mardi 27 octobre 2026

Édith Tremblay, soprano colorature

 


J’aime m’inspirer de ma famille pour écrire. Il m’arrive d’inventer un personnage de A à Z, mais il m’arrive aussi d’emprunter une qualité à l’un, un défaut à l’autre, un tic, une parole, une expression ou un tempérament pour façonner et créer mes protagonistes. Édith Tremblay, ma cousine, décédée en 2021, m’a insufflé Pauline, dans mon second roman ainsi que mon troisième manuscrit. Je voulais honorer tous les sacrifices qu’elle a faits pour parvenir à atteindre un si haut niveau d’excellence en chant lyrique, je désirais la faire revivre un peu à travers mes mots. Y suis-je arrivée ? Je ne sais pas, en tout cas, j’y ai mis du cœur.

Certes, sa voix de soprano colorature qui fait des prouesses ornementales dans les suraigus est admirable, mais surtout, il faut savoir qu’Édith était une femme d’une grande sensibilité ainsi que d’une immense générosité.

Je me souviens encore qu’elle m’apportait toujours une petite poupée décorative habillée du traditionnel costume du pays, à ses retours de voyages, partout où elle chantait.

Je me souviens d’un verre de cristal cassé lorsqu’elle chantait après une fête familiale dans la cuisine de mes parents.

Je me souviens de sa voix qui faisait pleurer ma mère lors du « Ave Maria » d'une messe de Noël à l’église Saint-Jacques d’Arvida.

Je me souviens de bien d’autres moments encore…

Une chose est certaine, et comme on dit souvent, les plus grands sont les plus simples, comme c’est vrai… Ils sont impossibles à oublier, surtout s’ils ont marqué notre enfance et touché notre âme. Ils deviennent à jamais des immortels.

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