jeudi 2 août 2018

Instagram, Facebook et le blogue de Pascale Wilhelmy


Crédit photo: Moi-même.  Petite-Rivière-St-François sur Instagram

Je réfléchis avec vous, sur papier, là comme ça, et je constate que les réseaux sociaux sont pas mal pernicieux. Subtilement, mais avec une grande efficacité,  ils injectent dans mon cerveau de reptilienne compulsive l’illusion que la vie est plus belle chez l’autre.  Les publicités (les fameux algorithmes), les photos magnifiques, me martèlent le peu de jugeote et de bon sens acquis avec le temps. L’envie et le voyeurisme d’Instagram me travaillent un peu trop les méninges. Y a pas personne qui veut placer des photos de vacances de son affreuse chambre d’hôtel, ni de son gâteau soufflé qui n’a pas levé ! C’est quoi notre problème de vouloir toujours épater la galerie ?  Pour avoir plus d’abonnés ? Pour ça, faut être jeune, pis en maillot de bain comme ma fille.  C’est ce que j’ai constaté en comparant le nombre plus élevé de ses abonnés avec les miens !  Faque c’est ça qui est ça.   

En ce qui concerne Facebook, je comprends très bien ceux et celles qui le quittent ou qui ne partagent absolument rien sur leur mur.  Problèmes et jugements risquent d’être au rendez-vous en raison d’interprétations.  Pour contourner ce fait, nous utilisons, disons-le au grand jour, des groupes secrets.  Merveilleux ! Les vrais échanges authentiques se font là. Il y a aussi des groupes d’entraides qui déboulonnent le mythe selon lequel notre époque est axée sur l’individualisme.  Ça fait du bien à voir ! Faut pas oublier, certains élargissements de connaissances, avouons-le. C’est justement là que j’ai appris qu’on place du vinaigre sur nos piqûres de moustiques et ça marche (pas d'enflure, ni chatouillement) !  Merci à Pascale Wilhelmy,  vous avez sauvé mon été !

Utiliser les réseaux sociaux, c’est aussi se servir d’une caméra de recul pour carrément en rectifier notre utilisation.  Apprendre à compartimenter le privé, le public, le perso et le professionnel, et se dire que ce ne sont que des outils à manipuler avec soin et parcimonie.  N’empêche que ça ne boursoufle plus du tout avec le vinaigre !  Je vais aller lire son blogue Le beau, le bon et le bien… J’arrive Pascale, j’arrive !


mardi 31 juillet 2018

Je golfe, tu golfes, nous golfons



Nous sommes environ 82 millions de golfeurs dans le monde, et dans mon cas, plus sérieusement depuis deux ans. Je suis donc une golfeuse occasionnelle d’été, mais un jour, j’aimerais bien sillonner régulièrement, avec mon homme, quelques-uns des 300 terrains du Québec, de préférence à pied plutôt qu’avec une voiturette, ce sera meilleur pour ma santé !

Le golf est comme une maladie contagieuse par chez nous. Ma mère a pratiqué religieusement ce sport de précision de 50 à 85 ans, en marchant son 18 trous tous les jours ou presque de mai à octobre, elle rayonnait de bonheur !  C’était aussi une affaire de famille avec ses sœurs et ses frères.  Que de soupers à entendre les mots suivants : putter (le verbe), l’élan (le swing), l’overgolf, Fred Couples et j’en passe…Maman, où que tu sois au ciel, je te dis que les jupes sont rendues courtes ! 

Sur un terrain, la contemplative que je suis aime les beautés que la nature lui offre tout en marchant à vitesse grand V, car il ne faut pas traîner parce que vous allez vous le faire dire ! C’est l’une des 34 règles standardisées qu’il faut suivre, le reste s’apprend au contact avec les autres joueurs.  Et les autres, parlons-en !  Jouer avec des inconnus (2 à 4 joueurs, en ajoutant ceux devant et derrière vous), s’adapter aux différentes personnalités est définitivement tout un défi ! La diplomatie, la tolérance, la persévérance, l’humilité et la patience se travaillent les deux pieds bien ancrés sur le gazon en prenant de grandes respirations.   

Voila, c’est le moment tout indiqué de vous dévoiler mes petits secrets qui ne le seront plus maintenant.  Je me fixe toujours un objectif réalisable, et cette année, celui d’un bon contact avec la balle, c'est-à-dire mon élan.   Je me facilite la vie aussi. Je place des ''ties'' cassés lorsque je frappe (ailleurs qu’au départ) sauf évidemment sur le vert.  De plus, je ne compte jamais mes coups frappés parce que je suis loin du niveau des performances de joueurs expérimentés.  J’oublie donc pour 2018 le Par (la normale), le Bogey (un coup au dessus du Par), et l’oiselet (Birdie, un coups sous le Par). Ces trucs viennent d’un pro tout comme l’utilisation de 4 à 5 bâtons maximum.  En ce qui concerne ma fierté, j'essaie de finir mon élan, parce que les autres ne voient pas toujours où ira atterrir ma balle, mais mon swing, lui, oui !  

Il semblerait qu’il faut environ 10,000 heures de pratique pour atteindre l’excellence dans une activité quelconque et entre vous et moi, j'ai pas le talent de ma mère, ça va être long ! Comme le golf est très technique, plus difficile que le yoga, ma ténacité (lire tête de cochon) sera ma meilleure arme !  Et puis, ne pas oublier qu’on joue au golf, que ça reste un jeu où le plaisir doit être au rendez-vous.  C'est évident que je ne serai jamais une Anne-Catherine Tanguay, mais la balle est dans mon camp maintenant, parce que j'aime aller golfer ! 

P.S. Merci à mon homme que j'appelle Martin Matte pour ses bons conseils et surtout sa patience !  ;) 


mercredi 25 juillet 2018

L'Expo Berthe Morisot au MNBAQ





Vous connaissez sûrement Monet, Renoir, Pissaro et Degas, mais Berthe Morisot (1841-1895), est-ce que ça vous dit quelque chose ?  Parmi les moins connus de ces peintres impressionnistes et à une époque qui n’autorisait pas encore la reconnaissance d’une femme peintre, car L’École des beaux-arts n’était pas ouverte aux femmes, le MNBAQ touche la cible en redonnant ses lettres de noblesse à cette grande artiste avec son exposition Berthe Morisot, femme impressionniste et ce, jusqu’au 23 septembre prochain.

Cinquante-cinq tableaux nous font voyager de façon chronologique en abordant différents thèmes qui caractérisent bien l’artiste.  Fait intéressant, féministe avant l’heure, elle a fondé en 1874 avec Monet, Renoir, Pissaro et Degas la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs qui avait comme objectif de permettre aux impressionnistes d’exposer librement sans passer par le salon officiel organisé par l’Académie des Beaux-arts. 

Sa peinture capte des instants du quotidien des femmes de son entourage. Moments sa vie familiale, de la vie domestique voire même de la bourgeoisie de cette époque en utilisant des modèles féminins professionnels et/ou familiaux.  Elle désirait fixer une atmosphère, plus que des détails, à la recherche du ressenti avec des formes floues entre les personnages et le paysage ou le décor.  Le caractère achevé ou inachevé de ses toiles était donc voulu toutefois très critiqué en cette fin du 19ième siècle. 
  
À l'hiver de sa vie, ses œuvres vont vers le symbolisme comme les tableaux de Munch.  Fascinant de voir ce changement artistique et vous l’apprécierez encore plus si vous faites la visite guidée (dans mon cas, avec l’excellente Roxanne), une heure de pur bonheur qui complète à merveille cette remarquable exposition.  J’ai pas aimé, j’ai adoré !  Un incontournable dans votre été ! 









vendredi 20 juillet 2018

Pierre-Hervé Goulet

Vent de fraîcheur que ce Pierre-Hervé Goulet.  Il a fait la première partie des 2Frères au FEQ cette année.  Faut qu'en même pas lui dire qu'il a un petit quelque chose de Daniel Bélanger.  Ça reste un compliment. Un jeune qui promet.  À découvrir...


mercredi 18 juillet 2018

La polémique Robert Lepage


Photo/The Canadian Press/Sean Kilpatrick

Après l’annulation du spectacle SLAV de Robert Lepage dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal, voici qu’une autre controverse apparaît en ce qui concerne la distribution du manque d’acteurs autochtones de sa production Kanada.

Je me demande, combien y a-t-il de comédiens professionnels autochtones au Québec ?  Y en a-t-il suffisamment pour faire une bonne sélection ?  Parce qu’ici, on parle à mon humble avis, d’une discrimination non voulue.  Celle qui se produit lorsqu’un critère est susceptible d’entraîner un désavantage particulier pour une catégorie de personnes par rapport à d’autres personnes. Le critère étant le nombre restreint d’acteurs professionnels autochtones dans le milieu des arts. 

Une vague sociale frappe actuellement en plein visage le milieu des arts.  Les minorités veulent être présentes, vues et reconnues en participant aux productions, les femmes dans le milieu de la musique, les minorités visibles au théâtre.   Demain matin, ce sera peut-être les personnes ayant un handicap. En théorie, notre société veut la diversité et l’inclusion des minorités, en pratique ce n’est pas toujours réalisable. Bientôt peut-être, les offres d’emploi dans ce domaine ressembleront à celles du gouvernement qui accordent certains avantages préférentiels aux minorités, une sorte de discrimination positive nécessaire en droit du travail. 

L’avancement des revendications pour une meilleure représentation des minorités sur la scène québécoise doit se faire avec tous les intervenants du milieu.  Robert Lepage n'a pas à porter à lui seul ce lourd fardeau, mais comme il est le plus connu et reconnu, il en est la cible rêvée.  Mais où se cachent les autres metteurs en scène québécois ?  

vendredi 13 juillet 2018

Aliocha

Aliocha Schneider est prometteur.  Je viens tout juste de le manquer au FEQ, c'est pas génial de ma part, je sais ! Auteur-compositeur-interprète et acteur, ce franco-canadien, protégé de la chanteuse Charlotte Cardin mérite qu'on découvre son folk accrocheur.  Lors d'une courte entrevue à la TV, il a mentionné que Jean Leloup lui avait donné un bon coup de pouce dans sa démarche artistique.  Mon petit doigt me dit qu'il a un bel avenir devant lui. 

Tiens, gâtons-nous !  









jeudi 12 juillet 2018

Force océane d'Emile Proulx-Cloutier et bien plus

Voici l'excellente prestation virale qu'on retrouve actuellement sur Facebook d'Émile Proulx-Cloutier à l'émission Les Échangistes.  Comme ce réseau social est de moins en moins utilisé, et que ce percutant slam Force océane va droit au coeur, je partage sur ma plateforme pour qu'il voyage le plus possible.  

Cet acteur-chanteur talentueux a tout compris (ou presque) sur la pression sociale que la société impose aux femmes, mais également que nous nous imposons à nous-mêmes.  Nous sommes notre propre bourreau.  


Et puis, deux autres compositions Les monstres et Race de monde... En trois mots, une grande écriture...






lundi 25 juin 2018

Fête nationale de la St-Jean 2018

                                  
    

Il fut un temps où le Québec célébrait l'espoir d'un peuple qui voulait se prendre en main en l'affirmant haut et fort pendant la fête nationale de la St-Jean.  Or le Québec a bien changé, il a fait des choix collectifs de rester (2 fois) dans le Canada.  La nostalgie de l'un côtoie la normalité de l'autre. Depuis, nous marchons un peu sur des oeufs, pour ne pas blesser personne, nous parlons de fête, pas de politique.  

Parlons-en de la fête, tenez, nous avons eu un superbe spectacle sur les plaines d'Abraham !  Musicalement, il était parfait ! C'est peut-être parce qu'il y avait plusieurs numéros qui réunissaient tout le groupe, qui sait, la magie était au rendez-vous comme avec les fêtes de quartier.  Quoi demander de plus ? 

Je vais aller casser mes oeufs en famille, une bonne omelette baveuse ! 






Crédit photo: moi-même

lundi 18 juin 2018

Trump, les pensionnats autochtones et Samian



Crédit photo: AFP

C’est sournois le mal, ça peut s’infiltrer n’importe où et n’importe quand.   Comme avec Trump et sa politique de séparer les enfants des parents sans papiers à la frontière mexicaine.  L’ONU et le monde entier dénoncent cette aberration cruelle et diabolique.

Ça me fait penser aux pensionnats autochtones du Québec et du Canada où environ 150 000 enfants ont été arrachés à leur famille entre la fin du 19ième siècle et 1996.  Je ne m’attarderai pas sur les abus physiques, psychologiques et sexuels qu’ils ont reçus. Le gouvernement de l’époque et l’Église les obligeaient à vivre conformément aux valeurs occidentales (lire des blancs) en reniant leur culture.  Un beau génocide humain que le Canada veut oublier.  À ce sujet, je vous suggère d’écouter Samian à l’excellente émission Y a du monde à messe et puis… Montez le son et remplissez vous oreilles de beauté avec sa chanson Les enfants de la terre. L’art de donner de l'espoir à tout cela. 

P.S. Samian, dans mon livre à moi, c'est un grand sage.  Respect et admiration. 



mardi 12 juin 2018

Eddy de Pretto et la décalée


Crédit photo d'Eddy de Pretto: Thomas Samson. Archives Agence France-Presse.

Ça y est, c’est arrivé.  Je suis décalée, je n’arrive plus à suivre la parade musicale de mes deux derniers moussaillons, des milléniaux branchés à leur génération.

Mère à son fils de 25 ans
-Viens écouter ça Cloclo, c’est nouveau, il s’appelle Eddy de Pretto, un jeune français de ton âge qui ressemble à Ron dans Harry Potter.  Me semble que ça sonne comme du Mastro avec la voix de Pierre Lapointe. C’est ben bon !

Fils
-C’est pas Mastro, mais Stromae.  Wow !  J’aime ça !  Jamais entendu. Je pars (en Europe) dans 2 jours, ça me branche à eux.

Alors depuis hier, Eddy que l'on entend dans la chambre de mon presque enseignant (reste juste un stage) fait partie de notre famille. 

Fils ce matin
-J’aime Biscuit aussi.

Mère
-Quoi ?   C’est un nom de chien ! Tu veux que j’ajoute des biscuits sur ma liste d’épicerie ?

Fille de 20 ans qui vient déjeuner et qui revient d’un festival  (Ever After Music Festival 2018) à Kitchener en Ontario.
-C’était malade le Fest ! 

Mère
-Quel genre de musique ?  Toujours de l’électro ?

Fille
-Du dubstep, style l’électo, plus fort.

 Mère
-Peux-tu me l’épeler ?

Fille
-D U B S T E P avec du Mush Pit.

Mère
-Ça s’écrit comment ?

Fille
-M U S T  P I T.  On se bouscule, regarde la vidéo.  

Mère
-Je n’y arrive plus. On pourrait peut-être franciser les termes un peu ! J’ai la couenne dure avec l’anglais. J'accroche mes patins (j'abandonne). 

Heureusement que je google toujours mes trucs pour écrire mes billets. D’abord on dit : Most, pas Mush.  J’irai pas l'informer.  Enfermée avec son électro criant à tue-tête, impossible de placer un mot. Vous dire, c’est pire que du disco !  Dans mon  monde à moi, la musique c’est un peu comme la mode, pas besoin que tout le monde s’habille pareil.  Où sont mes vieilles pantoufles ? 


 


jeudi 7 juin 2018

Ici Londres à Québec


Crédit photo: moi

Rares sont les fois que je ne tripe pas sur quelque chose, j'ai tellement l'émerveillement facile.  J'avais indéniablement trop d'attentes envers l'exposition Ici Londres à Québec au Musée de la civilisation.   D'abord le 22 $ pour la visite m'a fait sursauter un peu. J'ai quand même avalé ma salive et payé.  Je voulais la voir ! 

Pour commencer, le concept d'un libre parcours ne m'a pas plu du tout, trop de choses à voir en même temps, ça devient mêlant dans cette jungle colorée d'objets et d'oeuvres en art contemporain.  La carte de la ville avec les rues inscrites sur le sol était peut-être de trop. Tenace, j'ai persisté, j'ai même utilisé le guide audio, mais la Sherlock Holmes en moi a perdu son intérêt petit-à-petit en visitant les 10 stations de créateurs et d'artistes londoniens.   

Je précise que durant cette journée de semaine, il n'y avait pas de visites guidées.  Je vous suggère d'y aller la fin de semaine pour avoir accès à ce service. J'ai donc effleuré Londres superficiellement, ville que j'adore ! 

Alors j'ai bifurqué vers les autres expositions de référence qui m'ont davantage accroché l'oeil, le cerveau et l'intérêt.  Les 400 objets d'émotion, la culture autochtone et le temps des québécois sont à voir !  

Ça reste que c'est juste mon opinion. Je vous invite donc à faire la vôtre, peut-être en ressortirez-vous emballé, qui sait...



John Lennon, lithographie en édition limitée de la série Bag One 1988. Encre sur papier numéroté au crayon.  Collection privée. 


Québec, toujours aussi belle ! 



mardi 5 juin 2018

Kate Jablonski



Kate Jablonski est une jeune chorégraphe américaine remplie de talent. 
Elle est à surveiller. En attendant voici In this shirt.

lundi 4 juin 2018

Le méchant petit canard




J’écoutais en fin de semaine l’excellente émission Y a du monde à messe dont le thème portait sur la foi, bien contente, qu’enfin,  on ose échanger sur ce sujet qui au fil du temps est devenu tabou voire trop brûlant pour s’y attarder. Faut dire que tout le monde a son opinion. Comme le diable se trouve dans les détails, difficile donc d’en parler avec le commun des mortels. Ce qui fait qu’on en discute rarement ou jamais.

Mensuellement, j’assiste à la messe.  Je suis croyante, pas très catho, mais comme j’ai décidé de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, je prends quand même tous les bienfaits de cette religion. 

Le curé de campagne, avec sa grosse moustache grisonnante camouflant une partie de sa bouche fait toujours son possible pour accueillir chaleureusement ses ouailles.  Il se donne tout autant que lorsqu’il fait son sermon en expliquant adroitement l’évangile de la semaine. C’est toujours à ce moment que dans ma tête, je revois ma défunte mère, les yeux fermés méditant ou dormant. Allez savoir… J’aime le côté sacré de l’endroit, la force de la prière,  surtout lorsque je réussis à focaliser mon intérêt ailleurs que sur la postiche vintage déposée sur le dessus du crâne de Monsieur l’Abbé.  J'ai l'esprit tordu d'une pécheresse pas d'une déesse. 

Dans mon sac à malices se trouve d’autres pensées stigmatisées de cette institution patriarcale, vieillissante et de surcroît, peu ouverte aux changements.  Pas facile de faire tourner un paquebot de bord dans un petit lac. Mais la religion est une chose et la foi, une autre.  Je suis le méchant petit canard d’une communauté où il fait si bon se rassembler pour prier. Amen 





vendredi 1 juin 2018

Danse et fratrie Steev de Sousa



Même famille, même passion.  Le chorégraphe et danseur Steev de Sousa et son petit frère sont touchants de vérité dans cette vidéo.  Encore une fois, lorsque la danse met son bout de nez dehors et sort de son encadrement scénique, celle d'une salle de spectacle, elle me va droit au coeur.  Et Vlan ! 

jeudi 31 mai 2018

Découvrir Le Morrin Center



Il m'aura fallut la découverte d'un ancêtre Fraser dans ma généalogie pour en venir à m'intéresser aux anglophones et à la conquête de 1760, voire la capitulation et son traité de 1763 qui faisait de nous, francophones, une colonie britannique. 

Pour faire une histoire courte, lire sur le sujet m'a donné le goût d'en savoir encore plus sur la patrimoine anglophone de la ville de Québec.   

Il y a chez nous un lieu historique peu connu et visité des québécois, Le Morrin Center. Il est situé tout à côté de la Maison de la littérature.  Jadis l'une des premières prisons de la ville, cet édifice bicentenaire abrite maintenant une magnifique bibliothèque victorienne (anglaise).  Je vous suggère fortement de visiter l'ancienne prison et même le laboratoire de chimie du collège.  Pour les plus curieux, l'heure du thé (teatime) à l'anglaise aura lieu du 1 juillet au 2 septembre 2018 avec l'initiation à l'étiquette victorienne.  OMG !  Pas besoin de lever votre petit doigt en l'air en passant, même ma Queen Élizabeth II ne le fait pas ! 

L'héritage britannique est décidément à découvrir, parce que nous sommes bien plus anglais dans notre façon de vivre et de faire que l'on peut le penser.  Paroles d'une Fraser (j'suis diluée en masse, mais quand même !).   Je vous quitte, mon Teatime m'attend !  


La bibliothèque qui abrite des trésors littéraires remontant même au 16ième siècle ! 


L'extraordinaire prison 



Une visite privée avec l'excellente et gentille guide Madame Simone !  Même si vous êtes seul(e), vous y aurez droit.  Pour cela, prenez une journée ensoleillée !  





mercredi 30 mai 2018

Lombard Twins



Lorsque la danse ose quitter la scène pour la rue, elle me fait vibrer doublement.  

Voici Lombard Twins, ils sont éblouissants ! 

mardi 22 mai 2018

Harry et Meghan, voyeurisme avoué


Photo: au chalet

Voilà c’est fait, nous avons tous comblé notre petit côté voyeur de ce monde inaccessible qu’est la monarchie britannique lors du mariage de Harry et Meghan de samedi dernier.  Triste quand même de voir la mère de Meghan assise toute seule, sans personne de sa famille.  Pour le côté superficiel de l’événement, à part la robe de la mariée, qu’elle a payé elle-même en passant (555,000$ car elle a une fortune perso de 5 millions net), rares sont celles qui voudraient être à sa place. Quoi ! Vous pensez que c’est extraordinaire d’avoir un horaire chargé à bloc tous les jours de votre vie !  D'être sur votre 36, parfaitement impeccable tout le temps !  La philanthropie, ça occupe mes amis !  Tenez, Henry Charles Albert David de Galles, plus communément appelé Prince Harry en sait quelque chose.  Il est le fondateur des jeux Invictus regroupant des compétitions sportives pour soldats blessés des forces armées du monde entier. Et bien, il œuvre le Monsieur. La Fondation royale, elle aussi, dont 3 mandats importants tiennent cette famille, comme on dit par chez nous, avec de la broue dans l’toupet !  

Vous vous demandez peut-être, mais qui a payé ce mariage ?  46 millions provenant de 3 sources.  Primo, le gouvernement britannique (sécurité), secundo, la famille royale (presque tout le reste) et tertio, la famille Markle (robe).  Alors les 53 états membres du Commonwealth incluant le Canada n’ont rien déboursé.  Quelle bonne nouvelle ! Ceci dit, il semblerait que ce mariage aura rapporté à l’économie britannique environ 1,43 milliard de dollars.  Intéressant. 

Ce n’est pas anodin, mais cette modernité qu’amène ces jeunes solidifiera la monarchie du Commonwealth.  Les observateurs en parlent abondamment. Le duc et la duchesse de Cambridge (William, Kate et leurs 3 rejetons), le duc et la duchesse de Sussex (Harry et Meghan) donnent un vent de fraîcheur à cette vieille institution.  À la mort de ma Queen, je vous en prie, Seigneur, que Charles ne devienne pas Roi... Pauvre lui, il fête justement son anniversaire aujourd'hui, 70 hivers, avec 6 mois d’avance.  Les Windsor ont droit à plusieurs fêtes la même année, les chanceux ! Sa fête intime se déroulera donc le 14 novembre prochain.  Avis aux intéressés.  Moi, je passerai mon tour. Ah, avez-vous vu le chapeau truffé de plumes XXL de Camilla au mariage ?  Ben quoi, ça m’arrive d’être... frivole !


mercredi 16 mai 2018

J'assisterai au mariage de Harry et Meghan


 Crédit photo: Wenn

Mon affection pour la monarchie britannique a débuté par la présence imposée du portrait en noir et blanc de la Reine Élizabeth II sur les murs blancs de ma classe à mon école primaire.  Le bienheureux pape Paul VI y trônait également, jumelés et bien accrochés, ils étaient inséparables.  Les années 60-70  obligeaient le respect de certaines conventions qui n’existent plus à notre époque. Autres temps, autres moeurs.    

Force est de constater que mon intérêt pour ma Queen et sa famille s’est malheureusement accru avec les années.  Mon homme et mes enfants en savent quelque chose. J’ai donc suivi  assidûment et d’autres fois du coin de l’oeil, les activités de ma précieuse famille Windsor.  Entre vous et moi, j'aime surtout observer l'implication qu'ils semblent démontrer dans les oeuvres caritatives du pays. Néanmoins, moments forts de ma passion, l’acquisition d’une petite assiette en porcelaine Royal Worcester, peinte à la main (qui me coûta les yeux de la tête) de Kate et William et d’un voyage à Londres au fameux Buckingham Palace. Fallait me voir faire la révérence à la jeune préposée à l’accueil ! En langage de milléniaux : OMG !

Alors samedi, le 19 mai prochain, ne me cherchez pas.  Mon popotin de no name assistera au mariage de Harry et Meghan directement sur mon divan au chalet, devant ma télé. Ça fait moins glamour que le Château de Windsor, mais…ça fait moins coincé, plus confortable, parce que... j'ai pas été invitée.

En regard à cela, demain, le 17 mai commencera l’Exposition Ici Londres au Musée de la civilisation de Québec.  La monarchie est omniprésente dans cette ville alors ce sera un rendez-vous à ne pas manquer !   En attendant, comme l’a déjà dit Diana :‘’Faites preuve de gentillesse, sans attendre la moindre récompense en retour, seulement l’espoir qu’un jour quelqu’un vous le rendra’’.  Je vous passe celles du Prince Philip, disons qu’elles sont moins… nobles. Car la noblesse du cœur demeure la plus grande des richesses, celle-là, c’est ma citation, de mon cru de roturière.  J’ai bien écrit cru, pas cul, attention ! Oh my god !


Voyage à Londres (2013), visite du Palais de Buckingham. L'intérieur est très impressionnant ! On peut le visiter lorsque la Reine prend ses vacances à l'extérieur.  N'hésitez pas à y aller ! 

mardi 8 mai 2018

RIP Maurane



Cette belle voix que l'on pouvait reconnaître parmi toutes les autres s'est endormie à jamais hier.  Trop jeune pour nous, mais pas pour la grande faucheuse qui est venue la prendre comme une voleuse, même pas eu le temps de faire ses adieux à ses proches. La mort n'est pas humaine. Elle a ses propres règles.  Alors Claudine de son vrai prénom est allée rejoindre la chorale céleste de Brel et Nougaro sur une prélude de Bach... Trop tôt, trop vite...



mardi 1 mai 2018

Le grand départ

Crédit photo: My Modern Met- Pinterest 

Nous sommes dans une période de deuil.  Il n’y a pas un adieu qui se ressemble.  Chaque départ ouvre la porte aux souvenirs du passé.  Trente cinq ans de retours en arrière qui me font encore plus apprécier tout ce que cette personne a fait pour nous.

Je la savais fière, forte, aimante, généreuse, intelligente et dotée d’un talent culinaire inégalé.  À toutes ces qualités, il faudrait y ajouter l’adverbe : très.  Or, j’ai pu constater à la fin de sa vie bien d’autres vertus.  Bien sûr, elle n’était pas parfaite, comme nous tous, mais force est de constater que sa maladie nous a tous fait grandir, moi la première.

On se demande souvent pourquoi la mort tarde à arriver.  Dans ce cas-ci, c’était peut-être pour se rapprocher de l’essentiel.  Nous partions de loin.  Lorsque ma mère était sur son lit de mort, je n’arrivais pas à la toucher physiquement. Faut croire que j'avais une barrière psychologique.  Tout le contraire est arrivé avec ma belle-mère et c’est bien ainsi.  

Son départ me touche droit au cœur.  Elle y repose avec mes souvenirs.  Et comme je crois dans l’au-delà, je sais qu’elle ne sera jamais très loin. 

''Ceux que nous ne pouvons plus voir sont plus que jamais en nous''.   
Doris Lussier