mardi 26 juin 2012

Quand Charest imite les Républicains

Aussitôt que je veux être légèrement superficielle même frivole (pourquoi pas!), y a toujours un truc qui arrive pour me faire pomper et vous l'avez sûrement remarqué j'ai la mèche un peu courte.  Apparue il y a quelques heures, la pub maquillée (en noir et blanc, zoomée et au ralenti) du Parti Libéral du Québec nous montrant Pauline Marois, Chef du PQ, frappant maladroitement sur des casseroles à La Chute lors de la campagne électorale d'Argenteuil. 

D'abord le droit d'auteur du vidéaste amateur Monsieur Guy Séguin n'a pas été respecté, ce n'est pas brillant et puis il y a surtout le mépris de s'amuser de la difficulté qu'a Madame Marois de frapper sur les casseroles, c'est inacceptable de ridiculiser une femme de la sorte (homme ou femme) !  Ça ne peut pas donner le goût aux femmes d'aller en politique en tout cas ! Le Parti Libéral a décidé d'imiter les Républicains aux États-Unis !  Tous les coups sont permis pourvu qu'on salit !

Les gens ne veulent plus de cette ancienne manière de faire de la politique, il me semble que nous avons évolué.  Comment voulez-vous qu'on fasse confiance et qu'on respecte des gens qui agissent de la sorte ? On peut s'attendre cela d'enfants mais pas d'adultes civilisés ! Chez l'humain, on peut tout penser mais ne pas toujours tout dire ou faire.  On n'accepte aucun dénigrement dans le milieu scolaire pourquoi on l'accepterait dans ce domaine ?  Cette pub déviante montre bien un dérapage important d'une transgression qui peut sembler anodine.  J'imagine des parents expliquant à leurs enfants que notre honorable premier ministre du Québec et son Parti s'amusent à rire d'une dame à la télévision !  Bel exemple d'éducation !  Ah oui, mais c'est vrai, l'éducation c'est pas votre force Monsieur Charest... Évidemment !

(La pub originale n'est plus accessible à la suite d'une réclamation pour atteinte aux droits d'auteur de Monsieur Séguin.  Celle-ci a été trafiquée avec l'ajout de l'opinion sur l'intimidation de Monsieur Charest mais ça donne une bonne idée quand même).  

lundi 25 juin 2012

Le bouleau qui voulait devenir un érable

Clip magnifique !  On voit très bien que la danseuse a fait beaucoup de classique parce qu'elle n'arrive pas à un relâchement musculaire naturelle du haut du corps et... c'est tant mieux tout autant qu'inhabituel de ce que l'on peut remarquer présentement en danse urbaine.  Elle nous offre donc des mouvements saccadés influencés par le moonwalk de Marcel Marceau/Jackson en incluant des waves (vagues) typiquement hip-hop avec le tonus des dorsaux en classique.  Il y a deux ans, j'ai suivi justement un cours de hip-hop, autant vous dire que j'étais mal à l'aise parce que je n'arrivais pas à reproduire LE style décontracté qu'il fallait.  J'avais l'impression d'être un bouleau et qu'on me demandait d'être un érable !  Le vouloir y était mais pas le pouvoir !

J'aime lorsque la danse ne s'enferme pas dans un style précis.  Il faut s'en dissocier pour inventer sa propre couleur, sa propre signature.  La différence fait notre force comme dans n'importe quoi !

dimanche 24 juin 2012

Bonne fête nationale quand même !

J'ai pas le coeur à la fête cette année, c'est rare, car la St-Jean représente pour moi la fierté de vivre au Québec dans le respect et la protection de notre différence linguistique en Amérique du Nord.  Comme dans toute bonne famille, il arrive qu'une chicane survienne et voilà, nous y sommes.   Avec le printemps québécois et la mauvaise écoute du gouvernement Charest envers les étudiants (surtout à Montréal), une dichotomie s'est clairement établie entre nous. Pour ou contre,  il faut savoir que les gens des régions étaient spectateurs des activistes Montréalais.  J'ai pas vu personne avec une casserole dans ma rue de banlieusarde à Québec (ville).  Les régions ne vivent pas au même rythme que Montréal.  Le Québec, c'est grand ! La droite contre la gauche mais où est passé le centre ? Les jugements de toutes parts se font entendre. On campe tous sur nos positions. La nuance a pris la poudre d'escampette ! Alors, on se tait, on ferme notre clapet pour l'été ! Pas le choix, Napoléon Charest a imposé son dogme estival !

La Commission Charbonneau s'est faite entendre cette semaine avec le témoignage de l'ancien chef de l'Unité anticollusion Jacques Duchesneau.  On en a appris des vertes et des pas mûres !  J'ai surtout retenu les phrases-clefs telles : 70% d'argent sale pour faire des élections, les extras de firmes de génie, corruption et collusion sans oublier la gentrification du crime organisé. En passant, en cette belle journée de notre fête nationale le mot gentrification est un anglicisme qui veut dire embourgeoisement. Faut croire que certains emprunts contribuent à la vie de notre belle langue française.  La suite des audiences reprendra à l'automne, vers le 18 septembre.  La chicane de famille est donc à suivre... Le temps de se faire ''toaster'' des deux bords !  ;)

Bonne fête nationale quand même !

samedi 23 juin 2012



2 ième photo: passage piétonnier de la porte St-Jean tout près du Capitole de Québec.

Martin Levac et Phil Collins

Y a des chanteurs et des chansons qui nous accompagnent tout le long de notre trop courte vie, Phil Collins est l'un d'entre eux.  Monsieur le marquis l'a placé sur la plus haute marche de son palmarès, suivi de près par Coldplay (que nous irons voir le 27 juillet/Montréal).  Mon homme aime bien aussi Calogero surtout avec sa Miss, sa douce moitié, moi-même.  La musique c'est comme l'art culinaire.  Vous avez une recette que vous avez aimée ?  Alors, vous allez la garder longtemps !  Y a autant de recettes, que d'artistes et ce, peu importe l'occasion.

Monsieur le marquis a vu presque tous les shows au Québec de Genesis et de Phil Collins mais voilà, ce dernier a terminé sa carrière sur scène dernièrement.  Que cela ne tienne, Martin Levac sait le personnifier avec brio, approuvé par le grand Phil, lui-même ! Deuxième fois que nous y allions, autant vous dire que vous aussi, vous  allez en ressortir avec les papilles musicales copieusement extasiées !  Levac tout comme Collins est un excellent batteur en plus,  stupéfiant à tous points de vue. Un vrai booster d'énergie ce show ! À voir, à revoir... De la vraie gelée royale, je vous dis ! 

mardi 19 juin 2012

De jeunes artistes sortent du placard

Je vous place une vidéo bien rafraîchissante de jeunes artistes qui parlent différemment de la souveraineté du Québec.  Vous remarquerez la présence du chanteur Alexandre Désilets.  J'aime bien la manière qu'il aborde le sujet. Et pourquoi pas l'un de ses grands crus musicaux avec ça  ! 

lundi 18 juin 2012

Jacques Duchesneau



Le phénomène social de l'intimidation dans les écoles est de plus en plus présent partout dans les médias.  C'est normal car les conséquences amènent des torts psychologiques très importants chez nos jeunes.  Or, saviez-vous que ça existe d'une certaine manière chez les adultes ?  Où ça ? Dans le domaine de la construction au Québec !  Toutefois, les payeurs de taxes ne s'en formalisent pas parce que cela existe depuis des lunes.  Lorsqu'on devient adulte, on adopte une vision: 2 poids, 2 mesures.  On juge différemment une même chose selon les circonstances, les personnes et trop souvent LES INTÉRÊTS ! 

Jacques Duchesneau, ancien chef de l'Unité anticollusion amène de l'eau au moulin et plus que je ne l'aurais pensé à la Commission Charbonneau.  Cet homme a des ''couilles'' !  Personne ne peut l'intimider !  Gageons que les partis politiques vont se l'arracher mais pas les Libéraux... La Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction aura la joie de l'entendre toute la semaine et nous aussi !


dimanche 17 juin 2012

Je golfe !


Difficile, énigmatique en ce moment... Je frappe bien droite ma balle mais le 3/4 du temps, elle ne lève pas.  Vite... mon deuxième cours !  Le ballet est beaucoup plus facile pour moi ! ;)

Le charmeur de serpents

Mais qu'est-ce qui se passe avec moi en ce moment ?  Il y a quelques mois, j'ai fait un rêve lucide m'indiquant des changements importants en JUIN et bien j'y suis et... c'est vrai !  Sans rentrer dans les détails de ma vie privée, j'ai la sensation d'être un serpent qui revêt sa nouvelle peau et pas n'importe laquelle.  Pas de couleuvre ni de python, attachez votre tuque... le cobra ! celui-là, il fuit rarement devant le danger.  À 50 printemps, faut avancer, pas de temps à perdre ! Je vous explique... Je ne me reconnais presque plus sauf lorsque je vois mon reflet dans le miroir.  C'est bien moi mais je ne me sens plus la même personne.  Ma vieille peau vient de tomber.  Y a une Nicole Kidman qui s'y cachait, Botox en moins et cheveux noirs en plus, oubliez la langue de vipère tout de même !

Et voilà que je m'intéresse au golf !  On s'entend que je commence,  alors,  pas question d'aller sur un terrain actuellement.  Je prends des cours privés et je frappe des balles. J'aime le plaisir de faire le vide en ayant la bonne position corporelle pour les frapper.  C'est exactement comme la danse classique !  Je pars à la recherche de la  perfection du mouvement, sauf qu'au golf, lorsqu'on frappe, la balle t'indique si tu es bien positionné.  Très facile à écrire mais très difficile à réaliser sur le terrain des vaches !  Et moi, si c'est malaisé, j'aime ça ! 

Ma mère qui aura 86 printemps en juillet a commencé à jouer à ce sport à l'âge de 50 ans. Ses nombreux frères et soeurs adoraient également pratiquer cette RELIGION familiale !  N'eût été du plaisir de voir Monsieur le Marquis aimer autant ce sport, je crois bien que j'aurais passé mon tours.  J'en ai trop entendu parler !  Et voilà que je me vautre dans ma nouvelle peau.  Le golf est un foutu charmeur de serpents !
(Voilà mon petit coin de paradis où je frappe mes balles ! ). 

Ma découverte du jour:  Pour la musique et la vidéo (style art contemporain).  J'adore !

samedi 16 juin 2012

Star Académie 2012 à Québec

J'ai tellement aimé les 14 jeunes académiciens de la cuvée 2012 de Star Académie que je suis allée les voir au Colisée, hier soir. Une grosse ''machine'' que cette production d'envergure internationale !  De belles prestations de jeunes polyvalents et talentueux qui semblent véritablement tripper sur scène.  Autant vous ''dire'' que ça se sent, ça se voit !

La deuxième partie m'a davantage impressionné par son rythme endiablé de succès très éclectiques priorisant le groupe et les harmonies vocaux.  Le tout accompagné de belles chorégraphies bien pensées. Quoi que, de ce côté, il y aurait encore du travail à peaufiner.  Ça, c'est l'ancien prof de danse en moi qui parle.  Elle est difficile à faire taire, celle-là ! Nonobstant, elle a bougé son popotin pas mal fort ne pouvant résister à ce plaisir collectif bien partagé.

Somme toute, ce fût de bien belles retrouvailles malgré un son qui laissait à désirer dans notre vieux et désuet Colisée  (on ne comprenait pas toujours les paroles des chansons).  Toujours est-il que ces jeunes ont su transmettre leur énergie, leur passion à des spectateurs de tous âges.  Et comme l'a si bien dit Sophie : '' FAIRE CE QUE J'AIME, AVEC LES GENS QUE J'AIME ET DEVANT LES GENS QUE J'AIME''... Ça veut tout dire...



jeudi 14 juin 2012

Lady Gaga et Google Chrome

C'est en furetant sur Youtube à la recherche de belles voix en chant lyrique que j'ai trouvé ce petit bijou de pub avec Lady Gaga. Et à bien y penser, ça me ressemble plus !  J'adore cette pub !  

dimanche 10 juin 2012

Hymne à la honte



Une pub efficace qui conscientise Madame et Monsieur Tout-le-Monde de la bonne manière. 
Bravo à Nicolas Monette et son équipe !
http://www.quatrezeroun.com/#/nicolas-monette/pub/419/rona/tiles

La génération Y et les anarchistes



Actuellement, une petite partie de la mYstérieuse génération Y n'est pas reposante au Québec.  Nos 18-30 ans s'en donnent à coeur joie plus précisément dans la grande ville de Montréal. On se fait crêper le chignon par de jeunes homo sapiens technos (c'est pas péjoratif).  Ceux qui vivent dans un monde d'abondance immatérielle, qui concerne la communication et la culture.  Ils sont connectés en permanence sur un monde global et de ce fait même, ils ne pensent pas toujours comme nous. En tout cas, ils ne réagissent pas comme on pourrait penser.

Le tout a commencé par la grève étudiante, bien légitime, soit-elle, puis contre la loi 78, les manifestations-casseroles ont vu le jour. Or, il y a eu tout au long de ce conflit une ambiguité du message de LA CLASSE avec leurs discours pour la désobéissance civile plus ou moins pacifiste.  On y ajoute des antigouvernementalistes, des anticapitalistes, des antisexistes et cies...et des anarchistes de tout acabit.  Ce qui fait qu'arborer un carré rouge vous fait passer pour une personne qui cautionne la violence. On a juste à lire dans ''Le Devoir'' les propos de Madame la ministre St-Pierre en ce qui a trait au refus de Fred Pellerin d'accepter l'Ordre National du Québec.  « Il a le droit de porter le carré rouge, on est dans la liberté d’expression, mais nous, on sait ce que ça veut dire le carré rouge, ça veut dire l’intimidation, la violence, ça veut dire aussi le fait qu’on empêche des gens d’aller étudier ; pour nous, c’est ce que ça veut dire et pour une grande, grande, grande partie des Québécois, c’est ce que ça veut dire ».   Madame St-Pierre n'a pas appris la nuance à l'école.  Tout est question de perception.

Entre les affrontements de valeurs de cette génération qui nous pousse à faire une mise au point et les anarchistes qui s'en mêlent, cela devient un casse-tête de plus en plus difficile pour les dirigeants et la population. Toujours est-il qu'on sait très bien que Monsieur Charest compte sur le temps pour arranger les choses (pas de reprises de négociations).  Or, c'est mal connaître ces jeunes.  Ce sont des gens qui ont davantage de valeurs morales que mercantiles. Je les sais, j'ai deux fils Y ! Attendez la génération Z..... Oh mon dieu !  Si je me fie à ma fille, on va en baver c'est certain !  Croyez-moi !  On la dit sans mémoire de l'histoire et n'ayant aucune tolérance à la souffrance.  Ayoye !

Tiens... ma fille de 14 ans vient tout juste de dire à son chien :
-Sam, range tes toutous, t'es capable de les sortir, t'es capable de les ramasser ! 
Faites ce que je dis mais pas ce que je fais !
Au secours....

mercredi 6 juin 2012

La Reine et Charest

Ma photo préférée:  hologramme de Chris Levine

Je suis un paradoxe ambulant. Je vous le radote souvent mais je n'arrive pas à comprendre que je puisse être une indépendantiste/souverainiste (le Québec, un pays) et aimer autant la monarchie britannique. C'est peut-être que je vois encore le beau et jeune visage d'Élisabeth II accroché au mur de ma classe à l'école primaire ?   D'une manière ou d'une autre comme dirait ma mère, cette semaine, en soirée,  fallait me voir évachée sur mon divan en robe de chambre et avec mon horrible rhume d'homme écouter toutes (ou presque) les émissions du jubilé de diamant de ma Queen !  Oh my god !  Je devenais une pseudo-aristocrate sans le sous qui casse son ''french'' !   J'adore jouer et faire du théâtre dans mon salon ! 

On dit que la monarchie ne donne rien au Canada.  Alors, on la  remplace par quoi ?  Une république ?  Remarquez qu'être un pays au Québec avec Jean Charest en ce moment.... j'aime mieux que l'on soit encore une province !  Corruption dans la construction, conflit étudiant qui s'éternise amenant avec lui la fameuse loi 78, sans parler aujourd'hui de graves lacunes dans la gestion d'infrastructures sportives qui s'ajoutent à l'affaire des permis des garderies privées toujours avec notre honorable Ministre Madame Courchesne...  Quel gouvernement mes amis, une honte  !  Vous savez, à bien y penser, y a pas de gêne à aimer la monarchie mais à s'afficher un militant Libéral au provincial, en ce moment... Si j'étais vous, je me garderais une petite gêne, même une grosse !   Well, well, Mister John Charest est en état de doghouse my dear ! 



samedi 2 juin 2012

Trudeau et Anonymous, Charest et la Reine

Je m'amuse de la ressemblance physique, c'est tout !  Je trouve que Justin Trudeau, bel homme (oups) et député Libéral au fédéral, fils aîné de P-E Trudeau, ancien premier ministre du Canada, a des airs de famille avec l'un des pirates informatiques Anonymous.  Bon, farce à part, au Québec, après avoir adopté partout dans les médias  ''tout à fait'' et bien en vedette, ce mois-ci : le verbe POLARISER !  Si le conflit avec étudiants persiste, il va se polariser !   S'il vous plaît, trouvez des synonymes un peu ! En voilà un : se concentrer et un autre: focuser.  Tenez, pourquoi pas centrifuger !  C'est l'été, faut adapter nos verbes un peu à la saison !

Nonobstant,  je vais me dépolariser des casseroles, des médias... Toute cette crise pommelée m'attriste.  Maintenant place à la corruption dans l'industrie de la construction... avec en vedette le gouvernement Charest et la commission Charbonneau incluant des élections au provincial dans 12 à 18 mois... Qu'est-ce qui peut bien nous tomber encore sur la tête en attendant ?  En tout cas, à Montréal, le tourisme va chuter cet été.  Rien pour nous regaillardisser ! J'ai pas écrit polariser ! 

Je vous ai dit que c'était le jubilé de diamant de la Reine Élizabeth II ?  Qu'à défaut de ne pas en être une, la femme essaie d'en avoir le port !  Toujours est-il que notre Queen a connu par le passé son annus horribilis... Monsieur Charest, je crois bien que la vôtre est arrivée !  Heureusement qu'il n'est pas roi, celui-là !


mardi 29 mai 2012

Le bruit des casseroles

La grève étudiante s'éternise et devient de plus en plus surréaliste.  C'est devenu comme un mauvais feuilleton télévisé que nous suivons assidûment.  Les manifestations à Montréal (et autres villes du Québec) contre la loi 78 et le gouvernement Charest sont devenues plus ''civilisées'', même festives avec l'utilisation des casseroles. Vous avez bien lu DES CASSEROLES !  On est créatif au Québec !  Les casseurs ont donc laissé la place aux casseroles !  Hier, même des juristes ont marché contre la loi spéciale en cette première journée du retour aux négociations entre le gouvernement du Québec et les représentants étudiants.  Et les gens d'affaires Montréalais chialent parce qu'il y a et aura des pertes économiques importantes reliées à ce conflit.  Dans ma belle ville de Québec City, hier soir, il y a eu des arrestations pour entrave à la voie publique selon le code de sécurité routière. Nous avons même eu droit à des arrestations en direct à la télévision et ce, malgré les efforts de Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ qui a tenté d'intervenir contre l'arrestation de 84 manifestants (infraction de $ 494.00).  Faut pas que j'oublie Anonymous, un collectif de pirates informatiques qui menace de mettre le trouble au Grand-Prix de Montréal (8 au 10 juin prochain).   Quiconque trouve sa vie plate devrait déménager au Québec ! 

De toute évidence, les gens ne supportent plus le gouvernement Charest et bien moi, j'espère juste qu'ils vont s'en souvenir lorsque ce sera le temps d'aller voter !  En attendant, au son des casseroles, c'est le coeur du peuple québécois qui bat.  L'entendez-vous Monsieur Charest ?



Changez le bruit des bottes pour le bruit des casseroles !

dimanche 27 mai 2012

Laurence Anyways de Xavier Dolan


Me voilà encore en larmes à la sortie du film Laurence Anyways et au même moment, j'apprends que Suzanne Clément vient tout juste de recevoir le prix de la meilleure actrice à Cannes dans la section Un certain regard. 
-Mais voyons Nicole, qu'est-ce qui te bouleverse autant lorsque tu vas voir un film de Xavier Dolan ? me demanda Monsieur le marquis. 
-Il me catapulte dans son univers cinématographique.  Il vient me chercher dans sa recherche d'authenticité. Pensais-je. 
-Je ne sais pas...Rétorquais-je, trop émue.

Son troisième film raconte l'histoire d'un homme Laurence (Melvil Poupand) vivant une belle et forte histoire d'amour avec sa copine Fred (Suzanne Clément) mais... qui se sent femme et qui veut le devenir. Un film sur la différence, sur le regard que la société y porte et surtout sur l'amour.  On a beau s'aimer comme des fous, la vie n'est pas comme on voudrait qu'elle soit. Un film qui fouille l'obscurité humaine pour y trouver sa clarté. Certes avec des longueurs (2:45) mais qui malgré tout est bouleversant de vérité.

Dolan a le don de raconter une histoire et de me la faire mienne.  Il peaufine minutieusement les costumes, le décor et ses images deviennent indéniablement des tableaux.  Il y ajoute de petits détails,  de belles musiques qui donnent le ton au déroulement de l'histoire et en font sa signature.  Que dire de la grande performance de Suzanne Clément ?  Je n'ai vu qu'elle, j'ai vibré avec elle, j'ai vécu à travers elle, cela dit, sans vouloir enlever le talent des autres. Voir un film de Dolan c'est avoir la sensation que le spectateur devient l'acteur-l'actrice. On s'approprie l'histoire et on la vit comme voir son reflet sur un parquet vitrifié.  À travers ses films, j'y vois le courage d'un homme avec ses convictions profondes qui me donne le goût de ne pas tricher avec moi-même mais d'avancer vers ma propre vérité.  L'écran devient alors le miroir de soi.  Un film à voir absolument !

samedi 26 mai 2012

Spectacle de Boucar Diouf au Grand Théâtre de Québec

Photo: Vincent Graton


Hier soir, c'était l'avant dernier show de Boucar Diouf au Grand Théâtre de Québec.  Par la suite, il s'en va en créer un autre qui portera plus spécifiquement sur les sciences et oui vous avez bien lu !  Ce biologiste marin et ancien professeur ne met donc pas son savoir de côté et c'est tant mieux pour nous.  L'avoir eu comme professeur, je peux vous dire que ma place aurait été en avant, première rangée !  L'étudiante la plus zélée de l'école en biologie aurait été MOI !  N'empêche qu'au spectacle,  j'étais franchement bien placée, 3ième rangée, en plein milieu, avec la sensation d'une représentation privée, rien de moins.

''L'Africassée'' de Diouf est onctueuse et tellement drôle qu'à sa deuxième partie, je n'ai pas pu retenir mes larmes de joie.  Or, faut savoir que je n'ai pas le rire facile.  Boucar est un bon raconteur et sa force réside dans l'alternance des anecdotes de sa vie personnelle, celle d'un émigré (ça fait maintenant 19 ans)  incluant des réflexions profondes philosophiques de son grand-père Sénégalais.  La présence sporadique et bien dosée de sa conjointe sur scène amène un petit côté intimiste touchant et savoureux.  Ce fin observateur pratique l'autodérision avec brio.

Que dire de sa grande générosité.  Après deux heures de spectacle, il a eu la gentillesse de venir s'asseoir devant nous en jasant comme si nous étions des amis de longue date !  Et il est brillant en plus cet homme !  Fallait l'entendre nous expliquer scientifiquement que ça existe une grenouille qui se congèle en cryobiologie ou qu'une chauve-souris pouvait allaiter !  j'en aurais pris encore !!!  Vous dire, c'est la première fois que je sors d'un spectacle d'humour en me couchant moins ''niaiseuse'' que la veille !  Par sa différence, Boucar Diouf se démarque et ce n'est surtout pas de part sa couleur !   Vous l'avez manqué ?  Alors faudra se reprendre à ses prochains shows.  C'est un incontournable, une valeur sûre.  D'une simplicité désarmante, d'un charme indéniable et d'une intelligence rare. De l'humour qui se déguste comme un grand cru, Bacchus était sur scène hier et bien meilleur qu'un jus de bissap !

vendredi 25 mai 2012

Boucar Diouf

J'aime l'humour intelligent, style cogité qui m'amène à une réflexion personnelle néanmoins je savoure tout autant le tout cuit dans le bec des drôleries de celui ou celle qui les livre.  Faut juste que ça demeure dans le bon goût. Je ne supporte plus l'humour rabageois pipi-caca-pénis pendant 2 heures de temps.  J'aime les humoristes priorisant le domaine politique et tous les autres qui m'amènent ailleurs comme Boucar Diouf.  Celui-là, à chaque fois que je le vois à la télévision, je craque et boit ses paroles comme un laïus. Ce docteur en adaptation au froid des poissons (vous avez bien lu) devenu également humoriste me fascine complètement.  Probablement parce que son histoire personnelle de Sénégalais est tellement différente de la mienne que juste à l'écouter je voyage dans le dépaysement total tout en admirant la justesse de ses propos.   Il est pour moi comme un jeune sage venant d'un autre monde, là où l'apparence compte moins que la réalité mais qui fait partie intégrante de la grande famille québécoise et vous savez, il l'embellit !  Je vais donc le voir ce soir au Grand Théâtre... Et que j'ai hâte !