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La serviette sur la tête, cheveux mouillés, on jase.
C’est que j’arrive de 3 jours de
sciage de bois au chalet. Là-bas, la vie
est comme avant. Je ne prononce même
plus le nom de vous savez quoi, juste à l’entendre, partout en tout temps, les orteils
me frisent. Mais autant s’adapter, autant s’entraider. Prendre le taureau par les cornes parce que
le retour à la normale n’est pas pour demain.
‘’Ce n’est pas parce que la vie n’est pas élégante qu’il faut se conduire comme elle’’.
François Sagan
Des bleus à l’âme.
Après avoir suscité des craintes, et ce avec raison, la réouverture des écoles primaires a somme toute bien été.
Fiston, le prof, a aimé son retour à l’enseignement avec ses 11 poussins de 5ième
année (9-10 ans). Habitué à une classe
de 23 crocodiles, il y voit une grosse différence. Les liens se créent plus
facilement, le gâteau lève vite. Créatifs,
les jeunes inventent des jeux distancés à la récré. Par contre, pas
toujours facile de maintenir les mesures d’hygiènes, mais dans l’ensemble,
l’œuvre semble positive. En bon français, c'est un work progress, c'est donc à suivre jusqu'à la sixième et dernière semaine.
Petits comme grands, on veut juste
faire de notre mieux dans le pire. Comme moi, tantôt, avec ma teinture maison
pour cacher mes cheveux blancs. Ciel que j’ai hâte que les salons de coiffure
ouvrent. Scier du bois est vraiment plus
facile que de s’appliquer une couleur douteuse dans une chevelure indomptable
et rebelle. Le plus compliqué, c'est vraiment le derrière de tête, même le miroir n'a pas voulu m'aider !
Dans ce tourbillon, nous sommes tous
dans le même bateau, un voyage imposé avec au programme une traversée
indéterminée. Apprendre à se faire une
belle vie quand même, on y a droit.
Bon, je vais aller voir la couleur. Même là-dessus, je n’ai pas le contrôle.

































