mercredi 12 août 2026

Le parcours de la combattante


 



Nous sommes le 12 août, c’est la journée officielle pour acheter un livre québécois, cet événement créé en 2014 pour donner un gros coup de pouce à notre littérature et soutenir nos libraires locaux. Pour être tout à fait honnête, ce rendez-vous annuel me rend un peu mal à l’aise. J’ai l’impression que je demande la charité pour susciter l’intérêt des lecteurs. Ceux qui bénéficient le plus de cette visibilité sont les auteurs populaires connus et publiés dans les maisons d’édition traditionnelles. Les autres, comme moi, en partenariat de distribution, qui n’ont pas eu la chance d’avoir été sélectionnés par les maisons d’édition agréées (1 % de taux d’acceptation de manuscrits), doivent redoubler d’efforts pour que leur œuvre arrive entre vos mains. Ça frise presque le miracle ! 

Chaque année, le Québec voit naître entre 6 000 à 6 500 nouveaux titres. C’est une surproduction pour un si petit marché et je ne vous parle pas des livres importés qui s’y ajoutent. Autant dire que si on espère être lu, faut déjà être connu du grand public.

Écrire au Québec est un sacerdoce. C’est un engagement total sans réelle retombée financière sauf celle de rentabiliser l’investissement initial et de goûter au privilège d’avoir un lectorat. On est loin des influenceurs… Aucune marque ne nous paie pour porter du linge chic, notre récompense c’est de savoir que quelqu’un tourne nos pages, mais pour cela, faut travailler fort !

Et si aujourd’hui votre portefeuille est trop serré, visitez votre bibliothèque. Vous y dénicherez assurément un trésor caché. Mon roman Elle avait aimé se retrouve d’ailleurs dans certaines d’entre elles, mais aussi : Dans les boutiques de : La fabuleuse histoire d'un Royaume, le Musée du Fjord et Le Musée de Charlevoix, chez Essor-Livres éditeur ainsi que dans deux librairies indépendantes : Librairie Baie-St-Paul et Marie-Laura. Merci infiniment pour leur soutien !

Que vous choisissiez de l’emprunter ou de l’acheter, l’essentiel reste le même. Savoir que mes mots s’invitent dans votre quotidien et donnent un sens à chaque heure d’écriture passée dans l’ombre de mes personnages.

Et vous, quelle place ferez-vous au livre québécois aujourd’hui ? Dites-le-moi en commentaire !