lundi 22 mai 2017

La croqueuse de temps

Premières balles de golf de l'année...


Dernièrement, j'écoutais à la télé, la conférence d'un médecin communautaire qui disait que nous sommes tellement sollicités de toute part qu'on ne voit plus que nous avons des limites. Ce conférencier a même enlevé le mot de son vocabulaire parce que les gestionnaires en entreprise trouvaient qu'il avait une connotation négative. L'époque nous donne l'illusion que l'on peut tout faire. C'est dans l'air du temps.  Je n'y échappe pas.  

J'ai beau pratiquer le yoga (pas assez à mon goût) et me déstresser à mon chalet.  Ma liste est longue des ''il faut que''.  Petite confidence.  Je suis une frotteuse.  J'aime que mon chalet soit ''spick-and-span''... Vous voyez le genre... et mon chum est pareil !  Beau couple de frotteux !  On devrait se partir une compagnie de nettoyage !  Autres petites confidences, y a le bois mort à empiler sur 39,000 pieds carrés, des fleurs à planter (et à photographier, voir plus bas), un petit pont à construire, des meubles à amener, un nouveau couvre-plancher à faire installer et encore plus... Y a tous les soupers d'amis que nous voulons faire, les sentiers pédestres à découvrir. Sans oublier d'aller frapper des balles de golf parce qu'un jour, j'aimerais bien faire mon premier 9 !  STOP !

Ma quête d'efficacité m'amène à vouloir dompter, cloisonner mon temps et ce, même la fin de semaine. Cette utopie gouverne mon quotidien comme peut-être le vôtre aussi.  J'ai beau vouloir le soudoyer, mon temps est limité et il devient encore plus précieux à mes yeux.  Il en faut des moments de réflexion pour apprécier l'avalanche de trop, de pas assez ou de juste ce qu'il faut.  L'idée est tout simplement de trouver du temps mort pour me sentir encore plus vivante.  Où se cache-t-il celui-là ? 

Fleur sauvage au chalet.

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