dimanche 14 mai 2017

De Madame Macron au sortilège des femmes autochtones


Crédit photo: CBC



La moutarde me monte au nez.

Avez-vous remarqué l'effervescente démesure de commentaires peu élogieux sur la toile de la différence d'âge de M. Macron, nouveau président de la République et de sa conjointe Brigitte Trogneux ?  De l'âgisme et du sexisme pour un écart de 24 petites poussières qui, dans le cas de M. Trump et sa Mélania est ignoré.  Vieillir, suivant que l'on soit un homme ou une femme n'est pas du tout perçu de la même façon. La femme doit ramer bien plus fort pour ne pas perdre de sa valeur avec l'âge.  Nous disparaissons progressivement des écrans de cinéma, de la télévision et des médias.  Il y a plus encore...

Le féminicide, vous connaissez ?  Au Québec, entre 1980 et 2012, il y a eu une cinquantaine de femmes autochtones disparues ou assassinées selon l'organisme Femme autochtones du Québec.  Est-ce qu'on en parlerait plus si elles étaient.. non-autochtones ? 

Pourquoi ces disparitions sont sous-médiatisées ?  

Il y a des frontières à la tolérance d'un vieux système qui comme un sortilège s'éternise à statuer l'invisibilité des femmes autochtones.

Le silence peut devenir le sang qui entache celui qui se tait. 

Je ferme le pot de moutarde.


dimanche 7 mai 2017

Le printemps à St-Tite-des-Caps

Crédits photos: moi-même

Mon petit coin de paradis, je l'amoure...


La Lombrette fâchée




Sonny le magnifique



vendredi 28 avril 2017

Un petit Kuei Kuei



Crédit photo: source Cropped-Kahawi dancer

Au Québec, on parle souvent des deux (2) solitudes.  Celle des francophones et celle des anglophones.  On ignore délibérément la troisième (3), des nations autochtones.  Bien sûr, on connaît peut-être les Montagnais, Les Hurons-Wendats, les Innus, les Algonquins et les Cris, mais saviez-vous qu'il en existe 6 autres ?  Moi, j'savais pas.  D'ailleurs, je ne sais pas grand chose sur eux à bien y penser. 

Lors de la guerre Franco-Iroquoise du 17ième siècle, j'ai appris que mon ancêtre Noël Simard avait travaillé à la construction de redoutes (fortifications) à Beaupré pour se protéger des Iroquois.  Nous sommes au 21ième siècle, et j'ai l'impression que ces murs invisibles sont toujours omniprésents nous enfermant dans nos préjugés.

N'oublions pas que les décideurs du passé ont fait vivre aux nations autochtones la colonisation, le christianisme, les abus dans les pensionnats causant des traumatismes de génération en génération, je pense que nous avons quand même une certaine responsabilité.  On ne peut pas s'en laver les mains et faire comme si rien n'était arrivé parce que cela fait trop longtemps.  Alors on fait quoi ?

Si on plaçait nos préjugés de côté et que l'on apprenait à les connaître.  Tiens, je vous suggère :

1) L'art inuit au MNBAQ, c'est extraordinaire ! 

2) Le site traditionnel nation Huron-Wendat à Wendake (Québec); À découvrir et redécouvrir ! 

3) Le magnifique livre du journaliste et auteur Michel Jean:  ''Le vent en parle encore'' Libre Expression Il est disponible en livre de poche également;

4) La musique dans toute sa beauté avec: Florent Vollant, Élisapie Isaac, Samian, Shauit-DJ madeskimo et bien d'autres...

5) sur Instagram: Eeyou Istchee Baie-James (culture autochtone ancestrale);

6) Les conférences du chirurgien et grand sage Stanley Vollant à  la radio de Radio-Canada. Un incontournable ! 

7) Apprendre quelques mots.  Au Canada, il y a 60 langues autochtones.  On commence par Kuei Keui qui veut dire: allô, bonjour.  C'est pas sorcier. 

Vous en avez sûrement d'autres à me faire connaître.  J'attends les vôtres !  

Et que le Grand Esprit nous accompagne dans nos découvertes.  À notre manière, nous bâtirons des ponts et ferons tomber bien des murs. 

dimanche 23 avril 2017

La mode cocon ouaté


La belle comédienne Louise Latraverse, égérie de Denis Gagnon.  Crédit photo:  Cesar Ochoa.


Nous sommes entre nous, alors...

Parlons-s'en de cette mode qui démode, des tendances qui sont aussi fugaces que les saisons qui s'y rattachent.  Ce qui était ''in'' hier est ''out'' aujourd'hui et la roue tournera, car elle renaît toujours de ses cendres. 

Les nouveaux courants, je ne les décrypte pas ni ne les suis d'ailleurs.  J'achète souvent classique pour que mes trouvailles durent des lunes voire des décennies.  Je préfère davantage concilier l'utilitaire avant le ''look''.  Je recherche donc le confort, la mode cocon ouaté (comme un bon vieux coton ouaté) !  Ma styliste préférée s'appelle Hélène, c'est ma belle-soeur.  Elle me réserve ses plus belles coquetteries que je n'aurais jamais pensé acheter. J'attrape aussi au vol les chandails que ma fille de 19 printemps ne veut plus.  Leurs vêtements se bonifient d'une valeur sentimentale et c'est justement la beauté de la chose !  Je porte un ''Hélène'' ou ''Anne-Sophie'' comme si c'était un Gucci ! Avoir bon goût n'est pas une question de mode, avoir du style demande beaucoup plus de recherches. L'élégance et l'originalité sont une question de dosage, elles s'observent tout autant dans la poésie de son vocabulaire. Tissus prince-de-galles, en pied-de-poule, l'escarpin à talon bloc, la bouche Bordeaux... Comme ces mots sont doux à mes oreilles !  

Que dire de son histoire...Tenez, qui aurait cru que l'imperméable créé par Thomas Burberry en 1914 pour protéger les militaires des intempéries à la première guerre mondiale allait devenir un éternel incontournable encore de nos jours ?  Que dire de Coco Chanel qui à l'âge de 71 printemps réouvrait sa maison de haute couture en lui insufflant la silhouette androgyne, le tailleur, le tweed écossais et les boutons-bijoux !  

La mode est belle lorsqu'elle est inclusive comme le désigner québécois Denis Gagnon qui a invité la comédienne Louise Latraverse à devenir l'une des ses égéries. Les vêtements deviennent des oeuvres d'art, rien de moins. 

À bien y penser, la mode n'est pas si superficielle qu'elle n'en paraît surtout lorsqu'une émotion s'y dépose.  Sentir le chandail de ma mère décédée reste le plus grand parfum qui soit.  C'est ma doudou d'adulte, mon cocon ouaté préféré.   




vendredi 14 avril 2017

Je ne pâquerai pas mon tour



Crédit photo: moi (le passage)

La Pâque (Pessah en hébreu) veut dire, le passage.  Avec le temps et la traversée de la mer rouge, Pâque et devenue les pâques pour les chrétiens célébrant la transition de la mort à la vie de Jésus.  

-Mon carême se termine dimanche.  Ai-je bien entendu cet homme ? C'est peut-être une blague ou peut-être pas, me suis-je dit un peu estomaquée. 

Y a aussi Laurence, avec son bel accent du soleil que je croise tous les matins en allant travailler et qui réussi à placer son amour du ''Seigneur, Dieu'' lorsqu'on parle de tout et de rien.  C'est tellement rare d'entendre des gens qui affichent fièrement leurs croyances ! Ça prend de nos jours du courage pour y arriver.  Je pense en particulier à Mario Pelchat et à son nouvel album Agnus Dei.  

Je suis allée tous les dimanches à la messe jusqu'à mes 15 printemps.  Je ne suis plus pratiquante, ma foi n'est plus religieuse, elle est davantage universelle, mais je suis croyante.  J'aime bien la définition d'Éric-Emmanuel Schmitt : '' La foi, c'est un moyen d'habiter l'ignorance''.  Dans le sens que malgré le doute, je garde ma confiance dans le mystère de l'inexplicable. 

Alors, en cette fin de semaine chocolatée, enrubannée de solitude ou de retrouvailles familiales, je vous souhaite de ne pas ''pâquer'' votre tour !  Lorgnons l'overdose d'amour avec ou sans la foi qui s'y rattache !  Soyons bons envers nous comme avec les autres. 

Joyeuses Pâques ! 


dimanche 9 avril 2017

Au bout du rouleau

-C'est très foncé !
-Comme c'est spécial !
-C'est pas très beau !
-C'est ben laid !
-Eeeeee...ne sachant quoi dire...

Ce vieux papier peint noir orné de rouge qui décorait l'une des deux chambres de mon chalet a fait jaser d'étonnement tous les visiteurs, moi y compris.

Aux grands mots, les grands moyens !
-Je le change. Me suis-je dis.

Que d'heures perdues à chercher dans les grandes surfaces puis sur le Web du papier peint.   J'ai enfin trouvé un endroit et je n'ai pas fait la difficile.  Il a quand même fallut que je casse mon petit cochon parce que ça coûte un bras et une jambe, de nous jours, de la tapisserie !  Un rouleau varie de 28 $ à 40$ environ, mais il y en a aussi des plus chers $$$ et il en faut minimum 3 !  Les murales, elles, valent environ 300$.  Et vous savez pourquoi ?  Je vous le donne dans le mille.  C'est tout simplement en raison du numérique que les prix ont grimpé de cette façon là.  Et dire que dans les années 80, le précieux rouleau coûtait seulement 10$ et on pouvait en trouver partout, même chez un ami. 

Tans qu'à parler de l'ancien temps... Vous saviez que les papiers peints avaient été importés de Chine au 16ième siècle et peints à la main ? C'est dès le 18ième siècle en Angleterre qu'on commença à coller les feuilles imprimées pour former un rouleau.  Je m'ennuie quasiment de l'époque où le tissu mural en France faisait sensation !  Il me semble que dans ce temps là, c'était moins compliqué, question de décoration.  De nos jours, qui tapisse encore les murs ?  

-Mais c'est la nouvelle tendance Madame.  Déclara une décoratrice.
-Non...Ne me dites pas que c'est redevenu populaire !  Lui ai-je dit parce qu'en ce moment, c'est davantage l'art de se compliquer la vie !  Je suis presque au bout de mon rouleau et je ne l'ai pas encore déroulé ! 

Avant

Après

Au chalet...Temps brumeux, fin de journée. Avouez que c'est joli ! 
Le repos de la tapissière.  À vrai dire, je prends ma dose de vitamine D :) 


dimanche 2 avril 2017

La vie au chalet Lombrette





Il m'arrive régulièrement de m'étendre sur ma grande galerie au chalet ou sur le bord de la rivière Lombrette en faisant l'étoile, celle que tous les enfants du monde font un jour dans l'herbe, le sable, l'eau ou dans la neige. Des fois, je ne pense à rien et je regarde les nuages, des fois, je pense à mes ancêtres ou à la séquence de Fibonacci.  Allez savoir pourquoi.  Mais avec mes 39 000 pieds/carré de terrain, seulement le soleil ou la lune et ses étoiles peuvent me voir devenir un astre humain.

Mes voisins s'appellent les érables, les sapins, les épinettes, les pins, les bouleaux des plaines même s'ils demeurent dans un vallon.  Et les autres ?  Difficile pour moi de les identifier.  C'est alors que je me sens comme... Eva Gabor de l'émission Les Arpents Verts  (des années 70) !   Vous voyez le genre... Je pars de loin.  Je ne suis pas meilleure avec les oiseaux, un chardonneret peut devenir un chardonnay si je ne fais pas l'effort d'y penser avant de le dire.  Je suis une urbaine qui trippe campagne la fin de semaine ! 

Le samedi, je me lève tôt (je dormirai dans ma tombe) pour préparer ma fameuse mijoteuse.  Ma bible s'appelle ''Souper à la mijoteuse, 5 ingrédients, 15 minutes'', aux éditions Pratico-pratiques.  Deux cent quarante recettes, de bien belles prières culinaires.  Un indispensable même si vous habitez la grande ville !  Dans mon cas, c'est que mon temps est maximisé pour connaître mes nouveaux voisins de la forêt boréale ! 

Il y a deux semaines, j'ai enlevé tous les rideaux du salon et de la cuisine que les anciens propriétaires avaient laissés.  Quatre immenses fenêtres avec uniquement un paysage bucolique.  Il n'y a plus de frontière entre l'extérieur et l'intérieur !  Wow ! 


Le bonheur est au chalet Lombrette, j'vous dis.  Motus et bouche cousue... J'ai pas le goût d'avoir des voisins humains ! 

Je fais l'étoile en voici la preuve !

Ma précieuse mijoteuse ! 

mercredi 29 mars 2017

Baie-St-Paul en mars

Parce que j'aime ce coin de pays plus que tous les autres... 

Crédit photo: moi-même

Baie-St-Paul en mars, plus précisément le 25 :) 

  L'arrière de l'hôtel Le Germain

à proximité de l'hôtel Le Germain (terrain des petites franciscaines)


À l'arrière de l'hôtel Le Germain


À l'arrière de l'hôtel Le Germain
  Vaches Highlands

mardi 28 mars 2017

De Victor Hugo à nos souvenirs

Améda Guérin 1887-1976

''LES SOUVENIRS SONT NOS FORCES.  QUAND LA NUIT ESSAIE DE REVENIR, IL FAUT ALLUMER LES GRANDES DATES COMME ON ALLUME DES FLAMBEAUX'' 
VICTOR HUGO 1802-1885

Nous sommes de ceux et celles qui nous ont précédés.  Du plus loin que je me souvienne, ma grand-mère Améda Guérin a été l'une des personnes les plus marquantes de ma vie.  

Sa naissance en 1887, deux ans après la mort de Victor Hugo, à une époque difficile, a fait d'elle une femme plus grande que nature. La vie dans ce temps-là se nommait de la survie.  La preuve, en 1886, au Québec, une épidémie de variole faisait 5700 morts à Montréal ! La vaccination massive a débuté seulement en 1958, on l'oublie si facilement. L'époque forge ce que nous devenons, presque autant que les gens qui traversent et façonnent nos vies.

De ces gens que nous avons aimés, que restent-ils ?  

Améda qui éleva seule ses 13 enfants et qui pris des pensionnaires pour arrondir les fins de mois.  Améda et ses doigts de fée, divinement bien laqués, coupant du tissu lorsqu'elle revêtait son manteau de couturière, métier qu'elle exerça. J'entends encore sa voix m'interpellant ''mon petit bé''. Et puis, nos siestes en après-midi, dans sa douillette verte, récupérée par ma mère et qui trône encore aujourd'hui dans ma chambre. Elle est défraîchie, certes, mais elle mérite à mes yeux bien des égards ! Améda et son amour de la politique (P-E Trudeau et Robert Bourassa). Améda toujours bien mise et en souliers à talon haut. Sa camisole au camphre pour éloigner les virus de la grippe. Sa délicieuse soupe aux gourganes...L'odeur de ses cheveux... 

Quinze (15) ans de ma vie à t'aimer quotidiennement...Et ça continue...

On ne peut retenir le temps, mais nos souvenirs, Si ! 



Ma soeur Martine, Améda et... moi, la toute petite.  


''Ceux que nous pleurons ne sont pas absents, ils sont invisibles'' Victor Hugo


mercredi 15 mars 2017

Rhume de gorille et maroon 5

Je viens de terminer un rhume de gorille, un maudit gros rhume !   En ordre croissant, j'ai commencé avec un rhume de princesse (le nez qui coule et je me lamente, je me lamente, je me lamente...), qui s'est transformé en rhume de guenon (le nez devient un ruisseau, puis une rivière) pour aboutir en rhume de gorille (le  jackpot incluant la toux et la voix d'un gorille ) !  Pour faire une histoire courte, je suis aux petits oiseaux qu'il soit terminé !  C'est pour ça que je n'ai pas alimenté mon blogue.  Je vous laisse avec des photos de mon coin de paradis au chalet de St-Tite-des-Caps.  

Ah...Je ne vous ai pas dit que je suis allée voir Maroon 5 en show, un beau lundi soir de février, le 27 plus précisément... Voilà l'effet qu'il m'a fait le beau Adam Levine !  Il me renverse littéralement, juste à y penser !  Encore beau que je ne me frappe pas la poitrine comme un gorille ! 






dimanche 5 mars 2017

Le crucifix, ce mal-aimé



Photo: Mon crucifix au chalet

Il n'aura suffit que d'une seule plainte pour faire enlever un crucifix entre 2 ascenseurs à l'hôpital St-Sacrement de Québec qui a été fondé par les Soeurs de la Charité en 1927.  Aussi vite disparu, aussi vite réapparu en raison de l'indignation générale de centaines de personnes.

C’est peut-être parce que je suis allée à la messe jusqu’à mes 15 ans et que Paul VI trônait sur les murs de mon école primaire que j’ai un attachement à la persistance de certains rituels religieux dans le temps.  J’aime les baptêmes et je me refuse à enlever mes crucifix en haut des portes d’entrées de ma maison et de mon chalet.  Pour moi, et par mimétisme de ma mère, ils signifient une protection invisible de l’au-delà.   Peu importe le prophète, ils représentent la spiritualité qui touche plus grand que soi. 

Le Québec change, il ne veut plus voir les vestiges de son catholicisme et en même temps, il a peur d’affirmer la laïcité qu’il pratique.  Pas facile à suivre pour les politiciens.  

Je revendique ma tendresse et mon ancrage à mon passé catholique.  J’ai quitté cette religion avec ma tête et comme une peine d’amour, mon cœur est nostalgique. Même si mes mains s’unissent pour faire un ''namaste'' au lieu d’un signe de croix, je désire que la croix du passé catholique de mes parents soit une fierté dans la lumière du présent.


Avoir des racines, c’est se donner des ailes.  Soyons fiers de nos origines, de nos croyances, de ce que nous avons été et de ce que nous devenons...


dimanche 26 février 2017

Les pivoines du passé


Crédit photo:  gabytaangeles.tumbir.com

Petite, à la demande de ma mère, tout docilement et à genoux, je supportais la chaleur torride du mois de juillet en bêchant les mauvaises herbes d’une haie florale qui attirait les abeilles comme du miel. De surcroît, les hannetons et les perce-oreilles  m’horrifiaient.  Il m’en fallait du courage du haut de mes dix printemps pour nettoyer ces plates-bandes qui n’en finissaient plus. Je n’ai pas le pouce vert et vous savez maintenant le pourquoi du pourquoi.  

Il y a des souvenirs qui nous reviennent en mémoire et qui savent si bien parfumer le temps présent. Je revois ma grand-mère Améda planter ses pivoines, de belles traditionnelles à fleurs doubles.  En souvenir d’elle, je promets cet été d’en ajouter au chalet.

Symbole des jardins d’autrefois de Joséphine Bonaparte à la cour française et chevauchant le souvenir d’une mamie aimante à la stature d’une impératrice dans mon cœur, je vais planter respectueusement les racines du temps passé dans ma terre.

Amusant de savoir que les pivoines du Québec sont cultivées depuis le début de la colonie.  Les nouvelles variétés françaises sont arrivées vers les années 1900. 

Les pivoines sont des vivaces comme certains souvenirs de mon enfance.

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D'autres moments de vie
La rivière Lombrette dégèle tout doucement


 Le far west à St-Tite-des-Caps

Cet été, je vous promets des photos de mes pivoines au chalet...


dimanche 5 février 2017

100 % québécois


Crédit photo: Magnifique caricature de Côté du Journal le Soleil

La semaine, je demeure dans une banlieue homogène où la diversité culturelle est rare, et mes fins de semaine, je rumine ma vie en campagne où les vaches de Monsieur Racine sont mes voisines. Je n’ai donc pas de contacts avec la communauté musulmane. Je connais évidemment l’intégrisme religieux du 11 septembre 2001 et ses ravages.  Alors Il m’a fallu chercher dans mon immense encyclopédie Larousse pour savoir que L’islam est une religion qui proclame sa foi en un seul Dieu.  Ses cinq piliers sont la profession de foi,  la prière rituelle (5 fois par jour), l’aumône légale, le jeûne du ramadân et le pèlerinage.  C’est un mince début, mais un début quand même.
   
Dimanche dernier, lors de la tuerie à la mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, ''un québécois pur laine'' a commis l’irréparable en tuant 6 personnes, faisant des veuves, des orphelins, des blessés et bien des québécois en état de choc.  Cette tragédie mérite donc du respect et de l’introspection pour chacun de nous, moi y compris. 

Je suis certaine et je ne suis pas la seule à le penser que la fameuse radio poubelle de Québec n’a pas aidé aux respects des différences.  Elle a plutôt sournoisement installé un climat de méfiance et d’intolérance à différents niveaux.  La libre expression ne va pas vers la nuance, elle se vautre dans l’intolérance.  Et si on y ajoute Trump, pas surprenant qu’un déséquilibré passe aux actes. 
  
Depuis l’industrialisation, la société québécoise a tourné le dos à l’intégrisme catholique (du temps de ma grand-mère).  Elle a jeté le bébé avec l’eau du bain.  Les sacrements ont pris le bord pour faire place à l’individualisme, à l’athéisme ou à la recherche d’autres repaires empruntés à d’autres religions voire même au courant de la pensée positive.  Les québécois se cherchent et ils ne sont pas les seuls, ils puissent dans différents courants l’apaisement de cette solitude collective qui habite la planète.

Triste qu'il aura fallut ce drame humain pour ouvrir les yeux de bien des québécois (moi y compris) sur la nécessité de s’intéresser à la différence de l’autre, de la respecter et de l’inclure. L’autre est devenu le nous. Alors apprenons des autres cultures la fierté qu’ils ont de leurs croyances. Dans une société qui valorise l’individualisme, nous avons plus besoin d’eux que nous ne le pensons.  Créons des ponts humains, il est grand temps.  Il faudra quand même légalement passer à l’étape de poursuivre le projet de loi 62 de la neutralité religieuse.   En respectant ce nouveau NOUS dans l’intention de trouver le juste milieu.  Prions pour que nous soyons éclairés du nom du prophète que vous voulez ! 


dimanche 22 janvier 2017

Pussy hats au Sentier des caps

crédit photo: Andrew Caballero-Reynolds AFP

Je vous avoue qu'hier j'étais prête à sortir mes crayons de couleur et de feutre pour me faire une belle grosse pancarte afin de participer à la marche des femmes contre Trump.  Mais au chalet, à cinq minutes du Sentier des caps, j'aurais été la seule et unique avec un chapeau rose de Pussy hats sans oreilles de chatte.  

C'est donc Monsieur le Marquis qui m'a arrêté... 
-Me semble que tu vas être toute seule, mais vraiment toute seule !   On vient d'arriver (5 mois)... les voisins vont t'aimer !  On reste en campagne chérie, les vaches laitières du voisin pourraient t'accompagner, mais elles ne sortent pas l'hiver ! 

Ma petite voix intérieure me disait:
-Ouais...il a raison, c'est juste du gros bon sens.

J'ai donc fulminé mon indignation silencieuse en regardant devant ma télé les manifs qui s'organisaient un peu partout sur la planète, SANS MOI ! 
-Je vais aller faire de la raquette, autant actualiser mon bon vouloir dans quelque chose d'utile !

J'suis revenue beaucoup plus essoufflée, mais pas plus zen !   J'ai la couenne dure !  C'est pas parce que je n'essaie pas... Le yoga, la raquette...

Puis ce soir, c'est dans mon bain (à la maison) que l'illumination m'est venue, en furetant la twittosphère en plus ! Un gazouillis de Jean-Marie Lapointe (animateur-humaniste-fils de Jean Lapointe).  Je vous le donne dans le mille:

''Élevez-vous à ne pas rabaisser les autres''.  

Tout un défi pour les prochaines quatre années... Je vais aller me confectionner des oreilles de chatte sur mon bonnet rose.  Je sens que je vais en avoir besoin...Faut juste que je rentre mes griffes pour y arriver !

P.S Le bonnet symbolique est la réponse de deux féministes, Krista Suh (scénariste) et Jayna Zweiman (architecte) suite à la vidéo à scandale (2005) sortie en octobre 2016 de Trump disant:  ''Quand tu es une star, elles te laissent faire.  Tu peux les attraper par la chatte, tu fais tout ce que tu veux''.


vendredi 20 janvier 2017

Obamatriste




Aujourd'hui, journée d'investiture du Président Trump à Washington sous un ciel nuageux.  Je lui souhaitais presque une tempête de neige que dire... un ouragan (pensée magique).  Pourtant ce matin, j'avais de bonnes intentions. Faut donner la chance au coureur (j'ai pas écrit :de jupons) oups... Il va être entouré des plus grands experts, son entourage va le contrôler... Niet, rien à faire avec moi.  Ses valeurs, son manque de compétence, son impulsivité, ses commentaires inappropriés sur les femmes, les émigrants et j'en passe... Je suis allergique à lui, voilà c'est dit, même virtuellement ! 

j'ai eu beau commencer ma journée de congé en allant à mon yoga, j'ai quand même boudé ma télé pour ne pas regarder ce personnage. Franchement, je ne suis pas très fière de ma réaction.  Une chance que la yogi a fait son yoga, imaginez sans ! Vous dire, j'suis pas zen du tout !  Je ne suis pas encore rendue à faire un doigt d'honneur à mon écran, c'est bon signe.  Je suis donc récupérable, quoi que... 

Monsieur le Marquis martèle mes oreilles avec...
-Prends pas ça à coeur...

Facile à dire. J'ai justement le coeur brisé. Je suis ObamatristeRemplacer Obama aurait été difficile pour n'importe qui (moins pour Hillary), mais le substituer par, comment dire, je n'y arrive même pas... L'impensable est arrivé ! 

Bon, direction chalet pour me réaligner le cerveau !  En espérant que je n'aurai pas le vin triste.

''Ce qui s'en vient n'est pas un point final, ce n'est qu'une virgule''.  Obama 20-01-2017

 Elle est grosse la virgule à digérer...




dimanche 15 janvier 2017

Freestyle or not freestyle

Résultats de recherche d'images pour « crampons »


Je ne suis pas une ''adrenaline junkie''.  Pas du genre casse-cou du tout pour me sentir vivante. J'ai le bonheur facile avec le verre à moitié plein.  Par contre, je comprends la jeune génération qui carbure au dépassement de soi en aimant les sensations fortes.  Ils appellent ça du ''freestyle'' (c'est la mode de baptiser en anglais les nouvelles tendances et ce, partout dans le monde !  Bien trop long de le dire en français, avec deux (2) ou trois (3) mots, dans une revue québécoise !).   Petite montée de lait terminée ! 

Bon, je continue...Dans mon cas, ma grande exaltation est de marcher sur la glace avec mes crampons lors d’une température glaciale (je vais au travail à pied, chanceuse, je sais...) et il y a des jours où ça me suffit complètement.  À chacun son niveau d’excitation.  Mais entre vous et moi, je les admire.  Pour eux, les obstacles sont juste une source de motivation.  En vieillissant, je crois qu’on perd cette belle folie de sauts périlleux parce qu’on a peur.  On connaît trop les risques. Le désir de toujours se surpasser s’atténue.  On se contente d’être encore vivant (e) et nos rides engourdissent nos envies. 

les acrobaties de nos successeurs sont liées à leur mode de vie.  Les jeunes ont le vent dans les voiles et nous, on veut juste entrer au port. Il faut donc apprendre d’eux et ne pas arriver au but trop vite.  Le chemin est souvent plus riche que la destination. L’audace n’a pas d’âge, il faut s’en souvenir. La jeune génération est inspirante et créative, mais nous aussi ! Faut juste ne pas l'oublier.

Mon chien me regarde avec pitié.  Il doit se dire :  ‘’Les humains aiment se compliquer la vie.  Je vais me recoucher.  Pas question de me réincarner en homo sapien, trop compliqué… Dix (10) pas pour me rendre à mon fauteuil, c’est assez.  La croisade des braves sera pour demain’’. Il a tout compris mon chien-chien. Apprenons de nos adorables clébards, paroles d'une Simard…

Cramponnons-nous les amis, ne perdons pas le goût de nous surpasser, d'essayer, de découvrir à la mesure de nos capacités... The sky's not the limit (Pas de montée de lait pour une expression que tout le monde connaît) !


jeudi 12 janvier 2017

Qui sera le suivant ?



Crédit photo: moi
Raison de la photo:  pour alléger le texte...

Je vais rarement voir les statistiques sur mon blogue.  Lorsque j'écris, je pense que je suis seule au monde.  C'est quand même amusant de savoir que vous me lisez davantage en France qu'au Canada. Ah... Nul n'est prophète dans son pays !  

Vous survolez ma vie des États-Unis à l'Allemagne, de l'Espagne à la Chine, de l'Ukraine à la Belgique et de la Suisse au Gabon.  Je vous entends penser...Le domino zigzague pas mal fort et vous avez raison ! Et bien...  dans ma Cornolitude, accoutrée de mes lunettes sur le bout de mon nez et de mes grosses pantoufles bien chaudes (parce qu'il fait frette au Québec), je pense à vous... Pas trop, ça pourrait m'intimider. 

Je tourne à 180 degrés, me semble que ça fait des lunes que je n'ai pas écrit ça !

À tous les matins, au petit déjeuner,  je demande à Monsieur le Marquis de Pomponville (ça fait chic, mais lire entre les lignes: mon chum de Québec).

-Chéri, qui est mort ce matin ?

C'est rendu un ''running gag'', une farce platte... 

Et depuis un an, Monsieur le marquis a répondu:
Marcel Barbeau (peintre), David Bowie, René Angelil (mon idole, mari et gérant de Céline Dion), Alan Rickman, Glenn Lewis Frey, Umberto Eco, Claude Michaud (comédien), Nancy Reagan, Roger Tabra (poète et parolier), Claire Kirkland-Casgrain (politicienne, première femme à l'Assemblée nationale), Jean Lapierre (politicien), Jean Bissonnette (producteur-réalisateur), Rita Lafontaine (comédienne), Prince, Muhammed Ali, Gordie Howe (joueur de hockey), Pierre Lalonde (chanteur), André Montmorency (comédien), Sylvie Roy (politicienne), André Melançon (réalisateur), Gene Wilder, Bob Bissonnette (chanteur), José Fernandez, Arnold Palmer, Léonard Cohen, Bob Walsh (chanteur-musicien), Sharon, Jones, Michelle Morgan, Fidel Castro, Gotlib, Alan Thicke, Henry Heimlich, , Dominique Lévesque (mon ancien prof humoriste), Corno (NON-je ne veux pas), Guy Corneau (psychanaliste, frère de Corno, NON-je ne veux pas), Georges Michael, Carrie Fisher, Debbie Reynold et Andréanne Sasseville (animatrice).  

Franchement, j'ai peur de me lever demain matin... La liste est longue et va s'allonger encore et encore.  On a beau vouloir demeurer sur le plancher des vaches et que nos proches ne meurent jamais, donner la vie, c'est aussi donner la mort... Un peu macabre, je sais...

La valse de la mort ressemble à un bingo à lequel personne ne veut participer. 

lundi 9 janvier 2017

Je réalise un rêve



Journée de ma fête (7 janvier), journée festive, journée d'amour et de passion.  Je suis entrée dans la petite boutique adjacente à la Galerie Iris direction Baie-St-Paul city.  Je savais que j'allais voir mon amie Sylvie et des giclées de Corno.  J'ai de l'intuition.  Pratique d'être une pseudo-sorcière à la gomme quelquefois ! J'ai évidemment vu ma meilleure amie et... je suis repartie avec...une giclée de Corno.  Je l'appelle, mon voyage en Chine uniquement pour le comparatif monétaire.  Je voyage en l'admirant.  Mes valises sont dans ma tête. 

Les giclées, des impressions numériques, prennent eux aussi de la valeur.  Chose que je ne savais pas du tout avant l'achat.  On dit une giclée, pas un, et encore moins, un givré !  Note à moi-même ! 

Je flotte...  Bon, c'est pas une toile entre 50,000$ et 300,000$, je vous l'accorde, mais...de toute manière, j'ai pas les murs pour y placer une oeuvre de la grandeur d'une patinoire alors...

J'essaie toujours de concrétiser mes rêves.  Je fais tout pour y arriver.  Je peux les abandonner, les changer, mais... avant de lâcher-prise, je travaille fort pour les vivre.  

Je vous présente: Face on Black, Corno année 2013, giclée plexiglass.  Je l'aime d'amour !  

Je me sens moins cornolitude.  Je touche même la gratitude et même plus...

  




mardi 3 janvier 2017

Cornolitude




Je vis autant avec les morts que les vivants.  Ils m’apportent la force de l’invisible.  J’ai besoin d’admirer plus grand que moi, cette autre personne que je ne suis pas.  J’admire la nature alors pourquoi pas un être humain !  

Je sais très bien que je vois l'autre différemment du comment il se voit lui-même, souvent plus beau dans tous les sens du mot et c’est bien ainsi.  Je porte des lunettes roses comme d'autres des lunettes fumées parce que je veux voir la beauté m'éblouir. 

Comme bien des gens, je n'avais pas les milliers de $$$ pour acquérir un immense Corno, juste mes deux yeux pour contempler son talent, quelques cartes et un giclé d'une toile à ses débuts.  Et pourtant...

Le temps d’une pause, Corno je pense à toi.  Véritable hymne à la vie, charnellement sexuelle, tableaux y compris.  Précurseur tu as été, guerrière moderne du pinceau, tu as tout donné.  De tes œuvres et de ta vie passée, je cherche toujours en moi cette fougue, cette audace, avec couleurs et panache.

Inspirante, tu as été et seras à jamais…

Je regarde la neige tomber, tout doucement, j’attends de voir si les flocons vont se colorer…Ils sont roses, je crois bien... Tiens, un nuage pulpeux... Corno n'est pas très loin... J'aime le penser. 



crédit photo celle du haut: agence QMI

J'admire la nature... Crédit photo: bibi (moi-même).