dimanche 4 août 2019

Le Village Historique de Val-Jalbert


Crédits photos: moi-même

Suite de mon roadtrip au Saguenay-Lac-St-Jean. Y en a qui vont sur la Côte Basque pour se dépayser, moi, pas besoin, je vais chez les bleuets pour me ressourcer et m’exclamer de ''Oh !'', en entendant leurs beaux ''Là-là'' !  Un patois coloré irrésistible, mais aussi pour...

Le long de la rivière Ouiatchouan (en langue montagnaise qui veut dire : là où l’eau tourbillonne), se trouve Le Village Historique de Val-Jalbert.  Jadis, dans ma région des bleuets là-là, on l’appelait Le Village Fantôme.  Situé à Chambord au Lac-St-Jean, sa grande chute en vaut le détour.  Autant le jour que le soir, lorsqu’elle est illuminée de différentes couleurs, sa beauté rehausse encore plus le paysage environnant.

Val-Jalbert, c’est l’histoire d’un village moderne pour l’époque, celle des années 20, qui fut durement touché par la grippe espagnole et sa fermeture due au manque de rentabilité du moulin à pulpe et de sa méthode à l’eau au lieu du chimique.

Lorsque j’étais enfant, on m’avait dit que ma grande tante Imida Simard y avait déjà enseigné, mais sur place, je n’ai pas trouvé de preuves le prouvant.  Néanmoins, pour ma deuxième visite à vie sur le site, j’ai constaté beaucoup d’améliorations surtout en ce qui concerne l’hébergement, de style rustique-contemporain, et de sa table gastronomique qui n’a rien à envier aux autres fleurons du Québec.  De plus, les produits dérivés et du terroir sont surprenants et de grande qualité. 

Alors facile de remonter le temps au cœur des vieilles maisons abandonnées et des bâtiments rénovés en compagnie des personnages de l’époque.  Fascinant de découvrir 110 ans d’histoire en 25 minutes avec le spectacle immersif d’hologrammes qui redonne vie aux ouvriers et aux habitants de l’endroit.  À pied ou en train-balade (avec chauffeur-guide), c’est ravissant !  Un incontournable qui vous séduira !  En tout cas, nous, on a adoré là-là !















lundi 29 juillet 2019

La Fabuleuse Histoire d'un Royaume




Le péché d’orgueil, vous connaissez ? C’est pas beau et le mien, il est gonflé à bloc depuis que je suis allée voir La Fabuleuse Histoire d’un Royaume à La Baie, maintenant Ville Saguenay, la semaine dernière.  Je vous explique…

Péché d’orgueil régional puisque le scénariste de cette pièce historique écrite en 1987 est mon ancien voisin de la rue Du Cran à Chicoutimi, Monsieur Ghislain Bouchard.  Ben oui, je suis native de Chekoutimy (nom d’origine montagnaise qui veut dire: jusqu’où c’est profond).  

Péché d’orgueil familial également, parce que le personnage principal, entre autre, est mon arrière-arrière-arrière grand-père Alexis Simard.  Se greffe à lui, l’arrivée de Champlain jusqu’à notre époque. Ma fierté a pris la proportion d’une montgolfière, j'ai pas le contrôle, je monte, je monte ! 

Vous dire…Y a du monde à messe dans ce spectacle là-là (comme on dit par chez nous là-là, expression locale du coin) du fait que 150 bénévoles y font rayonner la région soir après soir, souvent en famille, c'est-à-dire, papa, maman et les enfants.  Depuis plus de 30 ans, La Fabuleuse Histoire d’un Royaume n’a plus besoin de présentation, et pour l’avoir vu à ses débuts, j’ai pu constater qu’elle s’est bonifiée avec le temps.  

Coups de canon, feu, déluge, animaux et une cavalerie de 6 chevaux, voitures anciennes, un immense bassin d’eau, lumières, musiques, effets spéciaux… En voulez-vous et bien en vla ! 

Avis aux nostalgiques de l’histoire, ce spectacle va vous éblouir !  Ça prend juste des bleuets pour faire cela ! 

J’ai pas le goût de péter ma balloune d’orgueil, ce péché reste véniel au goût de miel, ou plutôt, aux bleuets enrobés de chocolat noir des Pères Trappistes de Mistassini, les meilleurs !  Décidément, mon péché augmente à vue d’œil, mais péché avoué est à demi pardonné ! 



samedi 20 juillet 2019

Premier jour de vacances


Premier jour de vacances. Le soleil est au rendez-vous et la chaleur tropicale du Québec me rend heureuse. Les raquettes attendront. Je suis moins pressée d'aller au chalet, peut-être parce que ma piscine va me manquer et que les moustiques vont continuer à me dévorer.  

Ma résolution de ne pas aller sur les réseaux sociaux n'a tenu que la nuit. Pourquoi je me culpabiliserais ?  J'ai une bonne raison, je veux vous suggérer la lecture du livre  ''C'est normal, à votre âge ? '' de Denis Fortier, physiothérapeute, conférencier et chroniqueur dans les médias.  L'auteur nous partage des conseils pratiques pour faire mentir les préjugés sur le vieillissement. Dès la première page, vous allez accrocher !  Vous saviez que plusieurs processus normaux de vieillissement sont en partie réversibles ?  

L'été, c'est encore plus agréable de lire, on s'installe dehors, à l'ombre, avec l'odeur et la beauté de l'endroit où l'on vit et... on se dit que la vie est encore plus belle.  

Premier jour de vacances et mon chum me dit dans l'oreille que je suis sa Julie Masse, non mais, je craque, mes orteils frisent... Un peu de Sam Smith...



P.S. Vous ne connaissez pas Julie Masse ?  Googlez, vous allez comprendre. 


vendredi 19 juillet 2019

En mode vacances




 Crédit photo: moi-même


Pendant que de plus en plus de gens que je connais passent en mode retraite, moi, comme beaucoup de québécois, je suis en mode vacances pour deux semaines.  Je n’arrive pas à savoir si je les envie ou les plains, je regarde le train passer, sans vouloir y embarquer.  Évidemment, le luxe de prendre sa retraite tôt n’est pas accessible à tout le monde et patati et patata…

C’est donc enfin le moment de prendre une pause, de me gâter et de profiter de mes précieuses journées pour resserrer des liens et retisser des fils invisibles qui me relient à mes amours et mes amis.  

Bien sûr, je veux faire de belles découvertes, mais je désire vivre à la vitesse tortue, remettre le compteur à zéro.  Dans ma valise, beaucoup de vêtements mous et la résolution de ne pas aller sur les réseaux sociaux, parce que la vraie vie, celle où nos cinq sens partent à l’aventure, me semble plus enrichissante.  

Le temps des vacances, c’est le temps d'aimer… Pas moi qui le dis, c’est une vieille chanson du beau Pierre Lalonde qui a fait succès dans les années 70. Cette année, mes vacances au Québec seront sur la route des souvenirs.  À suivre…




mardi 16 juillet 2019

Se faire manger tout rond




Georges Brassard
1940-2019
Crédit photo: (archives) Les Versants


Je suis désolée Monsieur Brassard, mais je n’ai pas votre passion pour les bibittes !   Pire encore, ma haine des maringouins augmente d’été en été.  Monsieur le fondateur de l’Insectarium de Montréal, votre décès le 26 juin dernier a surpris bien des gens, moi y compris.  Depuis, il m’arrive de penser à vous lorsque je tombe face à face avec les terreurs de mon été. Je pense que vous me diriez sûrement que ce sont de fabuleux insectes, pas de lamentables bestioles et que c’est parce que nous avons eu un printemps pluvieux et de grandes quantités de neige au sol qu’il y en a autant.  Ouais et puis après ? Sauf votre respect, c’est que j’ai un gros problème avec ces insectes piqueurs. Je suis un aimant et ils me dévorent tout rond !

Je vous raconte, l’histoire a commencé l’an passé.  Suite à une simple petite piqûre, j’ai eu droit à un immense cercle rouge grossissant de jour en jour avec l'enflure en bonus. Et puis, le 1er juillet dernier, autre piqûre anodine, mais cerise sur le sundae, je me suis retrouvée à l’hôpital pour une cellulite (infection de la peau).  Intraveineuse, tests de sang et antibiotiques pour une semaine !  Comment voulez-vous que je les aime ?  Ils m’envoient à l’hôpital !

Monsieur Brassard, assoyez-vous sur un nuage pour jaser un peu avec moi.  J’ai un chalet, je suis entourée de moustiques.  Que vais-je faire ? J’ai pensé à m’acheter une burka, mais avec nos 30 degrés, pas sûr… Je crois que l’achat de vêtements anti-moustiques infusés de perméthrine (insecticide chimique) efficaces pour 70 lavages, serait mieux. On les retrouve où ces indispensables que j’aille les chercher ?

Monsieur l’entomologiste, je m’enduis de chasse-moustiques aussitôt que je sors dehors.  Y a des femmes qui sentent le parfum, moi, c’est le chasse-moustique !  Sexy la fille !  Le cancer va me courir après si j'en abuse !  Vous me demandez si j’ai essayé la lavande et l’eucalyptus citronné ? Bien sûr, mais sur la Côte-de-Beaupré, ils sont robustes et rien ne les arrêtent, croyez-moi !  Je tiens également à vous mentionner que je ne sors jamais sans mon pendentif en tube d’After Bite accroché à mon cou. Il est devenu comme mon 11ième doigt et mon meilleur ami.

Je dois vous quitter pour me faire un bracelet aux clous de girofle dans un demi-citron.  Pardon ?  Vous me dites que les moustiques mémorisent l’odeur de leur hôte préféré… Alors sachez que  vieillir, c’est assurément ‘’pogner’’ plus avec les moustiques que les hommes !  

Pogner=plaire

dimanche 7 juillet 2019

Le coeur à l'ouvrage



Crédit photo: moi-même

J’admire ces inconnus qui au bout de leur sans fil me partagent leurs douleurs, leurs souffrances, leurs besoins.  Devant leurs mots habités de maux, je m’incline, j’écoute, je prends des notes, je réconforte à ma façon et je transmets l’information à des intervenants qualifiés.  Il m’arrive aussi de référer au Centre de crise de Québec, si c’est urgent, car notre délai d’intervention est plus long qu’eux.  De mon travail, c’est ce que je préfère, être là pour l’autre.  Souvent, je n’en reviens pas de toute cette misère humaine, surréaliste, trop épique pour une seule personne. Ils sont vraiment remplis de courage, du gros courage et prendre de le téléphone pour demander de l'aide, ça en prend ! 

Dans l’adversité, nous ne sommes pas égaux.  Nous réagissons tous différemment.  Les gens veulent tellement aider leurs proches, aux risques d’empiéter sur leur propre santé physique et mentale, qu’ils n’existent plus ou presque.  C'est le rôle de l'intervenant de leur redonner des outils pour qu'ils retrouvent leur pouvoir.

Les japonais disent que dans la vie, il faut trouver notre ‘’ikigai’’, c’est ce qui nous donne envie de nous lever le matin.  Que la nuit arrive vite…car, au sens propre comme au sens figuré, j'ai le coeur à l'ouvrage. 

dimanche 16 juin 2019

Ma première marche gourmande




Vous avez sûrement vu passer la fameuse photo.  Certaines personnes escaladent l’Everest, une à la suite de l’autre en frôlant ou trouvant la mort à 8000 m dans la zone de la mort. Oubliez-moi, ce n’est pas mon truc, je suis plutôt du genre à aimer le plancher des vaches parce que je recherche une sorte de joie affective lorsque je vis de nouvelles expériences, ce que l’achat d’un sac à main de luxe et même l’Everest ne peuvent me procurer.  À l’ère du numérique et de la course folle du XXIe siècle, tel un véritable marathon, je m’obstine à goûter au temps de qualité.  Je savoure donc mes petits moments de liberté, une bouchée à la fois. 

Belle découverte, du 14 juin dernier, de ma première marche gourmande Caron et Guay. Un 5 kilomètres et à chacun d’eux, un producteur de la Côte-de-Beaupré qui nous attendait pour la dégustation de leurs produits.  Mon coup de cœur s’arrêta au duo de Saucisses Artisanales (La Cendrée aux perles de miel et muse de canneberges) servi avec une bière blonde (La St-Férréol) de la Microbrasserie des Beaux Prés.  Moi qui pensais ne pas aimer le houblon et bien, j’ai viré de bord, j’adore !   Petit bémol, je suggère aux organisateurs de s’éloigner des quartiers résidentiels pour profiter des beaux paysages du coin et d’augmenter également leurs portions.  À ce que je sache, nous ne sommes pas des oiseaux ! Faut donc manger avant d’y aller ou vous commander une pizza au retour, ce que nous avons dû faire.

Une première marche gourmande qui m’a vraiment ouvert l’appétit, tout en me donnant la piqûre pour en découvrir d’autres.  Décidément, je n’engraisse pas juste à l’air !


Magnifique maison ancestrale à St-Joachim





 

mercredi 12 juin 2019

Époustouflant comme...

Époustouflant comme le Hong Kong Ballet... Époustouflez-vous en regardant ceci ! 


Créatif, drôle et accrocheur

dimanche 26 mai 2019

Jean-Michel Blais

Jean-Michel Blais, pianiste et compositeur québécois, vient de recevoir en fin de semaine, le prix d'honneur du jury à Cannes pour la musique originale de Mathias et Maxime de Xavier Dolan.  Pour ''le fruit d'un travail d'une qualité remarquable '' !  Wow !   

En attendant d'entendre le fruit de ce travail, régalez-vous en écoutant ceci.  Bonne écoute et bonne découverte peut-être...

lundi 20 mai 2019

La journée nationale des Patriotes ou de la Reine




Les gens qui me connaissent savent mon attachement envers la monarchie britannique.  J’ai grandit avec le l’image d’Élizabeth II accrochée sur les murs de mon école primaire.  Faut dire qu’à tous les vendredis en après-midi, Monsieur Landry, notre directeur d’école, nous invitait à chanter bien haut et fort, le fameux Ô Canada. Ne me demandez pas le pourquoi du comment, c’était comme ça.  Motus et bouche cousue, j’ai longtemps pensé que la fête de la Reine, c’était pour ma Queen Élizabeth, pas pour Victoria.  Encore aujourd'hui, c'est pour elle. 

Il y a quelques mois, en fouillant pour trouver des informations sur l’agitation politique et les Patriotes versus les 21, je suis tombée sur mes ancêtres Simard et Murray ayant participé à des mouvements d’assemblées de comptés, certaines interdites. 

Les Patriotes n’étaient pas des souverainistes, comme plusieurs le pensent, ils demandaient un pouvoir plus grand pour les membres de l’Assemblée législative élue, (nomination au conseil exécutif). C’était une lutte politico-économique.  Le Parti patriote s’en prenait aux monopoles accordés sur les terres de la couronne aux compagnies de bois et aux spéculateurs anglais qui discriminaient les francophones de l’époque. Certains prirent les armes, mais pas mes ancêtres, car en 1837, ils se sont regroupés pour fonder le Saguenay, en créant La Société des Vingt et un.  J’en suis fière. Je le radote tellement que c’est impossible pour mes proches de l’oublier.

Des fois, au chalet à St-Tite-des-Caps, dans mon boisé, j’ai peur de tout et de rien.  J’suis une peureuse, un bruit et je m’imagine qu’un ours arrive, même si c’est impossible!   Je me conforte en pensant que dans mon enfance, j’ai davantage connu les centres d’achat que la nature.  Ça m’aide à m’accepter et puis, je sais, que le sang de mes ancêtres coule en moi, parce que scientifiquement, on peut reculer à six générations. 

Des fois, je pense à Alexis et Thomas (5ème et 4ème génération), je deviens forte comme une montgolfière, mais j’entends toujours au loin, le vent qui chante le Ô Canada.  

Bon congé ! 

dimanche 12 mai 2019

Les retrouvailles





Dans la pièce, il fait un noir de corbeau.  La patriarche Améda allume la lumière et se dirige d’un pas décidé vers le divan  Elle prend l’un des coussins et le tire par terre de la même manière qu’elle le fait avec ses chaussures dans sa garde-robe, tel un joueur de soccer semi-professionnel.

-Joachim, sors-moi le Kodak, j’veux une photo avec mes filles ! Crie Améda.

C’est pas la fête des mères, c’est juste un été, celui de 1955, mais elles sont belles et elle veut immortaliser ce moment précis de sa vie.  Il manque Ida (décédée) et Marthe, il en manque toujours une, jamais la même. Si différentes et si semblables, tissées serrées par les liens du sang et du cœur. 

Josette, Anne-Marie, Edith et Blanche arrivent en jacassant à tue-tête.  Les sœurs Girard ont la voix forte et le rire facile. Améda est heureuse.

Édith (1932-2019)

De sa sœur Edith, ma mère m’a déjà mentionné qu’Améda, ma grand-mère, l’avait sauvé d’une naissance prématurée en la réchauffant dans le four du vieux poêle à bois.  Faut croire que l’incubateur n’était pas encore inventé au début du siècle dernier à La Malbaie !

Le 26 avril dernier, la grande faucheuse est venue chercher tante Édith.  Elle est allée rejoindre Marie-Claude, sa fille adorée. 

Golfeuse émérite, une 3-A, elle mangeait du golf comme une boulimique, une passion familiale qu’elle partageait avec Tante Josette (marraine), ma mère Anne-Marie et quelques'uns de leurs frères.  Cordon bleu et mélomane de musique classique, cette fédéraliste convaincue, de la génération de la Trudeaumanie du père (Pierre-Eliott) au fils (Justin) ne manquait jamais une occasion de nous en parler. 

J’entends des rires, une fête s’organise.

Ste-Marie, Mère de Dieu, il ne reste que Joachim sur cette terre, en bas.  Le petit dernier de mes 13 enfants. Pense Améda.

-Maurice, va chercher le Kodak, tu vas prendre la photo, on fête le retour d’Édith.  Pis voulez-vous bien m’enlever vos bâtons de golf du salon !  J’vous ai élevé mieux que ça !  Sortez-moi les cartes, on va jouer à La Poule, pis faut pas oublier le gros Gin ! On m’a dit qu’elle préférait le vin, faudrait que quéqu’un aille en chercher, on prend ça où du vin par icitte ? 

Édith arrive.  Améda et ses filles sont heureuses.

mercredi 10 avril 2019

La femme hippopotame

La femme hippopotame

Six heures trente, fils de 26 printemps, montant les escaliers à vitesse grand V comme s'il avait le feu pris au derrière, me lance au vol:
-M'man, t'as vraiment l'air jeune, t'es une cougar ! 

Mes yeux ont presque sorti de leurs orbites en fixant mes rôties recouvertes de beurre d'arachide crémeux, celui de Kraft, le meilleur.  

-Et bien moi, je me sens pas mal plus comme une hippopotame.  J'ai mal partout, et j'ai l'impression d'engraisser juste en respirant ! Lui dis-je.

C'est fou, la perception que nos enfants ont de nous. C'est quand même un bel effort de compliment, je vous l'accorde.

Vous savez ou pas, mais il ne reste que 125 000 hippopotames communs dans le monde.  Ils ont oublié...125 001 ! 



dimanche 31 mars 2019

Chansons-velcro





Autant entrer dans le vif du sujet, je ne me réveille plus la nuit en raison de mes bouffées de chaleur. C'est probablement l'effet placebo, parce que depuis que je prends du Maca (c'est pas une drogue, mais plutôt une plante péruvienne), je dors mieux.  Laconiquement, faut pas crier à la victoire tout de suite, j'ai encore des nuits...agitées.  La Maca devrait me donner des rêves érotiques, et ben non ! Elle a décidé de me donner des foutus vers d'oreille qui font que j'ai presque peur d'écouter de la musique. Ces chansons-velcro poursuivent leur ascension dans mon cerveau comme un prédateur qui talonne sa proie.  C'est le méchant qui gagne sur la lilliputienne que je suis. 

En voici trois (3) qui sont à mes trousses.  Au secours... 

Par Amour de Lara Fabian


Bad Liar d'Imagine Dragons 

Qu'est-ce qu'on y peut ? de Pierre Lapointe et Clara Luciani


Attention, ça vampirise, je sais... 


mardi 19 mars 2019

J'ai chaud !

Crédit image:  Mark Wood

Je me souviens de ma mère, trônant sur sa chaise de cuisine, elle proférait bien haut et fort ''j'ai chaud, j'ai chaud !''.  Fallait pas l'approcher.  Elle sortait dehors se rafraîchir, je la trouvais bien spéciale.  Chez nous, rien n'était expliqué. Fallait deviner. 

Sa petite guerre se prénommait la préménopause et elle lui faisait la vie dure.  La mienne est arrivée sur le tard, sans invitation, il y a quelques mois, coucou, je suis là ! Un vrai guet-apens ! Dans le bus, en auto, à la maison, au bureau et surtout, surtout lorsque je dors, j'ai chaud !  Mon laïus préféré commence à me faire radoter.  

Mes nuits sont remplies de bouffées de chaleur du Mexique dans le nord de mes hivers québécois.  Les couvertures s'envolent brusquement pour ensuite revenir me retrouver. À vrai dire, j'ai chaud, j'ai froid, j'ai chaud, j'ai froid, j'ai chaud-chaud et...ça passe. Dormir comme un bébé, c'est du passé. 

Or, l'affrontement ne sera pas au rendez-vous, Ce n'est qu'une escarmouche, une guéguerre, rien de plus.  Je ne peux l'éviter autant m'adapter.  

Entre vous et moi, même Shallow de Lady Gaga se transforme en:  y fait chaud, y fait chaud là !   


lundi 18 mars 2019

Il m'aime trop

Crédit photo: site Binette et Cornichon

Il est apparu dans ma vie au rythme lent d'une valse de Strauss.  Sur la pointe des pieds, un pas après l'autre, il a su se déposer autour de moi de la même manière que la main qui caresse l'animal blessé.  Je ne l'ai jamais vu venir.  Silencieusement, il m'entoure de son amour, sans me demander mon avis, il s'enroule comme un serpent sur sa proie.  Il pense peut-être que je suis aveugle, mais je le vois trop bien.  Il me pousse un foutu bourrelet d'amour !  


Nouvellement arrivé sur ma taille comme si je lui avais donné la permission, il se sent chez lui, un peu comme une feuille bien ronde aux nervures rayonnantes sur sa capucine. Il s'impose à moi et je n'ai pas le pouce vert !  La capucine est une fleur comestible. J'ai faim ! J'ai toujours faim, ciboulette de ciboulette ! 

De jour en jour, je le surveille du coin de l'oeil. À la va-vite, discrète, parce qu'il m'intimide.  Je suis un apprenti-peintre qui regarde sa toile.  Je l'observe, l'humanise, voire même le camoufle. Je le veux secret.  Cette histoire sera entre lui et moi.  Je suis Picasso et mon corps dérive vers le cubisme.  L'époque Giacometti est terminée.  Où m'amènera-t-il ? 

La bienveillance est dans le regard du peintre en devenir, mais en attendant, son amour est trop lourd ! 




dimanche 3 mars 2019

Cuisiner vintage



Crédit photo: moi-même

Ce n'est pas que je veux toujours avoir raison, loin de là cette idée, mais cette fois-ci, les carottes sont cuites, j'aurai le dernier mot !  Tout cela servi sur un plateau d'argent.  Je vous explique.

Monsieur le beau coq, mon conjoint, aime bien se moquer de moi.  Son sarcasme épice notre relation.  Il me poivre de ses quolibets parce que je cuisine toujours approximativement en ce qui concerne les quantités et la cuisson.  J'ai l'oeil, que voulez-vous !

Et voilà qu'au chalet, je retombe sur le livre de recette ''La cuisine raisonnée'', édition de sa mère, année MCMLIV, 1954 !  Un magnifique livre vert pomme, fragilisé le pauvre.  Il y a caché, entre certaines pages, de vieilles découpures de recettes de journaux jaunis de l'époque.  Il suffit de tourner les pages pour voir apparaître le passé.  Touchant de lire les notifications, les commentaires, les conseils. Ça m'a presque donné le goût de me trouver un tablier fleuri et de m'en costumer. Juste pour avoir l'impression de toucher l'invisible, voire son mystère et de me vautrer, quelques minutes, dans cette période où la femme était la reine du foyer.  

Ce qui fait que, en cherchant une recette de gâteau, j'y ai trouvé un mode de préparation qui se terminait par ''cuire au four modéré'', aucun degré, ni de temps de cuisson ! faut deviner !

Cher Monsieur le beau coq, votre poule de luxe (à ses heures, mais pas souvent) cuisine vintage, comme en 1954.  Toutefois, je vous invite à aller vous servir un gros morceau vous-même, l'époque de la servante ne reviendra pas ! 


dimanche 24 février 2019

La poule de luxe


Crédit photo: Pinterest.com Farming Backyard chickens

La mijoteuse trône sur le petit comptoir de la cuisine du chalet.  Elle est remplie de boulettes de viande, de sauce aux tomates et d’épices.  Elle ne le sait pas, mais elle parfume l’air ambiant d’une odeur de bonheur.  Des bouquets de basilic, ciboulette, laurier, persil et thym fleurent la pièce.

Poule de luxe, des fois, à ses heures, c’est-à-dire moi.
-Je vais mettre un peu de sucre dans ma sauce, ça va enlever l’acidité.

Homme qui aime Poule de luxe, communément appelé le beau coq.
-Est-ce indiqué dans ta recette ?

Poule de luxe qui aime le raffinement.
-Non, mais tout le monde sait cela !

Lui, stoïque, fixe droit dans les yeux son oiseau rare en ne disant mot.   Statue bouge plus.  Dix secondes interminables.  C'est fou comme quelquefois, le temps peu paraître long. 

C’est alors que Poule de luxe prend le sucrier en verre taillée de sa mère et avec la minuscule cuillère, saupoudre délicatement des flocons de sucre en s’imaginant qu’ils tombent du ciel.   Elle a de l’imagination.  Faut bien compenser le talent de cordon bleu.

Le beau coq a tout vu de son geste.
-Tu ne sais même pas combien tu en as mis !

Poule de luxe qui n’aura jamais une sacoche Chanel (snif-snif) lui répond :
-Non, j’y vais à l’œil.

-Tu peux bien parler de Madame Labriski, toi, t’es Madame qui y va à l’œil !  T’as besoin d’avoir de l’œil pour y aller à l’œil !  Prenez un peu de ceci, vous ajoutez un peu de cela.  Tu vas faire un grand livre de recettes avec des approximations !  

Poule de luxe s’esclaffa en même temps que son mâle.

Le bonheur, ça rentre dedans, sans prévenir, sans rendez-vous.  Puis, ça embellit une sauce à la viande ordinaire en mirifique (adjectif qui existe), un peu, beaucoup, passionnément.

-Tu vas faire quoi samedi prochain ma belle ?

-Un coq au vin, mon beau cocorico !

Poule 1, coq 0.  
Les poules, même de luxe, ont des dents ! Et vlan !

dimanche 10 février 2019

Madame Labriski




C’est dans l’air et de plus en plus dans nos assiettes, on recommande de consommer au moins la moitié des produits céréaliers sous forme de grains entiers.  Ce qui fait que mon passe-temps favori actuellement (à part la raquette) est de modifier mes anciennes recettes pour qu’elles deviennent meilleures pour la santé.  J’ajoute, je change, je crée.

Force est de constater que le choix, je n’ai point eu (c’est un anglicisme, mais je trouve ça beau, j’assume).   Je commence par la fin, je sais. Je continue.

Ayant essayé trois recettes du 2ème livre de Madame Labriski, vous dire… le triomphe n’a pas suivi. Cette jeune entrepreneure veut changer le monde une cuillère de purée de dattes à la fois, elle a plutôt réussi à faire prendre la poudre d’escampette à ma famille au grand complet !   Je me suis donc retrouvée seule à manger sa poussière de licorne, le pouding au chia à la Bomba Rosa et le Bettybette.   De beaux titres enjôleurs à lesquelles j’ai ajouté du yogourt, de la purée de pommes et/ou du sirop d’érable pour réussir à les avaler en radotant le mantra ‘’à bon goût et bonne faim, il n’y a pas de mauvais pain’’ (Gabriel Meurier).  La grande gagnante fût ma poubelle ! 

Cela dit, j’vais zieuter une autre de ces recettes.  Ça prend des fois de la curiosité pour trouver des substituts qui apportent de la nouveauté à un petit déjeuner. J’me convins moi-même, j’crois bien !  La Bibitte à pockette finira-t-elle enfin dans mon estomac ? En passant, il paraît que son premier livre est meilleur.  En tout cas, j'dis ça comme ça. 

dimanche 3 février 2019

le maca, c'est quoi ça ?


Crédit photo: site Journal de l'éco. fr

Depuis quelques temps, deux sujets de conversation se retrouvent dans les chaumières québécoises. Le premier, l’environnement, je passe, j’ai trop encore à apprendre sur le sujet pour vous en parler.  L’autre, l’alimentation, et que ça adonne bien, j’aime manger.

Avez-vous remarqué que le nouveau guide alimentaire canadien est sorti à la fin de janvier dernier ? Il suggère moins de produits laitiers et davantage de protéines végétales.  Autant vous dire tout de suite que les légumineuses sont pour moi comme une langue étrangère.  Auriez-vous le goût d’apprendre l’allemand ou le mandarin en fin de semaine ?  Voilà, vous avez tout compris.

J’ai quand même la chance de vivre 35 heures/semaine avec ma deuxième famille, celle du bureau et…comme mes adorables collègues sont plus jeunes (les chanceuses), mais toutefois plus expérimentées que moi sur le sujet, alors elles m’éduquent, par-ci, par-là.  À vrai dire, elles sont des pros, rien de moins.  Y a des mots que je ne savais même pas qu’ils existaient ! Vous voulez un exemple? Le maca. Vite comme ça, j’ai pensé : Vraisemblablement, rien à voir le macaroni.  

-Maca cé, le maca, les filles ?

-Nicole, c’est un superaliment avec des valeurs nutritives et médicinales (contre l'anémie, douleurs articulaires).  Ce ginseng péruvien est une plante qui accroît la fertilité, l’appétit sexuelle (OMG) et réduit les symptômes de la ménopause.  Elle stimule le système immunitaire et tonifie l’organisme.  Elle contient des fibres, protéines, acides aminés, minéraux (sélénium, calcium, magnésium, fer, phosphate) B1,B2, B12, C, E, phytostérols et antioxydants. 

Une à deux cuillères à thé de poudre de maca dans un smoothie, un jus, un dessert, un yogourt, thé, café… et le tour est joué !  7$ à 12$ pour un 250 grammes environ.  Pas pire hein ? 

On jase là, entre vous et moi.  Céline doit sûrement prendre du maca pour réussir à suivre Pépé Munoz, 32 printemps, c’est certain !  Vite, à l’épicerie !  Un gros sac s'il vous plaît !  Modus et bouche cousue ! 

Crédit photo: Getty Images






dimanche 27 janvier 2019

Michel Legrand et Les uns et les autres




Michel Legrand est décédé à l'âge de 86 hivers.  Nous avons tous un souvenir se rattachant à lui, à ses merveilleuses compositions.  J'ai les miens, moi aussi. 

L'une de mes chansons préférées est Un parfum de fin du monde, tiré de la trame musicale du film de Claude Lelouch Les uns et les autres (1981).  J'ai adoré ce film ! L'histoire, la musique et que dire du grand Jorge Donn dans Le Boléro de Ravel... Ça m'a tellement marqué que, comme bien des professeurs en danse de l'époque, du début des années 80, j'ai porté l'intrépidité de le chorégraphier.  J'en étais tellement fière de mon Boléro !  Celui de Béjart reste tout de même et assurément, intouchable, gigantesque, unique et inatteignable (en voulez-vous, en v'la) ! 




Et comme Michel Legrand avait la conviction que la vie continue après la mort, ''comme l'eau qui bout se transforme en vapeur'', je lui souhaite de la poursuivre toute en musique avec Maurane.


Attrapons des bouts de ciel avec eux...




Respect

samedi 19 janvier 2019

La poudre de grillons


Crédit photo: site Naak


-Veux-tu un morceau  de barre énergétique faite maison ?  J’y ai ajouté de la poudre de grillons.  Me demanda gentiment ma nouvelle DG.

Moi, dans ma tête :
-Est-ce que j’ai bien compris… des grillons ?  

-Ça ne goûte rien, c’est juste bon pour la santé et c’est encore plus puissant que les bleuets.  Par contre, dans le sac, ça sent mauvais, mais pas après la cuisson.  Ajouta-t-elle.

-Bien sûr, je suis curieuse. Pourquoi pas ! (Elle avait bien dit : grillons.  Je n’ai pas un problème avec mes oreilles, tant mieux ! ).

-T’as raison, c’est bon, un peu granuleux, c’est probablement la recette. Ai-je répondu.

Puis, arrivée à la maison, mes recherches ont commencé. Ma curiosité avait pris le dessus. 

Sans le savoir, nous mangerions beaucoup d’insectes à notre insu.  Dans les salades, les légumes, les fruits et même en dormant parce qu’on a la bouche ouverte. Combien pensez-vous ?  Oubliez les 12, 13 bibittes, la bonne réponse est un demi-kilo chaque année.   Ayoye, ça fait presque peur ! Heureusement qu’on n’y pense jamais.

Peut-être les avez-vous remarqué sur les tablettes de votre épicier, mais les grillons s’y retrouvent en poudre, dans des sacs de 113 g (4 onces) pour $14.99.  Ce n’est pas donné, mais si vous cherchez bien, vous pourrez en trouver à de meilleurs prix dans de petits commerces (comme dans Limoilou à Québec).

Mes nouveaux amis sont bourrés de B12, de fer, de calcium, de potassium, de fibres et d’acides aminés.  Ils sont apparemment une excellente source de protéines. Suffit qu’à ajouter 2 cuillères à soupe dans un plat mijoté, un gâteau, un smoothie, une sauce à spaghetti et le tour est joué, ni vu ni connu.  Parce comme dit le proverbe : Par la ruse, on peut prendre un lion. Par la force, pas même un grillon !

Je ne suis pas rendue à manger une assiette au complet, mais je trouve que cette poudre est une excellente idée !  Peut-être que nos descendants lointains devront s’y habituer lorsqu’il ne restera plus de nourriture à avaler.  L’assiette du futur quoi, eh boy ! 

Là, je m'en vais feuilleter le livre de Madame Labriski. Me semble que les photos ne sont pas attirantes, mais les titres, eux, comme Poussière de licorne, sont fabuleux !  J'suis en retard, tout le monde la connaît, je sais. Un jour, Mériane Labrie a dit bye-bye au sucre raffiné et bonjour à la purée de dattes. On s’en reparlera.  Mon cellulaire vient de sonner, avec sa nouvelle musique de cigale.  C’est concept, mais pas vrai du tout.  J’voulais juste vous faire chanter un peu.  J’me suis trouvée fort dépourvue quand la fin fut venue.

dimanche 30 décembre 2018

Bonne année 2019 !

Crédit photo: moi

C'est bien connu, la période des fêtes rend l'humain nostalgique. Une simple chanson festive peut raviver en nous la flamme de la perte d'un être cher. La mort arrive comme un coup de vent et le souffle de sa brûlure se fait encore sentir malgré les années qui passent.  Le temps a besoin de lenteur pour cicatriser l'absence et le manque de l'autre. De nos jours, le deuil doit se vivre rapidement. De nos jours, le sacré disparaît. L'éphémère s'habille de ses plus beaux atours.  

Ma génération a jeté le sacré de sa vie, elle a rejeté tout particulièrement la religion catholique sans tenir compte de ses aspects positifs (y en avait quelques-uns quand même).  Les curés pédophiles, la place subalterne des femmes et que dire des mauvais traitements dans les pensionnats autochtones (lire génocide), tout cela aide à divorcer d'un culte plus facilement !  Ce que j'ai fait comme plusieurs d'entre nous.  Alors nous essayons de placer du sacré autrement, chacun à sa recette personnelle.  Une petite pincée de ceci, une autre de cela.

Or la nostalgie s'accroche à nous, elle ne veut pas disparaître et c'est peut-être mieux ainsi. Issue de toutes sortes de souvenirs, elle devient une savoureuse épice qui donne du goût à ce que nous sommes. Le tout mijotant dans l'espace temps.  

Pour 2019, je vous souhaite une année parsemée de fromage parmesan !  Il ne sent pas bon, mais au goût, il est délicieux !  Prenez soin de vous !  

Épilogue: le fromage, c'est pas une épice, je sais...Soyons créatifs !   



Mariage hindou bouddhiste, un peu de sacré, pourquoi pas !