mardi 25 avril 2023

Mieux vaut tard que jamais

 

                                                 Image prise sur le site web: Le soir

Je me fais rare sur mon blogue. J’ai l’œil droit fragile, ce qui m’oblige à me tenir loin de mon portable. Ceci ne m’empêchant pas de vivre goulûment, entre la généalogie et ma nouvelle dépendance Game of Thrones, cette vieille saga débutée en 2011. Vous pouvez maintenant constater que je ne suis pas en avance sur mon temps, bien au contraire, mais mieux vaut tard que jamais.

C’est de la faute à mon chéri qui m’invita à écouter La maison du Dragon et l’histoire des Targaryen. La piqûre fut immédiate, me faisant développer par la suite une forte addiction quotidienne à la série qui la précédait : Game of Thrones. Quel plaisir de découvrir les nombreux personnages des nobles familles qui se creusent les méninges à inventer des complots et alliances machiavéliques dans le but ultime de conquérir le fameux trône pendant que les marcheurs blancs reviennent pour les anéantir. C’est fou comme on se désensibilise vite à la violence extrême et à l’érotisme criard et récurrent, parce que tout simplement, le scénario est très bien ficelé et que des acteurs chevronnés y brillent à merveille.

Vous le savez peut-être ou pas, mais l’Université d’Havard utilise la série pour étudier l’époque médiévale. Plus précisément le cours en « folklore et mythologie » qui fait la lumière entre le vrai du faux. Que le monde de l’enseignement peut être inventif quelquefois ! Écouter cette épopée créative me donne réellement le goût d’aller m’acheter des livres moyenâgeux. Le livre Les Piliers de la terre de Ken Follet m’attire un peu comme du miel ou seraient-ce mes nombreux ancêtres de la Bretagne qui m’interpellent ? Bref, mon libraire va me voir le bout du nez bientôt.

Toujours est-il que nous nous rapprochons à grandes chevauchées de notre départ à la mi-mai vers l’Irlande, l’Écosse et L’Angleterre, et que nous visiterons l’allée d’arbres tortueux Dark Hedges en Irlande et peut-être même le musée à Banbridge. Nous devrons donc dans ces conditions y mettre les bouchées doubles voire même triples. Le temps presse et il faut ce qu’il faut. Je vous quitte pour les Stark, les Targaryen, les Lannister, les Barathéon, les Sauvageons et les Corbeaux. Ceux qui fouillent l’obscur pour trouver la lumière, mais avant, j’irai aiguiser mes couteaux à défaut d’épées !



mardi 28 mars 2023

La surcharge des ophtalmologistes

                                                               Crédit image: Pixabay
 

Je savais que les travailleurs de la santé étaient débordés. Ils le criaient haut et fort partout où ils pouvaient être entendus. De mon côté, depuis un mois, je constate leur surcharge comme patiente en ophtalmologie et c’est bel et bien vrai. Je voudrais presque m’excuser d’être celle qui augmente leurs grosses piles de dossiers.

Replaçons-nous vendredi dernier. J’attends d’entendre prononcer mon nom, patiemment comme de nombreux éclopés pour rencontrer l’ophtalmologiste de garde, car même avec un rendez-vous, c’est la procédure. Là, tout va bien, même si je constate que nous sommes bien trop nombreux. Je vois donc l’infirmière au triage, retour dans la salle d’attente, puis un autre infirmier afin qu’il me mette des gouttes qui dilateront mes pupilles (il verbalise à une collègue qui vient le voir qu’il est débordé comme toujours). Autre retour dans la salle d’attente. Et pendant que ma vision devient floue, je ferme les yeux et je relaxe. Enfin, j’essaie de ne pas penser à l’examen. C’est mon deuxième, je sais ce qui me guette. Tout d’un coup, mon tour arriva.

À priori, elle me sembla vive d’esprit et très énergique. Soudain, elle repartit comme une flèche, en m’affirmant qu’elle reviendrait. Ce qu’elle fit presque une heure plus tard. Les urgences n’attendent pas.

Bien assise, toujours de dos, la docteure scruta mon dossier.

— Bonjour Madame Laverdière.

— E, je ne suis pas Madame Laverdière, je suis Madame Simard.

Collée à son écran, elle me rétorque :

— Oui, c’est vrai. Je ne sais pas pourquoi je vous ai appelé comme ça. Bon, pourquoi êtes-vous ici ?

Tout en me résignant à parler à son dos, j’articule :

— C’est un suivi pour un décollement du vitré à la demande du Docteur X.

— On ne fait jamais de suivi pour ça. Pourquoi voudrait-il que je fasse un suivi ? Ah, je crois qu’il a vu quelque chose d’anormal. Il ne vous a rien dit ?

Elle a dit : anormal. Je veux partir, mais je reste évidemment.

— Non, rien.

— On va regarder !

Empressée, elle se détourne vers moi. Elle a bel et bien un visage !

Voilà que des gouttes atterrissent rapidement dans mon œil droit. De par mon précédent rendez-vous, je sais qu’elles devraient atténuer les manipulations et examens de la docteure débordée. Les gouttes sont-elles homéopathiques ? J’ai mal ! Je ne dis mot. Elle persiste et signe encore plus fort en poussant un médaillon dans mon œil qui emprisonne et empêche ma paupière de bouger. Bombardée de nombreuses lumières, je subis l’assaut. Si elle continue à pousser cet objet, je risque le décollement de rétine, quoiqu’elle pourrait me crever l’œil avant ! Je n’ose imaginer les injections, pensais-je.

Subitement elle enleva la rondelle collée à mon orbite avec la même délicatesse qu’on enlève un bouchon prisonnier dans la tuyauterie du bain, avec grande force. Aussitôt, elle retrouva sa position préférée, toujours sans me regarder, elle ajouta :

— Il y a quelque chose de vraiment anormal. Peut-être le glaucome. Je vous retourne au premier ophtalmologique que vous avez vu, disons dans un mois. On vous rappellera.

Celui-là avait un beau dos lui aussi, me suis-je souvenu.

— Je pars à la mi-mai pour l’Irlande. Est-ce que je pourrai prendre l’avion ?

Les bras en l’air, le rire facile, fixant son écran, le crayon en baguette, elle affirma :

— Que c’est ridicule, de vieilles faussetés ! Je ne comprends pas que les gens croient encore à ça ! Et le silence fut.

Déjà, elle ne me voyait plus, ne m’entendait plus. J’étais invisible. Au suivant.

Timidement, ma bouche articula un « merci » tout en empoignant mon manteau et mon sac. Du haut de mes 61 ans, je me sentis en avoir 10. Heureusement que je n’accorde pas d’importance à une certaine condescendance lorsque la personne me semble très compétente.

La révolution majeure en santé s’en vient à grands pas. Entre les branches, on entend parler de la mobilité du personnel et des ressources, d’une carte d’hôpital unique et que 20 % de médecins spécialistes devront prendre en charge plus de patients. De grâce, le poids du nombre me semble bien trop lourd pour les ophtalmologistes et leurs équipes. N’ajoutez plus rien, parce qu’avec une pratique inhumaine surchargée, ce sont eux que l’on retrouvera comme patients et cette fois-ci, le dos couché sur une civière.

vendredi 17 mars 2023

St-Patrick'ment vôtre !

 

                                                         Crédit photo: Site Pixabay

Mes yeux me jouent des tours. Il y a deux semaines, je me suis retrouvée à l’urgence, suite au conseil de mon gentil-adorable optométriste afin qu’un ophtalmologiste vérifie un possible décollement de rétine. Ce qui aurait nécessité une intervention rapide, opération dont je ne veux pas connaître les détails. Bref, je vous passe les examens pour aboutir au diagnostic du décollement du corps vitré, heureusement, beaucoup moins grave. Toutefois, depuis, j’ai un gros morceau sombre et des points flottants qui cachent le champ de vision de mon œil droit. Chaque jour, il persiste et signe. Beau temps, mauvais temps, fuyant la lumière, je porte mes verres fumés, à l’intérieur comme à l’extérieur. Seul moyen trouvé pour ne pas virer folle à suivre des cadavres encombrants.

Même si l’urgentologue m’a mis au parfum qu’il n’y avait aucun lien entre abus d’écran et décollement du corps vitré, j’en doute encore. Parce que je m’en confesse, cher Saint-Patrick, j’ai abusé de mon ordinateur en faisant des recherches qui n’en finissaient plus de mes ancêtres dans Ancestry. Scotchée à mon portable, les lunettes sur le bout du nez, en robe de chambre d'un vert douteux, débraillée, j’ai péché ! Excès qui m’a quand même permis de découvrir dans ma lignée, des filles du roi. D’élucider, grâce à des liens ADN avec d’autres membres, le père d’un ancêtre illégitime et de trouver quelques aïeuls lointains anglais, beaucoup de Bretons et de Normands, même si je n’ai pas encore dégoté le 3 % d’héritage irlandais-écossais. Et comme j’y vais en mai, je veux savoir ! Je n’ai pas une tête de mouton, j’ai une tête de cochon !

Au Québec, nous serions 400 000 personnes à avoir des origines irlandaises. Si vous avez des Morin (Moran), Barette (Barrett), Lahaye, Vogel, Brown, Paré, Riel (Reilly), Lemaire, Belley (Bailey), Aubry et j’en passe, et bien, vous avez peut-être du sang vert ! Il est intéressant de savoir que plusieurs noms de famille ont été francisés pour en faciliter la prononciation ou peut-être aussi l’intégration. Il y a beaucoup de Bretons qui proviennent des îles Britanniques, sans oublier les Harvey, Hébert, Joly qui ont des racines écossaises. Les vagues migratoires cachent bien des secrets et des histoires, c’est justement ce qui m’anime, que dis-je, ce qui m’obsède.

En ce 17 mars, fête des Irlandais, fête religieuse catholique du passé et populaire d’aujourd’hui, je propage l’un de leurs proverbes : « Y penser sans cesse ne labourera pas le champ ». Et comme j’ai davantage d’ancêtres de la France, je vous quitte, le vino m’attend. Bonne St-Patrick !

dimanche 26 février 2023

Ouvrir la boîte de Pandore

 

                   Pandore: Tableau de John William Waterhouse, 1896. Crédits: Wikimedia Commons.

Je traîne en moi le passé de mes ancêtres et vous aussi. Je crois que l’humain est tapissé d’une parcelle de l’un et de l’autre, un peu, beaucoup, passionnément. Les mélanges s’entrecroisent au rythme du temps et de nos chromosomes, car génétiquement, ils nous habitent. Faire de la généalogie se révèle donc une véritable école de la vie.

J’y découvre des histoires, des secrets, de bons et moins bons coups, des faux pas, ceux qui ne sont pas les miens. Ils ont amélioré ou blessé, voire changé l’existence de mes parents et de leurs familles. Des récits joyeux, souvent tristes, douloureux, invraisemblables, dont la banalité ne semble pas avoir pris racine, bien au contraire.

Dans le malheur, seul le silence était autorisé. Un silence lourd et destructeur, ayant eu de graves conséquences sur eux et maintenant sur les autres générations. On dit que la boîte de Pandore se doit de rester fermer à jamais, mais le mutisme n’amène jamais le calme et la paix et repousser la honte n’enterre pas les maux.

Alors je casse le miroir. Je cherche et questionne mon entourage éloigné. Certaines personnes refusent de discuter, il faut les respecter. D’autres ouvrent le grand livre tant redouté et en ressortent grandis. L’inceste, l’abandon de femmes et d’enfants, la misère, le désespoir ne doivent plus se revêtir de honte. En parler ne peut que nous faire du bien et nous encourager à comprendre certains comportements de nos proches et de nous-mêmes. Libérer la boîte de Pandore familiale nous dégage de ce qui nous lie à elle.

La généalogie m’enseigne le pardon des actes de ceux et celles qui m’ont précédée. Comme je n’ai pas vécu leur vie, je ne veux pas les juger. En ajoutant chacun d’eux à mon arbre, j’ai l’impression de les faire un peu revivre. « Quand tu pardonnes, tu ne changes pas le passé, mais le futur », auteur inconnu. Ouvrir la boîte de Pandore, c’est casser la chaîne des souffrances de nos prédécesseurs et s’en libérer à tout jamais. Qui n'aurait pas soif de liberté ? 

mercredi 22 février 2023

Test ADN Ancestry

 

                                           Crédit photo: site Pixabay (Dark Hedges en Irlande) 

Je suis ailleurs en ce moment. Pas en voyage ni dans l’espace, mais loin et pas très loin à la fois. Je suis dans le monde des morts, celui de mes ancêtres, ceux et celles que j’admire tant. L’histoire a commencé en décembre dernier. Par curiosité, j’ai acheté le fameux test Ancestry ADN (salive) afin de vérifier si j’avais du sang écossais en lien avec un enfant illégitime du côté de mon père. J’ai par conséquent pu constater que mes prédécesseurs venaient à 96 % de France (je vous passe la longue liste, incluant l’Italie, Espagne, Suisse, Luxembourg), 3 % d’Irlande-Écosse et 1 % d’Afrique du Nord (comprenant l'Algérie, Libye, Mauritanie, Maroc, Niger, Tunisie, Sahara occidental). Toujours est-il qu’environ 4 millions de Canadiens comptent des Irlandais parmi leurs ancêtres. Je ne suis vraiment pas la seule! Habituellement, c’est ici que les gens « normaux » arrêtent, car ils sont satisfaits de savoir qu’ils possèdent des gènes celtiques ! Quoi qu’il en soit, pas moi ! Bien au contraire ! Je me suis transformée en comtesse Dracula qui se vampirise elle-même ! Une horreur !

Tout d’abord, il faut mentionner que les liens ADN dans Ancestry, avec certains membres et moi, se sont mêlés dans le partage parental. Ce qui fait qu’à ce jour, je ne peux pas identifier correctement mon parent 1 et mon parent 2. J’ai donc dû ajouter à la mitaine chacun de mes aïeux et je me suis fait prendre au jeu, puisque presque 1000 personnes y vivent maintenant. Des heures et des heures de recherches à fouiller dans l’obscur pour trouver la clarté. Ensuite, j’ai saisi chaque correspondance (personne avec du % d’ADN avec moi) ayant déjà commencé un arbre afin de faire l’association avec mon père ou ma mère. C’est un travail de moinesse ! Le féminin de moine, ça existe ! Bon, je reviens à mes moutons. Jusque-là, ce n’est pas pire que de faire un casse-tête de 100 000 morceaux, mais dans mon cas, j’avoue que c’est quasiment obsessif, car je veux absolument découvrir qui est l’ancêtre qui vient de là-bas puisque j’irai fouler sa terre en mai prochain. Un fait intéressant, il faut savoir que nous avons 50 % de gènes aléatoires provenant de notre père et de notre mère, en 6 générations.

Est-ce que j’ai trouvé quelque chose ? Rien, sauf toujours un enfant illégitime dont le père est inconnu. Il a pris la poudre d’escampette et joue à cache-cache. Tout un moineau ! Peut-être aussi qu’un ancêtre a changé son nom en arrivant ici, comme les Hervé (Harvey) et les Reilly (Riel) ? Allez savoir…

Bref, si vous voulez passer un test Ancestry ADN et bien, je vous suggère de faire votre arbre avant (au moins 3 générations), car Ancestry n’identifie pas dans tous les cas le bon lien parental (parent 1-parent 2). Ensuite, vous devrez vérifier la proposition et la classer, une à la fois avec le bon parent. Prenez uniquement des correspondances qui ont déjà leurs arbres et armez-vous de patience. On parle d'en examiner des centaines, voire des milliers, si vous aimez les défis. Je dois avoir un TOC génétique, faut croire ! Quoi que, j’ai vu des personnes avec 20 000 ancêtres, sûrement que l’arbre incluait la famille du conjoint. Somme toute, Ancestry vous donne l’outil afin d’ouvrir la porte de votre passé, mais c’est à vous de tourner la clé pour faire le reste. Un gros passe-temps obsédant ! Voici un site intéressant pour en savoir plus sur l’histoire des Irlandais au Canada. Bonne lecture ! Mon thé m’attend ! Cheers !

mercredi 8 février 2023

De retour de croisière

 

Mention de source : Moi-même

      

« Moi, les bateaux ne me font rien. Je les regarde et je ne ressens rien du tout, niet, nothing, niente », dis-je un jour à mon chum que je surnomme affectueusement: « pitoune ».  

Pour vous dire la vérité, l’intérieur criard m’agaçait, me faisait penser à un immense centre d’achat. Crache en l’air, retombe sur le nez. Un volumineux crachat, je vous dis (écris) ! En plein dans la face ! De retour du « Celebrity Reflection », ce dernier m’a ébloui dans tous les sens du mot, vraiment. La compagnie Celebrity Cruises est Américaine et possède 15 navires qui commencent tous par « Celebrity ». Qualité/prix, ils sont dans les meilleurs. Le luxe est au rendez-vous et touchera vos cinq sens. On dirait presque que je veux vous vendre une croisière ! C'est que j'ai encore des firmaments dans la tête ! 

Tout d'abord, la bouffe est plus qu’excellente. Les repas (surtout les soupers) et le service hors pair des employés sont dignes des plus grands restaurants. Si tout comme moi, vous avez un côté précieux, vous apprécierez encore plus ! Les activités sont géniales, en particulier les soirées silencieuses, avec de la musique dans un casque lumineux. Vous allez retrouver vos 16 printemps illico presto ! Les spectacles dans la majestueuse salle donnent l’illusion d’un Broadway sur mer, rien de moins ! « Broken Strings » avec l’excellente Natalie Szczerba est tellement incroyable que nous l’avons vu deux fois dans la même soirée (19 heures et 21 heures. La durée d’une représentation est de 45 minutes).

Évidemment, les escales sont rapides et superficielles. J’ai passé deux jours en mer et cinq jours sur le plancher des vaches. J’ai donc survolé très sommairement : Nassau, Ocho Rios, Grand Cayman, la Jamaïque et Cozumel (Mexique). Il faut mentionner qu’on achète avant tout une croisière pour le bateau, puisque les excursions deviennent secondaires. De mon côté, mon coup de cœur fut la visite de la grotte Green Grotto Cave en Jamaïque. J’ai pu observer un nid naturel de chauves-souris et d’immenses stalactites se refléter sur l’eau cristalline et translucide du fond sous-terrain de la grotte. Inoubliable ! Le temple maya à Cozumel était fort intéressant. Personnellement, j’ai été déçu par les visites guidées (toujours en anglais) des villes de Nassau, Ocho Rios et Grand Cayman parce qu’il n’y a pas chose à voir, tous simplement. En tout, je n’ai eu que deux heures pour me saucer les pieds dans les plus belles plages de la mer des Caraïbes, que dis-je, du monde ! Alors, à bon entendeur, vous serez au courant.

Le Celebrity Reflection a un petit quelque chose de Las Vegas dans sa démesure. Il sera revampé au grand complet en mai pour revenir retransformé en novembre.

Voici donc trois conseils de la croisiériste débutante que je suis :

  1. -        Prendre un balcon, une cabine extérieure, c’est un incontournable à ne pas négliger.
  2. -       Acheter les excursions sur le bateau (avant ou pendant). Pas à l’extérieur, avec un grossiste indépendant, car si survient un problème, vous devrez vous débrouiller seul et vous risquerez même de manquer votre retour sur le bateau.
  3. -       Avoir le niveau intermédiaire en anglais. Si vous êtes débutant et que vous y allez en solitaire, bonne chance ! Tout se fait uniquement en anglais, vitesse rapide et personne ne pourra vous aider.

En ce moment, les tout inclus sont très onéreux, alors pour le même prix, les croisières demeurent un très solide alternatif avec beaucoup plus à offrir. À essayer au moins une fois dans sa vie. Risque de récidive, très élevé.  

                                    Grotte en Jamaïque (coup de coeur). Mention de source: moi-même

mardi 24 janvier 2023

La licorne en croisière

 


Ce matin, vers 9 heures, la sonnerie de mon Messenger se fit entendre. Sur l’écran, se dessina le beau visage de mon amie Diane, qui, rayonnante, avec ses beaux yeux bleus, venait m'informer qu’elle avait reçu son test A.D.N. Ancestry.

Après lui avoir expliqué sommairement la procédure, on jasa de tout et de rien, puis elle me demanda: 

— Quelle compagnie aérienne et quel vol prenez-vous pour votre croisière ?

— Ben, je n’ai aucune idée ! C’est « C » (Pitoune pour les intimes) qui s’est occupé de tout avec la précieuse aide de notre adorable belle-soeur H. On ira même coucher à l’hôtel, demain, pour être plus près de l’aéroport puisqu’il paraît qu’on va encore avoir une bonne bordée de neige.

— À quel hôtel ?

— Bonne question, je ne sais pas. Moi, je vis dans le monde des licornes ! Je vais te revenir avec les réponses par textos. 

En raccrochant, je me suis dit : Il n’y a pas plus insouciante que moi sur terre ! Et puis, non ! C’est juste que dans notre couple, c’est moi la guide touristique. Celle qui carbure aux trucs loufoques et historiques sur Nassau, Ocho Rios, Grand Cayman et Cozumel. Le hic, c’est que je suis la seule que ça intéresse ! Alors vous êtes les heureux élus. Je commence.

Bon, Nassau, la capitale des Bahamas. Sur 700 îles, seulement 30 sont habitées. Ancienne république de corsaires, le fameux Barbe Noire y a déjà vécu (1718). Sans oublier Anne Bonny et Mary Read, deux des plus célèbres femmes pirates de tous les temps, qui, pendant 40 ans, dévalisèrent les navires espagnols. Et ces malfrats volaient quoi ? De la nourriture, des étoffes et de l’or. Dans ce haut lieu encore actuels des évasions fiscales (les voleurs des temps modernes), il y a même une distillerie de rhum, du nom du pirate John Watling (1670).

Côté sombre, de 1760 à 1834, l’archipel était essentiellement peuplé d’esclaves amenés par les Anglais pour travailler dans les plantations. Au Québec aussi nous en avions des propriétaires d'esclaves, dont des curés, mais on ne s’en vante pas, bien au contraire. Je vous évite les attaques des Espagnols que les Anglais ont su repousser.

Pour Ocho Rios, elle a été le lieu d’une grande bataille en 1657 entre les Anglais et les Espagnols. Concernant Grand Cayman, elle est l’une des trois îles d’outre-mer du Royaume-Uni 😊 et finalement, pour Cozumel au Mexique, la variole de 1520 a emporté des milliers de personnes, mais l’île est sacrée par la déesse maya de la lune (fertilité). 

Je vis définitivement dans le monde des pirates, des esclaves et de la déesse lune ! Je vous quitte, je dois aller mettre du vernis sur mes orteils ! Les pieds des licornes se doivent toujours d’être en beauté sur la mer des Caraïbes. C’est pour faire diversion si des pirates attaquent notre navire de croisière. Comment s’appelle déjà notre navire ? 

samedi 14 janvier 2023

Le livre "le suppléant" du prince Harry




Je suis entrée chez Renaud Bray comme une croyante s’introduit à l’église. L’espoir au cœur, tenant solidement ma carte-cadeau dans ma main droite. En pleine semaine, mon regard fut inondé de milliers de bouquins avec la présence parcimonieuse de quelques clients. Je me suis arrêtée aux romans québécois afin d’y prendre quatre briques historiques de Jean-Pierre Charland, mon auteur chouchou, qui aborde d’une main de maître, l’histoire, les mœurs et les coutumes du Québec à différentes époques. Ensuite, je me suis dirigée vers les livres de poche.

— Tiens bizarre, je n’ai jamais lu « Trois baisers » de Katherine Pancol ! me suis-je dit.

Ma main l’agrippa tout de suite pour le placer au-dessus de ma lourde pile horizontale.

— Mais où se cache Harry ?

Marche, tourne, contourne, et recule. RIEN !

— Pourtant, il est sorti depuis deux jours, voyons… Ce n’est pas possible ! marmonnais-je.

Arrive en face de moi, un grand jeune homme, aux cheveux indisciplinés et au sourire timide. Je me suis lancée, malgré ma gêne, de passer pour une cliente qui pourrait lire de bien meilleurs ouvrages que celui-là. Certes, le jugement m’accompagne, je sais.

— Bonjour, je cherche le prince Harry, mais où se cache-t-il ?

— Madame, vous êtes la dixième, aujourd’hui, qui me le demande.

Je me suis sentie mieux, nous étions donc plusieurs à le vouloir ! De toute façon, l’important est de lire, peu importe l’œuvre, me suis-je dit.

— Madame, le livre est un best-seller. Il n’en reste plus. Il faut nous laisser votre nom et nous vous rappellerons.

— Vous le recevrez quand ?

— Aucune idée. Il est en réimpression.

— Bon, merci quand même. Je vais essayer de le trouver ailleurs. Au même moment que mon mari (pitoune pour les intimes) arrivait, en me partageant l’idée d’aller voir chez Walmart.

L’ai-je trouvé ? OUI ! avec un beau 15 % de rabais ! Et depuis, je le savoure à petites doses pour faire durer le plaisir. D’abord, il est très bien écrit et traduit. Harry nous dévoile son histoire, sa vie dans la Monarchie, toujours le second, le suppléant de William. C’est comme une psychothérapie publique. Ce qui m’intéresse le plus est la description des traits de personnalités des personnages, mais je ne suis rendue qu’au début. Ça promet ! Deux choses me viennent en tête :

-        Sa grande solitude et l’interdiction tacite de ne jamais montrer ses émotions, sa détresse.

-        Et que son père, le roi Charles, l’a toujours appelé : « mon cher fils ». Juste « Harry » aurait sûrement été trop familier.

Des heures de plaisirs m’attendent. Je m’entends dire à mes enfants : « mes chers garçons, ma chère fille ! ». En attendant ce grand jour, mon heure de douche sera maintenant à 19 heures, puisque je devrai m’habiller comme une reine tous les jours du reste de ma vie ! Mon heure de repas sera maintenant à 20 heures, pour une durée approximative de deux heures ! (Au secours, moi qui mange vite !).

Harry étale sa vie, ses émotions, sa vérité sur un plateau d’argent (sens propre et figuré). William et le roi gardent leurs émotions, leur vérité pour eux-mêmes. Oubliez la présence du suppléant au couronnement de son père. La réconciliation n’est pas pour demain. Sa liberté a un prix, le rejet de sa famille. Dure réalité que la Monarchie, avec ses codes et ses règles moyenâgeux. Ciel, que je suis contente de n’être qu’une roturière descendante éloignée, par deux fois, d’Anne d’Este, princesse franco-italienne. La dissolution est savourée, mes chers amis, mes chers lecteurs. Le couronnement du roi Charles III sera le 6 mai prochain. À suivre… 

mardi 10 janvier 2023

Les révélations du prince Harry

 

                                                          Crédit photo: Amazon

—Chéri (Pitoune pour les intimes), peux-tu me dire pourquoi je suis mal à l’aise avec les révélations du prince Harry dans les médias ? lui demandai-je, hier, juste avant d’aller me coucher.

—Je m’en fiche de Harry, me répondit-il.

Faisant la sourde oreille, je poursuivis :

—De mémoire, je ne crois pas que les déclarations de Diana en 1990 m’ont offusquée autant que celles d’Harry. Pourquoi ?

—Bien, je m’en fous comme dans l’an 40. Je ne gaspillerai pas de mon temps pour même y penser, mais tu peux toi.

—Quelle histoire de famille ! Toute une saga ! Après Netflix, voici le livre. Il paraîtrait qu’on y parle de ses thérapies, de son grand attachement pour sa défunte mère, de l’encouragement de William et Kate pour qu'il porte l’uniforme nazi lors d’une soirée costumée en 2005. Il y aurait également deux rudes disputes dont l’une, où William l’aurait bardassé. Puis, le désir de réouvrir l’enquête de la mort de Lady Di, de sa consommation de cocaïne, de mauvaises blagues de Charles à l’égard d’un ancien amant de Diana, le major James Hewitt. Sans oublier, que Camilla et William auraient donné des informations mensongères aux médias afin de ternir la réputation des Sussex, je passe le dépucelage et qu’il aurait tué 25 talibans en Afghanistan. Bref, ce n’est pas demain la veille qu’on va revoir Harry à Buckingham ! On dirait que je n'ai plus rien à apprendre, mais non, je suis certaine qu'il y a de nouveaux petits détails juteux ou intéressants à découvrir.

Bon, au Québec, on pense de plus en plus à l’abolition de la monarchie, mais le débat n’est pas vraiment commencé. De toute façon, il faudrait l’accord de nos provinces, des assemblées législatives, du Sénat et de la Chambre des communes pour ensuite voter une résolution. Et puis, deviendrait-on une République ? Tu vas me dire que maintenant le serment au roi n’est plus obligatoire à l’Assemblée nationale. Que c’est le début de la fin. J’en doute.

Tu sais, ma Queen maîtrisait l’élimination des rebelles. L’Institution fait la même chose encore et cela ne changera pas parce qu’Harry a écrit un livre qui se vend la peau des fesses (47,99 $). Vais-je d’ailleurs me le procurer ? Le numérique est moins onéreux, mais je déteste lire un écran. J’hésite, mon cœur balance. Est-ce que ma curiosité va l'emporter ? 

­—Je n’ai pas dit que je voulais entendre tes arguments.

—C’est la raison pour laquelle j’irai chercher mon chiot en juin. Je pourrai lui radoter ce que tu sais déjà. C’est quand même triste que pour songer à régler ses problèmes, on lave son linge sale dans les médias. Qu’est-ce que tu en penses, ma belle Bella ? 

Mon bébé chien fictif me regarde attentivement.

—Belle Bella, couche, dodo.

—Je n’entends pas que tu parles à un chien imaginaire ! dit-il d’un ton sarcastique.

—Je consulterai la psy d’Harry. Ne t’inquiète pas…

vendredi 6 janvier 2023

Miss Maple et la généalogie

 Anne d'Este (crédit image: Wikipédia)

                                                     
Mlle Maple (crédit image : Wikipédia) 
    





Aimez-vous découvrir le, la ou les coupables d’un meurtre dans un roman et, ou un film policier ? Si tel est le cas, je vous suggère fortement de poursuivre votre plaisir en construisant votre arbre généalogique. Quoi ? Késsé ça ? Je vous assure que c’est vrai ! Vos endorphines seront au plafond au même rythme que se développera votre sens critique de déduction à l’échelle exponentielle. Bien enveloppé dans votre manteau de Miss Marple ou d’Hercule Poirot, sachez qu'il vous faudra énormément de temps, pour ne pas dire quelques années, pour créer votre arbre dans un site gratuit et valider vos informations dans BANQ (voir les registres paroissiaux). N’omettez jamais la vérification des parents potentiels, puisqu’en devenant Sherlock Holmes, vous pourrez détecter certaines erreurs, même Ancestry peut se tromper. Écoutez vos doutes, vos recherches personnelles peuvent vous amener à découvrir un enfant illégitime, ce qui m’arriva d'ailleurs. C’est en fouillant sur lui que j’ai eu l’idée de rédiger mon premier roman historique. Comme quoi, tout est en tout !

Toutefois, vous pourrez peut-être vous enorgueillir, si comme moi, vous démasquez une princesse italienne (Duchesse de Nemours et de Guise) née le 16 novembre 1531 à Ferrare du nom d’Anne d’Este, marié à Jacques de Savoie de Nemours (en lien avec Clorida Lavoie, 25 mars 1865 et aussi Marie-Roch Tremblay 1727-1774). J’ai toujours su que mon côté capricieux venait de quelque part ! Eurêka !

Si l’héroïne célèbre d’Agatha Christie se titille en vous, je vous suggère trois sites : Mes Aïeux, et surtout FamilySeach et Ancestry. Je travaille avec les deux derniers en même temps et ils se complètent. Le test DNA d’Ancestry (de salive) est très intéressant même s’il ne peut pas couvrir tous les continents et qu’il ne peut reculer que de 6 à 8 générations. Tout de même, il vous connectera à des proches, sinon des cousins germains en vous donnant les liens de vos ancêtres communs, et ce, surtout si vous avez un arbre de commencé. Il vous fournira également le résultat de 22 chromosomes/vos parents (père et mère) et le pourcentage d’appartenance ethnique. Dans mon cas, j’ai 96 % en France, 3 % en Irlande et Écosse et 1 % en Afrique. Mon prochain défi sera de découvrir le 3 % et à l’heure actuelle, je n’en vois qu’un, relié à l’enfant adultérin (Ignace Murray).  Je vous précise que Le Murray de son nom provient du lieu de sa naissance, soit à Murray Bay (La Malbaie, Charlevoix). Les enfants illégitimes devenaient donc des Murray. Certes, la généalogie et l’histoire ne font qu’un ! On ne peut pas être sûr à 100 % de ce que l’on découvre, mais quel plaisir d’aller vers ceux et celles qui ont vécu avant nous. C’est fascinant !

Je vous quitte, la minuscule descendante de la fesse gauche de la comtesse de Guise et de Nemours doit aller laver sa vaisselle. Autre temps, autres mœurs. Tout à côté d’elle, Miss Marple se lève afin de l’aider. Elle préfère le lave-vaisselle, mais n’en dira mot. Et si j’écrivais un roman sur ma grand-mère ?

lundi 19 décembre 2022

La pénurie de main-d'oeuvre

 

                                                  Crédit photo: site Depositphotos

La pénurie de main-d’œuvre est partout. Ce n’est pas nouveau, car je radote ce que les médias propagent allégrement et ce que je constate à chaque coin de rue. Le vieillissement de la population et le faible taux de la natalité font que tout le monde s’arrache les cheveux pour régler l’inéquation entre l’offre et la demande.

À bout de souffle, ma FC, c’est-à-dire, formidable coiffeuse, est allée « kidnapper » son aimable tante, une jeune septuagénaire (pas d'âgisme ici), qui travaille comme caissière dans un supermarché. N’ayant pas le choix, et sûrement afin de sortir sa tête hors de l’eau, elle s’est dit qu’elle allait la former.

Me semble que moi, j’aurai vu une grosse lumière rouge s’allumer ! À mon humble avis, avant de jouer dans les cheveux d’une cliente, et ce, dans mon temps, il fallait une formation professionnelle en coiffure d’une durée d’un an, pas d'une journée !

Et qui a servi de cobaye ? Oui, oui, vous avez deviné, moi !

— Nicole, t’es une cliente si gentille ! Est-ce que tu acceptes que je montre à ma tante comment appliquer une teinture ? me pria presque ma FC.

Prise de court, mon égo accroché à son compliment et parce que c’est vrai, je suis une vraie gentille, je n’ai pu refuser.

Et bien, cela m’apprendra à ne pas m’affirmer à mon âge… J’ai donc eu droit à de la coloration sur les oreilles, une durée d’application longue pour ne pas dire, qui s’éternisait, un mauvais rinçage et un brushing pire que pourrait le faire ma petite-fille de huit ans ! Tout cela au même prix que d’habitude. Heureusement que ma FC a corrigé l’inexpérimentée.

Le manque d’employés et le désespoir font que, on prend n’importe qui ou presque. On nivelle par le bas. Les employeurs baissent leurs exigences d’embauche, et c’est celui qui paie la facture qui écope. Je croise les doigts que ce ne soit pas rendu dans les soins de santé. Heureusement que les ordres professionnels existent et qu’ils ne sont pas encore contournés.

Évidemment, à mon prochain rendez-vous, je m’affirmerai avec délicatesse.

Prions ensemble pour que la caissière du coin n’installe pas les pneus de ma voiture au printemps prochain !

vendredi 9 décembre 2022

Céline, Harry et Meghan

 

                                                        Crédit photo: archives La Presse


                                                                        Crédit photo: Netflix


Voici que le goût de potiner me titille le bout des doigts, une journée pour me sustenter de petits ragots. D’abord, notre Céline nationale qui nous annonçait hier, l’annulation de ses concerts en Europe en raison d’une maladie orpheline neurologique, le syndrome de la personne raide. Notre reine québécoise souffre de raideurs musculaires et de spasmes douloureux. Il était évident qu’elle couvait une maladie quelconque, juste à regarder certaines photos sur les réseaux sociaux. Et oui, j’adore regarder « Watch » sur Facebook, je l’avoue ! Céline a mentionné qu’elle a un excellent suivi médical. J’espère que cela inclut un bon psy ! Lorsqu’on s’est toujours défini comme une artiste de hauts niveaux, ce n’est pas évident de revêtir la jaquette sans paillettes du patient d’hôpital ! Sans compter que la douleur physique à long terme peut assommer à coups de massue le moral de n’importe qui. 

Si c’était mon amie, je lui dirais :

— Céline, ton corps te parle !

— Je sais, mais chanter, c’est toute vie !

— Céline, ton corps crie qu’il n’en peut plus. Il t’oblige à arrêter. Mon petit doigt me dit que peut-être, tu devras te redéfinir autrement que par la chanteuse ? Est-ce que tu consultes un bon psy ? Moi, j’ai juste des raideurs matinales de femme ménopausée et je prends de la glucosamine, je marche une heure par jour et je fais 30 minutes de yoga 3 à 4 fois par semaine. La ménopause nous rente dedans ! Bon, je n’ose même pas imaginer ce que tu vis !

Silencieusement le mot « calvaire » me vint en tête au même moment que je me passais la main dans les cheveux. Je ne pus m’empêcher d’ajouter :

— Voix exceptionnelle, destin exceptionnel, bin maladie exceptionnelle ! Viens-t’en ma belle, on va écouter Netflix, le documentaire sur Harry et Meghan ! Ça va te changer les idées ! Où tes enfants ont caché le pitonneux ?

René-Charles entendit la question et, sourire aux lèvres, nous le remit sans dire un mot. Son cellulaire sonna. Il se dirigea à l’extérieur pour prendre l’appel.

Bien installées sur le divan, l’une à côté de l’autre, avec un gros sac de crottes au fromage entre nous et nos pantoufles tricotées aux pieds, nous voulions arrêter le temps. Céline venait de prendre sa médication. La douleur allait s’atténuer. Elle fit même une blague. Ce qui me surprit.

Les trois épisodes bonbons passèrent comme l’éclair. Stupéfaites, nous fûmes, d’apprendre que juste avant le mariage, le père de Meghan avait vendu des photos truquées aux tabloïds britanniques ! Puis amusées, du surnom d’Harry sur Instagram, soit Prince Haz. Nous nous esclaffâmes en chœur lorsque Meghan révéla qu’elle ne savait pas faire la révérence devant Lilibet. Et sommes devenues tristounettes lorsque nous sûmes qu’elle n’avait jamais eu de cours 101, des us et coutumes vestimentaires afin de parader aux événements mondains à Buckingham Palace. Finalement, Céline trouva que le harcèlement des paparazzis britanniques était plus intense lorsqu’on portait un titre de noblesse.

Je lui répondis :

— Une cage dorée, quoi que l’on pense, est lourde à supporter. 

La petite Céline sourit timidement. La douleur était de retour. La reine dans la maladie n’existait plus. 

dimanche 27 novembre 2022

Suis-je vraiment revenue ?

 

                                                Florence. Crédit photo: moi-même

Me voici, me voilà ! Petit coucou entre ma vie ordinaire que je trouve pas mal extraordinaire et les retouches à mon manuscrit avec mon nouveau pote Antidote. Ça rime en crime ! Non, mais, ce logiciel de correction est une merveille ! Un indispensable pour la gribouilleuse que je suis. Ce qui fait que, dernièrement, j’ai bûché comme une malade à paraphraser au lieu de citer des références (merci Diane pour tes conseils !). La prochaine fois, pas question d'écrire un roman historique !  Roman, tout court, fera l'affaire ! 

Ceci dit, je suis rendue à bonifier, réécrite, ajouter, enlever, changer, tout ce qui m’agace. Autre joie, j’ai retrouvé mes personnages, que je suis la seule à connaître si bien. J’avoue que ce travail me grise royalement ! Un peu comme le syndrome de Stendhal ou de Florence. Vous connaissez ? Une sorte d’extase au sublime. Ah l’Italie ! Que de beaux souvenirs ! Suis-je vraiment revenue ? Je rêve encore à toi, tu sais...

Certes, ce n’est pas que mon manuscrit est un chef-d’œuvre, mais c’est plutôt le chemin que je prends pour réaliser mon rêve qu’il l’est. J’ai une écriture vieillotte, complètement différente de mon blogue. Je parfume mes mots autrement. Je les habille d’une nouvelle manière. C’est un jeu avec moi-même. Vieillir, c’est aimer se surprendre et décider de repartir... 



                                       Photo prise à Florence. Crédit photo: moi-même.

mercredi 9 novembre 2022

Revenir sur le plancher des vaches

 

Ruelle à Venise

                                                  Vache de Monsieur Racine, mon voisin 

Suis-je vraiment revenue d’Italie ?  Pas vraiment. La nuit, je marche encore et encore à Rome ou dans les petites ruelles de Venise, de San Gimignano jusqu’à Sorrento (Côte Amalfitaine). Je n’ai pas le goût d’atterrir, je dois me faire violence pour ouvrir les yeux. La luminosité forte du soleil de ce pays, sa chaleur tropicale, ses gigantesques monuments de marbre, son énergie millénaire, sa grande beauté 360 degrés du nord au sud, me donnent de la difficulté à me recentrer et ce, même en campagne. J’ai repris mes longues marches et mon yoga pour y arriver. Vais-je réussir ? Je suis à l’étape du choc de la peine d’amour. L’autre me manque. Un coup de foudre à l’ancienne, car je suis d’une autre époque.

Mon amie Diane est en train de repasser à la loupe mon manuscrit et comme elle m’a dit que j’ai trop de références, je les modifie et même réécris certains passages. C’est un travail de moine bénédictin. Le premier roman est une école en soit. Je pensais pouvoir présenter mon bébé avant les fêtes, faudra oublier cela, parce que je devrai corriger, accepter ou refuser ses propositions. Bref, pour écrire un roman historique, il vous faudra Antidote et une bonne amie comme la mienne. Avec mon TDAH et mon autodiagnostic de dyslexie, j’ai compris qu’elle retouchait mon roman avec Adobe et non avec Antidote… Et boyboy, il n’y en aura pas de facile avec mon cerveau ! J’ai également une barrière imaginaire avec les normes de présentation des références. Mêlée comme dix, j’ai juste le goût de retourner à Pompéi tout de suite et de ne plus jamais revenir ! Le positif dans tout cela, c’est que je vais retrouver mes personnages que je ne voulais pas quitter. Ils ont un tempérament italien imaginaire, vous savez. Ils sont beaux dans ce qu’ils sont, comme des Bucatinis, des Rigatonis, des Raviolis…

Vous ai-je dis que je me suis commandée le test DNA d’Ancestry ?  Tout d’un coup que j’ai du sang italien !

 

vendredi 4 novembre 2022

L'Italie



Venise  (crédits photos: moi-même)

Chère Italie, 

Mon corps est revenu sur le plancher des vaches, mais mon cœur est resté chez toi. Le sevrage n’est pas facile, crois-moi. Toutefois, je savoure la chance que j’ai eue pendant deux semaines d’être portée par la grandiosité de tes paysages ainsi que par tes deux millénaires d’art, d’architecture et d’histoire. L’antiquité, le moyen-âge, la renaissance et j’en passe, on peut dire que tu as pas mal de vécu ! Semble-t-il que tu possèdes 60% des trésors culturels du monde, alors revenir dans ma campagne rustique au Québec, fait que la nuit, je rêve constamment à ton inimaginable beauté, tu sais, celle qui fait mal lorsqu’on la quitte. Je te retrouve à Venise, Burano, Murano, Torcello, Vérone, Lac de Garde, Cinque Terre, Parme, San Gimignano, Sienne, Pise, Florence, Chianti, Rome, Pompéi, Sorrento, Capri et la Côte Amalfitaine. Je t’assure qu’à tous les soirs, j’ai hâte d’aller me coucher !

Je ne sais pas si tu es au courant, mais c’est grâce à ta très dévouée guide Pauline Cassoli @pctourleader, une Italienne au français impeccable (même si elle mélange vidange et vendange 😉), que mes 39 congénères et moi, avons pu faire un voyage d’une si grande intensité ! Du haut de ses 25 printemps, professionnelle, empathique, drôle et irrésistible, Pauline a été notre reine épicurienne, nous protégeant comme une maman canard, nous, ses cannetons de l’âge d’or. Il fallait voir les Italiens écarquiller leurs yeux à son passage de star. On avait l’air de pichous à côté d’elle, mais des pichous heureux quand même ! Certes, Pauline reflète ta magnificence dans tous les sens du mot, comme quoi, tout est dans tout.

Ici, les conifères et les tapis de feuilles mortes des feuillus recouvrent mon grand terrain. Les platanes, cyprès et pins parasols, si fiers et imposants dans tes décors inégalés, n’existent pas chez moi. Le bois remplace ton imposant marbre et ta divine céramique majolique. Ma pauvre crème glacée de chez mon épicier me donne le goût de pleurer ma vie lorsque je pense à tes gelatos ! Idem pour tes pâtes, pizzas, citrons, olives, prosciuttos et parmesan ! J’ai l’impression que par chez nous, tous les aliments goûtent le vite fait, le mange-moi vite et on passe à autre chose.

Petite coquine va, tu m’as surprise en m’obligeant à faire pipi debout presque comme un homme dans les endroits publics, parce que tu n’as pas de siège de toilette sur « ton trône » ! N’empêche qu’avec la pratique, je suis devenue pas mal bonne !

Je vais t’avouer un secret, je me suis autodiagnostiquée une légère dépression post-italienne, une sorte de blues de voyage. Je me prescris donc l’un de tes bons barolos avec de succulentes olives importées, il faut ce qu’il faut !  Chère Italia, ti amo alla follia ! Jamais je n’oublierai Venise en gondole, Pompéi et la visite des grottes de Capri sur l’eau cristalline de la méditerranée et j’en passe…Entre toi et moi, je n’aurais jamais pensé t’aimer autant, jamais…

 

                                            Burano et ses magnifiques maisons colorées


                                                       Pompéi, inoubliable !


                                  La Côte Amalfitaine et ses routes si étroites et sinueuses


                                              Le Vatican

 

                                       L'une des grottes à Capri


Le Colisée de Rome


vendredi 14 octobre 2022

Jean-Michel Blais

Petit coucou rapide avant le départ. Juste avant d'aller engloutir de la bonne bouffe italienne, des pizzas (pizze), des pastas à l'infini, des gélatos, du bon vino et visiter Pompéi, Rome, Venise, Chianti, et j'en passe (c'est pas gentil, je sais !).  Je me fais donc pardonner en vous partageant mon coup de coeur depuis des mois: le pianiste-compositeur et interprète québécois Jean-Michel Blais. Aubades, son dernier album est divin ! Irrésistible à souhait !  Bonne écoute !  Ciao ! 

P.S. Aubade selon Larousse signifie ''un concert donné à l'aube sous les fenêtres de quelqu'un''. Le soir, c'est une sérénade. Ciao pour de vrai ! A+ 



mercredi 12 octobre 2022

L'Italie m'appelle

 

                                                 Crédit photo: Site Pixabay

« Aluto », j’ai un cerveau hyperactif et ce, même la « notte ». Pas moyen de l’arrêter, le coquin. Il est épuisant ! Quand je ne rêve pas de mes proches décédés, je travaille à mon manuscrit. Ce qui fait que ce « mattina », je l’ai encore bonifié, enfin je l’espère, même si je ne me souviens pas exactement des changements faits pendant mon sommeil paradoxal. 

Bref, je viens de l’envoyer à mon amie pour quelle repasse dessus pendant mon absence. J’espère que mes neurones vont se mettre à OFF en Italie, quoi que j’aie un gros doute parce que le deuxième tome commence à titiller la gribouilleuse que je suis. Vous voyez bien que « sono, è…vraiment, contento », puisque j’ai enfin réussi à m’en séparer.    

Au retour, début novembre, je m’attèlerai sur la correction du manuscrit et une recherche sérieuse d’éditeurs.

Prenez soin de vous et profitez de la vie. C’est cucul, mais vrai !

Arrivederci !

Bisous 😊

 

jeudi 6 octobre 2022

Ne me quitte pas

Crédit photo: moi-même

Un petit coucou automnal. Les feuillus sont presque trop beaux, même si depuis une semaine, mon boisé se recouvre d’un long manteau brun, jaune voire orangé. Les résineux, pour une fois, se cachent en arrière d’eux. Ils retrouveront leur place en même temps que la neige volante, collante, lourde, des longs mois d’hiver. L’automne est vraiment ma saison préférée. J’aimerais l’éterniser.

Je ne veux pas quitter mon roman. Je bonifie la fin pour éviter la séparation. Il va falloir que je le quitte, il va falloir que je me résonne. Falloir, un verbe pénible dans l’obligation. Un verbe militaire, discipliné, qui demande du bon vouloir.  Pourtant, je sais qu’il est temps de le donner à mon amie Diane pour qu’elle repasse dessus avec une minutie monastique. J’ai également fait la lettre de présentation et le synopsis pour mon éditeur chouchou. Laborieux et pénible, ce fût.  Il fallait, il fallait, il fallait, respecter les procédures imposées. La rebelle en moi s’est écrasée. Il faut ce qu’il faut.

Seule avec mon roman, il m’arrive de pleurer. L’émotion me happe comme une bourrasque venteuse du mois d’octobre. C’est le but recherché, me surprendre moi-même. J’ai modifié la fin pour en faire une suite. Une bulle au cerveau de jus d’orange au déjeuner, mais à quoi ai-je pensé ? 

 

dimanche 25 septembre 2022

Faire du vélo

 


                                                          Crédit photo: ziudadano.tumblr.com

Je pédale, je pédale, toujours le matin de 8 heures à 11 heures, du lundi au vendredi. J’ouvre mon portable et me dirige droit devant mon écran afin de retrouver mes personnages. La discipline est ma meilleure amie. Pendant ce temps, mon vélo électrique s’impatiente dans le cabanon, mais je lui fais la sourde oreille, à ce petit tannant.

Après avoir relu et bonifié mon roman, je suis à l’étape que j’aime le moins, c’est-à-dire, placer les citations textuelles, les références. Beurk, j’aime mieux nettoyer le bol de toilette que de faire cette corvée qui demande des connaissances spécifiques et la minutie d’un rat de bibliothèque des années 50.  Je fais donc du vélo de montagne, ce n’est pas ma force, je sue ma vie, je n’aime pas les bosses ! Pourquoi je me donne cette misère ? Parce qu’on ne peut pas envoyer un « tapuscrit » sans qu’il soit parfait ou presque, c’est la loi de la véloroute littéraire, même s’il sera à modifier plusieurs fois avec l’éditeur. J’ai l’oreille fine, je vous entends me demander : Mais qu’est-ce qu’un tapuscrit ? Un texte tapé à l'ordinateur puisqu’un manuscrit est écrit à la main. J’ai appris aussi que les petits traits au début des dialogues s’appellent des tirets cadratins (—). La gribouilleuse que je suis assimile les règles du mieux qu'elle le peut. Va-t-elle s'en souvenir ? Ça, c'est une autre histoire. 

Bon, restera à ma gentille amie Diane, aux yeux de lynx, à repasser dessus. Finish ? Aucunement. Il faudra que je trouve les bons éditeurs, faire une lettre de présentation, le synopsis et mettre à jour mon curriculum vitae.  Bref, ce n’est pas demain que mon bébé sera envoyé dans l’univers, mais je croise les doigts pour début 2023. Comme je ne suis pas connue, ni reconnue, faudra donc pédaler le vent dans la face.

Sur mon vélo littéraire, mon rétroviseur m’envoie les images de tous les efforts faits à ce jour. Écrire est relativement facile si je compare à tout ce qu’il faut faire après. « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre », citation d’Albert Einstein. Ça roule, ça roule un peu carré, mais ça avance ! Je ne fais pas du vélo stationnaire. 😊