mercredi 31 octobre 2018

Lenoir, Pelchat et le deep throat

Crédit photo: Olivier Jean

Revenons sur l'ADISQ un peu, juste un peu. J'ai fait un moyen saut lorsque j'ai vu Hubert Lenoir mettre son trophée du Félix de la chanson de l'année dans sa veste, dans son sac, non dans sa gorge ! 

-Voyons Hubert, t'as pas mangé avant de venir au gala ? mamie Nicole trouve que le trophée est bien trop gros pour entrer dans ta bouche ! Alors la gorge...Imagine ! Pense à tous les microbes qui s'y trouvent maintenant !  Ta vraie mamie aurait pu te donner un bonbon à sucer. Ben oui Hubert, une bonne mamie a toujours des nananes dans ses poches surtout lorsqu'elle connaît son moineau.  Mario Pelchat, lui, a pensé que tu voulais te faire vomir avec ta belle statuette.  Puis, j'ai lu quelque part que c'était du deep throat.  Alors j'ai déduit que c'était peut-être sexuel ! Que veux-tu, y a des mamies cochonnes ! Je ne m'étendrai pas sur le sujet. Je continue... Hubert, t'es là ou tu essaies encore d'avaler ton crayon ? Enlève-moi ça de ta bouche, pis écoute ta grand-mère virtuelle qui n'est pas ta vraie mamie (ben trop jeune pour ça).  Bon, je dois te remercier, en faisant ce...geste, vu mon ignorance, j'ai dû chercher sur la toile la définition du deep throat pour aboutir au surnom de l'informateur, un agent du FBI Monsieur W. Mark Felt, qui a amené Nixon à démissionner dans le scandale du Watergate en 1974 ! Moi qui adore l'histoire, tu parles Darlène !

Hubert, va faire des chansons, pis mâche de la gomme un peu, pas trop, surtout ne l'avale pas, ça ne se digère pas dans l'estomac, elle sera éliminée comme un corps étranger dans tes voies naturelles.  Trop de gommes avalées = constipation ! Je devrais aussi te prendre un rendez-vous chez l'opticien, t'as peut-être un problème de vision. Hubert enlève de ta bouche ton pouce ! Faut grandir maintenant, t'as 24 ans !  

-J'suis pas bébé, j'veux provoquer ! Me dit-il. 

-P'tit Chiasson chenapan va ! 

lundi 29 octobre 2018

Hommage à Harmonium et à Fiori

Crédit photo: archives canoe.ca

Été 1977, été de mes 15 ans, c'était juste avant que mon père décède en octobre.  Une saison où j'étais encore une enfant insouciante, introvertie, lunatique qui respirait l'amitié comme d'autres des puffs (bouffées) de cigarettes.  L'air goûtait le soleil et la musique était une bouée de sauvetage à mon immense besoin d'aimer et d'être aimée. 

Découvrir Harmonium avec mes nouveaux amis dans la cave d'un grand bungalow à l'Île Perrot pour ensuite, quelques mois plus tard, l'écouter en boucle en pleurant ma vie parce que mon père venait de mourir.  Ça s'appelle, un véritable tsunami à deux cents nuits à l'heure avec une souffrance cadenassée de la chambre au salon.  Alors Fiori et sa musique m'ont donc servi un peu de psy, un grand merci et à bien y penser Fiori-Séguin aussi. 

Hier soir, j'ai écouté à l'ADISQ l'extraordinaire hommage dédié à ce groupe mythique.  Que du bonheur avec l'Orchestre symphonique de Montréal !  Sa musique intemporelle est associée à une partie de ma vie comme des lacets à une paire de chaussures.  Itunes, j'arrive... Ben oui, j'achète la musique (mon vieux vinyle est trop usé).  Y paraît que c'est rare de nos jours.  Je me dis que nos psychologues musicaux doivent vivre, eux aussi !  Respect.


DE LA CHAMBRE AU SALON


ÇA FAIT DU BIEN

DEUX CENTS NUITS À L'HEURE



mardi 23 octobre 2018

Le lait 100% canadien



Crédit photo: moi

Ça y est, je le sens, je le vois, l’automne achève et mes vaches Racine vont bientôt disparaître du pâturage, des terres ancestrales de mon voisin.  Si on m’avait dit un jour que j’allais ruminer ma tristesse en pensant à elles, j’aurais éclaté de rire.  La neige va bientôt recouvrir ce grand domaine et moi, je me sens vachement triste.

C’est qu’avant, dans mon autre vie de citadine banlieusarde, boire du lait était mon seul contact avec ces bovidés alors que maintenant, je les vois régulièrement descendre en courant (de vraies sprinteuses) une immense côte pour finalement atterrir dans mon champ de vision, en plein dans ma grande fenêtre du salon au chalet, vous me suivez ?

Vous pensez peut-être que rester à côté d’une ferme, ça doit puer.  Détrompez-vous, je demeure dans une vallée et la ferme est en haut de la côte, donc ça sent le thé des bois, mais pas la meuh-meuh !   Faut dire que mes copines font tout pour se faire aimer.  Comme elles sont curieuses, elles viennent voir mon chien, un shih tzu tout blanc et mes simagrées (salut mes beautés! ).  

En FDS dernière, mon voisin a descendu avec une valise argentée soigner sa progéniture animale. Et puis après les avoir bien chouchouté, il a remonté avec elles, à la queue leu leu,  C’était beau à voir, j’avais les larmes aux yeux ! Parce que j’admire aussi les agriculteurs. Je les vois travailler, sans un congé.  Vous dire, le nouvel accord commercial de l’AEUMC entre les États-Unis, le Mexique et le Canada qui prévoit que l’on accorde 3,6% de notre marché aux producteurs laitiers américains me ‘’fait faire’’ une montée de lait juste à y penser !  Alors Solidarité mes amis !   On achète uniquement du lait avec le logo canadien, même chose pour les autres produits laitiers. 

Mes voisines vous remercient, Monsieur Racine aussi ! 



lundi 15 octobre 2018

Lara Fabian dans toute sa splendeur


Crédit photo: moi

C’est fou comme le temps passe vite.  Ça fait presque 30 ans que je suis la carrière de ma chanteuse préférée Lara Fabian (Crokaert) avec une bonne vingtaine de shows à mon actif pour ne pas dire derrière la cravate. Elle habite mon quotidien, ma vie, où y sont déposés de nombreux souvenirs.   Mon grand plaisir de la dernière année est de mettre mes écouteurs sur les oreilles et d’aller l’entendre en poussant la note sur le bord de ma rivière Lombrette ou en compagnie des vaches de mon voisin M. Racine.  Je fausse, mais elles aiment !

Hier soir, cette grande voix au cœur d’or a fait vibrer à l’unisson le Centre Vidéotron à Québec.  Accompagnée de 5 musiciens et 2 choristes, sans fla-fla, L’auteure-compositrice et interprète nous a ébloui en interprétant ses grands succès revisités avec de nouveaux arrangements électro-pop ainsi que ceux de son dernier album Camouflage en anglais. Je l’ai toujours préféré dans la langue de Shakespeare que de Molière.  J’ai aucune idée du pourquoi du pourquoi, mais c’est comme ça.  Je baragouine donc les paroles en anglais, c'est pas joli, mais c'est merveilleux quand même (très thérapeutique) ! Bon, revenons au spectacle. Faut oublier ses problèmes de surdité de 2014 que j’avais pu malheureusement constater au Capitole de Québec parce qu’hier, elle était en possession de tous ses moyens, éblouissante dans toute sa splendeur. 

Ce matin, j’ai des ailes dans le dos.  Je flotte parce que j’ai eu la chance de la rencontrer.  Y a de ces moments de vie qui font qu’on aimerait arrêter le temps. Pas question de vivre le moment présent, moi, je suis encore hier et je compte bien y rester !  Et puis, c’est même pas encombrant des ailes ! 



On peut voir un peu mes ailes dans le dos !  ;) 



mercredi 10 octobre 2018

Joanie, Stéphanie Boulay et ma fille



Crédit photo: Hadrien Brunner

J’ai jamais écouté l’ancienne émission Occupation double, mais j’ai vu passer sur les réseaux sociaux beaucoup de commentaires négatifs sur l’une des participantes de la dernière mouture, la belle Joanie.   Je me disais souvent, j’aimerais pas être sa mère, je ne supporterais pas tout ce venin social. Et puis un jour, j’ai fait le lien qu’elle était la fille de l’une de mes amies d’enfance, ma GG de Chicoutimi.  Ça m’a fait vraiment mal. 

Ce matin, à l’excellente émission Médium Large (à la radio de Radio-Canada), on pouvait entendre Stéphanie Boulay, auteure-compositrice-interprète et écrivaine, parler de sa rencontre avec l'ancienne candidate et du pourquoi du pourquoi elle l’avait approché pour le vidéoclip de sa chanson Ta fille.  Joanie y était présente aussi.  Une fille allumée, attachante et perspicace.  Tout le contraire de ce que j’ai lu sur elle. 

Ma fille de 20 ans est en peine d’amour.  Disons qu’elle n’a pas été chanceuse avec les jeunes hommes.  Cette chanson me touche. C’est exactement ce qu’elle vit en ce moment. 

GG et moi, on a juste nos bras pour les consoler.  Veux-tu ton poulet aux canneberges préféré ?  On ne peut pas les protéger, juste les aimer, croche des fois, mais les aimer quand même.  Les mamans imparfaites se sentent bien impuissantes face au venin des médias sociaux ou des peines d’amour de nos princesses désabusées.  




mercredi 3 octobre 2018

L'Incroyable Révolution à TVA


Crédit photo: Révolution via Facebook

Je n’aime pas regarder les émissions de danse à la télé.  Ça me surprend moi-même parce que je suis un ancien prof de ballet classique, jazz et compagnies. Je ne sais trop le pourquoi du pourquoi, mais c’était avant de regarder Révolution à TVA le dimanche à 19 heures 30.  Comme l’émission est enregistrée et pas en direct, ils ont le temps de choisir les meilleurs moments en procédant à un montage impeccable. Et ça marche vraiment !  On tombe de notre chaise, tellement c’est du bonbon.  

Ce sont donc 2,000 candidats qui ont auditionné pour ce concept innovateur.  Ceux sélectionnés performent sur une immense scène ronde (pas évident) où 128 caméras filment un mouvement Révolution à 360 degrés. 36 places sont disponibles pour les face-à-face.  Peu importe l’âge, il ne faut que leur talent et ce, dans tous les styles de danse.  Pour faire lever le gâteau, 4 maîtres actionnent un levier (comme à La Voix) pendant ou après la fin de la présentation et ce fameux après est souvent enlevant !  Si 3 leviers sont actionnés, le(s) danseur(s) va (vont) à la prochaine étape, si 2 leviers, il(s) se retrouve(nt) au ballotage. Cette grande compétition de danse télévisée donnera au(x) gagnant(s) à la 11ième émission un montant de 100,000$.  Lorsqu’on sait que la danse est le parent pauvre du domaine des arts, ça fait du bien de voir cela.  L’émotion et l’admiration s’entremêlent autant que les pirouettes, les sauts, les grands battements, les waves et les mambos.  Pas de moments morts, juste du gros plaisir !

Parlons un peu des juges, empathiques à souhait… La belle Lydia Bouchard (classique et moderne-contemporain),  l’énergique Jean-Marc Généreux (danse sociale et sportive) et les adorables Twins, Laurent et Larry Bourgeois (hip-hop) sont parfaits !  Rien d’artificiel de leur part et leurs commentaires sont toujours constructifs et pertinents.  Ils priorisent de maîtriser autant la technique que l’interprétation. Un parcours sans faute autant à l’animation avec Sarah-Jeanne Labrosse qu’avec les 4 maîtres.

Ce concept sera sûrement acheté par d’autres producteurs dans le monde, j’en suis certaine.  En attendant, faites un chassé-croisé dans votre horaire et prenez le temps d’être impressionnés par ces magiciens du mouvement qui touchent notre cœur d’une si belle façon.  Laissez vous charmer par la danse, la vraie, celle des émotions.



 

Regardez un peu les performances des maîtres hors de l'émission.  Tout simplement WOW ! 

Lydia Bouchard (et Jonathan Brochu)

 Jean-Marc Généreux (et France Mousseau) 

Les Twins

vendredi 21 septembre 2018

Du Manoir Fraser à la mode du tartan 2018-2019


Crédit photo: moi-même

Cet été, je suis allée visiter le Manoir Fraser à Rivière-du-Loup.  Vous vous souvenez que dans mes ancêtres, il y a un enfant illégitime du nom d'Ignace Murray et son père serait Malcolm Fraser. Les enfants nés hors du mariage et qui naissaient sur le territoire de Murray Bay portaient le nom de Murray.  Ignace a eu une fille du nom d’Alexandrienne (1817-1886) et c’est en cherchant des informations sur elle que j’ai su tout cela.  Ce qui est rigolo, c’est que Malcolm était un Seigneur Écossais, un Highlander et qu’Alexandrienne (mon arrière-arrière-arrière grand-mère) s’est mariée à Thomas Simard (mon arrière-arrière-arrière grand-père), un patriote.   C’est fou ce que l’on peut découvrir de choses passionnantes lorsqu'on fouille sur nos ancêtres !

Si vous passez à Rivière-du-Loup, je vous suggère fortement d’aller voir ce magnifique manoir.  Il est fascinant comme son histoire. 

Ce qui m’amène à vous parler que chaque clan de Highlanders avait un tartan, comme le kilt du beau Jamie Fraser dans Outlander. Une étoffe de laine à carreaux de couleurs, typique des peuples celtes.  Actuellement c’est la grosse tendance mode 2018-2019.  On s’amuse même à mélanger les variétés ce qui n'est pas très joli à mon humble avis.  

Ma mère adorait les carreaux de tartan.  Je me souviens d’une jupe écossaise faite maison, avec ses belles mains d’artiste.  Ma sœur avait une robe de chambre quadrillée jaune et que dire de mon éternel uniforme d’école au primaire à carreaux de couleur vert.

L’amour du tartan me vient de ma mère, mais… il m’arrive de penser qu’il vient de plus loin encore, d’un certain Malcolm Fraser.


Objets 1733 à 1815 de Malcolm Fraser 

Le tartan du clan des Fraser

Livre sur la vie de Malcolm Fraser. Il faut le commander dans une librairie, car il n'est pas vendu au Manoir Fraser. 





mercredi 19 septembre 2018

À genoux



Crédit photo: selon Google image possiblement : Bueno de los tiempos dificiles.

Jamais elle se plaint, survivante d’un cancer du sein voici qu’elle a les genoux en compote.  Pas juste un, mais les deux. Ma soeur a beau être dure avec son corps comme notre mère, la douleur hypothèque sa qualité de vie. De mes amis septuagénaires, plusieurs souffrent de ce mal du siècle. Ne pas être la seule ne doit pas nécessairement l’aider à se remonter le moral.  Malgré la douleur, elle a quand même réussi à garder son petit fils pendant quatre ans.  Un homme n'est jamais si grand que lorsqu'il est à genoux pour aider un enfant disait Pithagore. Maintenant elle s’évade dans sa boulimie littéraire, bien installée dans son fauteuil, elle voyage et parcourt le monde.

Alors à chaque fois, et j’écris bien, à chaque fois, que je prends une marche, que je fais un sentier pédestre, que je joue au golf, que je monte des escaliers, que je fais du yoga, que je descends la pente escarpée qui m’amène à ma rivière au chalet, je pense à elle.  Je l’amène avec moi. Je ne suis pas du genre à lui dire, je suis du genre à l’écrire.

Elle est l’exemple parfait que même à genoux, on peut rester debout.  





mardi 18 septembre 2018

Paul McCartney à Québec



Crédit photo: moi 
Celle du haut: on peut voir Stéphanie Fontaine-Drolet et son frère.  Deux vrais fans :) 

Hier soir, le Centre Vidéotron a vibré à l’unisson en recevant le légendaire Sir James Paul McCartney, le Beatles, le Wings, plus précisément Macca pour les fans.  Dix-sept mille personnes, majoritairement des baby-boomers ont assisté à la grande rétrospective musicale de ce charismatique auteur-compositeur-interprète , l’un des plus prolifiques de sa génération.  Qui n’a pas en tête un souvenir relié à l’un ou l’autre de ses nombreux succès ?

Trente sept chansons, avec plusieurs présentations en français ont donné deux heures quarante de pur bonheur aux spectateurs. Quatre excellents musiciens et sporadiquement un trio de cuivres le secondaient. Faut absolument mentionner que le son était impeccable du début à la fin.  Paul est gaucher, le saviez-vous ?  Toutes ses guitares y ont passé, autant les acoustiques que les électriques. À 76 ans, il est encore très énergique malgré que sa voix est moins puissante et disons le, moins juste que par le passé. Quoique rien pour diminuer notre plaisir et notre euphorie.

Parlons-en de l’exaltation.  Le 17 octobre prochain arrive bientôt avec la légalisation du cannabis et bien, en avant de moi, il y avait un quinquagénaire sous l’effet exagéré de THC ou CBD (je n’y connais rien) mélangé avec de beaucoup d’alcool (ça je connais raisonnablement) qui euphorisait un peu trop à mon goût !  On est loin des muffins au pot, mes amis !  Faut surtout pas mélanger (pas besoin d'avoir un doctorat pour savoir ça) ! Pas trop hâte de voir, les conséquences de la consommation de cette substance sur les routes du Québec.  Mais ça, c’est une autre histoire.  Vous saviez que Macca n’est pas seulement le surnom de Paul, mais aussi un long cocktail ?  Chin chin à tous les Maccaphiles  et bon show jeudi, le 20, à Montréal !



Pour l'ambiance


Ma préférée de son plus récent CD Egypt Station, Fuh you. 

mercredi 12 septembre 2018

Je décolle avec Marie-Mai

Crédit de la magnifique photo: Malina Corpadean

Avez-vous vu le nouveau clip ''Je décolle'' de Marie-Mai ?  D'une beauté spectaculaire, elle danse comme une pro (chorégraphe Alex Dunn) !  Paroles et musique accrocheuses, me voici que je l'écoute en boucle à l'image d'une ado de la génération Z (petit aparté, après Z, est-ce que ça sera ZZ ou on retournera à A ?).  

Dans une autre vie, il y a longtemps, je suis allée la voir avec ma fille. Une soirée avec ma désagréable progéniture, devrais-je écrire, qui avait à l'époque 13 ans environ (je passe les détails).  Marie-Mai avait été impressionnante, une vraie bête de scène.  Nous étions restées pour les autographes, presque les dernières, elle avait été d'une grande générosité malgré la fatigue et l'heure tardive.  Je m'en souviens encore (de ma fille aussi).  Puis, j'ai suivi comme tout le monde sa vie sentimentale exposée au grand jour.  Du côté nouvelles chansons, je doutais que j'allais apprécier et bien, je tombe de ma chaise ! Regardez-moi ça les amis, c'est gargantuesque (j'exagère à peine) ! Marie-Mai est une surprenante auteure-compositrice-interprète, accrochez-vous, ça décolle !  


« C’est avec beaucoup d’émotion et de fierté que je vous présente le vidéoclip qui, selon moi, est le plus fort de ma carrière ! Par son propos et son énergie, j’y aborde ma résilience, mon affirmation en tant qu’artiste et aussi l’abandon, en toute confiance, face à l’inconnu. C’est en quelque sorte aussi un hymne qui pourra, j’en suis certaine, inspirer les gens à reconnaître leur propre valeur, à parier sur eux-mêmes, à ne jamais laisser personne manipuler leur destin et surtout, à croire en leur propre potentiel, surtout dans l’adversité''.   Marie-Mai 2018



mardi 11 septembre 2018

Bridges de Josh Groban

Crédit photo: sur son site Web

Le prochain CD Bridges de mon chouchou lyrique Josh Groban sort le 21 septembre prochain et entre vous et moi, ça ne me faisait pas grand chose jusqu'à aujourd'hui.  Je m'explique... parce que du Josh Groban, c'est bien bon, mais ça reste du pareil au même.  Ma discographie de cet artiste étant déjà bien remplie, je me suis dit:
-Je vais passer mon tours. C'était évidemment avant d'en faire l'écoute sur la toile.  

Erreur ma belle Nicole  (oui, belle, faut se valoriser, pas se dénigrer) ! La magie opère toujours aussi fort, parce que j'ai déjà les frissons en écoutant Granted, River, We will meet once again (avec Andréa Bocelli) et S'il suffisait d'aimer (oui,oui du Céline et Goldman).  Ça promet donc.  Pour vous dire la vérité, j'écoute en boucle River et ce, depuis une bonne demi-heure, minimum...

Nos vieilles pantoufles sont toujours les plus aimées et les plus confortables. Et puis, un excellent riesling ne demande pas mieux que d'être savouré et adopté.  J'aime bien me surprendre à aimer ce que je pensais moins aimer. 





jeudi 6 septembre 2018

La grande Lise


Crédit photo: Chantal Poirier, Journal de Montréal

Suite au décès aujourd'hui à l'âge de 87 ans de Madame Lise Payette, je vous replace un billet que j'ai écrit le 26 avril 2015.  Je le trouve encore pertinent.  Femme politique de convictions, ministre, féministe, journaliste, écrivaine, auteure, animatrice et productrice, elle a marqué le Québec et les femmes que nous sommes.  Nous lui devons beaucoup.  Merci Madame !

''C'est hier soir au Capitole de Québec que ma fibre politique a été touchée en plein coeur, plus précisément lors du discours de Lise Payette dans le cadre du 75ème anniversaire du droit de vote des femmes au Québec.  En chaise roulante, de sa belle voix douce mais affaiblie par la maladie, Madame Payette revêtait un magnifique manteau de dignité, noblesse des années vécues à défendre le droit des femmes au Québec. 

Je ne pense pas qu'il y avait des journalistes dans la salle, et pourtant son message était tellement important.  Madame Payette veut rassembler dix (10) femmes pour discuter de la condition féminine actuelle dans le but par la suite d'en faire un sommet et ce, d'ici le printemps 2016 car aujourd'hui selon elle, ''le droit des femmes est en pleine régression''. Suite à cet événement, les recommandations seront acheminées aux différents chefs de partis politiques.  Si elles ne trouvent pas écho, Madame Payette va même jusqu'à souhaiter la création du PPDF (parti politique des femmes). Que ce soit une pensée fantaisiste ou non, on la reconnaît bien.   Vous pensez qu'elle exagère ? Lorsque je vois que le salaire des secrétaires (adjointes administratives, agentes de bureau) baisse au lieu de monter, je ne trouve pas qu'elle va trop loin !  Il y a encore beaucoup de travail à faire pour l'égalité salariale. 

Femme politique (députée-ministre), écrivaine, auteure, animatrice, Madame Payette a marqué l'histoire du Québec d'une manière déterminante. Tout autant que Janette Bertrand, Liza Frulla et Denise Bombardier que nous pourrons également entendre lors du documentaire ''75 ème, elles se souviennent'' de Flavie Payette-Renouf, petite-fille de Madame Payette et réalisatrice aux Productions J, lundi le 27 avril à 21 heures à Télé-Québec.  

Dire qu'aujourd'hui, certaines personnes n'exercent même pas leur droit de vote !  Le cynisme politique est de bon goût. Bordel, réveillons-nous !

P.S Lise Payette a gardé le nom de son ex-mari André Payette.  Son nom de ''fille'' est : Ouimet. ''  C'est particulier puisqu'elle était une grande féministe. Pour mes amies lointaines, je précise que les femmes du Québec utilisent leur nom de fille à la naissance (Article 393 du Code civil du Québec), depuis surtout les années 70. 

lundi 3 septembre 2018

Coups de coeur de la belle saison








crédits photos : moi

Hors de question de garder pour moi toute seule mes coups de cœur estivaux parce que partager me rend heureuse.  Je me fais donc du bien en vous dévoilant mon top 7 de la belle saison (ils ne sont pas en ordre d'importance).  On part.


1. À vingt minutes des ponts de Québec se trouve un complexe agrotouristique haut de gamme pas assez connu à mon goût, c’est La Cache à Maxime, plus précisément à Scott.   L’hôtel, les chalets de luxe, le centre de santé, le vignoble, le golf, la salle de spectacle, tout cela au même endroit.  J’ai particulièrement adoré le resto Le Greg avec des plats distinctifs et gastronomiques du terroir qui n’ont rien à envier aux grandes tables de la région de Québec. Autre belle surprise, le Noah Spa avec ses onze stations de jet de massage, vraiment relaxant !   Si vous avez un party de bureau, n’hésitez surtout pas.

2. On continue, alors là, je vous conduis dans une autre belle région du Québec, (la plus belle) Charlevoix. Au Casino du Manoir Richelieu, les jeudis à 20 heures jusqu’au 13 septembre (dépêchez-vous), on peut y découvrir de jeunes humoristes de la relève du ComédiHa.  L’animation par le coloré Mike Paterson est dynamique pour ne pas dire…c’est de la dynamite !   Mon coup de cœur de la soirée du 30 août dernier fut Alexandre Forest.  Il rafraîchit l’humour québécois par le choix de ses sujets (la dépression, le TAG, décloisonne les genres) qui sont traités intelligemment.  Il nous amène ailleurs, hors des sentiers battus.  Hilarant le jeune homme ! Je l'adore ! 

3. Parlons un peu, juste un peu de golf.  En particulier de celui du Club de golf Orléans à Ste-Pétronille à l’île d’Orléans, un beau 9 trous qui est abordable (c’est pas toujours le cas ailleurs) et qui se marche parfaitement bien, idéal pour les débutant(e)s comme moi !  Saviez-vous qu’on peut dépenser environ 1,200 calories en marchant un 9 trous ? Amusant à savoir.. quoique, dans mon cas, je reprends vite les calories perdues avec mon vino à l’heure du souper !  Autant pas calculer !

4. Souper mémorable de beaux gros homards.
5. Alys au Mont-Ste-Anne.
6. Berthe Morissot au MNBAQ.
7. Notre-Dame de Paris au GTQ.


On a tous des petits endroits préférés qu’on aime bien refiler aux autres, peut-être parce qu’on y a été tout simplement heureux. Le bonheur est un état d’esprit, peu importe la destination, il trouve son importance à travers les gens qui nous y accompagnent.  Bonne route automnale maintenant ! 


Alexandre Forest, à écouter :) 

mercredi 15 août 2018

Notre-Dame de Paris à Québec


Crédit photo: Journal de Québec Jean-François Desgagnés


Crédit photo: Lise Breton

Crédit photo: Lise Breton

Crédit photo: Lise Breton

Crédit photo: Lise Breton

Vingt ans déjà, mais aucunement démodée, la première de la tournée de la comédie musicale Notre-Dame de Paris a pris son envol hier soir au Grand Théâtre de Québec et ce fut un grand succès.

L’histoire tirée du roman de Victor Hugo publié en 1831 est toujours d’actualité.  Dans son roman, il y a des bohémiens, des sans-papiers qui venaient d’Espagne chercher asile à la Cathédrale.  Or de nos jours, ce sont les migrants qui recherchent une terre d’accueil.  Impossible de ne pas y penser.  Ça nous saute aux yeux. 

L’interprétation est d’une grande qualité.  Angelo Del Vecchio en Quasimodo m’a fait oublier complètement Garou.  Sa voix ressemble à ce dernier, mais avec une plus grande puissance vocale.  La belle et talentueuse Libanaise Hiba Tawaji, Esméralda, est magistrale à tout point de vue.  Martin Giroux est complètement irrésistible en Phoebus.  Je n'ai pas pu m'empêcher de me sentir tristounette en l'absence du charismatique Bruno Pelletier (Gringoire) qui a été remplacé par l’excellent Richard Charest. Les chorégraphies de Marino Müller et les performances des danseurs-acrobates sont à couper le souffle.  Elles rehaussent l’éclat et la qualité du spectacle qui sera présenté jusqu’au 26 août à Québec, et par la suite, Trois-Rivières, Montréal, Sherbrooke, Ottawa et Toronto.  

Je crois bien que dans cent ans, nos descendants pourront assister encore à Notre-Dame de Paris, c’est un classique indémodable. En attendant que 2118 arrive, je vous suggère fortement d’y aller tout de suite ! Vous allez passer une soirée fantastique !  Garrochez-vous mes amis !  Garrochez-vous au plus vite ! 

vendredi 10 août 2018

En tout cas


Crédit photo: moi 

Ici, là, maintenant, pendant que je réfléchis tout bas et que ça reste entre vous et moi… j’suis plus capable d’entendre ce mantra à la mode qui est venu supplanter le tout à fait dans les médias. Lorsque ça devient populaire, j’accroche moins, ça m’agace.  Tenez, comme le verbe polariser et le mot amalgame dans le jargon des chroniqueurs, sans oublier l’appropriation culturelle depuis la controverse des productions SLAV et Kanata de Robert Lepage. Décidément, la redondance de ces utilisations m’exaspèrent.  Loin d’être parfaite, j’ai comme bien des gens un patois répétitif. À la fin d’une phrase, un en tout cas… Il semblerait que c’est une déformation de la locution ‘’dans tous les cas’’ présente dans le dictionnaire de L’Académie française, début du 18ème siècle. Ah bon, le passé restera  toujours intemporel à mes yeux.

Parce qu’hier, avant-hier et des poussières ont existé et sont encore présents de par nos souvenirs et/ou leurs conséquences.  Début juin, sommet du G7 dans Charlevoix, Après des dépenses de 600 millions de dollars, que reste-t-il au final ?  Un tweet insultant de monsieur Trump envers notre extravagant Justin Trudeau.   À bien y penser, mes cheveux me frisent comme ceux de Hubert Lenoir, auteur-compositeur-interprète, le petit nouveau, saveur du mois, avec une fleur de lys sur la fesse gauche ou la droite, enfin, peu importe l’endroit. Pour revenir à mes cheveux, la chaleur extrême et l’humidex font que, même si j’utilise mon fer à plat, ils deviennent bouclés.  Gros problème insignifiant de fifille (dans mon cas mamie qui veut rester jeune le plus longtemps possible) si je compare à la légalisation du cannabis le 17 octobre prochain. Ça ne me dit rien de bon.  Un vin est tellement goûteux et puis je fais de l’asthme. Pas sûr que le légaliser va aider à contrer le marché noir.  Guerre de prix, THC plus élevé, exportation illégale et vente sur la toile…

Dans le fond, j’aime mieux penser à, ici, là, maintenant… Et tout cas



jeudi 2 août 2018

Instagram, Facebook et le blogue de Pascale Wilhelmy


Crédit photo: Moi-même.  Petite-Rivière-St-François sur Instagram

Je réfléchis avec vous, sur papier, là comme ça, et je constate que les réseaux sociaux sont pas mal pernicieux. Subtilement, mais avec une grande efficacité,  ils injectent dans mon cerveau de reptilienne compulsive l’illusion que la vie est plus belle chez l’autre.  Les publicités (les fameux algorithmes), les photos magnifiques, me martèlent le peu de jugeote et de bon sens acquis avec le temps. L’envie et le voyeurisme d’Instagram me travaillent un peu trop les méninges. Y a pas personne qui veut placer des photos de vacances de son affreuse chambre d’hôtel, ni de son gâteau soufflé qui n’a pas levé ! C’est quoi notre problème de vouloir toujours épater la galerie ?  Pour avoir plus d’abonnés ? Pour ça, faut être jeune, pis en maillot de bain comme ma fille.  C’est ce que j’ai constaté en comparant le nombre plus élevé de ses abonnés avec les miens !  Faque c’est ça qui est ça.   

En ce qui concerne Facebook, je comprends très bien ceux et celles qui le quittent ou qui ne partagent absolument rien sur leur mur.  Problèmes et jugements risquent d’être au rendez-vous en raison d’interprétations.  Pour contourner ce fait, nous utilisons, disons-le au grand jour, des groupes secrets.  Merveilleux ! Les vrais échanges authentiques se font là. Il y a aussi des groupes d’entraides qui déboulonnent le mythe selon lequel notre époque est axée sur l’individualisme.  Ça fait du bien à voir ! Faut pas oublier, certains élargissements de connaissances, avouons-le. C’est justement là que j’ai appris qu’on place du vinaigre sur nos piqûres de moustiques et ça marche (pas d'enflure, ni chatouillement) !  Merci à Pascale Wilhelmy,  vous avez sauvé mon été !

Utiliser les réseaux sociaux, c’est aussi se servir d’une caméra de recul pour carrément en rectifier notre utilisation.  Apprendre à compartimenter le privé, le public, le perso et le professionnel, et se dire que ce ne sont que des outils à manipuler avec soin et parcimonie.  N’empêche que ça ne boursoufle plus du tout avec le vinaigre !  Je vais aller lire son blogue Le beau, le bon et le bien… J’arrive Pascale, j’arrive !


mardi 31 juillet 2018

Je golfe, tu golfes, nous golfons



Nous sommes environ 82 millions de golfeurs dans le monde, et dans mon cas, plus sérieusement depuis deux ans. Je suis donc une golfeuse occasionnelle d’été, mais un jour, j’aimerais bien sillonner régulièrement, avec mon homme, quelques-uns des 300 terrains du Québec, de préférence à pied plutôt qu’avec une voiturette, ce sera meilleur pour ma santé !

Le golf est comme une maladie contagieuse par chez nous. Ma mère a pratiqué religieusement ce sport de précision de 50 à 85 ans, en marchant son 18 trous tous les jours ou presque de mai à octobre, elle rayonnait de bonheur !  C’était aussi une affaire de famille avec ses sœurs et ses frères.  Que de soupers à entendre les mots suivants : putter (le verbe), l’élan (le swing), l’overgolf, Fred Couples et j’en passe…Maman, où que tu sois au ciel, je te dis que les jupes sont rendues courtes ! 

Sur un terrain, la contemplative que je suis aime les beautés que la nature lui offre tout en marchant à vitesse grand V, car il ne faut pas traîner parce que vous allez vous le faire dire ! C’est l’une des 34 règles standardisées qu’il faut suivre, le reste s’apprend au contact avec les autres joueurs.  Et les autres, parlons-en !  Jouer avec des inconnus (2 à 4 joueurs, en ajoutant ceux devant et derrière vous), s’adapter aux différentes personnalités est définitivement tout un défi ! La diplomatie, la tolérance, la persévérance, l’humilité et la patience se travaillent les deux pieds bien ancrés sur le gazon en prenant de grandes respirations.   

Voila, c’est le moment tout indiqué de vous dévoiler mes petits secrets qui ne le seront plus maintenant.  Je me fixe toujours un objectif réalisable, et cette année, celui d’un bon contact avec la balle, c'est-à-dire mon élan.   Je me facilite la vie aussi. Je place des ''ties'' cassés lorsque je frappe (ailleurs qu’au départ) sauf évidemment sur le vert.  De plus, je ne compte jamais mes coups frappés parce que je suis loin du niveau des performances de joueurs expérimentés.  J’oublie donc pour 2018 le Par (la normale), le Bogey (un coup au dessus du Par), et l’oiselet (Birdie, un coups sous le Par). Ces trucs viennent d’un pro tout comme l’utilisation de 4 à 5 bâtons maximum.  En ce qui concerne ma fierté, j'essaie de finir mon élan, parce que les autres ne voient pas toujours où ira atterrir ma balle, mais mon swing, lui, oui !  

Il semblerait qu’il faut environ 10,000 heures de pratique pour atteindre l’excellence dans une activité quelconque et entre vous et moi, j'ai pas le talent de ma mère, ça va être long ! Comme le golf est très technique, plus difficile que le yoga, ma ténacité (lire tête de cochon) sera ma meilleure arme !  Et puis, ne pas oublier qu’on joue au golf, que ça reste un jeu où le plaisir doit être au rendez-vous.  C'est évident que je ne serai jamais une Anne-Catherine Tanguay, mais la balle est dans mon camp maintenant, parce que j'aime aller golfer ! 

P.S. Merci à mon homme que j'appelle Martin Matte pour ses bons conseils et surtout sa patience !  ;)