Pognant à la gorge, les larmes vont vous couler le long du visage, lorsque vous allez regarder le vidéoclip viral Monsters de James Blunt concernant la maladie de son papa.
Charles Blunt est atteint d'une maladie rénale chronique de stade 4. Cet extrait est tiré de son dernier album Once Upon A Mind.
En 2017, j'ai adoré son précédent album The Afterlove et pour l'avoir vu en show également, je peux vous assurer qu'il est une bête de scène.
Sortez vos papiers mouchoirs... et allez dire aux gens qui vous entourent que vous les aimez !
-Tu l’écoutes ben souvent
Céline ! T’es là-dessus depuis les vacances de Noël ! Me sermonna mon homme.
-Ben oui, Courage, c’est son
meilleur en anglais ! Une chance que
Maman Dion ne s’est pas fait avorter ! Lui répliquai-je.
Lorsqu’on a donné naissance à 14
enfants et que la petite dernière est l’une des plus grandes chanteuses au
monde, on ne peut pas mourir dans l’anonymat. Thérèse Tanguay, la maman de notre Céline nationale est décédée le 17 janvier dernier à l’âge vénérable de 92 hivers.
Née en 1927, elle appartient
probablement de ces dernières femmes du Québec, à avoir
fait autant d’enfants comme nos respectables ancêtres, du début de la
colonisation jusqu’à la Révolution tranquille.Ma grand-mère maternelle Améda Guérin en a eu 13 (au secours !), c’était
le temps où le curé était l’influenceur suprême et que l’église catholique trônait dans
les chambres à coucher, une sorte de dictature subtile voire omniprésente. La foi, ça aide à surmonter bien des obstacles
avec une trâlée d’enfants comme ça ! Pour
revenir à Céline, bien contente que la cigogne non planifiée soit passée.
Toujours est-il que Maman Dion, qui elle-même jouait du
violon, voyait grand pour sa fille.En
visionnaire, elle lui écrit sa première chanson ‘’ce n’était qu’un rêve’’ qui
se cristallisa en succès.Puis arriva
les pâtés, l’animation d’émissions culinaires, les livres de recettes, La
Fondation Maman Dion (enfants défavorisés/réussite scolaire), et La Maison
Adhémar Dion (soins palliatifs). Et dire
que moi, avec seulement 3 enfants, j’ai rien fait de tout cela !
Malgré le décès de sa maman, Céline
chantait sur scène en Floride.Thérapie ou
professionnalisme, vous en connaissez-vous des femmes qui vont travailler la
même journée de la mort de leur mère ?Pas moi.Céline est plus grande
que nature, comme sa maman, des femmes montgolfières.
Coeur vaillant, mission accomplie et
musique en tête de Céline.Elle chantait vers le paradis :
‘’Dans un grand jardin enchanté
Tout à coup je me suis retrouvée’’…
Respect.
Crédit photo: RichardGauthier
Lying Down et les autres tournent en boucle dans ma salle de bain tôt le matin, juste avant d'aller travailler. Écoutez-moi ça !
Depuis quelques mois, je l’avais
demandé et espéré. En ouvrant mon cadeau
de Noël, comme une gamine de 10 ans, je me réjouissais d’avoir enfin ma montre
Fitbit. Maintenant, l’objectif ultime de mes
journées est d’atteindre mes 10,000 pas, tout en vérifiant la
qualité de mon sommeil. Cette montre a d’autres
fonctions, mais je vais me limiter à celles-là.
-Je t’ai vraiment acheté ça, moi
?Quel cadeau empoisonné !Me dit Monsieur le Marquis.
-Chéri (je l’appelle autrement, mais
c’est secret), Je dois atteindre mon objectif coûte que coûte !Selon l’OMS (organisme mondial de la santé),
il faut faire 150 minutes d’activités d’endurance d’intensité modérée par
semaine.
-Ben moi, mon activité d’endurance, c’est
toi et cette montre !
Tout a commencé parce que mes
gentilles collègues au travail comparaient leurs résultats avec leur
Fitbit.J’ai un gros côté influençable
etcomme j’ai engraissé de 15 livres
depuis 2 ans et que j’ai la sensation qu’un bulldozer m’ait entré dedans un
vendredi 13, je trouvais l’idée géniale.Mon corps grossis au contact de l’air (du vin peut-être aussi), mon métabolisme ralentit avec l’âge qui s’impose.Évidemment, le surplus de l’enrobage ne se
retrouve pas dans mes seins !Je deviens
une poire bien mûre, il ne me reste qu’à m’habiller en jaune ! Injustice ou
karma, allez savoir !
Faut me voir marcher en me lavant les
dents et courir dans toutes les pièces de la maison pour comprendre que mon
objectif me tient à cœur. Je deviens de
plus en plus serviable.Veux-tu un verre
d’eau ?Non, ne te lève pas, je vais le
chercher !Cherches-tu tes clés ?Je suis déjà rendue debout à virer la maison
de bord pour les trouver.
-Viens mon chien, on va dehors, faire
une autre marche.
-Il ne veut pas y aller dehors.Il a déjà fait sa marche tantôt ! Me dit mon
homme au regard de lynx.
-Ça se peut que tu perdes ta
montre, tu sais !
-Ben non, je couche avec !
P.S.
Le nombre de pas par jour est modulable.
Idéalement, c’est 10 000, mais vous pouvez commencer par un
objectif différent. Arrêtez-moi ‘’Quéqu’un’’
!
On a tous notre opinion sur la
monarchie britannique. Je n’irai pas sur
ce chemin, c’est trop glissant. Or si vous
habitez sur la planète terre et que vous n’avez pas été trop dans la lune cette
semaine, à part Trump et l’Iran incluant le Boeing 737 abattu, vous avez
peut-être sans doute vu passer une petite bombe médiatique plus légère un peu.
Le petit fils préféré de notre Queen
Élisabeth II renonce à son allocation royale (5% de ses revenus) et veut habiter
6 mois en Amérique du Nord, tout en gardant son royal cottage de Frogmore.On dit qu’Harry est sous influence de sa
belle Meghan, on dit bien des choses. Après l’abdication d’Édouard 8, c’est
donc la deuxième fois que la couronne britannique se fait rejeter, même si
Harry reste 6ième dans le rang de succession.
Est-ce qu’Élisabeth II avait perçu
des signes avant-coureurs ou est-elle littéralement tombée en bas de son trône
?Dans un cas comme dans l’autre, il n’existe
malheureusement pas de cours de perfectionnement pour une reine avec l’époque
actuelle. Après l’affaire Epstein et le
prince Andrew, la monarchie se détricote.
Tout le monde est curieux de savoir
comment Harry et Meghan gagneront de l’argent ?Vous ne le savez peut-être pas, mais le prince Charles, un grand écolo,
est à la tête d’un organisme sans but lucratif de produits biologiques du nom
de Duchy Originals. Depuis le début des
années 90, petits sablés, marmelade d’orange au thé, bacon, galettes à l’avoine,
limonade et miel sont vendus un peu partout dans le monde
(difficiles à trouver au Canada, inexistants au Québec).Néanmoins tous les bénéfices sont réservés à
la fondation du prince de Galles qui regroupe plusieurs œuvres caritatives. Alors
pourquoi nos deux tourtereaux ne commercialiseraient pas le sirop d’érable Harry
et Meghan ?Une vraie compagnie lucrative
comme…Ricardo (farce évidemment) !
J’avoue que ça m’amuse. Ça donne tout
de même de la fraîcheur à nos discussions.
‘’Sans oser, on perd sa vie.Les erreurs sont inévitables, mais c’est le
prix à payer pour être vivant’’.Douglas
Kennedy
‘’Ce n’est pas parce qu’on n’est pas
dans la lumière qu’on est un looser’’.
Cette belle citation provient de l’actrice du film culte Love Story (1970)
et égérie de Chanel en 2019 à l’âge respectable de 80 ans. J’aime cette réflexion qui nous fait
réfléchir sur le besoin de reconnaissance.
Est-ce qu’il faut vraiment être présent sur les réseaux sociaux ? On y
voit de belles choses, mais aussi les pires. La dureté et le manque de retenue de certains commentaires
d’internautes me font tomber régulièrement de ma chaise. Faut pas les lire. Le narcissisme ne se farde pas de nuances. Ce Far West numérique aurait besoin
décidément d’encadrement parce que le manque de discernement est flagrant.
Selon Bruno Patino, auteur du livre La civilisation du poisson rouge (quel
beau titre !), il semblerait que le temps d’attention des milléniaux sur
internet serait de 9 secondes presque le même qu’un poisson rouge qui est de 8
secondes.Pas étonnant et peu importe la
génération que le clavier a la gâchette facile. Alors pour les cowboys du Web,
je suggère l’installation d’une clochette lorsque la mitraillette se lâche
lousse à 18 pouces de l’écran.Cela dit,
on devrait peut-être bloquer certains mots sur les réseaux sociaux.La libre expression a ses limites surtout
lorsqu'elle se transforme en balles à tête creuse (croyez-le ou non, mais ce
type de balles existe vraiment !).Que
dire des vols de données chez Desjardins, des faux courriels et des faux sites.On a vraiment perdu le contrôle !
En 2020, je souhaite que notre époque
anxiogène se donne les moyens d’un code d’éthique de navigation.En ce qui concerne la sécurité, ça me dépasse
complètement. En attendant, je retourne
à ma place, dans l’ombre, c’est gagnant !
Bonne année et de la santé, beaucoup
de santé ! Le reste, c’est du bonus !
Ça sera entre vous et moi, on jase
là, une sorte de secret de Polichinelle. Je vous prédis qu’en 2020, le terme à
la mode et omniprésent sera ( attention, on entend un roulement de tambour), l’empreinte
écologique ! Faut vraiment pas être une
sorcière pour observer cette évidence, je sais ! Paraîtrait même que le groupe Coldplay (que j’adore)
cesse ses tournées pour préserver la planète.
Ne pourrions-nous pas faire des tournées moins polluantes au lieu de les
arrêter ? On pourrait aussi inviter le
public à venir assister aux concerts en covoiturage ou en transport en commun.
Quoique, je me tire dans le pied si j’opte pour l’option autobus dans ma belle
ville de Québec. Je risque fort d’arriver
à destination à la fin du show ! Le
transport structurant, on en parle, mais c'est loin d'être fait.
Il semblerait selon RDI matin, 300 secondes de sciences, que les
émissions de gaz à effet de serre ont augmentées et ce, à chaque année, de 1,5% entre
2010 et 2019. On s’enligne pour 20100 à une augmentation de 3,2% degrés Celsius
et si on veut rester à 1,5%, il va falloir baisser à 7,6% chaque année.Et dire que je trouvais intenses les gens qui
compost et qui adoptent le zéro déchet !
Faut que j’en fasse davantage moi aussi.À part la récupération, l’achat de seconde
main, le recyclage et le bannissement des bouteilles d’eau, je ne fais pas grand
chose. Je vais donc aller fouiner sur les différentes plateformes qui calculent
mon empreinte écologique en écoutant du Coldplay.Quoi ? Je vous l’avais dit, empreinte
écologique, empreinte écologique, empreinte écologique, empreinte écologique...Le mantra de 2020.
P.S. Voici quelques plateformes pour calculer votre... empreinte écologique.
Ma fille, de ses beaux 21 printemps,
m’a annoncé sur la toile (en commentaire d'une publication de chats et de chiens), qu’elle ne voulait pas avoir d’enfant parce qu’elle
veut faire sa part pour sauver la planète.Ma milléniale rejoint les ‘’Ginks’’ (Green Inclination No
Kids/engagement vert, pas d’enfant) qui proclament que les problèmes
environnementaux proviennent de la surpopulation.Sur le coup, stupéfaite, j’ai pas su élaborer,
mais maintenant, après 2 mois de réflexion, j’aurais aimé lui répondre ceci.
Très chère milléniale,
Je te suggère fortement de voyager en
réduisant ton empreinte écologique, de manger moins de viande (tu le fais déjà,
bravo !) et de consommer le moins possible.Va dans les friperies et achète de l’usager.
P.S.Ramène-moi ta belle cafetière rose bébé, neuve, que je t’ai
achetée.On va la retourner au magasin,
à pieds en plus (telle mère, telle fille, vive le radicalisme !).
Dans les années 80, tu ne le sais
probablement pas, mais nous pensions que la terre allait sauter avec la bombe
nucléaire. À chaque époque sa fin du monde. Néanmoins, nous sommes encore là, malgré certains fous qui gouvernent le monde.
L’éco-anxiété mène nulle part, par
contre, une stratégie responsable en s’impliquant dans des mouvements d’engagements
citoyens peut faire changer les choses.Si
nous sommes nombreux, cela obligera la modification de la trajectoire du
paquebot politique de l’inaction. Apparemment l'action engendre l’espoir.
Si un jour tu
changes d’idée, je te promets de ne pas acheter de suce à ton bébé, promis, il
aura ses doigts, c’est bien assez !
Ce matin, je me suis levée avec un
léger mal de gorge. Ce n’est pas le
froid hivernal qui a recouvert les couleurs automnales sur Québec, c’est juste
que j’ai crié comme une jeune milléniale au spectacle de Patrick Bruel, hier
soir au Centre Vidéotron. ''Ce
soir, on sort'' est devenu ''ce soir, on crie'' et je n’étais pas la seule !
J’en ai vu du Bruel depuis 30 ans, ça
doit bien frôler la bonne vingtaine, mais celui-là, c’est l'un de ses
meilleurs.Avec un impressionnant
dispositif scénique digne des plus grands noms, d'excellents musiciens, une mise en scène
efficace, de nouveaux arrangements musicaux de ses anciens succès et un talent
théâtral indéniable, Bruel cristallise sa position parmi les plus grands artistes de
sa génération.
Malgré les allégations qui le concernent,
j’ose croire que nous sommes dans une société de droit et non du jugement
public. En regard à cela, je passe.
Ce fut donc une soirée musicale
mémorable.Tiens, une petite tasse d’eau
chaude, citron et miel, pourquoi pas, parce que je me suis vraiment cassée la voix !
Je vous en parle souvent de ce
temps-ci, parce que j’aime l’endroit de Cap-Tourmente. En innu, je t’aime se dit ‘’tshishatshitin’’. Je vous entends dire, mais où veut-elle nous
amener ? Suivez, vous allez voir.
Les sentiers pédestres de
Cap-Tourmente ont embellit mon automne.Ils sont tellement bien aménagés que ça donne le goût d’y retourner le
plus souvent possible.En fin de semaine,
j’ai fait un autre 5 kilomètres, cette fois-ci le sentier de l’érablière m’a
fait de l’œil ! C’était de toute beauté !Pour tout vous dire, peu de gens sont au courant que ce relais est ouvert même en
hiver.Comme je viens
de l’apprendre et que c’est un petit secret véniel, je vous informe de son ouverture, du lundi au vendredi, du 28 octobre 2019 au 20 décembre 2019, et du 6 janvier 2020 au 20 mars 2020, ouvert tous les jours
! Pour ma part, je pourrai y aller seulement les fins de semaine, mais Ô que j’ai
hâte que la neige arrive !En innu, la
neige, c’est kun.
Il existe 55 communautés autochtones
dispersées sur l’ensemble du territoire du Québec, s’intéresser à eux,
apprendre quelques mots, c’est une marque de politesse.Les Premières Nations méritent notre respect
et notre gratitude.Sur ce, tshishatshhitin
Ajoasté !(Cap-Tourmente était appelé Ajoasté
par les Iroquoiens).
Je voulais vous amener un peu ailleurs. Ai-je réussi ?
Référence pour les mots en
innu. Jean Michel,de. Kukum, Libre Expression, 2019, 223 p.
''Ce qui
fait la nuit en nous, peut laisser en nous des étoiles’’
Victor Hugo
Ma mère confectionnait de véritables
chefs-d’œuvre en laine avec ses doigts de fée arthritiques, déformés par le temps.Je garde précieusement ses merveilles dans
son coffre de cèdre. Une trentaine
de tricots de toutes les couleurs que mes enfants ont tous portés.Cousu au dos, une petit étiquette disant ''fait avec amour ''. Cinq ans déjà, le
18 octobre dernier, qu’elle est décédée.
Au printemps, la veille de la
marche gourmande à St-Joachim sur la Côte de Beaupré, j’avais mentionné à mon
homme que j’attendais un signe d’elle, rien de moins que, à l'envolée, ''fait avec amour'', sur
un pot quelconque, pourquoi pas ! Un haut niveau de difficulté, parce que c’est pas très à la
mode ce genre de truc là. Je voulais la tester.
Cela dit, en terminant le 5 kilomètres et
après avoir dégusté les produits du terroir de ce joli coin de pays, sur une longue table, de petits pots de sucre à la crème de son prénom,
Anne-Marie.Elle qui en mangeait en
cachette et on pouvait même lire sur le contenant... ''fait avec amour'' ! Des fois, le hasard fait bien les choses.
Il y a presque deux semaines, mes pieds
se sont déposés au Festival de l’oie des neiges au même endroit.La Grande Ferme accueillait le marché d’automne
avec de délicieux produits locaux comme la rillette d’oie, le pâté à l’oie, les betteraves ‘’la bette d’Anne-Marie’’ et la tarte au
sucre avec l'étiquette ''fait avec amour''. Je les avais oublié ceux-là ! Et le temps s’est
arrêté.
''On peut
être maître de ce que l’on pense, jamais de ce que l’on ressent''.
Éric-Emmanuel Schmitt
Il y a des absences que les
vivants ne peuvent pas combler.Je me surprend
à ouvrir un coffre de cèdre, et en cachette, je respire l’odeur d’un pull
de laine où l’image de Simba me fait penser à tant de choses.C’est aussi en dévissant un petit pot de ‘’la
bette d’Anne-Marie’’ que la vie m’aime.
Le marché de Noël en décembre arrivera
bientôt et j’y serai, parce qu'à chacune de mes visites, je refais le plus beau des voyages.
Le franglais m’agace. En musique, je tolère facilement, mais
lorsque j’entends certains jeunes (de l’ado au quadragénaire) placer
régulièrement plusieurs mots en anglais, souvent des expressions dans une
phrase, je grince des dents.
Une étude de l’Université d’Ottawa en
2018 a mentionné que le mélange n’a aucun effet sur le noyau grammatical de la
langue et que les mots empruntés ont tendance à disparaître.Ils ne modifient pas les bases de la langue.*C’est bon à savoir, pourtant, j’en
doute.Je me souviens de l’auteur bien
connu Michel Tremblay et du joual de l’époque.Les puristes à la Denise Bombardier étaient nombreux à dénigrer ce
langage du peuple. Entre toé et moé, y en a qui parle, y
en a qui ‘’perle’’, y a ceux du milieu qui font leur gros possible.
Ça m’amène à vous parler du 17ème
siècle (encore, je sais).On considérait
que nos ancêtres avaient un accent, celui de la cour de France, rien de
moins.Il a donc fallut attendre au 19ème
siècle pour que certains de nos cousins français trouvent notre accent
québécois étrange voire presque incompréhensible. Nos ancêtres ont amené dans leurs sacs de
voyage des ‘’archaïsmes’’ comme s’abrier, il mouille, traîner, c’est de valeur qui sont encore employés de nos jours.Alors lorsque j’emprunte le mot ‘’cool’’ régulièrement et je ne suis pas
la seule, je crois bien qu’il va finir un jour dans le dictionnaire comme
week-end ! Au secours !
Oh boy! J’prends un break de moi-même!Soi-disant, c’est toujours plus facile d’être
frileux pour les autres que pour soi-même !
*Poplack Shana, Le franglais n’affaiblit
pas le français, Radio-Canada, 8 février 2018.
Les sentiers pédestres du
Cap-Tourmente sont connus, mais pas autant que l’on pourrait le penser. L’endroit est surtout reconnu parce que la
Grande Oie des neiges y vient en migration dans cet écosystème du marais qui
regorge de scirpes. N’empêche que 20 kilomètres de sentiers entourent,
traversent et surplombent un immense et majestueux cap et ses montagnes
avoisinantes. Ils sont vraiment époustouflants de beauté habillés
de leurs couleurs automnales. Différents niveaux de difficulté s’y retrouvent,
4 faciles, 2 intermédiaires et 3 difficiles.
Je vous laisse deviner celui que nous avons pris.
En ce beau samedi du mois d’octobre,
c’est une gentille préposée à l’accueil qui nous a suggéré le sentier des
chutes, un difficile, en me mentionnant que mon chien, un Tsitzu, pourra le
faire sans problème.Malgré un doute,
nous avons décidé de l’écouter.Disons
que mon Sam n’a pas du tout l’endurance d’un Braque de Weimar. Or, à ma grande
surprise, c’est surtout moi qui en a arraché ! La montée de 2 kilomètres est
très longue et difficile, extrêmement cardio.Il faut donc faire de multiples arrêts. Un 4,8 kilomètres qui prend 2
heures 30. Avant d’accéder à la
récompense ultime d’admirer de belles chutes, il faut monter 240 marches !Celles de l’Oratoire St-Joseph à Montréal en
compte 283, dont 99 réservées pour les monter à genoux. Petit aparté, je
continue…Ce n'est donc pas accessible à tous les types de randonneurs et ceux
ayant des problèmes de genoux, s’en abstenir.
La caissière avait raison, mon chien
a adoré !Il ne faut jamais sous-estimer
son animal !
Faire une randonnée pédestre (hiking comme les jeunes aiment dire) est toujours promesse de journée parfaite !Quand je pense que des pèlerins montent
99 marches à genoux, en priant, faut avoir la foi et… de bons
genoux.Cela dit, un autre sentier m’attend…
De grandes fenêtres pour tout voir, mais d’abord un peu d’histoire, parce que c’est passionnant d’en connaître davantage
de l’endroit où nos deux pieds se déposent. L’idée de la construction d’une voie
ferrée reliant Québec et Charlevoix vient du politicien et prospère homme d’affaires
Sir Rodolphe Forget (1861-1919). Des
fois, les politiciens ont de sacrées bonnes idées !
De grandes fenêtres pour tout voir parce que j’ai atterri dans le train de Charlevoix, en ce beau samedi matin, un peu pluvieux, celui qui vient tout
juste de passer. Agatha Christie et son Orient Express peut bien aller se rhabiller,
pas d’Hercule Poireau dans le nôtre, aucun meurtre, juste de beaux et grands paysages à
couper le souffle ! D’un côté, de majestueuses falaises qui s’élancent vers le
ciel et de l’autre, l’immense fleuve St-Laurent (long de 2,000 kilomètres) qui
n’en finit plus de ne plus finir. Un
parcours de 125 kilomètres qui peut se faire soit en une journée ou en un plus
long trajet si l’on séjourne dans l’un des établissements hôteliers partenaires
(sept villes et villages côtiers).Les
produits du terroir sont bien présents au menu.De mon côté, j’ai découvert le délicieux fromage artisanal 1608 de la Laiterie Charlevoix. Un vrai plaisir des
sens. Pourquoi 1608 ?C’est en l’honneur
des petites vaches noires qui ont été implantées au Québec au début du 17ième
siècle. Les bières et les cidres charlevoisiens sont à
découvrir également.
Un fait amusant, le train est de
construction allemande, année 1981.Il a
passé la grande partie de sa vie en banlieue de Berlin. Après une cure de rajeunissement,
il a émigré dans Charlevoix, le royaume de la villégiature au Québec.Ce train n’est pas époustouflant, certes, mais
le paysage, lui, l’est vraiment. De
grandes fenêtres pour tout voir et de grands yeux pour s’émerveiller. Comme c'est beau le Québec !
Aujourd’hui, la cinquantaine bien
entamée, Céline Dion, 51 ans, veut bien vieillir. Elle persiste et signe, c’est elle la boss,
comme elle aime si bien le dire et le redire sur toutes les plateformes. Par ses tenues qui font jaser, elle affiche
son excentricité et par détermination, elle vient tout juste de reprendre la
route d’une tournée mondiale qui se nomme Courage, et ce, jusqu’en avril à
travers le Canada et les États-Unis.
Parions que d’autres continents s’ajouteront très bientôt.
Entre vous et moi, on va jaser, parce que Céline, elle fait jaser.
J’ai commencé à aller voir notre diva
québécoise en 1985.Au fil du temps, je
ne les compte même plus, je dois être bien rendue à une bonne quinzaine. Sachez que je n’ai jamais été déçue, bien au
contraire, elle a toujours réussis à m’impressionner, surtout celui à Las
Vegas. J’écoute peu notre Céline
nationale dans ma vie de tous les jours, mais jamais je ne manque son nouveau
spectacle.Because ? C’est la meilleure !
Le 20 septembre dernier au Centre
Vidéotron, elle a encore été remarquable en enfilant pendant 2 heures une bonne
trentaine de chansons autant en anglais qu’en français.Trois nouvelles chansons (Imperfections,
Lying down et Courage) en anglais ont été entremêlées avec brio à son
répertoire.Son nouvel album sortira à
la mi-novembre et franchement, ça augure fort bien.
Avec une nouvelle coupe de cheveux
qui lui va à ravir, la sublimissime Céline était magnifiquement bien vêtue. Sophistiquée
et de bon goût, elle avance dans l’élégance et c’est ce qui lui va le mieux.Écrans géants, jeux de lumière, danse
sensuelle avec Pepe Munoz, vous n’écouterez plus Ziggy de la même manière. À tout cela, s’ajoute une voix, quelle voix
!Toujours aussi impressionnante !
Céline, c’est un cheval de course,
une Ferrari, un grand cru et son nouvel arrivage promet.Que demander de plus ? Elle est libre comme l’art.L’air du temps n’a pas d’emprise sur son talent.
Courrez la voir, impossible de ne pas l’aimer.
Mais qu’est-ce que les chroniqueurs
littéraires ont mangé pour nous bombarder du mot autrice ? À mon humble avis et depuis belle lurette,
plus doux et harmonieux à mes oreilles, celui d’auteure. Est-ce pour apporter
un vent de fraîcheur ? Non, puisque qu’il
semblerait que le terme existe depuis l’antiquité. Malgré cela, ce qui m’agace, c’est que tout le
monde décide de l’employer en même temps. Il revient donc avec éclat comme un
éléphant dans une pièce. Sachez que j’ai
entendu ouï-dire que c’est pour une féminisation qui se veut plus assumée. Je ne vois pas. Ça jure juste à mon oreille !
Chaque personne est bien libre d’utiliser
la forme de son choix.Ce qui semble
farfelue aujourd’hui, sera probablement normatif dans 5, 10 ans.L’autrice de ce blogue (me, myself and I)
devrait peut-être se rappeler que dans l’antiquité, les grecs disposaient d’une
bonne quinzaine de noms pour désigner le mot vase !Et là-dessus, je prends la poudre d’escampette et le vase avec !
J’eus à peine le temps de réfléchir
que je lui ai lancé à brûle-pourpoint.
-Chéri, on va faire un autre sentier
pédestre ! On va essayer l’un de ceux du
Cap-Tourmente.
Mon ton était si enthousiaste qu’il n’a
pu refuser.
Le ciel était recouvert d’un gris
mystérieux qui cachait complètement la lumière du jour. Deux temps et trois
mouvements, nous nous sommes retrouvés à marcher dans l’Allée d’ormes de ce
joyau patrimonial de la réserve nationale de la faune de Parcs Canada.
Et que le hasard fait bien les
choses, nos pas se sont arrêtés devant les ruines de la réserve alimentaire
pour les premiers colons, c’est-à-dire la petite ferme de Samuel de Champlain
dont sa construction débuta en 1626.Les
murs de pierres, eux, datent de 1664 et ils étaient recouverts de crépi (voir photos).
Toujours est-il que tout le long de
ce sentier, on peut y admirer le fleuve St-Laurent qui borde un grand marais
côtier et au loin, une plaine qui s’étend à perte de vue longeant d’immenses
caps.Un endroit magnifique et idéal
pour la colonisation, pensa peut-être Samuel de Champlain.D’ailleurs, c’est parce que le fleuve s’agite
au moindre vent qu’il nomma ce lieu Cap des tempêtes, Cap de tourmente.
Avoir les deux pieds bien ancrés dans
l’histoire m’a amené à une petite réflexion.Celle de la triste réalité des Premières Nations.Samuel de Champlain est considéré comme le
père de la Nouvelle-France, mais la présence autochtone dans ce territoire existe
depuis 2,000 ans !Sans elle, nous n’aurions
pas pu survivre. Ça, tout le monde le sait, mais... faut juste s'en rappeler.
Des fois, faire un sentier pédestre m’électrise
le cerveau, surtout lorsque mes pas se superposent à ceux de Champlain et des
Premières Nations. Respect.
La croix celtique en mémoire à la grande famine irlandaise de 1847. Crédits photos: moi-même
Merveilleuses îles, elles nous font
rêver. Il y a un petit quelque chose de
magique lorsqu’on y dépose nos pieds sur l’une d’elles, un je ne sais quoi qui
augmente notre plaisir. Au Québec, Île
Enchanteresse, Île d’Orléans, Île Madame, Île aux Coudres, Île aux Oies, Île
Verte… Il y en a des centaines à découvrir, alors suite de mon carnet de route
de mes vacances d’été, direction Grosse Île, vitesse illico presto.
C’est définitivement la visite la
plus intéressante de mes vacances, c’est peut-être parce que j’adore l’histoire,
mais j’ai vraiment aimé ce lieu historique géré par Parcs Canada. En raison des
avantages géographiques de l’île et de sa proximité avec le port de Québec,
Grosse Île était l’endroit parfait pour en faire une station de quarantaine qui
s’adressait aux immigrants du Canada de 1832 à 1937. Cela étant dit, pas seulement les Irlandais, mais aussi
les Écossais, les Allemands, les Hollandais et les Anglais.Pour la découvrir, il faut prendre le bateau
à Berthier-sur-Mer et faire une belle traversée d’environ 45 minutes.À votre arrivée, vous serez pris en charge
(petits groupes) par un guide et selon vos intérêts, vous en apprendrez sur l’inspection
des navires, la désinfection et la détention des malades et des
bien-portants, les maladies de l'époque, l'immigration et bien d'autres choses encore.Vous pourrez visiter une partie de l’île en train-balade, admirer quelques maisons anciennes où habitaient les anciens employés, deux chapelles, l’une catholique et l’autre anglicane, la
boulangerie, l’école et le bureau de poste.Presque 32,000 personnes ont séjourné à Grosse-Île de 1832 à 1913 et
plus de 7,000 sépultures s’y trouvent. La fermeture de la station s’est faite
en 1937 en raison des progrès considérables réalisés dans le domaine de la
microbiologie et des maladies contagieuses.J’arrête là pour les informations.
Si vous voulez découvrir un autre
monde, un endroit mystérieux du passé, offrez-vous
Grosse-Île.Devant les photos de ces
gens que l’on peut voir là-bas, on ne peut que penser qu’ils sont
tous de grands guerriers contre les grandes épidémies de l’époque (typhus,
choléra, variole) et y ressentir un grand respect.