samedi 5 juillet 2014

Lady Gaga au Festival d'été de Québec



Pas besoin de connaître tout le répertoire de Lady Gaga pour en devenir presque gaga. Je ne connaissais que 3 de ses chansons tout comme mon chum, ma fille de 16 ans et sa copine.   Et puis alors ? 

Oh là là !  Costumes inventifs aux tissus minimalistes qui auraient pu sortir de l'imaginaire du Cirque du Soleil, perruques vraiment gigantesques empruntées aux poupées Bratz des années 2000, des danseurs talentueux et des chorégraphies à la Madonna...De bien belles parures sortant tout droit d'un monde futuriste intemporel, mais ce n'est pas tout, Lady Gaga possède SURTOUT une belle voix puissante et riche qui nous a complètement conquise, hier soir, sur les plaines au Festival d'été de Québec. Et nous étions plusieurs dizaines de milliers de petits montres (90,000) à goûter son excentricité, à boire son style musical électro-pop complètement galvanisant, tout autant qu'à savourer sa grande générosité et le plaisir qu'elle avait à être parmi nous. 

Dans un spectacle, il y a souvent un moment magique donnant la chair de poule et ce fut donc sa version voix-piano de ''Born this way'' qui nous a donné l'impression d'un spectacle intimiste pourtant noyé dans une marée humaine de gagas comblés à souhait.  

Soirée parfaite, oh là, oh là là, vraiment parfaite ! 










vendredi 4 juillet 2014

Ouverture du Festival d'été de Québec



Le spectacle d'ouverture du Festival d'été de Québec ''Félix, je me souviens'' ne semble décidément pas avoir plu à beaucoup de journalistes artistiques de Québec.  Comme le dit si bien Geneviève Bouchard du journal Le Soleil : ''On a eu droit à un menu un peu échevelé dans la forme, mais élégant sur le fond''.  

Si j'ajoute mon petit grain de sel, une retenue dans la mise en scène a peut-être empêché le gâteau de lever un peu.  Sa captation pour la télé en est-elle la raison principale ?  Sachez pourtant que ça ne m'a pas empêché d'aimer cette belle brochette d'artistes (trop nombreuse pour tous les nommer) qui ont su réinventer à leur façon et brillamment les chansons indémodables de ce pionnier musical.  Il est certain que son aura et ses réalisations impressionnent encore de nos jours car il était plus grand que nature et il le demeurera longtemps.  

Auteur-compositeur-interprète, poète, écrivain, acteur, sans oublier un souverainiste convaincu, même mort, il vit en chacun de nous, opus indélogeable de notre mémoire collective. 

Ce soir, Lady Gaga ou plus précisément Stefani Joanne Angelina Germanotta ! 




mardi 24 juin 2014

Nous sommes nous

Crédit photo: moi-même

Nous sommes nous.  Une toute petite phrase empruntée ce matin sur Facebook à l'auteur-compositeur-interprète Alexandre Désilets et elle me parle.  En cette fête nationale du Québec, que nous soyons séparatistes ou fédéralistes, bien campés dans nos idées ou mélangés, nous sommes nous !  

Moi, mon Québec, je le veux rassembleur.  Je veux aussi que sa langue française soit protégée dans une marée anglophone nord-américaine et j'ai peur que dans 50 ans, on ne la parle plus.  Vous me trouvez alarmiste ?  Vous avez juste à aller à Montréal et vous allez comprendre !  Il y a le Québec des régions qui est bien francophone et le Québec de Montréal, où il devient de plus en plus difficile de se faire répondre en français !  Alors ne me dites pas que la langue française n'a pas besoin de la Loi 101 ! Elle a besoin d'être protégée et valorisée plus que jamais !

Mais que veulent les Québécois ?  Ils se cherchent dans l'individualisme. Ce qui les mènera à l'assimilation, direction tout droit la langue de Shakespeare.  ''So what'' puisqu'avec la mondialisation, ils ne sont plus seulement des québécois mais plutôt des mondialistes !  Alors parlons-en. Et la catastrophe écologique ?  Dans une société surdéterminée par l'économie, il faudrait aspirer à redonner la priorité à l'humain et la nature.  La conscience écologique de nos grandes entreprises n'existe pas parce que les gouvernements pensent à court terme au lieu du long terme, mais ça c'est comme partout dans le monde.  Vous aimez le copier-coller ?   

Parviendrons-nous à léguer à nos enfants un Québec où le mot SOLIDARITÉ est plus fort que tout ?  

Bien des questions et peu de réponses. La liberté est à prendre et non à recevoir. Faudrait pas se chercher trop longtemps, notre nombril est toujours à la même place !  

Bonne St-Jean ! 

Crédit photo: moi-même

Crédit photo: Marianne Grégoire

mardi 17 juin 2014

Diplôme à grand fiston et doctorat honorifique à Roméo Dallaire

C'était la collation des grades à l'Université Laval de mon grand fiston, maîtrise en science politique, dimanche, le 15 juin dernier et en même temps l'honorable Roméo Dallaire a reçu un doctorat honoris causa pour souligner ses grandes réalisations. Humanitaire et sénateur à la retraite, cet homme d'exception mérite toute notre admiration.  

Mon fiston mérite aussi toute ma fierté car il a réussi à faire sa maîtrise en même temps qu'il travaillait à temps plein !  Moi, franchement, je n'y serais jamais arrivée !   Bravo mon champion !






Grand fiston et sa maman ! 


l'honorable Roméo Dallaire


dimanche 8 juin 2014

Maya Angelou


Crédit photo:  BOB RICHAM 


Il y a de ces êtres qui nous chavirent, qui rentrent en nous comme un bulldozer, une sorte d'arc en ciel indélébile et Maya Angelou (de son vrai nom Marguerite Johnson) en fait partie. Vous allez me dire que je suis légèrement en retard car elle est décédée le 3 juin dernier et bien, mieux vaut tard que jamais !  J'ai écouté dernièrement une entrevue donnée à Oprah et j'étais sous le choc, je crois bien que je le suis encore.  Sa grande sagesse ne peut laisser personne indifférent.  

Poétesse, écrivaine, professeure, auteure et militante, elle nous donne le goût de se dépasser dans ce que nous sommes de plus profond et de laisser notre EGO loin derrière nous.  

Boucar Diouf et Dany Laferrière me font le même effet.  La sagesse des âmes me touche plus que tout.  Qu'est-ce qu'elle est belle cette femme !  Et je conjugue au présent pour que son enseignement nous habite, là, ici, maintenant.


Chihuahua yoga



Il y a des chiens qui sont brillants et qui apprennent par mimétisme mieux que d'autres.  En voici la preuve.  Je trouve ça incroyable !   

Le Vieux-Québec en 2 clics

Château Frontenac à Québec

Le vieux port de Québec 

Tout près de l'Assemblée nationale et de la fontaine de Tourny

Tout près de la rue St-Jean 


Le château Frontenac 

Des pots de fleurs originaux rue St-Jean 

Des zombies rue St-Jean 

Petite partie du vieux port et vue sur l'Île d'Orléans

dimanche 1 juin 2014

Briller en dedans de soi

Retour à l'hospitalisation pour ma mère.  À suivre...  Et entre temps, la vie continue et elle est très belle ma vie !   

Parce qu'il y a mon yoga 4 à 5 fois/semaine et ma garde rapprochée (comme dirait mon ami Albert). Sincèrement, je ne pensais jamais devenir aussi ZEN un jour !  Le yoga, c'est plus que des étirements, plus que de travailler sa souplesse, faire des acrobaties et tenir un mouvement longtemps.  C'est surtout apprendre à mettre son ego de côté, à se détendre dans l'inconfort (oui, c'est possible), à respirer autrement (la respiration carrée), vivre le moment présent et ne pas s'attarder à nos pensées négatives, sans oublier, respecter son rythme et se dépasser soi-même.   C'est le travail de toute une vie et c'est toujours à recommencer ! 

Et un beau jour, on voit la vie différemment parce qu'on y travaille.  Le changement est progressif, subtilement, il s'y installe. On pense de moins en moins à hier ou à demain car on vit maintenant, et lorsqu'on a des moments difficiles, on sait très bien qu'on pourra se détendre dans la douleur.   Ce que je fais parce que j'ai appris à le faire.  Surtout ne pas s'arrêter parce que le voyage intérieur n'est jamais terminé.

Il n'y a rien pour rien.  La vie nous amène la route qu'on doit traverser, c'est à nous à faire les bons choix, c'est notre responsabilité et ce n'est pas la faute des autres.  Alors, elle nous guide vers des êtres lumineux, qui comme nous, veulent briller en dedans avant tout !  Le bonheur est en soi, on ne le répétera jamais assez.

Je ne veux pas être parfaite, juste bien, là, maintenant.  J'y arrive même dans la tempête.   Si je suis capable, vous aussi, croyez-moi ! 



Un 30ième anniversaire de mariage, ça se fête !



Et si on vous dit que le dernier CD de Coldplay n'est pas bon et bien, c'est faux !  Il est excellent !

dimanche 25 mai 2014

Lise Payette, Xavier Dolan et ma petite fille

-Je vais faire mon blogue pendant que tu écoutes ta course automobile mon chéri.
-Et la machine est repartie !  Je parle de toi.  Me dit Monsieur le marquis.
-L'eusses-tu cru que j'allais arrêter un jour ? Lui-ai répondu.

Autofiction pour la dernière phrase.  Je lui ai seulement dit que j'étais moins fatiguée.  Entre vous et moi, l'eusses-tu cru, c'est plus joli !

Crédit photo: Jocelyn Michel


-L'eusses-tu cru mon amour que selon un article, une génération complète ne connaît pas Lise Payette ?

Autofiction pour la phrase.  En réalité, j'ai vraiment pensé lui dire, mais je ne l'ai pas fait, j'ai juste demandé de m'enregistrer le documentaire à TVA, 21 heures, ce soir, sur l'héritage de cette grande communicatrice, auteure, animatrice, journaliste et politicienne qui est maintenant à la fin de sa vie pendant que le Québec virera fou pour le hockey.  

Et je tourne à 90 degrés. 

'' Toute mon enfance, j'ai entendu: redescends sur terre et arrête de rêver en couleurs, pour qui tu te prends, remets-toi à ta place. (...) je vois dans ma génération un désir de grandeur , une ambition et je veux absolument la célébrer.  Et si le prix peut inspirer les gens de chez moi à rêver, à aspirer à de grandes choses, des choses qu'on mérite quand on est dans une identité de survivants comme la nôtre, bien tant mieux''.  Xavier Dolan, Journal de Québec, dimanche, 25 mai 2014

''Une identité de survivants comme la nôtre'',  tellement vrai lorsqu'on pense que cette jeune génération désire faire sa place mais également parce que notre belle langue française survit encore en Amérique du Nord, dans cette imposante marée anglophone.  J'espère qu'en 2050, ma petite fille ne dira pas:  - L'eusses-tu cru mon ami, on parlait encore français en 2014 ?  

Elle va s'appeler Alys, ma petite fille comme FLEUR DE LYS !  Un prénom rempli de sens pour notre famille.  Et on retrouve les lettres d'Alys dans le nom de Lise Payette !
L'eusses-tu cru mon amour ?  Autofiction pour cette phrase.

samedi 24 mai 2014

J'avais le goût de...

J'avais le goût de vous parler de Xavier Dolan et de son beau prix du jury ex aequo avec Godard au Festival de Cannes.  J'avais le goût, mais je vais bifurquer vers autre chose.  Quoi que j'hésite entre l'entreposage des couches de ma mère à la maison ou encore, lorsque je lui parle, elle a le regard de mon chien.  Je me demande souvent, est-ce que c'est lui qui a le plus conscience de ma présence et de ce que je lui dis ou ma mère ?  Je penche vers mon chien. Triste hein !  Ouais.  Y a des jours où la plume (ou le clavier) ose dire les vraies choses. 

Dans la maladie d'un proche, il faut trouver son pas. Apprendre à faire des poses et bien s'entourer. C'est aussi une sorte de pèlerinage spirituel.  On s'y engage avec son propre bagage.  Du moment qu'on accepte de ne plus avoir peur de s'y perdre, on peut, entre les coups de gueule et la peine, y faire de belles découvertes.   

La vie amène aussi de ses cadeaux qui apaisent les mauvais jours comme celui d'être en octobre une grand-mère !  Alors je focusse vers la vie sans oublier l'essentiel, savoir aimer.  Décidément, il y aura toutes les grandeurs de couches à la maison ! 






Nikki Yanofsky

Du gros PEP que cette magnifique Nikki Yanofsky , jeune chanteuse de jazz canadienne qui a eu la bonne idée d'aller fureter dans le jazz-pop, un peu swing et... J'ADORE !

Du gros PEP dans nos oreilles !  Complètement irrésistible !


mardi 20 mai 2014

Karim Ouellet

Wow !  

Une chanson qui me fait du bien, peut-être pour le rythme, la voix de Karim et le ''rien ne sert de courir''.  Évidemment l'un de mes enfants m'a fait remarquer dernièrement que j'étais en retard pour la découverte, mais bon, mieux vaut tard que jamais !  Attachez votre tuque, il va aller loin !   

Ce jeune homme vient aussi me chercher par sa grande politesse et son calme lors d'entrevues.  Il est craquant et cultivé !  J'aime !


mardi 13 mai 2014

Les bobos-Namaste

l'Alzheimer de ma mère

En mode, je m'occupe de relocaliser ma mère dans une nouvelle résidence mais cette fois-ci pour personnes non autonomes donc... plus de temps en ce moment pour mon blogue.  Après son hospitalisation de 7 semaines (et des visites quotidiennes de notre part), le verdict est tombé, l'Alzheimer habite son cerveau et y a fait son nid. J'ai rien vu venir car sa maladie a commencé par des troubles du langage.  Sa mémoire ne me semblait pas trop atteinte, mais en très peu de temps, sa condition a changé radicalement.  C'était pas beau à voir !  

Je pourrais vous parler longuement du stress que la famille doit supporter lorsqu'elle doit relocaliser rapidement la personne aimée.  Disons qu'en 4 jours, mon chum et moi avons trouvé un endroit.  Pas le choix de faire vite, la pression que nous imposait la travailleuse sociale était lourde. Mademoiselle Cartésienne avait, et a toujours, le beau mandat de faire sortir très rapidement les malades de l'hôpital... Je suis certaine qu'elle aura une promotion bientôt !  

À bien y penser, il semble qu'on a les épreuves qu'on peut supporter.  Ouais... c'est ce qu'on dit, mais j'ai jamais autant pleuré !  



dimanche 27 avril 2014

Instagramement vôtre !

Mes photos sur Instagram 

Montréal février 2014
Montréal mi-mars 2014
Sam le poilu
Sam le pu poilu ! 
yoga :) 
Vino :)
Bouffe ! :)
J'adore voir les photos sur Instagram d'instants de vie d'inconnus et/ou d'amis qui me parlent.  La distance n'existe plus. Mes photos sont bien ordinaires mais elles ont de la signification pour moi.  Au delà du résultat, il y a des moments magiques et précieux.

Celle-ci est bien spéciale et ne se retrouve que sur mon blogue, ma maman hospitalisée.  


samedi 26 avril 2014

Connaissez-vous Alexandre Désilets ?


(Reprise de Daniel Bélanger)





Il commence à être la saveur de l'année, mais moi, ça fait des lunes que je vais m'abreuver de son talent à ses shows et que j'achète ses CD.  Malgré la grande reconnaissance de ses pairs, on ne le voyait pas souvent à la télévision. Le public suit l'offre.  Alors il était temps que les médias osent et se réveillent !  

Alex avec son authenticité, sa zénitude et tout son talent musical m'a toujours touché droit au coeur. C'est parce que l'artiste et les valeurs de l'homme ne font qu'un.  C'est aussi parce qu'il me fait danser dans mon salon, m'accompagne sur la bord de la mer comme à mon dernier voyage et me fait fausser à tue-tête dans mon auto !  Accro la quinqua je vous dis ! 

Si la tendance se maintient, son style aérien né de ses précédentes compositions et actuellement si ''popement'' accrocheuses avec Fancy Ghetto sont là pour rester.  Moi, il est tatoué dans mon coeur alors... Mais je l'aimais avant vous !  Nana ! 



22 mai 2010
Celle-là,  2009-10

dimanche 20 avril 2014

J'ai mal à ma mère



Image:  Feedly.com
http://www.folkfibers.com/blogs/news/11964545-station-to-station

J'ouvre la porte... L'odeur de l'hôpital me rentre dans les narines.  Un mélange qui me prend à la gorge quotidiennement depuis un mois.

Il fut un temps où j'avais le sentiment de vivre ma vie en sachant que j'étais dans mes meilleures années, celles de la légèreté de l'être.  Ce n'est plus le cas, je viens de frapper un mur. Consciente de la chance que j'avais de ne pas vivre de gros drames épiques et malgré mes préoccupations, je voyais chaque jour comme une nouvelle page blanche.  J'étais en mode bonheur et je ne le savais pas.   Et me voilà que je pleure à tous les jours parce que, comme plusieurs d'entre nous,  j'ai mal à ma mère.

Ses yeux hagards me fixent profondément.  Ils me font penser à ceux de mon chien.  Que je lui parle de tout ou de rien, je ne sais pas si elle décode quoi que ce soit et le médecin n'en sait pas plus.  À force de la voir dans cet état, clouée à son lit ou à sa chaise berçante, ne pouvant s'exprimer et devenant de plus en plus incohérente, le mot dignité prend tout son sens et n'existe plus.  Comme un animal, je ne peux que la caresser.  

Je sais bien que ma mère n'est pas éternelle, j'apprivoise mon deuil de ce qu'elle a été et de ce qu'elle ne sera plus.  Sa fin de vie ressemble à un long naufrage et j'ai de la peine.  

Bref, on vit, on meurt.  En souhaitant qu'elle n'a pas conscience de ce qui lui arrive.  La nostalgie du passé est un étrange sentiment lorsque la personne aimée part au compte-gouttes.

Je ferme la porte... L'odeur de la vie m'apaise jusqu'à ma prochaine visite, demain...


vendredi 18 avril 2014

Politique et musique

Un petit coucou entre le travail, les visites quotidiennes à l'hôpital pour ma mère et mon yoga (5 cours cette semaine) :).  Pas le temps de commenter tout ce qui se passe politiquement parlant au Québec et puis, il y a des gens qui le font mieux que moi.  L'un d'eux, Gilbert Lavoie, chroniqueur émérite au journal Le Soleil.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201404/16/01-4758400-le-coeur-gros.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B22_chroniqueurs_255095_section_POS2

Et dans mon Ipod actuellement, y a du Louis-Jean Cormier.  Mes 3 enfants m'ont contaminé ''solide'' et comme il a été adorablement authentique, passionné, drôle et gentil à La Voix, impossible de passer à côté de ce petit génie.  Son CD est un incontournable !



dimanche 6 avril 2014

Petite virée à Montréal et Madame Terreur

Histoire de m'aérer la tête, petite virée très rapide à Montréal puisque je ne peux plus trop m'éloigner de l'hôpital où séjourne ma mère toujours en évaluation.  D'ailleurs, j'ai eu un appel ce matin d'une infirmière m'indiquant qu'elle était tombée et avait une belle coupure en ajoutant que je devrais signer les papiers pour qu'elle soit maintenue au lit ou à sa chaise berçante tel que fortement recommandé par la physio.  Arrivée sur les lieux, ma mère en rigolait avec un oeil au beurre noir, un beau pansement et une petite brochette de mots Méli-Mélo !  Pour faire une histoire courte, les papiers sont signés.   Si on m'avait dit un jour que je prendrais une telle décision, je ne l'aurais pas cru.

Y a tout de même de drôles de trucs qui arrivent.  Sa compagne de lit que je surnomme Madame Terreur pense que tout le monde veut l'empoisonner.  Lors d'une de mes visites, j'ai eu droit à sa pantoufle par la tête et les préposés à son souper ''garoché'' par terre !  Madame Terreur adore ''emprunter'' le pyjama de ma mère, ce qui fait que j'étiquette ses vêtements maintenant.  Une diablesse du 3 ième âge qui frappe les infirmières en plus !  Était-elle comme ça avant ou la démence l'a rend tyrannique ?  En tout cas, les premiers jours, cette ancienne couturière me parlait avec passion autant de fils de soie que de ses cinq enfants sans oublier de sa fameuse surjeteuse mais depuis l'histoire de la pantoufle, j'ai moins le goût de l'écouter et puis, elle dort pas mal plus !  Parce que les soignants savent très bien que même à cet âge respectable, de la graine de dictatrice n'a pas sa place à l'hôpital.  


À gauche, la belle et très gentille Geneviève Guérard.  

Métro et direction Le Studio de yoga Wanderlust sur St-Olivier.  Cette ancienne ballerine des Grands Ballets Canadiens, co-propriétaire de ce studio et maintenant professeur de yoga est une grande technicienne. J'étais vraiment aux petits oiseaux !  

Évidemment, y a moins de neige à Montréal qu'à Québec !  Et c'est bon pour le moral autant qu'un clavier (ou un crayon)  qui permet de se libérer la tête en quelques minutes.  

samedi 29 mars 2014

L'essentiel

Manucure que ma fille a fait à sa grand-mère aujourd'hui. 

J'ai plus le temps pour mon blogue, et comme disait Albert Camus ''Il y a un temps pour vivre et un temps pour témoigner de vivre''.  Depuis mon retour de voyage, je travaille et je m'occupe tous les jours de ma mère hospitalisée depuis le 21 mars dernier.  Évidemment, je place dans mon horaire mon yoga qui m'apaise, me recentre, agissant comme un baume sur certaines décisions que je dois prendre rapidement.  

Il y a des moments où la vie est tellement intense que les mots ne sortent pas.  Ils se figent dans le temps.  J'essaie juste de profiter du peu de conscience que ma mère possède encore.  Je ne veux pas rater l'essentiel, la vie ici et maintenant.  Rien de joyeux, certes, mais c'est justement dans l'abandon que j'apprécie chaque instant, comme il est, même si c'est de la peine ou de la tristesse. Car chaque moment à une grande signification, un enseignement qu'aucun livre ne pourrait me donner. Un face à face qui m'apprend beaucoup sur moi-même.

J'ai la chance d'avoir des signes de mon père décédé un 26 octobre. Avant qu'elle rentre à l'hôpital, il m'est apparu en rêve plusieurs fois en me disant le chiffre 26.  En voulez-vous des 26 et bien en voilà ! La civière 26, la chambre 4326 un 26 mars, le numéro civique d'un notaire...

Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous (Paul Éluard).  Celui-là, je ne veux pas le manquer. L'invisible existe.  N'en doutez jamais.