mardi 24 avril 2018

Du Japon au Big Data


Crédit photo: K. Kikaku (Pinterest)

Saint-Timothée de la vache à meuh-meuh (expression), je viens d'aller voir les statistiques de mon blogue et je constate que j'ai autant de lecteurs au Japon qu'au Canada.  Je suis très surprise !  Il doit y avoir trois, quatre professeurs là-bas qui en font l'utilisation pour l'apprentissage du français !  Ils doivent avoir les yeux ronds quelquefois ! Faut dire que l'onglet traduction est activé sur mon blogue aussi, ça aide. À priori, je me fiche pas mal du nombre de lecteurs par jour (du nombre, pas de vous).  Toutefois, l'endroit où vous habitez chatouille ma curiosité. Le jour J est donc arrivé. 
今日Kyō (aujourd'hui)
En ordre décroissant: Canada et Japon (ex aequo), France, USA, Espagne, Tchéquie, Ukraine, Allemagne, Chine et Russie.  

Je vous informe que si vous vivez encore dans le monde des Calinours ou des pouliches, vous allez avoir un méchant mal de tête au réveil.  L'univers du Big Data est bien réel et tout ce que vous faites sur la toile est compilé quelque part, même ici.  Toutefois ne vous énervez pas, car je n'ai pas les adresses de ceux qui me suivent, juste le pays.  J'en suis presque déçue, même pas la ville !   

On jase. j'ai lu quelque part qu'il existe même une technique de profil psychologique du nom d'Océan de Lewis Goldberg, qui classifie chaque individu en fonction de cinq critères.  Certaines firmes l'utilisent pour développer des messages, des publicités. Toujours est-il que Facebook serait le tarot parfait pour dévoiler nos intérêts à ces petits curieux.  Ça vous le saviez sûrement. Les médias sociaux vampirisent nos vies.  Ça donne le goût d'y aller de moins en moins.  La petite sucette dans le cou de la personne que l'on aime est bien plus agréable que celle de Facebook ! 

N'empêche que le Japon, ça fait rêver ! Et où que vous soyez dans le monde, merci de me lire ! 

Respectueusement et aujourd'hui: Japonaisement vôtre, 

私を読んでくれてありがとう
Watashi o yonde kurete arigatō


lundi 23 avril 2018

La soeur de Gaby Gravel


L'excellente comédienne Florence Longpré alias Gaby Gravel 
Crédit photo:  Ivanoh Demers, La Presse

Mes pas rapides de quinquagénaire se sont dirigés promptement vers le comptoir des cosmétiques de ma petite pharmacie où une jolie et nouvelle cosméticienne classait par ordre de marques ses petits pots de beauté qui coûtent un bras, une jambe, une fesse et nos illusions de jeunesse qui vont avec.   

Moi
-Auriez-vous un crayon pour les yeux qui dessine l’œil proprement ?  Je n’arrive pas avec les miens à faire une belle ligne. 

En déambulant d’un pas assuré autour des comptoirs, Mademoiselle me nomme les produits et arrête son choix sur la marque P.
-Celui-ci est le meilleur. Me dit-elle.

Moi
-Tous essayés, même P.

Elle
-Et bien, ce n’est pas le crayon Madame, c’est qu’à un certain âge, de minuscules ridules se forment sur la paupière.  Cela donne l’impression que le crayon n’est plus bon, mais ce n’est pas le crayon ! (Elle a vraiment dit ça !)

Moi dans ma tête
Je suis tombée sur la sœur de Gaby Gravel ou quoi !  Elle a ma grande diplomatie !  Elle veut que j’aille prendre un rendez-vous chez un chirurgien esthétique, elle doit recevoir une commission par la suite, c’est certain ! 

Trop estomaquée, j’ai avalé ma salive et je n’ai rien dit. Je vous jure (faut pas jurer, je sais, mais c'est vrai).   Puis, j’ai écouté tous les conseils qu’elle m’a donnés :

-Pas d’ajouts de cils comme une fille de 20 ans.
-Pas de fards à paupières nacrés, lustrés.  Ça vieillit beaucoup !
-Ne pas utiliser un crayon à paupières bleu pâle comme vous avez présentement.  Vous avez les yeux verts, Madame, le savez-vous ?  (je croyais que j’avais plus de brun que de vert, mais il semble qu’ils sont vraiment verts en vieillissant).
-Le noir, ça vieillit aussi. Il faut prendre du brun, JUSTE DU BRUN.  Vous allez commencer au milieu de votre œil et continuer jusqu’à l’extérieur en ''retroussant'' le tout comme une japonaise ou Anne Dorval !  (J’adore Anne Dorval, oui, je vous écoute). 

Moi
-Mais ça fait 30 ans que je fais ça !   

Elle
-Ouais… en regardant au plafond (qui veut dire : ben, il était temps que quelqu’un vous le dise !)

Je vous passe les conseils du fard à joues, retenez : application en lifting, LIFTING !

À mon retour à la maison, je croise mon homme, ma douce moitié.
Moi
-Chéri, mais c’est ben pas beau ce que tu portes !  Pantalon bleu, blouse verte !  bleu, vert, ça va pas ensemble !  Il était temps que je te le dise !  Quand c’est lette, c’est lette !

P.S.  à part la fin de l'histoire (la partie avec mon chum). Tout est vrai !  La soeur de Gaby Gravel reste à Beauport ! 



jeudi 19 avril 2018

lundi 16 avril 2018

Une forte coïncidence


Crédit photo: moi-même
Le vitrail (de l'artiste Olivier Ferland) représente ''le départ de La Rochelle. Les petits voiliers suggèrent que Catherine de St-Augustin, jeune missionnaire, une des pionnières du premier hôpital en Amérique du Nord, s'est embarquée dans un long et dangereux voyage''. 


Il y a environ trois semaines, je suis allée visiter le magnifique musée du Monastère des Augustines de Québec.  Après ma visite, mon guide m'a conseillé de monter l'escalier et d'aller admirer la chapelle.  C'est ce que j'ai fait. J'écoute toujours les guides.  Ils connaissent si bien les coins et recoins des lieux où ils travaillent.  Puis j'ai déambulé dans un beau et long corridor (parce que je suis curieuse) pour aboutir à une porte ouverte où je pouvais voir deux beaux vitraux et une inscription Catherine de Saint-Augustin (1632-1668).  Ce petit bureau servait donc de centre d'interprétation à cette sainte béatifiée en 1989 par le pape Jean-Paul II.  J'ai pas osé fouiller.  Je suis repartie vers la boutique pour y acheter deux petites médailles à son effigie, sans grande valeur, ainsi qu'un livre sur sa vie soit L'Épopée fantastique d'une petite normande.  Aucune raison du pourquoi du pourquoi de ces achats.  Fallait.  Entre vous et moi, y a tellement d'autres livres à lire !  J'ai pas discuté avec ma logique, j'ai payé. 

Alors j'ai lu le petit bouquin. Intéressant. Je pensais que l'histoire allait s'arrêter là. 

En fin de semaine, nous sommes allés visiter ma belle-maman qui a été transférée à la Maison Notre-Dame du Saguenay.  C'est une maison de fin de vie.  Voulez-vous savoir le nom de sa chambre ?  

Catherine de Saint-Augustin (voir photo en bas).

''Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito''.  Albert Einstein. 





vendredi 13 avril 2018

Québec, tu es belle !

Québec, tu es belle, très belle ! Peu importe la saison, tu me donnes des paysages qui font vibrer en moi tellement d'émotions !  Avec tes petits recoins cachés et d'autres très connus, ton histoire et ta grande beauté, tu m'éblouis.  J'aime déambuler dans tes rues ensorcelantes pour te sentir, te voir et te dire et redire tout mon amour.  Je me perds en toi et j'en veux encore.  

Crédits photos: moi-même 





De 1977 à 1985, dans cette maison du Vieux-Québec, vécut René Lévesque, Premier Ministre du Québec de 1976 à 1985. 

mercredi 11 avril 2018

La mort ne tardera pas



Crédit photo: moi-même (vitrail Cathédrale de Chicoutimi)

''La mort ne tardera pas.  Les entités ne sont pas prêts''.  Ce sont les paroles que j'ai reçues dans la nuit de samedi d'un personnage tout en lumière, ni homme, ni femme, qui communiquait par la pensée.  Il me prenait solidement les deux mains. Je crois qu'il sentait que je voulais prendre la poudre d'escampette !  Vous ai-je dit que ma belle-maman ne va pas bien du tout ?  

J'aime mieux rêver de ma mère décédée qui vient dormir entre mon conjoint et moi, je précise... sans invitation.  La dernière fois, j'ai fait un énorme saut ! 

De ce temps-ci, les ours s'invitent également dans mon sommeil.  C'est pas mon animal préféré en passant.  Selon Google et ses dictionnaires de rêves 101, ça signifierait : la force, la mort, le renouveau.

Ah bon... Et bien, j'peux-tu juste dormir ! 

mardi 10 avril 2018

Pub chez Georges

Voici la fabuleuse pub, année 1920, sur le côté du resto chez Georges de la rue Racine à Chicoutimi (maintenant Ville Saguenay mais dans mon coeur, toujours Chicoutimi !). 

Crédit photo: moi 

mardi 3 avril 2018

Les mamies rebelles





                               Crédit photo: Dean Bradshaw

Sœur de mamie rebelle :
-Les grands-parents peuvent-ils faire baptiser leurs petits enfants ? 

Mamie rebelle :
-Non, nous n’avons aucune légitimité pour le faire si nos enfants s’en opposent, mais en cas de nécessité (danger de mort, ce que l’on ne souhaite pas) nous pourrions  procéder au baptême par l’effusion d’eau (ondoiement) accompagnée de la formule baptismale ‘’Je te baptise au nom du Père et du Fils et du St-Esprit’’.   Justement, étant une opposante naturelle qui a engendré comme aîné, un opposant naturel, je pourrais quand même contourner l’interdit en procédant moi-même au baptême avant de devenir sénile ! Ça fait longtemps que j’y pense.   Au diable la forme, seul le résultat compte !  Qu’en penses-tu ?  Me semble qu’une petite protection divine invisible ne peut pas faire de mal à personne.

Sœur de mamie rebelle
-Moi aussi, ça m’intéresse parce mes petits-enfants ne sont pas baptisés.  Méchante bonne idée !

Mamie rebelle :
- Juste de l’eau ‘’flate’’ et la formule, facile hein !   Remarque, j’ai de l’eau bénite de Pâques grand cru 2018.  Je pourrais t’en donner. On a beau avoir un penchant pour le bouddhisme et l’hindouisme, on a un vieux fond de catho qui nous habite encore !  Même pas besoin d’invitation, on peut procéder au sacrement au moment opportun. Sainte-bénite, sortons le Dom Pérignon pour fêter notre rébellion!  En passant, savais-tu que Dom Pérignon était un moine qui vers 50 ans et devenu le père du champagne,  tout simplement par erreur ma belle ! 

Sœur de mamie rebelle :
-Agnus Deï ! On pourrait utiliser du Dom Pérignon au lieu de l’eau bénite, méchante bonne idée ! On médite ça...

Les mamies rebelles ne sont pas reposantes, ça doit être la raison pour laquelle les femmes sont tenues encore à l’écart dans le catholicisme...

mardi 27 mars 2018

Le Musée des Augustines de Québec




Le Monastère des Augustines de Québec est reconnu pour ses soins et ses activités en santé globale.  Situé au coeur du Vieux-Québec, ses magnifiques bâtiments historiques du 17ième siècle cohabitent harmonieusement avec de nouveaux ajouts architecturaux.  Il ne faut surtout pas passer à côté de son musée qui y abrite une exposition permanente relatant l'engagement spirituel et social des Augustines de Québec à travers quatre siècles.  

Un peu d'histoire...(si vous aimez comme moi).

C'est en 1636 que la nièce du Cardinal de Richelieu, la duchesse d'Aiguillon, décida d'amasser des fonds dans le but d'établir un hôpital en Nouvelle-France. C'était une façon de faire le bien tout en bénéficiant des bonnes grâces (prières) pour le salut de son âme.  Nous étions à l'époque du jansénisme.  Qu'est-ce que ça mange en hiver ?  En gros, c'était le rachat de notre âme dans la souffrance afin d'atteindre la sainteté.  Fallait avoir la foi en petit péché pour penser y arriver, fin de l'aparté.  Je poursuis... Les sous furent donc trouvés et c'est en 1639 que Marie Forestier (Marie de St-Bonaventure), Marie Guenet (Marie de St-Ignace) et Anne Le Cointre (Anne de St-Bernard) arrivèrent à Sillery, puis par la suite rue des Remparts pour y fonder l'Hôtel-Dieu de Québec. En 1648, à seulement 16 ans, Catherine de Longpré (de St-Augustin) viendra les rejoindre.  Je vous passe sa vie passionnante... 

Bon, au fil du temps et jusqu'à tout dernièrement, le Québec doit aux Augustines et à leurs consoeurs DOUZE (12) établissements hospitaliers partout au Québec.   Elles ont eu le courage de réaliser de grandes choses loin du chapelet des bonnes intentions avec juste l'ambition d'aider les autres. Entre vous et moi, quel exploit ! 

Riche de sens, ce musée nourrit notre imaginaire d'une époque résolue où le temps s'arrête à nos pieds pour quelques heures.  C'est un endroit qui impose vraiment le respect.  Je vous suggère de le visiter avec un guide en chair et en os, on y fait de bien belles découvertes.  Un incontournable à Québec à peu de frais.  Garochez-vous comme on dit par chez nous !  


Fortier et pilon portant les traces de l'incendie de 1755

Constitution de la congrégation.  En vieux français, amusant à lire

Le vitrail de Catherine de Longpré. Sainte Catherine de St-Augustin. 

Vieux missel 1761

Le cloître


lundi 12 mars 2018

Le ballet sous-marin de Julie Gautier


Parce que c'est magnifique ! 

La chambre à quatre lits




Sur son lit d’hôpital, le C, son corps s’affaiblit de jour en jour.  Son cerveau, lui, fonctionne toujours aussi bien.  Le cancer a frappé son ventre comme une hache qui fend une bûche de bois.  Elle ouvre ses yeux pour observer les autres patients qui l’entourent.  Ils changent, s’embellissent, s’affaiblissent, s’enlaidissent et même disparaissent pour un autre endroit. Allez savoir où.  Elle ne veut pas aller dans une chambre privée.  Elle veut voir de la vie. Le peu est précieux à qui ne reste que presque rien.

Comme les temps changent, les visites sont permises en tout temps.  Les visiteurs semblent remplacer le manque de préposés aux bénéficiaires parce que les vrais sont débordés.

Lit D
-Pouvez-vous m’aider ?
-Pourriez-vous me dire qu’est-ce que je fais ici ?
-Mon mari va venir me chercher.
-Comment vous dois-je ? Mon mari va venir payer la facture.

Madame Beaulieu, qui comme elle dit : a l’âme à la tendresse, chante sa ritournelle aux dix minutes et feuillette encore et encore ses beaux souvenirs collés ou écrits sur son petit cahier Canada.  Une réalisation de sa fille Diane. Comme c'est bien pensé ! 

Lit A
-Je n’ai peur de personne.
-J’ai 6 frères vous savez.
Madame Aline est plus rock and roll.  Avec ses deux doigts en moins, elle adore se coucher sur le lit des autres et confisquer lunettes, pantoufles, revues.  De temps en temps, elle crache fortement sur le plancher pour faire disparaître une tâche.  Elle parle à tout le monde en faisant de gros yeux méchants et donne des coups de poing aux visiteurs masculins sur son passage. Elle vient tout juste d’être relocalisée.  Son départ dans un CHSLD a attristé les infirmières, mais a réjoui les bénéficiaires.

L’Alzheimer (démence) est omniprésente et tisse sa toile sans ménagement.  On ne s’ennuie pas avec ces malades.  Elle est bien contente d’avoir toute sa tête encore même si son corps flanche trop vite à son goût.

Alors M. Villeneuve a donc remplacé Madame Aline.  Il passe ses journées avec un drap sur la tête et s’obstine à uriner à son lit sans tirer son rideau surtout pendant les heures de repas.  Les hommes et les femmes sont mélangés dans les chambres.  Et swingnez votre compagnie !

Lit B
Il y a tout de même de belles surprises comme M. Tremblay, ancien infirmier, qui supervise, informe et sécurise un peu tout le monde.  Il dort dans une grosse chaise en raison de son hernie discale.

L’hôpital, qu’on se le dise, c’est souvent un endroit moche où la vie devient du théâtre sans côté cour ni côté jardin pour s’en sortir. À la fin de notre vie, il faut donc regarder au ciel, c'est la seule direction possible. 


mardi 20 février 2018

Le bracelet Pandora



Ma soeur aurait toujours voulu une fille.  La vie en a fait autrement. Elle est toujours surprise d'entendre mes confidences mi-salées voire vinaigrées sur la mienne.  J'ai beau lui dire qu'elle ne sait pas ce qu'elle n'a pas manqué, elle demeure surprise.  Je ne porte pas de lunettes roses face au miroir de mon honnêteté.

Peut-être parce que ma fifille de la génération Z est bélier et moi, capricorne, notre relation se résume à celle de chien et chat sortant de l'eau un matin d'hiver québécois.  Force est de constater qu'il m'arrive de penser que ma soeur aurait peut-être eue plus d'affinités que moi à l'aimer, l'éduquer et...l'endurer. Allez savoir ! C'est fou comme l'adolescence dure longtemps de nos jours et la ménopause se fait tardive ! 

Fille, (génération des milléniaux) qui s'adresse à sa mère (génération René Simard et les p'tits pouding Laura Secord)
-Est-ce que tu veux mon bracelet Pandora ? En attendant de le vendre, je peux te le passer.

Mère
-Hein (stupéfaction) ?!? Pincez-moi quelqu'un, elle veut me passer quelque chose !  Habituellement, elle me pique tout et je dois cacher mes trucs. 

Fille
-Il est difficile à vendre, on a tous les deux de petits poignets. La breloque de l'ange, c'est mamie. il traîne sur le comptoir de la cuisine. Je te le passe. 

Mère
-D'accord... Gentil, trop gentil...Qu'est-ce qu'elle va me demander en retour ? Faut pas ouvrir une boîte à Pandore.

Et me voici, avec au poignet, un joli bracelet argenté d'où se balance la breloque de ma mère.  J'entends presque ma soeur me dire que les diamants se polissent avec le temps. 

Mère
-Mais elle a pris encore ma veste noire, sans me la demander, c'est pas vrai!  

Je vous jure (faux pas jurer, tant pis) que le diable est dans les détails.  Je sais même son prénom !  



jeudi 15 février 2018

Alberto Giacometti au MNBAQ


''Et l'aventure, la grande aventure, c'est de voir surgir quelque chose, dans le même visage, c'est plus grand que tous les voyages autour du monde''.   Alberto Giacometti

Si vous avez un peu de temps libre prochainement et bien, dirigez-vous vers le magnifique MNBAQ (pavillon Pierre Lassonde) pour y voir l'exposition du peintre et sculpteur suisse Alberto Giacometti (1901-1966).  

Vous pourrez y admirer des personnages allongés d'une grande beauté, format allumette jusqu'au géant ''homme qui marche'', sans oublier des visages et plusieurs peintures également. Tout est dans la présence plutôt que dans l'apparence, impression de fragilité et de force à la fois.  Bonne idée du MNBAQ de placer une entrevue avec l'artiste.  On peut mieux comprendre sa démarche artistique tout en le voyant triturer la matière.  Fascinant ! 

C'est donc une très belle rétrospective de sa vaste carrière à ne pas manquer et comme l'expo se termine le 13 mai, faites vite !  

Ça me donne le goût de faire de la pâte à modeler, les mamies en ont toujours, sauf moi évidemment... Je vais aller triturer (j'adore ce verbe) ma pâte à tarte... Faire une Giacometti culinaire de moi.  Vous, direction MNBAQ, n'oubliez pas ! 



Grande femme assise, bronze 1958. Ma préférée, elle m'hypnotisait.


Le nez. Giacometti a rêvé à la mort prémonitoire de l'un de ses amis.  Mort qui est bel et bien arrivée...

L'homme qui marche. De grandes sculptures dans un projet monumental à New-York qui ne verra jamais le jour. Giacometti était insatisfait de ce qu'il avait créé.  Et pourtant, avec le temps, elles sont devenues des oeuvres emblématiques. 

Caroline, oeuvre hypnotique encore et encore, car on sent l'histoire d'amour qui s'y dégage...




jeudi 1 février 2018

La généalogite



Crédit photo: moi-même.  Photo prise au parc du Bois-de-Coulonge à Québec.  Inspiration des tableaux de Monet pour essayer de mettre de la beauté dans votre journée ! 


La généalogite. Oui vous avez bien lu, mais soyez sans crainte, ça ne s'attrape pas (ouf) ! 

Milan Kundera (1929-), célèbre écrivain tchèque-français qui a écrit entre autre le roman L'insoutenable légèreté de l'être a déjà écrit:  ''Vous pensez que le passé, parce qu'il a déjà été, est achevé et immuable ? Ah non, son vêtement est fait d'un taffetas changeant et chaque fois que nous nous retournons sur lui, nous le voyons sous d'autres couleurs''.  

Comme c'est bien dit ! C'est pour cela que j'adore la généalogie, car à chaque fois que j'y retourne, je découvre, j'apprends et je savoure tous les morceaux d'un vaste puzzle où je dois assembler des indices éparpillés afin de reconstituer la vie de mes ancêtres.  Je fouine avec une patience d'ange et une volonté de lionne.   

Me voici donc au prise avec une généalogite chronique aiguë !  Malheur à celui ou celle qui a le même nom de famille que moi !  Sauvez-vous !  



mercredi 31 janvier 2018

Riopelle un jour, mystérieusement Riopelle toujours





Je suis fascinée par les oeuvres de Riopelle (1923-2002).  C'est mon peintre chouchou avec Corno (deux grandes forces de la nature avec du caractère). Voir ses immenses tableaux (au MNBAQ) me rend heureuse alors en apprendre plus sur sa démarche créative me comble de joie.

Je suis justement tombée à ma bibliothèque municipale sur le film de l'ONF ''Riopelle'' de Marianne Feaver et Pierre Letarte (1982), 54 minutes de pur bonheur.  Le film montre la création d'un vitrail en porcelaine translucide avec deux de ses amis au gré de certaines activités journalières. On le voit même en train de chasser les oies blanches et de pêcher.  Impossible de ne pas avoir en tête ses oies-tempêtes ! 

Ce signataire du manifeste du Refus global est né à Montréal le 7 octobre 1923, enfant unique, Riopelle, toujours avec la cigarette au bec se livre peu sur son enfance. Quoi qu'Henri Bisson, un professeur, lui donna des cours de dessin pendant dix ans et qu'il était un élève de Borduas à l'École du  meuble.  Un fait intéressant, ce gaucher acceptait un contrat sans limite de temps.  Sinon, il ne l'acceptait pas.  Amusant d'apprendre qu'il remplissait de peinture ses tubes vides, car selon lui, elle se conserve plus longtemps. 

Je vais me coucher plus savante puisqu'il m'a appris que la couleur de la mort est différente selon les pays (civilisations).   En Égypte, c'est rouge, en Chine c'est blanc.  Moi qui pensait que seul le noir était mondialement reconnu. On en apprend à tous les jours !  

Peintre, graveur, sculpteur, au-delà des mythes, il demeure à mes yeux un mystère. Riopelle un jour, mystérieusement Riopelle toujours...



Crédit photo: moi-même au MNBAQ Mitchell-Riopelle


lundi 29 janvier 2018

Coups de coeur des Grammy Awards



Vous n'avez pas écouté la 60ième cérémonie des Grammy Awards hier soir, et bien vous avez manqué quelque chose !  Les performances étaient éblouissantes et très variées, nous avons donc été gâtés à souhait !  Ce fût également une belle vitrine pour les mouvements Time's Up et anti-Trump qui continuent à prendre de l'ampleur. 

Je vous place mes trois coups de coeur, mais je vous invite à fouiner sur la toile pour en savoir plus et par le fait même découvrir les vôtres. 







vendredi 26 janvier 2018

la taupe et la généalogie


Imida Simard, ma grande tante que j'ai bien connue.  Elle a fondé en 1937 l'Association des Institutrices de Chicoutimi. Une grande pionnière. Je me souviens qu'elle adorait voyager, a enseigné à Val-Jalbert avant que le village ferme, puis à mon père aussi. Elle n'a jamais eu d'enfants. Que de beaux souvenirs. 
Crédit photo: Société historique du Saguenay  (Congrès de 1940)


La saga de la taupe que je suis est terminée, j'ai enfin reçu mes nouvelles lunettes et verres de contact, c'est fou comme j'ai attendu longtemps pour bien voir ! L'humain est complexe dans ses décisions.  Dans mon cas, c'est que ça coûte un bras et une jambe ces petits bijoux là !  Fin de l'aparté. 

L'humain n'est pas comme le cèdre du Liban, il ne peut pas vivre 3,000 ans (heureusement, je serais aveugle avec mon niveau de myopie).  Or comme il aimerait être éternel, il se reproduit (la partie le ''fun'' de notre existence).  Donner la vie lui donne l'illusion de son immortalité.  

Ceux qui ont vécus avant moi me fascinent. Plus souvent qu'autrement, ils ont un parcours très impressionnant. J'ai donc développé une passion dévorante (oui, presque une dévotion) pour mes ancêtres.  Je les inclus dans différentes conversations familiales et mes enfants tournent de l'oeil juste à m'écouter. Mon homme (Monsieur le Marquis) a développé une patience d'ange ou il fait la sourde oreille, allez savoir.  Je suis toujours à la recherche d'une nouvelle date de naissance, d'une signature, de nouvelles informations, car cela signifie qu'ils sont encore bien vivants. Ils se cristallisent en pierres précieuses que je glisse dans un dossier d'ordinateur pour un futur projet d'écriture. 

Petit filon, j'ai découvert dernièrement le site Génération Québec.  Pour seulement 5$ et ce, pendant 24 heures, vous pouvez aller à la recherche de vos origines.  Il y a d'autres sites bien connus, mais les abonnements sont plus dispendieux versus le temps d'utilisation. Autant vous dire que j'admire énormément les historiens parce qu'ils perpétuent la mémoire collective de notre passé.  

Derrière le miroir où nos ancêtres se retrouvent, il y a différentes époques et des histoires qui ont eu des conséquences dans nos vies.  Nous en sommes la continuité.  Tachons de poursuivre cette filiation dignement en respect de ce qu'ils ont été.  Et que je vois bien maintenant !  Alléluia ! 

Louis-Jean Cormier qui chante ''Pendant que'' de Gilles Vigneault.  Juste parce que c'est magnifique ! 




Hochelaga, terre des âmes de François Girard, un bon film que j'ai vu cette semaine.  Je n'en ferai pas la critique, mais pour le sujet et les valeurs, il faut aller le voir. 

jeudi 25 janvier 2018

Gâteau au chocolat dans une tasse

Version dans la revue Canadel.com

ma version maison, moins glamour, mais ben bonne quand même


Je savais que cela se faisait, mais je n'avais jamais essayé auparavant.  Et bien oui, le gâteau au chocolat dans une tasse est...facile, vite fait, bon et ce, peu importe l'occasion. 

Voici la recette (tirée de la revue canadel.com, Édition 3, 20017).  

1 portion/une tasse qui va au micro-ondes

Dans une tasse, il faut combiner 6 cuillères à soupe de lait, 1 cuillère à soupe d'huile de votre choix, 2 cuillères à soupe de pépites de chocolat, 1 cuillère à soupe de poudre de cacao non sucrée, 5 cuillères à soupe de farine, 1 cuillère à soupe de cassonade OU sucre et une cuillère à thé d'extrait de vanille. 

Bien mélanger et hop 60 à 90 secondes dans le micro-ondes ! 

Si vous le désirez, vous pouvez doubler, tripler et plus la recette.  Combinez tous les ingrédients dans un bol, répartissez le mélange dans plusieurs tasses et faites cuire les gâteaux un  à la fois au four à micro-ondes.  

Tiguidou :) 



mercredi 24 janvier 2018

La saison des pluies de Patrice Michaud



La chanson La saison des pluies de l'auteur compositeur et interprète Patrice Michaud est d'une grande beauté et le clip réalisé par Yan England est bouleversant.  Je suis sans mots...

vendredi 19 janvier 2018

Se prescrire du Serge Marquis



Il m'est déjà arrivée d'écouter à la télévision la conférence d'un médecin pas mal brillant, drôle et inspirant, le docteur Serge Marquis et hier, j'ai pris le temps de le découvrir davantage sur Youtube. Je veux absolument vous le faire connaître.  

Il est hors-pair pour nous expliquer nos petites névroses et nos détresses psychologiques.  J'adore ce spécialiste en santé communautaire, il a autant de connaissances que du gros bon sens, de l'humour et une extraordinaire bonhomie contagieuse !  Un incontournable !

Moi, cet hiver, je me prescris du Serge Marquis !