dimanche 22 septembre 2019

Le nouveau show de Céline Dion




Aujourd’hui, la cinquantaine bien entamée, Céline Dion, 51 ans, veut bien vieillir.  Elle persiste et signe, c’est elle la boss, comme elle aime si bien le dire et le redire sur toutes les plateformes.  Par ses tenues qui font jaser, elle affiche son excentricité et par détermination, elle vient tout juste de reprendre la route d’une tournée mondiale qui se nomme Courage, et ce, jusqu’en avril à travers le Canada et les États-Unis.  Parions que d’autres continents s’ajouteront très bientôt.

Entre vous et moi, on va jaser, parce que Céline, elle fait jaser. 

J’ai commencé à aller voir notre diva québécoise en 1985.  Au fil du temps, je ne les compte même plus, je dois être bien rendue à une bonne quinzaine. Sachez que je n’ai jamais été déçue, bien au contraire, elle a toujours réussis à m’impressionner, surtout celui à Las Vegas.  J’écoute peu notre Céline nationale dans ma vie de tous les jours, mais jamais je ne manque son nouveau spectacle.  Because ? C’est la meilleure !

Le 20 septembre dernier au Centre Vidéotron, elle a encore été remarquable en enfilant pendant 2 heures une bonne trentaine de chansons autant en anglais qu’en français.  Trois nouvelles chansons (Imperfections, Lying down et Courage) en anglais ont été entremêlées avec brio à son répertoire.  Son nouvel album sortira à la mi-novembre et franchement, ça augure fort bien. 

Avec une nouvelle coupe de cheveux qui lui va à ravir, la sublimissime Céline était magnifiquement bien vêtue. Sophistiquée et de bon goût, elle avance dans l’élégance et c’est ce qui lui va le mieux.  Écrans géants, jeux de lumière, danse sensuelle avec Pepe Munoz, vous n’écouterez plus Ziggy de la même manière.  À tout cela, s’ajoute une voix, quelle voix !  Toujours aussi impressionnante ! 

Céline, c’est un cheval de course, une Ferrari, un grand cru et son nouvel arrivage promet.  Que demander de plus ? Elle est libre comme l’art.  L’air du temps n’a pas d’emprise sur son talent. Courrez la voir, impossible de ne pas l’aimer. 





dimanche 15 septembre 2019

L'autrice


Vieille photo que j'aime bien

Mais qu’est-ce que les chroniqueurs littéraires ont mangé pour nous bombarder du mot autrice ?  À mon humble avis et depuis belle lurette, plus doux et harmonieux à mes oreilles, celui d’auteure. Est-ce pour apporter un vent de fraîcheur ?  Non, puisque qu’il semblerait que le terme existe depuis l’antiquité.  Malgré cela, ce qui m’agace, c’est que tout le monde décide de l’employer en même temps. Il revient donc avec éclat comme un éléphant dans une pièce.  Sachez que j’ai entendu ouï-dire que c’est pour une féminisation qui se veut plus assumée.  Je ne vois pas.  Ça jure juste à mon oreille ! 

Chaque personne est bien libre d’utiliser la forme de son choix.  Ce qui semble farfelue aujourd’hui, sera probablement normatif dans 5, 10 ans.  L’autrice de ce blogue (me, myself and I) devrait peut-être se rappeler que dans l’antiquité, les grecs disposaient d’une bonne quinzaine de noms pour désigner le mot vase ! Et là-dessus, je prends la poudre d’escampette et le vase avec ! 

dimanche 8 septembre 2019

Les ruines de la petite ferme de Samuel de Champlain









J’eus à peine le temps de réfléchir que je lui ai lancé à brûle-pourpoint.
-Chéri, on va faire un autre sentier pédestre !  On va essayer l’un de ceux du Cap-Tourmente.  
Mon ton était si enthousiaste qu’il n’a pu refuser.

Le ciel était recouvert d’un gris mystérieux qui cachait complètement la lumière du jour. Deux temps et trois mouvements, nous nous sommes retrouvés à marcher dans l’Allée d’ormes de ce joyau patrimonial de la réserve nationale de la faune de Parcs Canada.
  
Et que le hasard fait bien les choses, nos pas se sont arrêtés devant les ruines de la réserve alimentaire pour les premiers colons, c’est-à-dire la petite ferme de Samuel de Champlain dont sa construction débuta en 1626.  Les murs de pierres, eux, datent de 1664 et ils étaient recouverts de crépi (voir photos).  

Toujours est-il que tout le long de ce sentier, on peut y admirer le fleuve St-Laurent qui borde un grand marais côtier et au loin, une plaine qui s’étend à perte de vue longeant d’immenses caps.  Un endroit magnifique et idéal pour la colonisation, pensa peut-être Samuel de Champlain.  D’ailleurs, c’est parce que le fleuve s’agite au moindre vent qu’il nomma ce lieu Cap des tempêtes, Cap de tourmente.

Avoir les deux pieds bien ancrés dans l’histoire m’a amené à une petite réflexion.  Celle de la triste réalité des Premières Nations.  Samuel de Champlain est considéré comme le père de la Nouvelle-France, mais la présence autochtone dans ce territoire existe depuis 2,000 ans !   Sans elle, nous n’aurions pas pu survivre. Ça, tout le monde le sait, mais... faut juste s'en rappeler.  

Des fois, faire un sentier pédestre m’électrise le cerveau, surtout lorsque mes pas se superposent à ceux de Champlain et des Premières Nations.   Respect.





mercredi 7 août 2019

Grosse Île


La croix celtique en mémoire à la grande famine irlandaise  de 1847. Crédits photos: moi-même 

Merveilleuses îles, elles nous font rêver.  Il y a un petit quelque chose de magique lorsqu’on y dépose nos pieds sur l’une d’elles, un je ne sais quoi qui augmente notre plaisir.  Au Québec, Île Enchanteresse, Île d’Orléans, Île Madame, Île aux Coudres, Île aux Oies, Île Verte… Il y en a des centaines à découvrir, alors suite de mon carnet de route de mes vacances d’été, direction Grosse Île, vitesse illico presto.

C’est définitivement la visite la plus intéressante de mes vacances, c’est peut-être parce que j’adore l’histoire, mais j’ai vraiment aimé ce lieu historique géré par Parcs Canada. En raison des avantages géographiques de l’île et de sa proximité avec le port de Québec, Grosse Île était l’endroit parfait pour en faire une station de quarantaine qui s’adressait aux immigrants du Canada de 1832 à 1937.  Cela étant dit, pas seulement les Irlandais, mais aussi les Écossais, les Allemands, les Hollandais et les Anglais.  Pour la découvrir, il faut prendre le bateau à Berthier-sur-Mer et faire une belle traversée d’environ 45 minutes.  À votre arrivée, vous serez pris en charge (petits groupes) par un guide et selon vos intérêts, vous en apprendrez sur l’inspection des navires, la désinfection et la détention des malades et des bien-portants, les maladies de l'époque, l'immigration et bien d'autres choses encore.  Vous pourrez visiter une partie de l’île en train-balade, admirer quelques maisons anciennes où habitaient les anciens employés, deux chapelles, l’une catholique et l’autre anglicane, la boulangerie, l’école et le bureau de poste.  Presque 32,000 personnes ont séjourné à Grosse-Île de 1832 à 1913 et plus de 7,000 sépultures s’y trouvent. La fermeture de la station s’est faite en 1937 en raison des progrès considérables réalisés dans le domaine de la microbiologie et des maladies contagieuses.  J’arrête là pour les informations. 

Si vous voulez découvrir un autre monde, un endroit mystérieux du passé, offrez-vous Grosse-Île.  Devant les photos de ces gens que l’on peut voir là-bas, on ne peut que penser qu’ils sont tous de grands guerriers contre les grandes épidémies de l’époque (typhus, choléra, variole) et y ressentir un grand respect.




dimanche 4 août 2019

Le Village Historique de Val-Jalbert


Crédits photos: moi-même

Suite de mon roadtrip au Saguenay-Lac-St-Jean. Y en a qui vont sur la Côte Basque pour se dépayser, moi, pas besoin, je vais chez les bleuets pour me ressourcer et m’exclamer de ''Oh !'', en entendant leurs beaux ''Là-là'' !  Un patois coloré irrésistible, mais aussi pour...

Le long de la rivière Ouiatchouan (en langue montagnaise qui veut dire : là où l’eau tourbillonne), se trouve Le Village Historique de Val-Jalbert.  Jadis, dans ma région des bleuets là-là, on l’appelait Le Village Fantôme.  Situé à Chambord au Lac-St-Jean, sa grande chute en vaut le détour.  Autant le jour que le soir, lorsqu’elle est illuminée de différentes couleurs, sa beauté rehausse encore plus le paysage environnant.

Val-Jalbert, c’est l’histoire d’un village moderne pour l’époque, celle des années 20, qui fut durement touché par la grippe espagnole et sa fermeture due au manque de rentabilité du moulin à pulpe et de sa méthode à l’eau au lieu du chimique.

Lorsque j’étais enfant, on m’avait dit que ma grande tante Imida Simard y avait déjà enseigné, mais sur place, je n’ai pas trouvé de preuves le prouvant.  Néanmoins, pour ma deuxième visite à vie sur le site, j’ai constaté beaucoup d’améliorations surtout en ce qui concerne l’hébergement, de style rustique-contemporain, et de sa table gastronomique qui n’a rien à envier aux autres fleurons du Québec.  De plus, les produits dérivés et du terroir sont surprenants et de grande qualité. 

Alors facile de remonter le temps au cœur des vieilles maisons abandonnées et des bâtiments rénovés en compagnie des personnages de l’époque.  Fascinant de découvrir 110 ans d’histoire en 25 minutes avec le spectacle immersif d’hologrammes qui redonne vie aux ouvriers et aux habitants de l’endroit.  À pied ou en train-balade (avec chauffeur-guide), c’est ravissant !  Un incontournable qui vous séduira !  En tout cas, nous, on a adoré là-là !















lundi 29 juillet 2019

La Fabuleuse Histoire d'un Royaume




Le péché d’orgueil, vous connaissez ? C’est pas beau et le mien, il est gonflé à bloc depuis que je suis allée voir La Fabuleuse Histoire d’un Royaume à La Baie, maintenant Ville Saguenay, la semaine dernière.  Je vous explique…

Péché d’orgueil régional puisque le scénariste de cette pièce historique écrite en 1987 est mon ancien voisin de la rue Du Cran à Chicoutimi, Monsieur Ghislain Bouchard.  Ben oui, je suis native de Chekoutimy (nom d’origine montagnaise qui veut dire: jusqu’où c’est profond).  

Péché d’orgueil familial également, parce que le personnage principal, entre autre, est mon arrière-arrière-arrière grand-père Alexis Simard.  Se greffe à lui, l’arrivée de Champlain jusqu’à notre époque. Ma fierté a pris la proportion d’une montgolfière, j'ai pas le contrôle, je monte, je monte ! 

Vous dire…Y a du monde à messe dans ce spectacle là-là (comme on dit par chez nous là-là, expression locale du coin) du fait que 150 bénévoles y font rayonner la région soir après soir, souvent en famille, c'est-à-dire, papa, maman et les enfants.  Depuis plus de 30 ans, La Fabuleuse Histoire d’un Royaume n’a plus besoin de présentation, et pour l’avoir vu à ses débuts, j’ai pu constater qu’elle s’est bonifiée avec le temps.  

Coups de canon, feu, déluge, animaux et une cavalerie de 6 chevaux, voitures anciennes, un immense bassin d’eau, lumières, musiques, effets spéciaux… En voulez-vous et bien en vla ! 

Avis aux nostalgiques de l’histoire, ce spectacle va vous éblouir !  Ça prend juste des bleuets pour faire cela ! 

J’ai pas le goût de péter ma balloune d’orgueil, ce péché reste véniel au goût de miel, ou plutôt, aux bleuets enrobés de chocolat noir des Pères Trappistes de Mistassini, les meilleurs !  Décidément, mon péché augmente à vue d’œil, mais péché avoué est à demi pardonné ! 



samedi 20 juillet 2019

Premier jour de vacances


Premier jour de vacances. Le soleil est au rendez-vous et la chaleur tropicale du Québec me rend heureuse. Les raquettes attendront. Je suis moins pressée d'aller au chalet, peut-être parce que ma piscine va me manquer et que les moustiques vont continuer à me dévorer.  

Ma résolution de ne pas aller sur les réseaux sociaux n'a tenu que la nuit. Pourquoi je me culpabiliserais ?  J'ai une bonne raison, je veux vous suggérer la lecture du livre  ''C'est normal, à votre âge ? '' de Denis Fortier, physiothérapeute, conférencier et chroniqueur dans les médias.  L'auteur nous partage des conseils pratiques pour faire mentir les préjugés sur le vieillissement. Dès la première page, vous allez accrocher !  Vous saviez que plusieurs processus normaux de vieillissement sont en partie réversibles ?  

L'été, c'est encore plus agréable de lire, on s'installe dehors, à l'ombre, avec l'odeur et la beauté de l'endroit où l'on vit et... on se dit que la vie est encore plus belle.  

Premier jour de vacances et mon chum me dit dans l'oreille que je suis sa Julie Masse, non mais, je craque, mes orteils frisent... Un peu de Sam Smith...



P.S. Vous ne connaissez pas Julie Masse ?  Googlez, vous allez comprendre. 


vendredi 19 juillet 2019

En mode vacances




 Crédit photo: moi-même


Pendant que de plus en plus de gens que je connais passent en mode retraite, moi, comme beaucoup de québécois, je suis en mode vacances pour deux semaines.  Je n’arrive pas à savoir si je les envie ou les plains, je regarde le train passer, sans vouloir y embarquer.  Évidemment, le luxe de prendre sa retraite tôt n’est pas accessible à tout le monde et patati et patata…

C’est donc enfin le moment de prendre une pause, de me gâter et de profiter de mes précieuses journées pour resserrer des liens et retisser des fils invisibles qui me relient à mes amours et mes amis.  

Bien sûr, je veux faire de belles découvertes, mais je désire vivre à la vitesse tortue, remettre le compteur à zéro.  Dans ma valise, beaucoup de vêtements mous et la résolution de ne pas aller sur les réseaux sociaux, parce que la vraie vie, celle où nos cinq sens partent à l’aventure, me semble plus enrichissante.  

Le temps des vacances, c’est le temps d'aimer… Pas moi qui le dis, c’est une vieille chanson du beau Pierre Lalonde qui a fait succès dans les années 70. Cette année, mes vacances au Québec seront sur la route des souvenirs.  À suivre…




mardi 16 juillet 2019

Se faire manger tout rond




Georges Brassard
1940-2019
Crédit photo: (archives) Les Versants


Je suis désolée Monsieur Brassard, mais je n’ai pas votre passion pour les bibittes !   Pire encore, ma haine des maringouins augmente d’été en été.  Monsieur le fondateur de l’Insectarium de Montréal, votre décès le 26 juin dernier a surpris bien des gens, moi y compris.  Depuis, il m’arrive de penser à vous lorsque je tombe face à face avec les terreurs de mon été. Je pense que vous me diriez sûrement que ce sont de fabuleux insectes, pas de lamentables bestioles et que c’est parce que nous avons eu un printemps pluvieux et de grandes quantités de neige au sol qu’il y en a autant.  Ouais et puis après ? Sauf votre respect, c’est que j’ai un gros problème avec ces insectes piqueurs. Je suis un aimant et ils me dévorent tout rond !

Je vous raconte, l’histoire a commencé l’an passé.  Suite à une simple petite piqûre, j’ai eu droit à un immense cercle rouge grossissant de jour en jour avec l'enflure en bonus. Et puis, le 1er juillet dernier, autre piqûre anodine, mais cerise sur le sundae, je me suis retrouvée à l’hôpital pour une cellulite (infection de la peau).  Intraveineuse, tests de sang et antibiotiques pour une semaine !  Comment voulez-vous que je les aime ?  Ils m’envoient à l’hôpital !

Monsieur Brassard, assoyez-vous sur un nuage pour jaser un peu avec moi.  J’ai un chalet, je suis entourée de moustiques.  Que vais-je faire ? J’ai pensé à m’acheter une burka, mais avec nos 30 degrés, pas sûr… Je crois que l’achat de vêtements anti-moustiques infusés de perméthrine (insecticide chimique) efficaces pour 70 lavages, serait mieux. On les retrouve où ces indispensables que j’aille les chercher ?

Monsieur l’entomologiste, je m’enduis de chasse-moustiques aussitôt que je sors dehors.  Y a des femmes qui sentent le parfum, moi, c’est le chasse-moustique !  Sexy la fille !  Le cancer va me courir après si j'en abuse !  Vous me demandez si j’ai essayé la lavande et l’eucalyptus citronné ? Bien sûr, mais sur la Côte-de-Beaupré, ils sont robustes et rien ne les arrêtent, croyez-moi !  Je tiens également à vous mentionner que je ne sors jamais sans mon pendentif en tube d’After Bite accroché à mon cou. Il est devenu comme mon 11ième doigt et mon meilleur ami.

Je dois vous quitter pour me faire un bracelet aux clous de girofle dans un demi-citron.  Pardon ?  Vous me dites que les moustiques mémorisent l’odeur de leur hôte préféré… Alors sachez que  vieillir, c’est assurément ‘’pogner’’ plus avec les moustiques que les hommes !  

Pogner=plaire

dimanche 7 juillet 2019

Le coeur à l'ouvrage



Crédit photo: moi-même

J’admire ces inconnus qui au bout de leur sans fil me partagent leurs douleurs, leurs souffrances, leurs besoins.  Devant leurs mots habités de maux, je m’incline, j’écoute, je prends des notes, je réconforte à ma façon et je transmets l’information à des intervenants qualifiés.  Il m’arrive aussi de référer au Centre de crise de Québec, si c’est urgent, car notre délai d’intervention est plus long qu’eux.  De mon travail, c’est ce que je préfère, être là pour l’autre.  Souvent, je n’en reviens pas de toute cette misère humaine, surréaliste, trop épique pour une seule personne. Ils sont vraiment remplis de courage, du gros courage et prendre de le téléphone pour demander de l'aide, ça en prend ! 

Dans l’adversité, nous ne sommes pas égaux.  Nous réagissons tous différemment.  Les gens veulent tellement aider leurs proches, aux risques d’empiéter sur leur propre santé physique et mentale, qu’ils n’existent plus ou presque.  C'est le rôle de l'intervenant de leur redonner des outils pour qu'ils retrouvent leur pouvoir.

Les japonais disent que dans la vie, il faut trouver notre ‘’ikigai’’, c’est ce qui nous donne envie de nous lever le matin.  Que la nuit arrive vite…car, au sens propre comme au sens figuré, j'ai le coeur à l'ouvrage. 

dimanche 16 juin 2019

Ma première marche gourmande




Vous avez sûrement vu passer la fameuse photo.  Certaines personnes escaladent l’Everest, une à la suite de l’autre en frôlant ou trouvant la mort à 8000 m dans la zone de la mort. Oubliez-moi, ce n’est pas mon truc, je suis plutôt du genre à aimer le plancher des vaches parce que je recherche une sorte de joie affective lorsque je vis de nouvelles expériences, ce que l’achat d’un sac à main de luxe et même l’Everest ne peuvent me procurer.  À l’ère du numérique et de la course folle du XXIe siècle, tel un véritable marathon, je m’obstine à goûter au temps de qualité.  Je savoure donc mes petits moments de liberté, une bouchée à la fois. 

Belle découverte, du 14 juin dernier, de ma première marche gourmande Caron et Guay. Un 5 kilomètres et à chacun d’eux, un producteur de la Côte-de-Beaupré qui nous attendait pour la dégustation de leurs produits.  Mon coup de cœur s’arrêta au duo de Saucisses Artisanales (La Cendrée aux perles de miel et muse de canneberges) servi avec une bière blonde (La St-Férréol) de la Microbrasserie des Beaux Prés.  Moi qui pensais ne pas aimer le houblon et bien, j’ai viré de bord, j’adore !   Petit bémol, je suggère aux organisateurs de s’éloigner des quartiers résidentiels pour profiter des beaux paysages du coin et d’augmenter également leurs portions.  À ce que je sache, nous ne sommes pas des oiseaux ! Faut donc manger avant d’y aller ou vous commander une pizza au retour, ce que nous avons dû faire.

Une première marche gourmande qui m’a vraiment ouvert l’appétit, tout en me donnant la piqûre pour en découvrir d’autres.  Décidément, je n’engraisse pas juste à l’air !


Magnifique maison ancestrale à St-Joachim





 

mercredi 12 juin 2019

Époustouflant comme...

Époustouflant comme le Hong Kong Ballet... Époustouflez-vous en regardant ceci ! 


Créatif, drôle et accrocheur

dimanche 26 mai 2019

Jean-Michel Blais

Jean-Michel Blais, pianiste et compositeur québécois, vient de recevoir en fin de semaine, le prix d'honneur du jury à Cannes pour la musique originale de Mathias et Maxime de Xavier Dolan.  Pour ''le fruit d'un travail d'une qualité remarquable '' !  Wow !   

En attendant d'entendre le fruit de ce travail, régalez-vous en écoutant ceci.  Bonne écoute et bonne découverte peut-être...

lundi 20 mai 2019

La journée nationale des Patriotes ou de la Reine




Les gens qui me connaissent savent mon attachement envers la monarchie britannique.  J’ai grandit avec le l’image d’Élizabeth II accrochée sur les murs de mon école primaire.  Faut dire qu’à tous les vendredis en après-midi, Monsieur Landry, notre directeur d’école, nous invitait à chanter bien haut et fort, le fameux Ô Canada. Ne me demandez pas le pourquoi du comment, c’était comme ça.  Motus et bouche cousue, j’ai longtemps pensé que la fête de la Reine, c’était pour ma Queen Élizabeth, pas pour Victoria.  Encore aujourd'hui, c'est pour elle. 

Il y a quelques mois, en fouillant pour trouver des informations sur l’agitation politique et les Patriotes versus les 21, je suis tombée sur mes ancêtres Simard et Murray ayant participé à des mouvements d’assemblées de comptés, certaines interdites. 

Les Patriotes n’étaient pas des souverainistes, comme plusieurs le pensent, ils demandaient un pouvoir plus grand pour les membres de l’Assemblée législative élue, (nomination au conseil exécutif). C’était une lutte politico-économique.  Le Parti patriote s’en prenait aux monopoles accordés sur les terres de la couronne aux compagnies de bois et aux spéculateurs anglais qui discriminaient les francophones de l’époque. Certains prirent les armes, mais pas mes ancêtres, car en 1837, ils se sont regroupés pour fonder le Saguenay, en créant La Société des Vingt et un.  J’en suis fière. Je le radote tellement que c’est impossible pour mes proches de l’oublier.

Des fois, au chalet à St-Tite-des-Caps, dans mon boisé, j’ai peur de tout et de rien.  J’suis une peureuse, un bruit et je m’imagine qu’un ours arrive, même si c’est impossible!   Je me conforte en pensant que dans mon enfance, j’ai davantage connu les centres d’achat que la nature.  Ça m’aide à m’accepter et puis, je sais, que le sang de mes ancêtres coule en moi, parce que scientifiquement, on peut reculer à six générations. 

Des fois, je pense à Alexis et Thomas (5ème et 4ème génération), je deviens forte comme une montgolfière, mais j’entends toujours au loin, le vent qui chante le Ô Canada.  

Bon congé ! 

dimanche 12 mai 2019

Les retrouvailles





Dans la pièce, il fait un noir de corbeau.  La patriarche Améda allume la lumière et se dirige d’un pas décidé vers le divan  Elle prend l’un des coussins et le tire par terre de la même manière qu’elle le fait avec ses chaussures dans sa garde-robe, tel un joueur de soccer semi-professionnel.

-Joachim, sors-moi le Kodak, j’veux une photo avec mes filles ! Crie Améda.

C’est pas la fête des mères, c’est juste un été, celui de 1955, mais elles sont belles et elle veut immortaliser ce moment précis de sa vie.  Il manque Ida (décédée) et Marthe, il en manque toujours une, jamais la même. Si différentes et si semblables, tissées serrées par les liens du sang et du cœur. 

Josette, Anne-Marie, Edith et Blanche arrivent en jacassant à tue-tête.  Les sœurs Girard ont la voix forte et le rire facile. Améda est heureuse.

Édith (1932-2019)

De sa sœur Edith, ma mère m’a déjà mentionné qu’Améda, ma grand-mère, l’avait sauvé d’une naissance prématurée en la réchauffant dans le four du vieux poêle à bois.  Faut croire que l’incubateur n’était pas encore inventé au début du siècle dernier à La Malbaie !

Le 26 avril dernier, la grande faucheuse est venue chercher tante Édith.  Elle est allée rejoindre Marie-Claude, sa fille adorée. 

Golfeuse émérite, une 3-A, elle mangeait du golf comme une boulimique, une passion familiale qu’elle partageait avec Tante Josette (marraine), ma mère Anne-Marie et quelques'uns de leurs frères.  Cordon bleu et mélomane de musique classique, cette fédéraliste convaincue, de la génération de la Trudeaumanie du père (Pierre-Eliott) au fils (Justin) ne manquait jamais une occasion de nous en parler. 

J’entends des rires, une fête s’organise.

Ste-Marie, Mère de Dieu, il ne reste que Joachim sur cette terre, en bas.  Le petit dernier de mes 13 enfants. Pense Améda.

-Maurice, va chercher le Kodak, tu vas prendre la photo, on fête le retour d’Édith.  Pis voulez-vous bien m’enlever vos bâtons de golf du salon !  J’vous ai élevé mieux que ça !  Sortez-moi les cartes, on va jouer à La Poule, pis faut pas oublier le gros Gin ! On m’a dit qu’elle préférait le vin, faudrait que quéqu’un aille en chercher, on prend ça où du vin par icitte ? 

Édith arrive.  Améda et ses filles sont heureuses.

mercredi 10 avril 2019

La femme hippopotame

La femme hippopotame

Six heures trente, fils de 26 printemps, montant les escaliers à vitesse grand V comme s'il avait le feu pris au derrière, me lance au vol:
-M'man, t'as vraiment l'air jeune, t'es une cougar ! 

Mes yeux ont presque sorti de leurs orbites en fixant mes rôties recouvertes de beurre d'arachide crémeux, celui de Kraft, le meilleur.  

-Et bien moi, je me sens pas mal plus comme une hippopotame.  J'ai mal partout, et j'ai l'impression d'engraisser juste en respirant ! Lui dis-je.

C'est fou, la perception que nos enfants ont de nous. C'est quand même un bel effort de compliment, je vous l'accorde.

Vous savez ou pas, mais il ne reste que 125 000 hippopotames communs dans le monde.  Ils ont oublié...125 001 ! 



dimanche 31 mars 2019

Chansons-velcro





Autant entrer dans le vif du sujet, je ne me réveille plus la nuit en raison de mes bouffées de chaleur. C'est probablement l'effet placebo, parce que depuis que je prends du Maca (c'est pas une drogue, mais plutôt une plante péruvienne), je dors mieux.  Laconiquement, faut pas crier à la victoire tout de suite, j'ai encore des nuits...agitées.  La Maca devrait me donner des rêves érotiques, et ben non ! Elle a décidé de me donner des foutus vers d'oreille qui font que j'ai presque peur d'écouter de la musique. Ces chansons-velcro poursuivent leur ascension dans mon cerveau comme un prédateur qui talonne sa proie.  C'est le méchant qui gagne sur la lilliputienne que je suis. 

En voici trois (3) qui sont à mes trousses.  Au secours... 

Par Amour de Lara Fabian


Bad Liar d'Imagine Dragons 

Qu'est-ce qu'on y peut ? de Pierre Lapointe et Clara Luciani


Attention, ça vampirise, je sais... 


mardi 19 mars 2019

J'ai chaud !

Crédit image:  Mark Wood

Je me souviens de ma mère, trônant sur sa chaise de cuisine, elle proférait bien haut et fort ''j'ai chaud, j'ai chaud !''.  Fallait pas l'approcher.  Elle sortait dehors se rafraîchir, je la trouvais bien spéciale.  Chez nous, rien n'était expliqué. Fallait deviner. 

Sa petite guerre se prénommait la préménopause et elle lui faisait la vie dure.  La mienne est arrivée sur le tard, sans invitation, il y a quelques mois, coucou, je suis là ! Un vrai guet-apens ! Dans le bus, en auto, à la maison, au bureau et surtout, surtout lorsque je dors, j'ai chaud !  Mon laïus préféré commence à me faire radoter.  

Mes nuits sont remplies de bouffées de chaleur du Mexique dans le nord de mes hivers québécois.  Les couvertures s'envolent brusquement pour ensuite revenir me retrouver. À vrai dire, j'ai chaud, j'ai froid, j'ai chaud, j'ai froid, j'ai chaud-chaud et...ça passe. Dormir comme un bébé, c'est du passé. 

Or, l'affrontement ne sera pas au rendez-vous, Ce n'est qu'une escarmouche, une guéguerre, rien de plus.  Je ne peux l'éviter autant m'adapter.  

Entre vous et moi, même Shallow de Lady Gaga se transforme en:  y fait chaud, y fait chaud là !   


lundi 18 mars 2019

Il m'aime trop

Crédit photo: site Binette et Cornichon

Il est apparu dans ma vie au rythme lent d'une valse de Strauss.  Sur la pointe des pieds, un pas après l'autre, il a su se déposer autour de moi de la même manière que la main qui caresse l'animal blessé.  Je ne l'ai jamais vu venir.  Silencieusement, il m'entoure de son amour, sans me demander mon avis, il s'enroule comme un serpent sur sa proie.  Il pense peut-être que je suis aveugle, mais je le vois trop bien.  Il me pousse un foutu bourrelet d'amour !  


Nouvellement arrivé sur ma taille comme si je lui avais donné la permission, il se sent chez lui, un peu comme une feuille bien ronde aux nervures rayonnantes sur sa capucine. Il s'impose à moi et je n'ai pas le pouce vert !  La capucine est une fleur comestible. J'ai faim ! J'ai toujours faim, ciboulette de ciboulette ! 

De jour en jour, je le surveille du coin de l'oeil. À la va-vite, discrète, parce qu'il m'intimide.  Je suis un apprenti-peintre qui regarde sa toile.  Je l'observe, l'humanise, voire même le camoufle. Je le veux secret.  Cette histoire sera entre lui et moi.  Je suis Picasso et mon corps dérive vers le cubisme.  L'époque Giacometti est terminée.  Où m'amènera-t-il ? 

La bienveillance est dans le regard du peintre en devenir, mais en attendant, son amour est trop lourd ! 




dimanche 3 mars 2019

Cuisiner vintage



Crédit photo: moi-même

Ce n'est pas que je veux toujours avoir raison, loin de là cette idée, mais cette fois-ci, les carottes sont cuites, j'aurai le dernier mot !  Tout cela servi sur un plateau d'argent.  Je vous explique.

Monsieur le beau coq, mon conjoint, aime bien se moquer de moi.  Son sarcasme épice notre relation.  Il me poivre de ses quolibets parce que je cuisine toujours approximativement en ce qui concerne les quantités et la cuisson.  J'ai l'oeil, que voulez-vous !

Et voilà qu'au chalet, je retombe sur le livre de recette ''La cuisine raisonnée'', édition de sa mère, année MCMLIV, 1954 !  Un magnifique livre vert pomme, fragilisé le pauvre.  Il y a caché, entre certaines pages, de vieilles découpures de recettes de journaux jaunis de l'époque.  Il suffit de tourner les pages pour voir apparaître le passé.  Touchant de lire les notifications, les commentaires, les conseils. Ça m'a presque donné le goût de me trouver un tablier fleuri et de m'en costumer. Juste pour avoir l'impression de toucher l'invisible, voire son mystère et de me vautrer, quelques minutes, dans cette période où la femme était la reine du foyer.  

Ce qui fait que, en cherchant une recette de gâteau, j'y ai trouvé un mode de préparation qui se terminait par ''cuire au four modéré'', aucun degré, ni de temps de cuisson ! faut deviner !

Cher Monsieur le beau coq, votre poule de luxe (à ses heures, mais pas souvent) cuisine vintage, comme en 1954.  Toutefois, je vous invite à aller vous servir un gros morceau vous-même, l'époque de la servante ne reviendra pas !