dimanche 30 janvier 2022

Dessiner sa vie

 


Monsieur le marquis me regarda en me lançant :

-Nicole, demain, dors ! La retraite, c’est fait pour dormir aussi. Tu te réveilles, tu brasses et je n’arrive pas à me rendormir. Le hamster est réveillé dans ma tête.

-Mais j’essaie de ne pas faire de bruit ! Je crois que c’est inconscient. Je dois avoir peur de ne pas avoir assez de temps de réaliser tout ce que je veux faire avant de mourir. J’ai un pétard invisible dans le derrière !

Soit dit en passant, cette conversation quotidienne avec mon chéri, du genre Le jour de la marmotte, arrive toujours en soirée. On finit toujours par en rire.

J’ai souvent dans la tête la chanson de Céline Dion: On ne change pas et vous allez comprendre le comment du pourquoi. J’ai recommencé à crayonner comme dans ma jeunesse lorsque le dessin et le ballet occupaient mes temps libres. Je me souviens de ma professeure de 6ème année qui me faisait manquer mes cours de mathématiques pour compléter une murale collective. Pouvais-je me le permettre ?  Aucunement, bien au contraire.  Je savais que mes notes allaient encore en souffrir autant que mon stress de performance. Faut dire que mon TDAH dans les années 70 n’existait pas encore dans la société. Le pire n’était pas d’avoir de mauvais résultats académiques, juste me sentir différente, malgré mes efforts, me faisait encore plus me réfugier dans ma tête afin de m’y cacher le plus longtemps possible. Ma honte disparaissait avec les formes qui apparaissaient sur le papier.

Hier comme aujourd’hui, dessiner me rend zen, le temps n’existe plus, je m’amuse. Je me sens vaporeuse, nichée sur un nuage, je flotte. J’entends mon cerveau ronronner, bien réveillée, je dors confortablement sur mes deux oreilles, longtemps, longtemps.

vendredi 28 janvier 2022

La belle vie GoVan avec Julien Roussin Côté


La retraite est faite pour voyager, mais en pandémie, l'hiver, faut oublier cela dans mon cas. Alors, je me suis trouvée une émission coup de cœur qui m’amène ailleurs, complètement, La belle vie GoVan sur Unis.TV avec l’excellent Julien Roussin Côté. Je l’écoute sur TOU.TV Extra. Bref, peu importe l'endroit, c'est un incontournable ! 

Dans sa van, Julien traverse le Canada à la rencontre de gens inspirants qui savourent la vie en possédant moins. Fascinant de voir d’autres humains faire le choix de vivre différemment. C’est inspirant, des fois déstabilisant, mais toujours captivant ! Roussin-Côté sait mettre en valeur ses invités, c'est le point fort de l'émission, le respect dans la différence et la diversité. À savourer sans modération ! Avec un verre d’eau ou un bon vino ! 

lundi 24 janvier 2022

La mémé retraitée



Crédit photo: Site Freepik 

Lorsque l'on vieillit, est-ce qu'on change vraiment ? Un peu, beaucoup, passionnément ? Dans mon cas, la retraite au chalet se savoure à la vitesse d’une tortue dans le froid sibérien du Québec. Avant, j’avais la sensation d’être dans une tornade, un gros cumulonimbus sans fin. Il a fallu que j’arrête pour sentir et apprécier la différence et elle est immense, croyez-moi !

Comme aurait dit mon adorable mère, le matin, il ne faut pas me pousser dans le dos, je m'y projette moi-même à chaque battement d’ailes. La retraite, c’est indubitablement une Dolce Vita, en tout cas la mienne. Accompagnée d’un bon café avec refile, je butine les réseaux sociaux, puis j'écris mon roman avec ou sans inspiration. Je suis rendue à cent pages, je vise le deux cent cinquante, aucune date butoir pour y arriver, sauf celle de ma mort que je veux tardive. Le jeudi, j'ai mon cours en littérature à l'Université Laval, celle du 3ème âge, ça existe vraiment ! Sur vingt personnes, deux hommes et dix-huit femmes, la majorité avec de beaux cheveux blancs qui les auréolent dans la lumière bleue de mon écran. La semaine passée, j’ai appris qu’on ne peut pas écrire : Elle se sent triste. Il faut amener le sentiment sans le nommer. Nous avons deux petits ateliers d’écriture spontanée, une méthode qui viole ma vitesse de croisière de nouvelle retraitée. Alors, je triche. Cette semaine, j’ai préparé en avance mes textes. Le stress de performance m’a habité toute ma vie, je n’en veux plus ! Je deviens la mémé délinquante ! 

Dernièrement, j'ai repris le crayon de plomb comme dans ma jeunesse. En mode pause, je vis dans un autre monde. J’ai l’impression de rajeunir avec l’odeur du papier et de la mine HB2. Je sniffe pas de colle, soyez sans crainte. 

Vers 11 heures, c'est la marche santé rapide pendant 60 minutes avec mon conjoint. Encore là, Les reptiles que nous sommes se dandinent à la compagne. Vous saviez qu’une tortue est un reptile qui existait avant les dinosaures ? Pas moi, je continue. Bref, des fois on trottine reptilien aussi, et c’est bien acceptable. En pandémie, Monsieur le marquis, aussi à la retraite, est devenu mon siamois sans les caprices de l'animal. Bonne bouffe, rendez-vous, commissions, entretien du chalet, projet rénovations, lectures, généalogie, TOU.TV, Netflix, sont toujours appréciés. La tortue vaccinée jubile de gratitude, faut juste ne pas trop écouter les mauvaises nouvelles à la télé.

Est-ce que l’on change en vieillissant ? Sur certains aspects, la réponse est affirmative, on vise à devenir un bon vin, en espérant se bonifier au lieu de se vinaigrer. Ma retraite permet de retrouver ma véritable essence, celle de l’artiste, qui s’était peu à peu effacée. Il y a des mémés tortues herbivores, omnivores, carnivores. Moi, je suis la mémé artistevore et comment est la vôtre ?

samedi 15 janvier 2022

Omicron-La bête


 Crédit photo: auteur inconnu

L’été dernier, on ne voulait plus y penser, nous étions vaccinés et le déni s’installait profondément avec la belle saison, le vino et les amitiés retrouvées. La Covid était presque aux oubliettes, sauf pour aller magasiner, masque recouvrant bien notre petit nez. Lorsque l’automne fut venu, la méchante bête sournoisement se métamorphosa afin de mieux survivre. On l’ignora presque, ne la voyant pas venir.

De nouvelles mesures sanitaires modifia le temps des fêtes et pour certaines personnes, des tensions sont apparues avec la parenté des non-vaccinées.  Les divergences et les écarts dans la manière de voir la pandémie en a fait suer plus d’un. Alors la nostalgie du passé se fit sentir, l’époque d’avant, celle de la liberté, sans contraintes, sans trop se poser de questions. Ciel que c’était le bon temps !

Aujourd’hui, à peine enclenché, le niveau maximal de délestage dans les hôpitaux est très inquiétant. On frôle les 3000 hospitalisations, du jamais vu. Il y a deux ans, on pouvait voir des arcs-en-ciel partout, maintenant, on ferme les yeux et on se sert les fesses, en recevant notre 3ème dose en se demandant à quand le prochain variant ?

Chaque époque voyage différemment dans le temps. Au 18ème siècle, le mouvement philosophique, celui des lumières, voulait dominer le monde à la vitesse que pousse un arbre, en combattant l’ignorance par la diffusion du savoir. La lenteur était presque de la vivacité. De nos jours, la rapidité est omniprésente partout, sauf à un endroit… La bête qui ne disparaît pas !

Avoir la foi, c'est monter la première marche lorsqu'on ne voit pas tout l'escalier. Martin Luther King. On lâche pas gang ! 

mercredi 15 décembre 2021

La Covid éternelle

 

Installée inconfortablement sur le banc de bois de la petite église du village, j’écoute la messe de Noël qui se déroule en latin. J’ai quinze printemps et nous sommes en 1833, avant la messe, j’ai dû confesser mes fautes de l’année à Monsieur le curé. Ce fut facile pour les péchés d’orgueil, d’avarice, de luxure et de gourmandise. Rien à inventer concernant la jalousie, la colère et la paresse, car l’époque fait qu’on travaille tout le temps, qu’on voit toujours le même monde et que l’énergie nous manque pour en vouloir à qui que ce soit. Entre vous et moi, je prends souvent les mêmes péchés que les années antérieures. Je suis certaine que l’homme en soutane ne s’en souviendra pas. Comme le petit catéchisme ne sera inventé qu’en 1885, je peux encore me la couler douce avec les commandements de l’église. Ce soir, je placerai mon vieux bas habituel au-dessus de mon lit. Si j’étais en 1930, nous aurions un arbre décoré et comme étreinte une orange, mais ce fruit est beaucoup trop exotique à trouver en région, donc une pomme, j'accueillerai. Alors, passons aux choses sérieuses, qui se fiancera cette année ? Je respire fort, je tourne la tête vers la gauche et…

Je me retrouve en 1973, le banc d’église à Arvida est toujours aussi dur pour mes fesses de jeune adolescente renfrognée. La messe de minuit est en français avec des chansons entre les prières. À gauche, il y a une crèche vivante, Monsieur Frigon et sa femme personnifient Joseph et Marie, pas de bœuf ni d’âne, mais leur petit Jésus pleure tout le long de la célébration malgré les chants de la chorale. Perchée en haut, à l'arrière de l'église, ma cousine Édith Tremblay qui fait une carrière lyrique en Europe chante le Minuit chrétien. Tout le monde se détourne en même temps pour l’admirer, impossible de ne pas l’applaudir. Sa voix exceptionnelle de soprano rend ma mère, toute ma famille et les croyants au Nirvana. Les anges existent, je ressens leur beauté à travers sa voix. Elle décédera le 2 juillet 2021, le cancer l’emportera vers ses parents, Josette et Louis. J’ai cru entendre, entre les branches, que sur le nuage de Pavarotti, elle chantera le Ave Maria de Gounod. L’immortalité a trouvé sa voix. Je tourne la tête vers la droite et…

Noël 2033, j’ai 71 ans. Les églises catholiques sont toutes fermées depuis des lunes. Ce sont maintenant des salles de spectacles ou des condos. On parle davantage de survie de l’humanité que de spiritualité.  L’environnement est devenu une religion.  Nous sommes rendus au 235ième variant de la Covid-19, un peu comme les ouragans, ils vont commencer à manquer de noms. C'est parce que les pays pauvres sont toujours oubliés volontairement de la vaccination que le monde tourne en rond. Nous utilisons maintenant les hologrammes pour nous visiter, c’est très tendance et sécuritaire. J’ai décidé de sortir un vieux CD de ma cousine Édith pour surprendre mes petits enfants, ils sont difficiles à épater, vous savez. Je n’oublierai pas de leur lire sa citation :

‘’J’avais un coffre débordant de souvenirs,

Un jour, je pris la clef posée sur la serrure,

Je l’ouvris et découvris toute la mesure

D’une longue vie remplie de joies et de rires,

De beauté, de peines, de pleurs et de beaux chants,

Il fallait bien que je partage sur le champ

Tous ces trésors avant qu’ils ne se dispersent

Dans le vent des jours qui lentement nous bercent

Dans le temps de l’oubli

Dans le temps de l’infini. ‘’

Chers petits-enfants, ad vitam aeterman, la beauté traverse les époques, un peu comme les variants. 



lundi 6 décembre 2021

Damien Robitaille-Ce sera bientôt Noël

Je craque pour cette chanson de Noël de Damien Robitaille. Un artiste talentueux qui a été très actif sur les réseaux sociaux depuis la pandémie, en publiant des vidéos de reprises de chansons connues. Je suis certaine que même le Grinch arborerait un grand sourire élastique en l'écoutant !  Faites attention, chanson velcro assurée !  


samedi 4 décembre 2021

Ouste la pression, enfin la retraite !

 

Un petit coucou anodin, rare, qui se veut discret, mais tout aussi sincère. Je deviens économe de mes écrits sur mon blogue. Cette retenue provient d’un tourbillon incessant depuis fin octobre, début de ma retraite, qui m’amène à réaliser finalement mes rêves, c’est-à-dire, vivre pleinement, goulument, chaque minute de la vie qu’il me reste. Bye-bye la pression de performance, de vitesse, de fatigue, de surcharge autant du côté personnel que celui professionnel. Je m’offre du temps de qualité en cadeau, ici et maintenant.  Je ne suis pas différente des autres retraités, les journées ne sont pas assez longues pour tout faire, trop occupée !  Monsieur Legault, il ne faudra pas compter sur moi pour le manque de main d’œuvre, même avec des incitatifs, j’ai déjà donné !

Certains font du bénévolat, moi, j’écris un roman politico-historique, mais c’est du boulot, autant que du gros plaisir ! La recherche, le plan, les webinaires et bientôt un atelier littéraire à l’Université Laval font que je carbure à l’écriture comme une abeille-tortue, vite dans l’inspiration du moment, lente dans le scénario. D’ailleurs, actuellement, mon maître à penser est Bernard Werber. Cet auteur prolifique donne d’excellents conseils sur YouTube. Je vais atteindre les 80 pages bientôt même si mon plan est difficile et laborieux à concevoir. Monsieur Werber, ce génie littéraire, a une méthode, disons, plus qu’exigeante. Il a écrit 400 pages seulement pour le plan de son livre La trilogie des fourmis, afin de le réécrire 20 fois, différemment, sans copier ni coller quoi que ce soit ! Il vient d’ailleurs de publier La prophétie des abeilles, j’dis ça comme cela, la période des fêtes est arrivée. Bon, je reste réaliste, je ne serai jamais une Bernadette Werber, ce n’est pas le but, les mots me tirent vers le haut d’une vie heureuse, je butine le jour et même la nuit dans mes rêves l’histoire de mon futur roman. Écrire demande de la discipline certes, sans oublier de lire les briques d’auteurs connus et moins connus. Tout cela est formateur, car les mots sont de la musique à mes yeux.

Je me cuisine une retraite gastronomique de qualité avec ma belle tribu, quel privilège, je sais. Est-ce que je fais encore du yoga? Bien sûr.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes et une année 2022 en santé avec un 3ième vaccin Covid !  Le reste, c’est du bonus. Le cancer de mon fiston m’a fragilisé, la vie est courte, écoutez votre petite voix. Elle seule sait où se trouve votre bonheur. Prenez soin de vous !  A+ 

dimanche 17 octobre 2021

Marcher, écrire, vivre



Le Grand défi Pierre Lavoie aujourd'hui. 

Dire qu'il y a quelques années, j'écrivais à tous les jours sur mon blogue. C'était un besoin viscéral, pour le plaisir de partager. Doucement, je me suis sevrée. J'aime moins étaler ma vie privée sur mon blogue. Je deviens pudique, parce que maintenant, les réseaux sociaux font peurs, avec un grand P. J'y vais de moins en moins, sauf pour placer des photos de paysages de mon coin de pays sur Instagram. Si j'avais un chat, il aurait la cote, mais j'ai un vieux chien qui est en fin de vie, c'est une autre histoire. C'est fou comme la toile Internet a changé avec les années et pas en mieux. Faut y aller avec parcimonie. 

La retraite arrive à grands pas, fin octobre. Mon projet d'écrire, un roman politico-historique est commencé. Aussitôt que j'ai du temps libre, je tape sur mon clavier. Je ne vise aucunement à être publiée (je vous jure). Je suis une fille logique. Faut être connu, reconnu ou avoir un talent exceptionnel. Je n'ai ni un, ni l'autre. Juste le goût de mélanger, comme en cuisine, mes passions. L'époque, celle avant la colonisation du Saguenay-Lac-St-Jean et de mes ancêtres. Faire des recherches m'apporte autant de joie que d'écrire. Je me retrouve dans un labyrinthe de surprises et de découvertes. La généalogie et l'histoire sont mes drogues comme un partisan du Canadien de Montréal ou anciennement des Nordiques de Québec. J'aime les overdoses de connaissances. Si vous me demandez avec qui j'aimerais partager un repas ? Un historien, voyons, pis du vin ! Pauvre de lui. Chronomètre dans ma main, il aurait déjà disparu ! 

Nature, yoga, écriture, marche, famille, amis, sont mes leitmotivs. J'allais oublier Netflix. En ce moment, Blindspot. OMG ! 

Bon, comme dirait ma mère, rien de spécial, c'est bien tranquille. Pianoter sur un clavier, j'aime ça. C'est comme parler. Cela ne veut pas dire que je parle bien. Mes ailes sont ouvertes, je plane. Je vous en souhaite autant. 


dimanche 5 septembre 2021

Grujot et Délicat




Me voici, me voilà, j'entends dans ma tête la musique de Grujot et Délicat. C'est sorti tout droit de mon cerveau, en souvenir d'une série culte jeunesse, diffusée à la télévision de 1968 à 1975. C'est fou comme tout ce qui touche notre enfance marque notre vie à jamais, surtout si vous êtes comme moi et que vous avez une mémoire spongieuse et sélective. 

Depuis deux mois, j'habite à temps plein à la campagne avec comme paysage de fond, les vaches de Monsieur Racine et des milliers d'arbres. Je descends une petite butte et je retrouve mon boisée ainsi que la rivière, ma rivière.  Le ruisseau est à sec, la température chaude de cet été a eu raison de lui. Il va revenir, avec l'automne, j'en suis certaine, en même temps que ma retraite.

Comment vais-je ? Je vais comme mes enfants vont. Ils sont le baromètre de ma santé mentale. Fiston, celui qui est en rémission d’un cancer, a eu un grave accident de VTT, grosse opération et douze semaines de béquilles. Disons que la vie n’a pas été facile pour lui dernièrement. Heureusement, c’est de l’histoire ancienne. C’est fou comme tout ce qui touche nos enfants marque notre quotidien et notre moral à jamais, ça gruge et on devient délicat, Grujot et Délicat.

 

                                                



dimanche 9 mai 2021

Le vaccin Moderna et les moustiques qui s'en viennent

Crédit photo: Dreamstime

J’ai stressé pendant vingt quatre heures, c’est long 86,440 secondes. Juste parce qu’en mettant mon chandail, un beau matin de cette semaine, je me suis aperçue que je débutais une cellulite, à l’endroit précis de mon vaccin Moderna, 7 jours après l’inoculation. 

What ! Quoi ! Késsé ça ! Je m’imaginais, intraveineuse au bras, à l’urgence, comme il y a deux ans. Une cellulite infectieuse due à une minuscule, mais méchante, piqûre de moustique.  Je ne pogne plus du tout avec les hommes, mais les bestioles virent folles en me voyant.  Je m’en passerais royalement !  Je préfère les hommes, franchement.

Alors qu’importe, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai débuté les appels, en même temps que j’étais en télétravail.  Efficace l’ABC (aînée bien conservée ! emprunt à Serge Denoncourt). 

7 heures 50- Le 811 info-santé. L’infirmière me réfère à mon médecin.

8 heures 15- Ma pharmacienne habituelle, me réfère à mon médecin.

8 heures 30- La boîte vocale de mon médecin indique ce beau message :  ''Ne laissez aucun message dans la boîte vocale,  nous ne les écouterons pas''.  Haut-le-cœur psychologique.  J’ai appelé 3 fois pour être certaine d’avoir bien entendu.

Midi- Ma pharmacienne avec photos de mon bras envoie un message à mon médecin.

16 heures 30-Mon médecin, fin de journée, confirme une cellulite infectieuse.  Prescription d’antibiotiques.

16 heures 45- Un autre pharmacien m’affirme que ma réaction est purement allergique et que tout entrera dans l’ordre d’ici deux jours, juste à prendre des caplets de Réactine.

Un instant, qui croire ? 

Après un ping pong entre professionnels de la santé, c’est le pharmacien qui gagna (rien, sauf mon admiration). Rares sont les médecins au courant de cet effet secondaire. M’a-t-il dit, le commun des mortels aussi !

Ma deuxième dose est prévue à la mi-août, avec une grosse chance que cela se reproduise.  Mais cette fois-ci, je suis au courant, pis c’est moins pire que d’attraper la Covid, me semble.  

L’été sera pimenté, déménagement au chalet avec fort possiblement des nuées de bibittes à l’horizon. Je prendrai des douches d’insectifuge DEET, mon nouveau parfum estival.  Chanel peut aller se rhabiller.  Faut ce qui faut ! 

jeudi 29 avril 2021

Le prince jardinier


                                              Crédit photo: HTA


As-tu écouté les funérailles du prince Philip ? Me demandait dernièrement un ami. Dehors, à plus de deux mètres, Covid oblige.

-Of course !  J’ai même vu en direct, la réconciliation de William et Harry, mais ma Queen me semblait bien seule, la pauvre, à son âge, c’est tellement triste.

 -As-tu écouté la série The Crown ? La seule qui fait pitié, c’est Diana. rajouta-t-il.

 -Oui, j’ai écouté, mais pas aimé.  C’est une fiction historique, c’est pas une biographie. La monarchie, on ne voit que sa surface. J’avoue que la série montre la prison dorée des traditions, mais Charles n’a sûrement pas juste des défauts. 

 -J’en doute. Me lance-t-il. Et puis on a changé de sujet. 

 J’aurais pu lui dire que…

 -Charles est un jardinier environnementaliste, il tripe horticulture tout autant que de faire des aquarelles dans ses temps libres.  Ce Duc de Cornouailles travaille, ben oui ! Il gère une entreprise de 100 employés, soutient l’agriculture biologique et serait même très proche des petits agriculteurs.  Tu sais pas, mais le titre de Duc de Cornouailles appartient toujours au fils le plus âgé du souverain, depuis 1337 (Édouard III).  Bon, d’accord, il est à la tête d’un empire personnel, de châteaux, un littoral, des parcs nationaux, de deux villes (Pummery et Nansledan), de vastes terres et de biens immobiliers, mais lorsqu’il sera roi, tout ira à William. Charles pourra même s’appeler Édouard ou Georges ?  Pourquoi pas Albert, car quiconque monte sur le trône peut se choisir un nouveau prénom. 

J’aurais pu ajouter que…Tu es un vrai québécois. Tu as de la difficulté à comprendre deux mots, toujours et tradition.  La monarchie britannique est une institution traditionnaliste moyenâgeuse fermée aux changements. Elle carbure aux traditions, à la doctrine. On a beau être dans le Commonwealth comme 53 autres anciens territoires de l’Empire britannique, on a quitté le bateau bien avant Harry et Megan, mais des fois, on aime son glamour. 

Mon chien me regarde avec des yeux attendris. Il est le seul qui ne se sauve pas lorsque je parle de la monarchie.

dimanche 14 mars 2021

Le cadeau surprise

 


-Je t’ai acheté un cadeau. Me lança Monsieur le Marquis en me donnant une boîte rectangulaire bien emballée.

-Ben voyons, c’est pas ma fête  !  T’es ben trop gentil ! Lui dis-je.

-Ouvre, tu verras bien.

-Des bas chauffants, Merveilleux ! Pareils que ceux de Diane qui adorent les siens.  Mes petits orteils te disent un gros MERCI !

-Tu sais, j’me suis fait plaisir aussi. Parce que, plus tu restes des heures et des heures dehors, plus longtemps j’écoute mon golf tranquille. 

Stoïque, les yeux ronds, mon bon vieux Freud m’est revenu en tête, avec le dilemme du hérisson.  Grossièrement, cela raconte que l’homme est un hérisson. Il ne peut pas vivre sans l’autre, mais lorsqu’il s’en approche trop, il s’y pique. 

Paroles d’une hérissonne, Monsieur le Marquis est un adorable hérisson qui ne manque pas de piquant !

P.S.  Les bas chauffants sont indispensables pour nos hivers québécois. N’hésitez pas à vous en procurer. Ils sont onéreux, certes, mais ils valent l’investissement.

mardi 9 mars 2021

La reine

 


Je viens de terminer de déguster un succulent bagel aux œufs et jambon. Un divin petit plat, tout en simplicité, préparé par Monsieur le marquis (mon conjoint).  En vieillissant, je mange ce genre de mets avec une fourchette et un couteau, même chose pour un sandwich, histoire de ne pas me salir les doigts. D’ailleurs, je ne vous apprendrai rien ou peut-être si, mais le terme sandwich tire son origine de John Montagu, 4ième comte de Sandwich, qui est aussi un ancien port du Moyen âge. Tout est vraiment une question de perspective, de la manière de voir les choses. Je suis la princesse au petit pois. J’ai été élevée dans la ouate, ce n’est pas ma faute !

Faut dire que la monarchie en prend pour son rhume en ce moment.  Comme il y deux cotés à une médaille, je vais me garder une petit gêne pour juger.  Toutefois, en privé, je me lâche lousse, en essayant de comprendre les uns et les autres.  Une grosse chicane de famille qui se retrouve dans les médias, ça change de la Covid et du télétravail. En passant, les français disent le Covid sur TV5, mais l’Académie française a tranché pour la Covid.  Je ferme l’aparté.  

Et je poursuis. Depuis que mon homme est à la retraite, j’ai un chauffeur privé, un cuisinier, un Monsieur qui règle TOUT, surtout ce qu’une noblesse ne veut pas toucher.  Dans une autre vie, j’étais peut-être Victoria ! 

-Tu fais un blogue ?  Tu vas écrire sur quoi ? Me demande mon homme.

-J’ai de l’inspiration, là, maintenant.  Merci pour ton délicieux bagel !  Je suis vraiment une princesse choyée.

-T’es pas une princesse, t’es rendue une reine ! 

Certes, la prochaine fois, je sortirai mon argenterie pour manger mon sandwich.  Entre vous et  moi, elle doit se sentir bien seule la reine en ce moment.  Moi, j'ai le meilleur des deux mondes. 

 

dimanche 10 janvier 2021

Le cancer de fiston et le couvre-feu

 

Depuis samedi, le 9 janvier et pour la première fois de notre histoire, nous vivons un couvre-feu généralisé au Québec et ce, jusqu’au 8 février. Du jamais vu, un traitement choc afin d’éviter les rassemblements, même les plus infimes et surtout sauver notre système de santé. Nous avons failli pendant le temps des fêtes, malgré le respect des directives d’une grande partie de la population. Les hôpitaux et les employés sont débordés, les chirurgies reportées.  Ad nauseam de ceux et celles qui ne prennent pas les règles au sérieux. Néanmoins la vaccination a commencé, lentement mais sûrement, c’est encourageant, la sinistrose achève. 

Et comment va fiston ? Il est en rémission, Taco aux 2 mois. C’est pas compliqué, je fourmille de bonheur et tout est plus léger, même la méchante Covid. Le télétravail se poursuit, la marche, la raquette et le Yoga-Pilates aussi.  Je suis en mode gratitude, mon moral est moins lilliputien.

Et puis, je me dis qu’au-delà de cette période moche où le contact humain se recense au compte-goutte, que nous sommes amputés de notre insouciance, la vie va finir par reprendre son cours.  Allons respirer l’espoir, enfilons nos manteaux, habitons la liberté qu’il nous reste, mais pas entre 20 et 5 heures, couvre-feu oblige. 

lundi 21 décembre 2020

Un Noël Covidien

 


Il est certain que cette année, les fêtes seront différentes et ne ressembleront en rien aux années précédentes. Covid oblige, on devra faire avec.

Dans nos petites bulles rapprochées, pas de party, mais beaucoup de visioconférences. Faut se rappeler que ce n’est pas parce que l’on ne se verra pas, en chair et en os, que l’on ne s’aimera pas, mais la distance fera mal, je vous l’accorde. On dit que l’extraordinaire est dans la profondeur de l’ordinaire.  C’est mon mantra de la semaine.

Qu’ils sont loin les Noëls de mon enfance avec la pile de manteaux de fourrure sur le grand lit de mes parents et des festivités qui n’en finissaient plus.  De la grande table des adultes collée à celle des enfants, on pouvait y trouver de la bonne tourtière du Lac-St-Jean avec un lièvre dedans. C’était surtout la famille Girard de ma mère, des joyeux boute-en-train aidés par la bière, le gros gin et l’alcool fort. La matriarche, ma grand-mère Améda admirait sa fille, la femme orchestre. Son tablier sur sa belle robe, elle papillonnait à s’en étourdir. Les adultes buvaient et jouaient aux cartes longtemps, cantonnés dans un immense nuage de nicotine. Une fête n’attendait pas l’autre, mais la cacophonie était une douce musique à mes oreilles. Ce n’était pas tant les cadeaux, c’était l’esprit de famille qui m’emballait. Et puis, tout ce beau monde repartait en voiture, pas attaché, une bière entre les jambes. Faut croire que les miracles existent. 

Vint les Noëls de ma propre famille, mon conjoint, mes enfants et la présence unique de ma mère.  Des fêtes avec leurs propres couleurs, beaucoup plus tranquilles. À la fin de la soirée, ma maman attendait, bien assise sur une chaise, son chapeau de fourrure sur la tête. Signal qui voulait dire : La fête est terminée, venez me reconduire ! Le goût de festoyer a pris la poudre d’escampette, avec elle, à sa mort en 2014.  Le temps des fêtes est devenu tristounet, mélancolique. Ce qui était acquis ne l’était plus.

Fiston a terminé ses 48 traitements de chimio.  On saura cette semaine s’il est en rémission ou s’il devra se faire opérer et/ou refaire de la chimio.  On zieute l’espoir malgré la peur.  Les deux jouent à cache-cache. 

 

dimanche 29 novembre 2020

Se chixer


Photo qui date de quelques années

Ma dernière de 22 printemps me sort toutes sortes de mots anglicisés. Le dernier en lice est se ''chixer’’ (se faire une beauté).  À chaque fois, mes cheveux se grisent en dessous de ma coloration et mes yeux s’écarquillent de stupéfaction. Heureusement que mon cellulaire ne dort jamais très loin et que Google existe ! Toujours est-il que les trentenaires chillent (prennent du bon temps), les milléniaux, eux, chixent.  Que va-t-il rester de la langue française dans toute sa beauté ?  

Faut dire que j’aime les mots moyenâgeux comme ‘’en lice’’.  Plus il est âgé, plus je vais l’apprécier. Certes, un mot qui a le poids du temps mérite toute mon admiration. 

Alors lorsque le cratère générationnel apparaît, je monte sur mon cheval blanc, au galop, je pitonne le plus vite que je peux, afin d’aller la rejoindre avant qu’elle ne prenne la poudre d’escampette dans son monde numérique. À cache-cache des mots de Molière et un peu trop près de ceux de Shakespeare, elle ne peut pas résister à l’ivresse de son temps.

jeudi 29 octobre 2020

Un automne pas comme les autres

 


Crédit photo:  moi-même

J'ai toujours aimé l'automne, cette année, c'est différent. 

En télétravail depuis un mois, mes temps libres sont vachement (c’est un compliment) occupés à cuisiner (Coco-Poubelle a toujours faim) à marcher et au travers de tout cela, quelques mouvements de yoga se collent à mes journées. Le cancer de fiston est rock and roll. Une journée, il fait un embolie pulmonaire et une autre, ses métastases rapetissent sur ses poumons. Aucune idée pour les ganglions et l’abdomen.  Mes émotions jouent donc au yoyo. La 3ième et avant dernière série de chimio est très difficile pour lui.  Il a un moral d’acier, mais plus un poil sur la tête, ni de barbe, peu d’énergie et de concentration. De ses cheveux, il ne dit mots, mais de sa barbe, il s’ennuie. Un peu comme un arbre qui perd ses feuilles, son corps détache ce qu'il ne veut plus et ce, sans lui demander son avis.

Comment recoller les morceaux de cette étrange période Covid qui continue à s’abattre sur nous ? Chacun essaie à sa manière de faire son gros possible, pour garder la meilleure version de soi-même.  Déjà, la neige a recouvert le sol de sa blancheur, je souhaite qu’elle nous éclaire.  Et toi, mon fils, mon porteur d’espoir, toi plus grand que nature. Où puisses-tu ta force ?   

Épilogue

Rares sont ceux qui ne sont pas un aidant naturel pour un proche. Un papa, une maman, un fils, une fille, une sœur, un frère, un ou une amie, nommez-les.  De cœur à cœur dans le tourbillon de nos vies, cette personne devient notre priorité. La semaine du 1 au 7 novembre prochain sera la semaine nationale des proches aidants.  Pour ne pas s’oublier, il faut s’outiller. Allez fouiner INFO-AIDANT, ça ne pourra que vous aider. 

Cet automne est décidément surréaliste. Le silence fait du bruit. 

jeudi 15 octobre 2020

La chimiothérapie de Nicolas-Claude

 




Depuis son premier souffle, ses premiers pas, ses premiers mots, je me suis toujours efforcée à bien prononcer ses deux prénoms Nicolas-Claude. Tout d’abord parce qu’ils sont beaux et parce que l’un d’eux, rappelle à mon conjoint, le prénom de son père. Un petit clin d’œil à l’invisible.  Même long, j’ai toujours persisté et signé. Faut dire que fiston à lui seul vaut bien deux personnes, minimum. Énergique comme ma mère, qui provenait elle, d’une famille de TDAH inusable presque indestructible. Ce qui fait de nous, génétiquement, la famille Ritalin. 

Ceci dit ou écrit, il m’arrive quelquefois de l’appeler Cloclo, à bien y penser, je suis la seule de la famille à lui donner ce diminutif affectueux. Dernièrement Cloclo est devenu Coco, parce qu’avec la chimiothérapie (12 traitements sur 28 de faits), il a perdu ses cheveux, sa grosse barbe à la mode, niet, disparus. La cortisone le fait manger aussi comme un ogre alors Coco devient affectueusement Poubelle.  C’est pas compliqué, il n’a pas de fond !  On cuisine, on cuisine, on cuisine.  Oubliez les grandes préparations culinaires du genre des tartelettes au fromage mascarpone sur croûte Granola avec truite fumée, on ne fournirait pas ! 

C’est fou comme il est courageux, il ne se plaint jamais. Va à ses traitements, mange, dort comme un ours, il hiberne et Poubelle devient le Dormeur.

Les enfants nous sont prêtés, ils nous apprennent à ne jamais baisser les bras.  Dans la maladie, mon dormeur devient mon héros. 

 

vendredi 18 septembre 2020

Quartier St-Jean-Baptiste à Québec


Sur les plaines d'Abraham, on peut y admirer la beauté du fleuve St-Laurent et Lévis.

Dans la jungle de béton d'une ville, il y a toujours de beaux paysages à découvrir. Il faut juste prendre la route à pieds, puis marcher, marcher et marcher. Quel plaisir de voir Québec différemment ! 

Le quartier St-Jean-Baptiste à Québec est décidément mon préféré. J'ai bien fait une bonne quarantaine de kilomètres, cette semaine, selon ma précieuse Fitbit. En voici quelques clichés.



Un proprio indécis ou amoureux de l'art urbain


Le MNBAQ fleuri



Art visuel au MNBAQ




La Tour Martello 4 pour protéger Québec contre l'invasion américaine dans les années 1818 environ. On connaît la tour située sur les plaines, mais celle-ci est un bijou méconnu de la population.  Elle est vraiment bien cachée dans le quartier.  


Art urbain


Art urbain


Coin caché, tout près du Centre communautaire Lucien-Borne, au coeur de la Haute-Ville. On peut voir en bas, une petite partie du quartier St-Sauveur. 


Plein de belles petites maisons comme celle-ci 



ou comme celle-là (tout près de la rue Cartier). 


jeudi 17 septembre 2020

Des nouvelles de fiston


Crédit photo: Pixabay


Fiston devait commencer sa chimio la semaine du 7 septembre, mais avec le férié, il a débuté le 14 (il faut 5 jours consécutifs, jours ouvrables). Je vous passe la néphrite et ses visites à l’urgence reliées à ce léger retard, presqu’un cauchemar !

Alors c’est enfin parti mon kiki ! Sa première semaine est le commencement de sa guérison, rien de moins ! Je suis de nature optimiste, puisqu’avec chaque intraveineuse, on s’approche de la santé. Cependant, pour lui rappeler, un peu de nausées et de fatigue en fin de journée. Chaque cancer a sa recette de Ricardo-chimio. Son oncologue (un très bel homme en passant, bonheur aux yeux) possède un minuscule petit livre de recettes d’où il recopie les ingrédients sur un formulaire.  Monsieur courage, fiston, aura 3 autres séries intensives, ce qui nous amènera à la fin décembre.  

Au début-début, étant nouvellement proche-aidant, on ne sait pas grand chose. On vit dans l’incertitude, en sachant très bien que les effets secondaires sont incontournables, qu’ils peuvent survenir à tout moment à différents niveaux.  J’imagine qu’ils vont s’intensifier,  d’où l’importance de le nourrir le mieux possible.  J’ai donc pris une semaine de congé au travail et je me suis transformée en maman oiseau, style Maman Dion et Sœur Angèle (en plus jeune), pour leur côté réconfortant, talent en moins, j’y mets tout mon cœur.  Concernant son appétit, fiston a toujours été une poubelle, dans le sens qu’il mange comme un ogre, c’est encore vrai, mais seulement à 16 heures, après ses traitements qui sont intenses et quotidiens. 

Dans ma vieille, mais vraiment vieille revue du vrai Ricardo, la nutritionniste Caroline Tran, spécialisée en oncologie au CHUM-Hôpital Notre-Dame, mentionne que l’alimentation doit être vue comme une partie intégrante du traitement contre le cancer. La revue est tellement obsolète, qu’elle ne doit plus travailler là, mais bon, un conseil comme celui-là, ça ne démode pas. Faut donc augmenter la teneur des protéines dans les repas en y ajoutant du fromage râpé, tofu, beurres d’arachides, noix, morceaux de viande, œufs durs, légumineuses et lentilles.  L’ajout, j’oublierai pas !  Les fameux Boost, Ensure,donnent un bon coup de pouce aussi. Ils ont leur importance. On ne fera pas toujours dans la gastronomie en chimiothérapie.  Ça rime en crime.

Fiston n’est pas rendu à tout ce qui mange a mauvais goût (dysgueusie). J’veux même pas y penser. On s’accroche à nos petites victoires, une bouchée à la fois. Une odeur, une couleur, le souvenir d'une bonne bouffe et la vie devient plus belle. La nourriture est tellement réconfortante, paroles de maman oiseau. Je vous quitte pour laver mes plumes.