ont pris le bord pour faire place à l’individualisme, à l’athéisme ou à la recherche d’autres repaires empruntés à d’autres religions voire même au courant de la pensée positive.  Les québécois se cherchent et ils ne sont pas les seuls, ils puissent dans différents courants l’apaisement de cette solitude collective qui habite la planète.

Triste qu'il aura fallut ce drame humain pour ouvrir les yeux de bien des québécois (moi y compris) sur la nécessité de s’intéresser à la différence de l’autre, de la respecter et de l’inclure. L’autre est devenu le nous. Alors apprenons des autres cultures la fierté qu’ils ont de leurs croyances. Dans une société qui valorise l’individualisme, nous avons plus besoin d’eux que nous ne le pensons.  Créons des ponts humains, il est grand temps.  Il faudra quand même légalement passer à l’étape de poursuivre le projet de loi 62 de la neutralité religieuse.   En respectant ce nouveau NOUS dans l’intention de trouver le juste milieu.  Prions pour que nous soyons éclairés du nom du prophète que vous voulez ! 


dimanche 22 janvier 2017

Pussy hats au Sentier des caps

crédit photo: Andrew Caballero-Reynolds AFP

Je vous avoue qu'hier j'étais prête à sortir mes crayons de couleur et de feutre pour me faire une belle grosse pancarte afin de participer à la marche des femmes contre Trump.  Mais au chalet, à cinq minutes du Sentier des caps, j'aurais été la seule et unique avec un chapeau rose de Pussy hats sans oreilles de chatte.  

C'est donc Monsieur le Marquis qui m'a arrêté... 
-Me semble que tu vas être toute seule, mais vraiment toute seule !   On vient d'arriver (5 mois)... les voisins vont t'aimer !  On reste en campagne chérie, les vaches laitières du voisin pourraient t'accompagner, mais elles ne sortent pas l'hiver ! 

Ma petite voix intérieure me disait:
-Ouais...il a raison, c'est juste du gros bon sens.

J'ai donc fulminé mon indignation silencieuse en regardant devant ma télé les manifs qui s'organisaient un peu partout sur la planète, SANS MOI ! 
-Je vais aller faire de la raquette, autant actualiser mon bon vouloir dans quelque chose d'utile !

J'suis revenue beaucoup plus essoufflée, mais pas plus zen !   J'ai la couenne dure !  C'est pas parce que je n'essaie pas... Le yoga, la raquette...

Puis ce soir, c'est dans mon bain (à la maison) que l'illumination m'est venue, en furetant la twittosphère en plus ! Un gazouillis de Jean-Marie Lapointe (animateur-humaniste-fils de Jean Lapointe).  Je vous le donne dans le mille:

''Élevez-vous à ne pas rabaisser les autres''.  

Tout un défi pour les prochaines quatre années... Je vais aller me confectionner des oreilles de chatte sur mon bonnet rose.  Je sens que je vais en avoir besoin...Faut juste que je rentre mes griffes pour y arriver !

P.S Le bonnet symbolique est la réponse de deux féministes, Krista Suh (scénariste) et Jayna Zweiman (architecte) suite à la vidéo à scandale (2005) sortie en octobre 2016 de Trump disant:  ''Quand tu es une star, elles te laissent faire.  Tu peux les attraper par la chatte, tu fais tout ce que tu veux''.


vendredi 20 janvier 2017

Obamatriste




Aujourd'hui, journée d'investiture du Président Trump à Washington sous un ciel nuageux.  Je lui souhaitais presque une tempête de neige que dire... un ouragan (pensée magique).  Pourtant ce matin, j'avais de bonnes intentions. Faut donner la chance au coureur (j'ai pas écrit :de jupons) oups... Il va être entouré des plus grands experts, son entourage va le contrôler... Niet, rien à faire avec moi.  Ses valeurs, son manque de compétence, son impulsivité, ses commentaires inappropriés sur les femmes, les émigrants et j'en passe... Je suis allergique à lui, voilà c'est dit, même virtuellement ! 

j'ai eu beau commencer ma journée de congé en allant à mon yoga, j'ai quand même boudé ma télé pour ne pas regarder ce personnage. Franchement, je ne suis pas très fière de ma réaction.  Une chance que la yogi a fait son yoga, imaginez sans ! Vous dire, j'suis pas zen du tout !  Je ne suis pas encore rendue à faire un doigt d'honneur à mon écran, c'est bon signe.  Je suis donc récupérable, quoi que... 

Monsieur le Marquis martèle mes oreilles avec...
-Prends pas ça à coeur...

Facile à dire. J'ai justement le coeur brisé. Je suis ObamatristeRemplacer Obama aurait été difficile pour n'importe qui (moins pour Hillary), mais le substituer par, comment dire, je n'y arrive même pas... L'impensable est arrivé ! 

Bon, direction chalet pour me réaligner le cerveau !  En espérant que je n'aurai pas le vin triste.

''Ce qui s'en vient n'est pas un point final, ce n'est qu'une virgule''.  Obama 20-01-2017

 Elle est grosse la virgule à digérer...




dimanche 15 janvier 2017

Freestyle or not freestyle

Résultats de recherche d'images pour « crampons »


Je ne suis pas une ''adrenaline junkie''.  Pas du genre casse-cou du tout pour me sentir vivante. J'ai le bonheur facile avec le verre à moitié plein.  Par contre, je comprends la jeune génération qui carbure au dépassement de soi en aimant les sensations fortes.  Ils appellent ça du ''freestyle'' (c'est la mode de baptiser en anglais les nouvelles tendances et ce, partout dans le monde !  Bien trop long de le dire en français, avec deux (2) ou trois (3) mots, dans une revue québécoise !).   Petite montée de lait terminée ! 

Bon, je continue...Dans mon cas, ma grande exaltation est de marcher sur la glace avec mes crampons lors d’une température glaciale (je vais au travail à pied, chanceuse, je sais...) et il y a des jours où ça me suffit complètement.  À chacun son niveau d’excitation.  Mais entre vous et moi, je les admire.  Pour eux, les obstacles sont juste une source de motivation.  En vieillissant, je crois qu’on perd cette belle folie de sauts périlleux parce qu’on a peur.  On connaît trop les risques. Le désir de toujours se surpasser s’atténue.  On se contente d’être encore vivant (e) et nos rides engourdissent nos envies. 

les acrobaties de nos successeurs sont liées à leur mode de vie.  Les jeunes ont le vent dans les voiles et nous, on veut juste entrer au port. Il faut donc apprendre d’eux et ne pas arriver au but trop vite.  Le chemin est souvent plus riche que la destination. L’audace n’a pas d’âge, il faut s’en souvenir. La jeune génération est inspirante et créative, mais nous aussi ! Faut juste ne pas l'oublier.

Mon chien me regarde avec pitié.  Il doit se dire :  ‘’Les humains aiment se compliquer la vie.  Je vais me recoucher.  Pas question de me réincarner en homo sapien, trop compliqué… Dix (10) pas pour me rendre à mon fauteuil, c’est assez.  La croisade des braves sera pour demain’’. Il a tout compris mon chien-chien. Apprenons de nos adorables clébards, paroles d'une Simard…

Cramponnons-nous les amis, ne perdons pas le goût de nous surpasser, d'essayer, de découvrir à la mesure de nos capacités... The sky's not the limit (Pas de montée de lait pour une expression que tout le monde connaît) !


jeudi 12 janvier 2017

Qui sera le suivant ?



Crédit photo: moi
Raison de la photo:  pour alléger le texte...

Je vais rarement voir les statistiques sur mon blogue.  Lorsque j'écris, je pense que je suis seule au monde.  C'est quand même amusant de savoir que vous me lisez davantage en France qu'au Canada. Ah... Nul n'est prophète dans son pays !  

Vous survolez ma vie des États-Unis à l'Allemagne, de l'Espagne à la Chine, de l'Ukraine à la Belgique et de la Suisse au Gabon.  Je vous entends penser...Le domino zigzague pas mal fort et vous avez raison ! Et bien...  dans ma Cornolitude, accoutrée de mes lunettes sur le bout de mon nez et de mes grosses pantoufles bien chaudes (parce qu'il fait frette au Québec), je pense à vous... Pas trop, ça pourrait m'intimider. 

Je tourne à 180 degrés, me semble que ça fait des lunes que je n'ai pas écrit ça !

À tous les matins, au petit déjeuner,  je demande à Monsieur le Marquis de Pomponville (ça fait chic, mais lire entre les lignes: mon chum de Québec).

-Chéri, qui est mort ce matin ?

C'est rendu un ''running gag'', une farce platte... 

Et depuis un an, Monsieur le marquis a répondu:
Marcel Barbeau (peintre), David Bowie, René Angelil (mon idole, mari et gérant de Céline Dion), Alan Rickman, Glenn Lewis Frey, Umberto Eco, Claude Michaud (comédien), Nancy Reagan, Roger Tabra (poète et parolier), Claire Kirkland-Casgrain (politicienne, première femme à l'Assemblée nationale), Jean Lapierre (politicien), Jean Bissonnette (producteur-réalisateur), Rita Lafontaine (comédienne), Prince, Muhammed Ali, Gordie Howe (joueur de hockey), Pierre Lalonde (chanteur), André Montmorency (comédien), Sylvie Roy (politicienne), André Melançon (réalisateur), Gene Wilder, Bob Bissonnette (chanteur), José Fernandez, Arnold Palmer, Léonard Cohen, Bob Walsh (chanteur-musicien), Sharon, Jones, Michelle Morgan, Fidel Castro, Gotlib, Alan Thicke, Henry Heimlich, , Dominique Lévesque (mon ancien prof humoriste), Corno (NON-je ne veux pas), Guy Corneau (psychanaliste, frère de Corno, NON-je ne veux pas), Georges Michael, Carrie Fisher, Debbie Reynold et Andréanne Sasseville (animatrice).  

Franchement, j'ai peur de me lever demain matin... La liste est longue et va s'allonger encore et encore.  On a beau vouloir demeurer sur le plancher des vaches et que nos proches ne meurent jamais, donner la vie, c'est aussi donner la mort... Un peu macabre, je sais...

La valse de la mort ressemble à un bingo à lequel personne ne veut participer. 

lundi 9 janvier 2017

Je réalise un rêve



Journée de ma fête (7 janvier), journée festive, journée d'amour et de passion.  Je suis entrée dans la petite boutique adjacente à la Galerie Iris direction Baie-St-Paul city.  Je savais que j'allais voir mon amie Sylvie et des giclées de Corno.  J'ai de l'intuition.  Pratique d'être une pseudo-sorcière à la gomme quelquefois ! J'ai évidemment vu ma meilleure amie et... je suis repartie avec...une giclée de Corno.  Je l'appelle, mon voyage en Chine uniquement pour le comparatif monétaire.  Je voyage en l'admirant.  Mes valises sont dans ma tête. 

Les giclées, des impressions numériques, prennent eux aussi de la valeur.  Chose que je ne savais pas du tout avant l'achat.  On dit une giclée, pas un, et encore moins, un givré !  Note à moi-même ! 

Je flotte...  Bon, c'est pas une toile entre 50,000$ et 300,000$, je vous l'accorde, mais...de toute manière, j'ai pas les murs pour y placer une oeuvre de la grandeur d'une patinoire alors...

J'essaie toujours de concrétiser mes rêves.  Je fais tout pour y arriver.  Je peux les abandonner, les changer, mais... avant de lâcher-prise, je travaille fort pour les vivre.  

Je vous présente: Face on Black, Corno année 2013, giclée plexiglass.  Je l'aime d'amour !  

Je me sens moins cornolitude.  Je touche même la gratitude et même plus...

  




mardi 3 janvier 2017

Cornolitude




Je vis autant avec les morts que les vivants.  Ils m’apportent la force de l’invisible.  J’ai besoin d’admirer plus grand que moi, cette autre personne que je ne suis pas.  J’admire la nature alors pourquoi pas un être humain !  

Je sais très bien que je vois l'autre différemment du comment il se voit lui-même, souvent plus beau dans tous les sens du mot et c’est bien ainsi.  Je porte des lunettes roses comme d'autres des lunettes fumées parce que je veux voir la beauté m'éblouir. 

Comme bien des gens, je n'avais pas les milliers de $$$ pour acquérir un immense Corno, juste mes deux yeux pour contempler son talent, quelques cartes et un giclé d'une toile à ses débuts.  Et pourtant...

Le temps d’une pause, Corno je pense à toi.  Véritable hymne à la vie, charnellement sexuelle, tableaux y compris.  Précurseur tu as été, guerrière moderne du pinceau, tu as tout donné.  De tes œuvres et de ta vie passée, je cherche toujours en moi cette fougue, cette audace, avec couleurs et panache.

Inspirante, tu as été et seras à jamais…

Je regarde la neige tomber, tout doucement, j’attends de voir si les flocons vont se colorer…Ils sont roses, je crois bien... Tiens, un nuage pulpeux... Corno n'est pas très loin... J'aime le penser. 



crédit photo celle du haut: agence QMI

J'admire la nature... Crédit photo: bibi (moi-même).






jeudi 22 décembre 2016

Corno-21 décembre 2016






Je suis sous le choc, Corno, ma peintre chouchou est décédée hier, 21 décembre 2016.  C'est fou parce qu'hier, justement, je suis passée à deux doigts de la mort. J'ai manqué me faire frapper en traversant une rue par une voiture roulant à grande vitesse... Bien contente d'être vivante aujourd'hui ! Vous ne me croyez pas ?  Je vous le jure, même si c'est pas beau de jurer.  Allez demander à mes collègues au bureau pour la preuve.  

N'empêche que j'ai su ce midi par mon chum qu'elle était décédée.  J'en n'ai pas parlé... J'étais trop tristounette pour étaler ma peine.  Parce que Corno, c'était pas n'importe qui pour moi.

Elle a aimé une lettre que je lui ai écrite, elle m'a répondu et donné son numéro de cellulaire. Lorsque je lui ai parlé, j'étais à New-York pour la voir et elle, en Jamaïque puis un jour, je l'ai rencontré...


Corno, j'ai eu la chance d'aimer tes toiles, de les admirer à New-York, Montréal et Québec... Chère bleuet bionique... Je me compare à quelqu'un qui a eu la chance, un jour, de rencontrer Picasso. Dédiée à ton art, tu étais. Je te souhaite AMOUR ET PASSION comme tu me l'as si bien écrit... Va mettre de la couleur dans ce bleu si paisible, va y mettre ta touche, va y dessiner tes lèvres pulpeuses et tes corps en feu... Respect, admiration, passion et amour...à jamais.






dimanche 18 décembre 2016

Le sapin de Noël

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crédit photo: Journal le fil-Université Laval



Rendue à l’hiver de sa vie, Eva ressent une soif dévorante, celle d’une détective, un peu fantaisiste qui veut comprendre.

En cette belle soirée de décembre, le froid était intense.  L’odeur du bois brûlant dans les cheminées enrobait les lieux de son doux parfum.  Des milliers de cristaux scintillaient sur le sol, déposés majestueusement un à un à titre d’or blanc.

Et pourtant, elle savait que…

Le scorbut comme le froid de l’hiver en Nouvelle-France avait déjà fait son apparition.  La recette de la concoction de l’annedda pour guérir cette maladie s’était évanouie comme l’eau dans une bouilloire électrique.  Pourtant, jadis, les indiens l’avaient dévoilé à Jacques Cartier, l’aidant à sauver son équipage.  C'était il y bien longtemps... Bien avant l'arrivée de son ancêtre. 

Elle sourit en pensant que le 12 octobre 1492, Christophe Colomb se croyant arrivé en Inde avait donné le nom d’indiens aux habitants de cette Nouvelle-France. Elle se souvint que leur blé avait été baptisé par Colomb, du blé d’Inde. Amusant, elle trouva.  Triste que si peu de gens s'en souviennent. 

Il est toujours hasardeux de retourner dans le passé.  Ses chaussettes imprimées dépassant de ses bottes lui rappelaient que la laine est un matériau noble.  Elle aimait s’en rappeler.  Ses yeux s’arrêtèrent sur son sapin enrubanné de lumières bleutées bien implanté sur la galerie.  Pas un Fraser, mais bien un sapin Beaumier déniché par l'homme de sa vie.  Le fameux sapin de l’arbre de vie de l’annedda.   Elle voulait que ce grand conifère fasse un pont entre le passé et son présent.

L’humain a définitivement un devoir de mémoire.  Un peu déformé, certes, mais qui donne à ses yeux, un sens profond à sa vie.  Son sapin de Noël, c'est un peu celui de son ancêtre... Noël. 



P.S.  Certaines personnes pensent que l’annedda viendrait du cèdre blanc, d’autres du sapin Beaumier.  Les recherches scientifiques convergent plus vers le sapin Beaumier.  

dimanche 11 décembre 2016

Noël Simard dit Lombrette-1657


Rivière Lombrette à St-Tite-des-Caps-décembre 2016


C'était bien avant l'existence de Bach, Beethoven, Berlioz, Chopin et même de Mozart. Seul le vent offrait sa musique forte et intense. C'était l'époque où on naissait aventurier.  

Mon histoire est la vôtre, où que vos pieds soient posés.  Les débuts de la Nouvelle-France commencent pour une grande partie des québécois sur la côte de Beaupré (entre l'Ange-Gardien et Beaupré), le berceau de l'Amérique française.  

En France, la guerre de trente ans contre les Harbourg (1618 à 1648) avait été marquée par des affrontements entre protestants et catholiques.  La famine et la pauvreté étaient omniprésentes. C'était l'époque où la société structurait notre animalité, notre instinct de survie.  Il fallait trouver un loup en soi.  Il fallait se vautrer de courage et d'espoir. 

Le 28 mai 1657, Noël Simard dit Lombrette et son père Pierre délaissèrent le village de Puymoyen en France pour la direction du port de La Rochelle.  Alors ils s'embarquèrent sur le bateau '' Le Taureau'' et la traversée fut confiée au capitaine Tadourneau.  Ce fut somme toute un voyage rapide et sans problème. Certains disent qu'ils arrivèrent le 21 juin 1657 et d'autres le 24 juillet 1657. Allez savoir...

Ici pourrait commencer l'histoire. Noël laissa sa mère, sa soeur et sa patrie. Pierre, son père, quitta sa femme, sa fille et son pays.   Ils abandonnaient donc, fort probablement, des gens qu'ils aimaient... L'animalité et l'esprit d'aventure dévoilaient quand même leurs crocs.  Peut-être pensaient-ils aller les chercher plus tard ? Peut-on avoir des ailes dans le dos et des cornes sur la tête ?  

Simard (Symard) du nom germanique ''sigmar'', composé de ''sig'' qui signifie victoire et de ''mar'' célèbre.

Le passé est difficile à expliquer.  Le courage est compliqué à mesurer.  L'invisible est inexplicable, mais il nous guide...

Ma rivière Lombrette, elle, m'inspire...

dimanche 27 novembre 2016

Passion dévorante

Ma vie est remplie et je te délaisse cher blogue...Entre le travail et ma passion dévorante pour la généalogie, je ne te visite plus.  Mais qui est-il cet homme occupant souvent mes pensées ?

C'est que depuis cet été, je suis en pleine recherche historique de l'époque 1650 en Nouvelle-France. Je carbure au passé comme d'autres aiment magasiner.  Ça coûte pas mal moins cher ! 

Je te le dis tendrement dans l'oreille et tu en feras ce que tu veux... Je vais écrire un roman à saveur historique.  Faut bien que mon cours avec l'auteur Marc Fisher me serve à quelque chose !  

Te dire...sans cet homme, je n'existerais pas.  Je t'assure que c'est vrai !  Ce n'est pas de la dépendance affective, c'est juste biologique car un lien invisible ancestral nous relie. Il sera donc mon personnage principal.

C'est vachement animal, brutal et intense.  Tu savais que j'adore les vaches ?  Pour vrai !  En tout cas, elles, elles m'aiment !  Je leurs parle et elles s'approchent en me regardant comme si j'étais Élizabeth II.   Tiens, preuve à l'appui...


Je tourne à 350 degrés...

Je te laisse avec des photos de mes promenades en forêt.   Je te reviendrai... Entre le travail et mes recherches.  

Mais qui est cet homme ?  Devine...

Baie-St-Paul

St-Tite-des-Caps


Un mésange tête noire à Baie-St-Paul


Baie St-Paul, tout près du quai



Baie St-Paul


Moi qui regarde ma rivière Lombrette sur mon terrain au chalet à St-Tite-des-Caps.  

lundi 10 octobre 2016

Le hiking et moi

Je me fais discrète...

Voici donc un petit coucou, tout furtif.  Entre le travail, la maison, le chalet (sans internet) et une bonne dizaine de randonnées pédestres (surtout des 5 kilomètres).  Je hiking comme ce nouvel anglicisme que l'on retrouve un peu partout !  Faut croire que randonnée pédestre est trop long à dire ou quoi ?  

Sachez que je ne cours pas les nouveaux restaurants ni les soirs de première, je cours le bois dans Charlevoix !  Plus précisément, j'arpente les roches en respirant comme une baleine sans avoir le sens de l'orientation ! Rien de gracieux à ma démarche.  J'essaie pourtant !  C'est que les branches d'arbres, y en a partout ! Alors ma concentration se limite à placer mes pieds aux bons endroits pendant que Monsieur le marquis file à toute vitesse vers des sommets qui pour lui semblent d'une facilité déconcertante à atteindre.  C'est pas juste la vie !  

Et mon cellulaire est devenu mon appareil photo !  

Il y a des moments pour écrire et d'autres pour vivre... Je hiking comme une baleine, mais je hiking quand même !  Moi, discrète... pas dans l'bois !