lundi 17 juillet 2017

Sur les traces des terres de Noël Simard à Petite-Rivière-St-François




Cher Noël,

Il faut avoir vécu un peu pour apprécier l'histoire de la vie de nos ancêtres, en particulier la tienne.  Je parle davantage de tes réalisations, parce que toutes les difficultés que tu as vécues me sont inimaginables.  Je peux passer des heures à lire de long en larges sur toi, à vérifier les dates, à faire des liens, des recherches pour finalement aboutir à de petites victoires personnelles. Ma dernière en liste, l'emplacement de tes terrains, les fameux lots 146 et 147 à Petite-Rivière-St-François. 

Bien sûr ton histoire commence lorsque tu débarques avec ton père Pierre sur le navire ''Le Taureau'' en mai 1657.  Vous arrivez sur la Côte-de-Beaupré le 21 juin 1657.  Défrichement, maçonnerie, construction de bâtiments et aussi de redoutes contre les Iroquois à Ste-Anne-du-Petit-Cap (Ste-Anne-de-Beaupré)...Le travail ne manque pas !  L'exploitation de la Seigneurie donne de bons résultats, toutefois les terres deviennent alors toutes occupées.  Ta famille s'agrandit (mariage avec Madeleine Racine 22 nov 1661 et 14 enfants dont plusieurs nés à Ste-Anne-de-Beaupré) et c'est avec l'aide de ton fidèle ami Monseigneur François-de-Laval qu'à 40 ans, tu t'engages pour 5 ans à construire 2 moulins (bois/farine), à diriger des ouvriers en échange de nouvelles terres à Cap Maillard (Petite-Rivière-St-François).  On y est ! Ma fameuse coquille dont je n'arrivais pas à comprendre la logique !  Il est écrit partout que tu as fondé Petite-Rivière-St-François et Baie-St-Paul.  Pour faire une histoire courte et en vous évitant mes démarches infructueuses lors de visites sur les lieux, au 17ième siècle, les territoires de ces deux municipalités n'en formaient qu'un seul !  

J'ai foulé tes pas, ceux de ton père et ceux de ton fils, mon autre ancêtre, j'y ai choisi une simple roche.  Comme toi, je les aime.  Elle me rappelle le lien invisible, celui du coeur qui me relie à toi.

__________________________________________________________________

Voici donc les lots 146 et 147, les terres de Noël Simard, Pierre Simard (père) et Noël Simard (fils, mon autre ancêtre).  Par respect pour le nouveau propriétaire des lieux, je vais taire l'endroit précis, (lieu accessible seulement à pied et difficile d'accès),  mais vous pouvez m'écrire en privé et il me fera plaisir de vous aider.  



Un gros merci à  M. Éric Bergeron, urbaniste à Petite-Rivière-St-François.  Sans lui, je n'aurais jamais pu trouver les lots !  Merci aussi à un gentilhomme du coin, voisin des terres de mes ancêtres.

P.S Si vous voulez faire de la généalogie, il faut aller sur place et cogner aux portes. 




Les terres de Noël Simard avec vue sur le fleuve.  Anciennes terres agricoles. 

Terres qui vont complètement sur la montagne du Cap Maillard.  Les refuges appartiennent au nouveau propriétaire.  


Vue du fleuve à Petite-Rivière-St-François juste en face de son terrain. 

dimanche 25 juin 2017

Le gênant fleurdelisé



Pendant le semaine, je demeure dans une banlieue comme il en existe bien d'autres.  La rue est longue, drapée de petites et de grosses maisons collées les unes aux autres.  

En avant de ma petite chaumière, un pot de fleurs y est installé tout l'été. Pour La Fête nationale du Québec, la St-Jean (24 juin), on pouvait y apercevoir, bien planté dedans, un drapeau du Québec. Il n'était pas le seul, car nous étions deux (2) à avoir eu la même idée.  Deux (2) banlieusardes perdues dans la masse. 

Je suis toujours surprise de constater l'engouement des Nouveaux-Brunswickois pour leur drapeau acadien (1884), qui soit dit en passant, est le plus vieil emblème d'un peuple francophone en Amérique du Nord. Au Nouveau-Brunswick, on le retrouve partout, allant des institutions, aux restaurants et surtout devant, de côté ou derrière les maisons.  Il colore le paysage à la manière d'une immense forêt automnale et ce, douze (12) mois par année depuis belle lurette. 

Mais où est passé le temps où la fierté québécoise s'exprimait par son fleurdelisé ?  




Souvenirs de ma St-Jean 2017


Plaines à Québec le 23 juin, pour La Fête nationale du Québec


Framboisier de la St-Jean 

Le traditionnel et très joli feu de la St-Jean à St-Tite-des-Caps.  
crédits photos: moi-même

lundi 22 mai 2017

Deshun Wang

WOW !


La croqueuse de temps

Premières balles de golf de l'année...


Dernièrement, j'écoutais à la télé, la conférence d'un médecin communautaire qui disait que nous sommes tellement sollicités de toute part qu'on ne voit plus que nous avons des limites. Ce conférencier a même enlevé le mot de son vocabulaire parce que les gestionnaires en entreprise trouvaient qu'il avait une connotation négative. L'époque nous donne l'illusion que l'on peut tout faire. C'est dans l'air du temps.  Je n'y échappe pas.  

J'ai beau pratiquer le yoga (pas assez à mon goût) et me déstresser à mon chalet.  Ma liste est longue des ''il faut que''.  Petite confidence.  Je suis une frotteuse.  J'aime que mon chalet soit ''spick-and-span''... Vous voyez le genre... et mon chum est pareil !  Beau couple de frotteux !  On devrait se partir une compagnie de nettoyage !  Autres petites confidences, y a le bois mort à empiler sur 39,000 pieds carrés, des fleurs à planter (et à photographier, voir plus bas), un petit pont à construire, des meubles à amener, un nouveau couvre-plancher à faire installer et encore plus... Y a tous les soupers d'amis que nous voulons faire, les sentiers pédestres à découvrir. Sans oublier d'aller frapper des balles de golf parce qu'un jour, j'aimerais bien faire mon premier 9 !  STOP !

Ma quête d'efficacité m'amène à vouloir dompter, cloisonner mon temps et ce, même la fin de semaine. Cette utopie gouverne mon quotidien comme peut-être le vôtre aussi.  J'ai beau vouloir le soudoyer, mon temps est limité et il devient encore plus précieux à mes yeux.  Il en faut des moments de réflexion pour apprécier l'avalanche de trop, de pas assez ou de juste ce qu'il faut.  L'idée est tout simplement de trouver du temps mort pour me sentir encore plus vivante.  Où se cache-t-il celui-là ? 

Fleur sauvage au chalet.

mercredi 17 mai 2017

La Grande Ferme et les Grandes Oies des neiges à Cap-Tourmente

Le Centre d'initiation au patrimoine-La Grande Ferme de St-Joachim est situé tout près de Cap Tourmente, donc à environ 10 minutes de mon chalet.  Lorsque j'y suis passée en fin de semaine passée, il était fermé.  Toutefois, j'ai pu m'informer et savoir que la maison avait été construite en 1866.  Le site, occupé depuis 1660 a même vu le passage de l'armée anglaise en 1759.  

En bref, il offre des programmes d'interprétation adaptés, des ateliers, une exposition estivale et la location de la maison pour des activités spéciales. 

Crédit photo:  Moi-même



Tout à côté, on peut y voir les Grandes Oies des neiges à Cap-Tourmente.   Elles sont en période de migration.  Dépêchez-vous car il ne reste qu'une semaine environ pour les admirer ! 



Et je termine la contemplation avec la vue d'une partie de l'immense fleuve St-Laurent.  Et que le Québec est beau !

Celle-là, c'est au chalet. Depuis un mois et demi, il pleut des cordes !   Samedi passé, il faisait beau. Alléluia, Namasté, Amen et Agus Deï !   C'était pas croyable ! Alors à 6 heures 30, nous étions dehors !  Le printemps est pluvieux et nuageux.  Mais nous sommes en santé alors... 



dimanche 14 mai 2017

De Madame Macron au sortilège des femmes autochtones


Crédit photo: CBC



La moutarde me monte au nez.

Avez-vous remarqué l'effervescente démesure de commentaires peu élogieux sur la toile de la différence d'âge de M. Macron, nouveau président de la République et de sa conjointe Brigitte Trogneux ?  De l'âgisme et du sexisme pour un écart de 24 petites poussières qui, dans le cas de M. Trump et sa Mélania est ignoré.  Vieillir, suivant que l'on soit un homme ou une femme n'est pas du tout perçu de la même façon. La femme doit ramer bien plus fort pour ne pas perdre de sa valeur avec l'âge.  Nous disparaissons progressivement des écrans de cinéma, de la télévision et des médias.  Il y a plus encore...

Le féminicide, vous connaissez ?  Au Québec, entre 1980 et 2012, il y a eu une cinquantaine de femmes autochtones disparues ou assassinées selon l'organisme Femme autochtones du Québec.  Est-ce qu'on en parlerait plus si elles étaient.. non-autochtones ? 

Pourquoi ces disparitions sont sous-médiatisées ?  

Il y a des frontières à la tolérance d'un vieux système qui comme un sortilège s'éternise à statuer l'invisibilité des femmes autochtones.

Le silence peut devenir le sang qui entache celui qui se tait. 

Je ferme le pot de moutarde.


dimanche 7 mai 2017

Le printemps à St-Tite-des-Caps

Crédits photos: moi-même

Mon petit coin de paradis, je l'amoure...


La Lombrette fâchée




Sonny le magnifique



vendredi 28 avril 2017

Un petit Kuei Kuei



Crédit photo: source Cropped-Kahawi dancer

Au Québec, on parle souvent des deux (2) solitudes.  Celle des francophones et celle des anglophones.  On ignore délibérément la troisième (3), des nations autochtones.  Bien sûr, on connaît peut-être les Montagnais, Les Hurons-Wendats, les Innus, les Algonquins et les Cris, mais saviez-vous qu'il en existe 6 autres ?  Moi, j'savais pas.  D'ailleurs, je ne sais pas grand chose sur eux à bien y penser. 

Lors de la guerre Franco-Iroquoise du 17ième siècle, j'ai appris que mon ancêtre Noël Simard avait travaillé à la construction de redoutes (fortifications) à Beaupré pour se protéger des Iroquois.  Nous sommes au 21ième siècle, et j'ai l'impression que ces murs invisibles sont toujours omniprésents nous enfermant dans nos préjugés.

N'oublions pas que les décideurs du passé ont fait vivre aux nations autochtones la colonisation, le christianisme, les abus dans les pensionnats causant des traumatismes de génération en génération, je pense que nous avons quand même une certaine responsabilité.  On ne peut pas s'en laver les mains et faire comme si rien n'était arrivé parce que cela fait trop longtemps.  Alors on fait quoi ?

Si on plaçait nos préjugés de côté et que l'on apprenait à les connaître.  Tiens, je vous suggère :

1) L'art inuit au MNBAQ, c'est extraordinaire ! 

2) Le site traditionnel nation Huron-Wendat à Wendake (Québec); À découvrir et redécouvrir ! 

3) Le magnifique livre du journaliste et auteur Michel Jean:  ''Le vent en parle encore'' Libre Expression Il est disponible en livre de poche également;

4) La musique dans toute sa beauté avec: Florent Vollant, Élisapie Isaac, Samian, Shauit-DJ madeskimo et bien d'autres...

5) sur Instagram: Eeyou Istchee Baie-James (culture autochtone ancestrale);

6) Les conférences du chirurgien et grand sage Stanley Vollant à  la radio de Radio-Canada. Un incontournable ! 

7) Apprendre quelques mots.  Au Canada, il y a 60 langues autochtones.  On commence par Kuei Keui qui veut dire: allô, bonjour.  C'est pas sorcier. 

Vous en avez sûrement d'autres à me faire connaître.  J'attends les vôtres !  

Et que le Grand Esprit nous accompagne dans nos découvertes.  À notre manière, nous bâtirons des ponts et ferons tomber bien des murs. 

dimanche 23 avril 2017

La mode cocon ouaté


La belle comédienne Louise Latraverse, égérie de Denis Gagnon.  Crédit photo:  Cesar Ochoa.


Nous sommes entre nous, alors...

Parlons-s'en de cette mode qui démode, des tendances qui sont aussi fugaces que les saisons qui s'y rattachent.  Ce qui était ''in'' hier est ''out'' aujourd'hui et la roue tournera, car elle renaît toujours de ses cendres. 

Les nouveaux courants, je ne les décrypte pas ni ne les suis d'ailleurs.  J'achète souvent classique pour que mes trouvailles durent des lunes voire des décennies.  Je préfère davantage concilier l'utilitaire avant le ''look''.  Je recherche donc le confort, la mode cocon ouaté (comme un bon vieux coton ouaté) !  Ma styliste préférée s'appelle Hélène, c'est ma belle-soeur.  Elle me réserve ses plus belles coquetteries que je n'aurais jamais pensé acheter. J'attrape aussi au vol les chandails que ma fille de 19 printemps ne veut plus.  Leurs vêtements se bonifient d'une valeur sentimentale et c'est justement la beauté de la chose !  Je porte un ''Hélène'' ou ''Anne-Sophie'' comme si c'était un Gucci ! Avoir bon goût n'est pas une question de mode, avoir du style demande beaucoup plus de recherches. L'élégance et l'originalité sont une question de dosage, elles s'observent tout autant dans la poésie de son vocabulaire. Tissus prince-de-galles, en pied-de-poule, l'escarpin à talon bloc, la bouche Bordeaux... Comme ces mots sont doux à mes oreilles !  

Que dire de son histoire...Tenez, qui aurait cru que l'imperméable créé par Thomas Burberry en 1914 pour protéger les militaires des intempéries à la première guerre mondiale allait devenir un éternel incontournable encore de nos jours ?  Que dire de Coco Chanel qui à l'âge de 71 printemps réouvrait sa maison de haute couture en lui insufflant la silhouette androgyne, le tailleur, le tweed écossais et les boutons-bijoux !  

La mode est belle lorsqu'elle est inclusive comme le désigner québécois Denis Gagnon qui a invité la comédienne Louise Latraverse à devenir l'une des ses égéries. Les vêtements deviennent des oeuvres d'art, rien de moins. 

À bien y penser, la mode n'est pas si superficielle qu'elle n'en paraît surtout lorsqu'une émotion s'y dépose.  Sentir le chandail de ma mère décédée reste le plus grand parfum qui soit.  C'est ma doudou d'adulte, mon cocon ouaté préféré.   




vendredi 14 avril 2017

Je ne pâquerai pas mon tour



Crédit photo: moi (le passage)

La Pâque (Pessah en hébreu) veut dire, le passage.  Avec le temps et la traversée de la mer rouge, Pâque et devenue les pâques pour les chrétiens célébrant la transition de la mort à la vie de Jésus.  

-Mon carême se termine dimanche.  Ai-je bien entendu cet homme ? C'est peut-être une blague ou peut-être pas, me suis-je dit un peu estomaquée. 

Y a aussi Laurence, avec son bel accent du soleil que je croise tous les matins en allant travailler et qui réussi à placer son amour du ''Seigneur, Dieu'' lorsqu'on parle de tout et de rien.  C'est tellement rare d'entendre des gens qui affichent fièrement leurs croyances ! Ça prend de nos jours du courage pour y arriver.  Je pense en particulier à Mario Pelchat et à son nouvel album Agnus Dei.  

Je suis allée tous les dimanches à la messe jusqu'à mes 15 printemps.  Je ne suis plus pratiquante, ma foi n'est plus religieuse, elle est davantage universelle, mais je suis croyante.  J'aime bien la définition d'Éric-Emmanuel Schmitt : '' La foi, c'est un moyen d'habiter l'ignorance''.  Dans le sens que malgré le doute, je garde ma confiance dans le mystère de l'inexplicable. 

Alors, en cette fin de semaine chocolatée, enrubannée de solitude ou de retrouvailles familiales, je vous souhaite de ne pas ''pâquer'' votre tour !  Lorgnons l'overdose d'amour avec ou sans la foi qui s'y rattache !  Soyons bons envers nous comme avec les autres. 

Joyeuses Pâques ! 


dimanche 9 avril 2017

Au bout du rouleau

-C'est très foncé !
-Comme c'est spécial !
-C'est pas très beau !
-C'est ben laid !
-Eeeeee...ne sachant quoi dire...

Ce vieux papier peint noir orné de rouge qui décorait l'une des deux chambres de mon chalet a fait jaser d'étonnement tous les visiteurs, moi y compris.

Aux grands mots, les grands moyens !
-Je le change. Me suis-je dis.

Que d'heures perdues à chercher dans les grandes surfaces puis sur le Web du papier peint.   J'ai enfin trouvé un endroit et je n'ai pas fait la difficile.  Il a quand même fallut que je casse mon petit cochon parce que ça coûte un bras et une jambe, de nous jours, de la tapisserie !  Un rouleau varie de 28 $ à 40$ environ, mais il y en a aussi des plus chers $$$ et il en faut minimum 3 !  Les murales, elles, valent environ 300$.  Et vous savez pourquoi ?  Je vous le donne dans le mille.  C'est tout simplement en raison du numérique que les prix ont grimpé de cette façon là.  Et dire que dans les années 80, le précieux rouleau coûtait seulement 10$ et on pouvait en trouver partout, même chez un ami. 

Tans qu'à parler de l'ancien temps... Vous saviez que les papiers peints avaient été importés de Chine au 16ième siècle et peints à la main ? C'est dès le 18ième siècle en Angleterre qu'on commença à coller les feuilles imprimées pour former un rouleau.  Je m'ennuie quasiment de l'époque où le tissu mural en France faisait sensation !  Il me semble que dans ce temps là, c'était moins compliqué, question de décoration.  De nos jours, qui tapisse encore les murs ?  

-Mais c'est la nouvelle tendance Madame.  Déclara une décoratrice.
-Non...Ne me dites pas que c'est redevenu populaire !  Lui ai-je dit parce qu'en ce moment, c'est davantage l'art de se compliquer la vie !  Je suis presque au bout de mon rouleau et je ne l'ai pas encore déroulé ! 

Avant

Après

Au chalet...Temps brumeux, fin de journée. Avouez que c'est joli ! 
Le repos de la tapissière.  À vrai dire, je prends ma dose de vitamine D :) 


dimanche 2 avril 2017

La vie au chalet Lombrette





Il m'arrive régulièrement de m'étendre sur ma grande galerie au chalet ou sur le bord de la rivière Lombrette en faisant l'étoile, celle que tous les enfants du monde font un jour dans l'herbe, le sable, l'eau ou dans la neige. Des fois, je ne pense à rien et je regarde les nuages, des fois, je pense à mes ancêtres ou à la séquence de Fibonacci.  Allez savoir pourquoi.  Mais avec mes 39 000 pieds/carré de terrain, seulement le soleil ou la lune et ses étoiles peuvent me voir devenir un astre humain.

Mes voisins s'appellent les érables, les sapins, les épinettes, les pins, les bouleaux des plaines même s'ils demeurent dans un vallon.  Et les autres ?  Difficile pour moi de les identifier.  C'est alors que je me sens comme... Eva Gabor de l'émission Les Arpents Verts  (des années 70) !   Vous voyez le genre... Je pars de loin.  Je ne suis pas meilleure avec les oiseaux, un chardonneret peut devenir un chardonnay si je ne fais pas l'effort d'y penser avant de le dire.  Je suis une urbaine qui trippe campagne la fin de semaine ! 

Le samedi, je me lève tôt (je dormirai dans ma tombe) pour préparer ma fameuse mijoteuse.  Ma bible s'appelle ''Souper à la mijoteuse, 5 ingrédients, 15 minutes'', aux éditions Pratico-pratiques.  Deux cent quarante recettes, de bien belles prières culinaires.  Un indispensable même si vous habitez la grande ville !  Dans mon cas, c'est que mon temps est maximisé pour connaître mes nouveaux voisins de la forêt boréale ! 

Il y a deux semaines, j'ai enlevé tous les rideaux du salon et de la cuisine que les anciens propriétaires avaient laissés.  Quatre immenses fenêtres avec uniquement un paysage bucolique.  Il n'y a plus de frontière entre l'extérieur et l'intérieur !  Wow ! 


Le bonheur est au chalet Lombrette, j'vous dis.  Motus et bouche cousue... J'ai pas le goût d'avoir des voisins humains ! 

Je fais l'étoile en voici la preuve !

Ma précieuse mijoteuse ! 

mercredi 29 mars 2017

Baie-St-Paul en mars

Parce que j'aime ce coin de pays plus que tous les autres... 

Crédit photo: moi-même

Baie-St-Paul en mars, plus précisément le 25 :) 

  L'arrière de l'hôtel Le Germain

à proximité de l'hôtel Le Germain (terrain des petites franciscaines)


À l'arrière de l'hôtel Le Germain


À l'arrière de l'hôtel Le Germain
  Vaches Highlands

mardi 28 mars 2017

De Victor Hugo à nos souvenirs

Améda Guérin 1887-1976

''LES SOUVENIRS SONT NOS FORCES.  QUAND LA NUIT ESSAIE DE REVENIR, IL FAUT ALLUMER LES GRANDES DATES COMME ON ALLUME DES FLAMBEAUX'' 
VICTOR HUGO 1802-1885

Nous sommes de ceux et celles qui nous ont précédés.  Du plus loin que je me souvienne, ma grand-mère Améda Guérin a été l'une des personnes les plus marquantes de ma vie.  

Sa naissance en 1887, deux ans après la mort de Victor Hugo, à une époque difficile, a fait d'elle une femme plus grande que nature. La vie dans ce temps-là se nommait de la survie.  La preuve, en 1886, au Québec, une épidémie de variole faisait 5700 morts à Montréal ! La vaccination massive a débuté seulement en 1958, on l'oublie si facilement. L'époque forge ce que nous devenons, presque autant que les gens qui traversent et façonnent nos vies.

De ces gens que nous avons aimés, que restent-ils ?  

Améda qui éleva seule ses 13 enfants et qui pris des pensionnaires pour arrondir les fins de mois.  Améda et ses doigts de fée, divinement bien laqués, coupant du tissu lorsqu'elle revêtait son manteau de couturière, métier qu'elle exerça. J'entends encore sa voix m'interpellant ''mon petit bé''. Et puis, nos siestes en après-midi, dans sa douillette verte, récupérée par ma mère et qui trône encore aujourd'hui dans ma chambre. Elle est défraîchie, certes, mais elle mérite à mes yeux bien des égards ! Améda et son amour de la politique (P-E Trudeau et Robert Bourassa). Améda toujours bien mise et en souliers à talon haut. Sa camisole au camphre pour éloigner les virus de la grippe. Sa délicieuse soupe aux gourganes...L'odeur de ses cheveux... 

Quinze (15) ans de ma vie à t'aimer quotidiennement...Et ça continue...

On ne peut retenir le temps, mais nos souvenirs, Si ! 



Ma soeur Martine, Améda et... moi, la toute petite.  


''Ceux que nous pleurons ne sont pas absents, ils sont invisibles'' Victor Hugo


mercredi 15 mars 2017

Rhume de gorille et maroon 5

Je viens de terminer un rhume de gorille, un maudit gros rhume !   En ordre croissant, j'ai commencé avec un rhume de princesse (le nez qui coule et je me lamente, je me lamente, je me lamente...), qui s'est transformé en rhume de guenon (le nez devient un ruisseau, puis une rivière) pour aboutir en rhume de gorille (le  jackpot incluant la toux et la voix d'un gorille ) !  Pour faire une histoire courte, je suis aux petits oiseaux qu'il soit terminé !  C'est pour ça que je n'ai pas alimenté mon blogue.  Je vous laisse avec des photos de mon coin de paradis au chalet de St-Tite-des-Caps.  

Ah...Je ne vous ai pas dit que je suis allée voir Maroon 5 en show, un beau lundi soir de février, le 27 plus précisément... Voilà l'effet qu'il m'a fait le beau Adam Levine !  Il me renverse littéralement, juste à y penser !  Encore beau que je ne me frappe pas la poitrine comme un gorille ! 






dimanche 5 mars 2017

Le crucifix, ce mal-aimé



Photo: Mon crucifix au chalet

Il n'aura suffit que d'une seule plainte pour faire enlever un crucifix entre 2 ascenseurs à l'hôpital St-Sacrement de Québec qui a été fondé par les Soeurs de la Charité en 1927.  Aussi vite disparu, aussi vite réapparu en raison de l'indignation générale de centaines de personnes.

C’est peut-être parce que je suis allée à la messe jusqu’à mes 15 ans et que Paul VI trônait sur les murs de mon école primaire que j’ai un attachement à la persistance de certains rituels religieux dans le temps.  J’aime les baptêmes et je me refuse à enlever mes crucifix en haut des portes d’entrées de ma maison et de mon chalet.  Pour moi, et par mimétisme de ma mère, ils signifient une protection invisible de l’au-delà.   Peu importe le prophète, ils représentent la spiritualité qui touche plus grand que soi. 

Le Québec change, il ne veut plus voir les vestiges de son catholicisme et en même temps, il a peur d’affirmer la laïcité qu’il pratique.  Pas facile à suivre pour les politiciens.  

Je revendique ma tendresse et mon ancrage à mon passé catholique.  J’ai quitté cette religion avec ma tête et comme une peine d’amour, mon cœur est nostalgique. Même si mes mains s’unissent pour faire un ''namaste'' au lieu d’un signe de croix, je désire que la croix du passé catholique de mes parents soit une fierté dans la lumière du présent.


Avoir des racines, c’est se donner des ailes.  Soyons fiers de nos origines, de nos croyances, de ce que nous avons été et de ce que nous devenons...


dimanche 26 février 2017

Les pivoines du passé


Crédit photo:  gabytaangeles.tumbir.com

Petite, à la demande de ma mère, tout docilement et à genoux, je supportais la chaleur torride du mois de juillet en bêchant les mauvaises herbes d’une haie florale qui attirait les abeilles comme du miel. De surcroît, les hannetons et les perce-oreilles  m’horrifiaient.  Il m’en fallait du courage du haut de mes dix printemps pour nettoyer ces plates-bandes qui n’en finissaient plus. Je n’ai pas le pouce vert et vous savez maintenant le pourquoi du pourquoi.  

Il y a des souvenirs qui nous reviennent en mémoire et qui savent si bien parfumer le temps présent. Je revois ma grand-mère Améda planter ses pivoines, de belles traditionnelles à fleurs doubles.  En souvenir d’elle, je promets cet été d’en ajouter au chalet.

Symbole des jardins d’autrefois de Joséphine Bonaparte à la cour française et chevauchant le souvenir d’une mamie aimante à la stature d’une impératrice dans mon cœur, je vais planter respectueusement les racines du temps passé dans ma terre.

Amusant de savoir que les pivoines du Québec sont cultivées depuis le début de la colonie.  Les nouvelles variétés françaises sont arrivées vers les années 1900. 

Les pivoines sont des vivaces comme certains souvenirs de mon enfance.

____________________________________________________________________________

D'autres moments de vie
La rivière Lombrette dégèle tout doucement


 Le far west à St-Tite-des-Caps

Cet été, je vous promets des photos de mes pivoines au chalet...


dimanche 5 février 2017

100 % québécois


Crédit photo: Magnifique caricature de Côté du Journal le Soleil

La semaine, je demeure dans une banlieue homogène où la diversité culturelle est rare, et mes fins de semaine, je rumine ma vie en campagne où les vaches de Monsieur Racine sont mes voisines. Je n’ai donc pas de contacts avec la communauté musulmane. Je connais évidemment l’intégrisme religieux du 11 septembre 2001 et ses ravages.  Alors Il m’a fallu chercher dans mon immense encyclopédie Larousse pour savoir que L’islam est une religion qui proclame sa foi en un seul Dieu.  Ses cinq piliers sont la profession de foi,  la prière rituelle (5 fois par jour), l’aumône légale, le jeûne du ramadân et le pèlerinage.  C’est un mince début, mais un début quand même.
   
Dimanche dernier, lors de la tuerie à la mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, ''un québécois pur laine'' a commis l’irréparable en tuant 6 personnes, faisant des veuves, des orphelins, des blessés et bien des québécois en état de choc.  Cette tragédie mérite donc du respect et de l’introspection pour chacun de nous, moi y compris. 

Je suis certaine et je ne suis pas la seule à le penser que la fameuse radio poubelle de Québec n’a pas aidé aux respects des différences.  Elle a plutôt sournoisement installé un climat de méfiance et d’intolérance à différents niveaux.  La libre expression ne va pas vers la nuance, elle se vautre dans l’intolérance.  Et si on y ajoute Trump, pas surprenant qu’un déséquilibré passe aux actes. 
  
Depuis l’industrialisation, la société québécoise a tourné le dos à l’intégrisme catholique (du temps de ma grand-mère).  Elle a jeté le bébé avec l’eau du bain.  Les sacrements ont pris le bord pour faire place à l’individualisme, à l’athéisme ou à la recherche d’autres repaires empruntés à d’autres religions voire même au courant de la pensée positive.  Les québécois se cherchent et ils ne sont pas les seuls, ils puissent dans différents courants l’apaisement de cette solitude collective qui habite la planète.

Triste qu'il aura fallut ce drame humain pour ouvrir les yeux de bien des québécois (moi y compris) sur la nécessité de s’intéresser à la différence de l’autre, de la respecter et de l’inclure. L’autre est devenu le nous. Alors apprenons des autres cultures la fierté qu’ils ont de leurs croyances. Dans une société qui valorise l’individualisme, nous avons plus besoin d’eux que nous ne le pensons.  Créons des ponts humains, il est grand temps.  Il faudra quand même légalement passer à l’étape de poursuivre le projet de loi 62 de la neutralité religieuse.   En respectant ce nouveau NOUS dans l’intention de trouver le juste milieu.  Prions pour que nous soyons éclairés du nom du prophète que vous voulez !