Nous sommes le 12 août, c’est
la journée officielle pour acheter un livre québécois, cet événement créé en
2014 pour donner un gros coup de pouce à notre littérature et soutenir nos libraires
locaux. Pour être tout à fait honnête, ce rendez-vous annuel me rend un peu mal
à l’aise. J’ai l’impression que je demande la charité pour susciter l’intérêt
des lecteurs. Ceux qui bénéficient le plus de cette visibilité sont les auteurs
populaires connus et publiés dans les maisons d’édition traditionnelles. Les
autres, comme moi, en partenariat de distribution, qui n’ont pas eu la chance d’avoir
été sélectionnés par les maisons d’édition agréées (1 % de taux d’acceptation
de manuscrits), doivent redoubler d’efforts pour que leur œuvre arrive entre vos
mains. Ça frise presque le miracle !
Chaque année, le Québec voit
naître entre 6 000 à 6 500 nouveaux titres. C’est une surproduction pour
un si petit marché et je ne vous parle pas des livres importés qui s’y ajoutent.
Autant dire que si on espère être lu, faut déjà être connu du grand public.
Écrire au Québec est un sacerdoce.
C’est un engagement total sans réelle retombée financière sauf celle de rentabiliser
l’investissement initial et de goûter au privilège d’avoir un lectorat. On est
loin des influenceurs… Aucune marque ne nous paie pour porter du linge chic,
notre récompense c’est de savoir que quelqu’un tourne nos pages, mais pour cela,
faut travailler fort !
Et si aujourd’hui votre
portefeuille est trop serré, visitez votre bibliothèque. Vous y dénicherez assurément
un trésor caché. Mon roman Elle avait aimé se retrouve d’ailleurs dans
certaines d’entre elles, mais aussi : Dans les boutiques de : La fabuleuse histoire d'un Royaume, le Musée du Fjord et Le Musée de Charlevoix, chez Essor-Livres éditeur ainsi que
dans deux librairies indépendantes : Librairie Baie-St-Paul et Marie-Laura. Merci
infiniment pour leur soutien !
Que vous choisissiez de l’emprunter
ou de l’acheter, l’essentiel reste le même. Savoir que mes mots s’invitent dans
votre quotidien et donnent un sens à chaque heure d’écriture passée dans l’ombre
de mes personnages.
Et vous, quelle place ferez-vous au
livre québécois aujourd’hui ? Dites-le-moi en commentaire !
