dimanche 18 décembre 2011

Spectacle bien sage des 40 ans du Grand Théâtre de Québec


Après avoir lu Martin Genest et Louis Tremblay, les metteurs en scène du spectacle commémoratif des 40 ans du GTQ dans le journal ''Le Soleil'', du 14 décembre dernier, je m'attendais vraiment à une grande fête qui allait me décoiffer, me transportant davantage vers le party que vers un show guindé. Et bien, laissez-moi vous dire que je suis sortie déçue de ma soirée.  Comme je paye mes billets de spectacles, je suis toujours libre de mes opinions. Il faut vous dire qu'autant les critiques que la grande majorité du public ont semblé apprécier cette sage fête (embêtant pour un critique de se mettre à dos le GTQ).  Peut-être avais-je trop d'appétit ?  Je n'ai tout simplement pas aimé la mise en scène conventionnelle, statique et  froide de Genest et Tremblay.  Toutefois les performances des artistes étaient exceptionnelles.  Que dire du grand Charlebois ?  Cet homme est un monument doté d'une présence, d'un charisme et d'un talent foudroyant qui éclipsait presque les autres artistes.  Pourtant il y en avait du talent avec cette fabuleuse brochette d'artistes.  Alors pourquoi ai-je l'impression que je suis restée sur ma faim ?  J'avais peut-être trop d'attentes.  Néanmoins, j'aurais  aimé voir davantage de duos, de mélanges artistiques, plus de danses et de liens entre les interprétations.  Une mise en scène trop sage à mon goût qui manquait de fluidité, de magie et d'éclat. Toutefois, mon coup de coeur va indéniablement à l'Opéra de Québec interprétant ''Le choeur des esclaves'' de Verdi.  Les chanteurs dispersés un peu partout dans la salle ont su m'émouvoir.  Un bon coup des metteurs en scène. 

On peut lire sur l'oeuvre triptyque (murale) de Jordi Bonnet ''Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves ! C'est assez !'' du poète irrévérencieux Claude Péloquin.  Un cri d'amour selon lui qui est devenu une controverse politique et esthétique à l'époque (1971).  J'aurais bien aimé retrouver un peu de cette folie, cette impertinence dans ce spectacle qui a su plaire, certes, à une salle remplie pour une bonne partie de fonctionnaires du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.  Protocole et sagesse obligent ?  La provocation et la liberté de surprendre n'ont pas été invitées à cette fête coincée.   Reste l'oeuvre de Bonnet et Péloquin pour nous y faire penser.

vendredi 16 décembre 2011

Pierre Lapointe et Alexandre Tharaud



Le point culminant des célébrations du Grand Théâtre de Québec et de ses 40 printemps sera demain soir. Un spectacle surtout musical qui se veut festif, rassembleur tout autant qu'imprévisible. Cet établissement est mon préféré à Québec peut-être parce que j'ai eu la chance d'y voir danser Noureev peu avant sa mort.  Quoi qu'il en soit, j'y serai et j'espère être littéralement décoiffée ! Seront présents: Pierre Lapointe (il fera 2 chansons avec le pianiste Alexandre Tharaud), Robert Charlesbois, Ariane Moffatt, Yann Perreau, Patrick Watson, Catherine Major (YES !), L'OSQ, L'Opéra de Québec et bien d'autres... Il reste probablement des billets, je vous place le lien :
http://www.grandtheatre.qc.ca/

Écoutez-le bien, c'est MAGNIFIQUE !   Moi, je suis complètement envoûtée.

jeudi 15 décembre 2011

Le restaurant toilette




Tout dépendant des cultures, l'humour est discutable.  La fille de l'une de mes collègues au travail (qui demeure en Chine) lui a envoyé l'adresse web d'un restaurant bien  inusité dans le domaine de la restauration.  Je vous place le lien. L'idée est irrévérencieuse, étonnante et se veut probablement drôle mais ça m'enlève l'appétit complètement au lieu de m'en donner !  Et vous ?  Je me demande comment est le menu ?  Petites boulettes de porc laxatives aux canneberges ? Salade de cresson et fenouil avec mandarines hyperconstipantes ?  Chou vert frisé à la flatulence ?  Vin liquoreux purgatif ?  Cocktail chaud et parfumé d'odeurs nauséabondes ?  Tiramisu express no1, no 2 ?  De la grande bouffe quoi !  Non, sérieusement ça semble mangeable mais bon... Je me demande vraiment si une fois bien assis, on a le goût d'autre chose que de manger !

mercredi 14 décembre 2011

La spéléologie nasale

C'est fou ce que le temps des fêtes peut rendre les gens agressifs et impatients. Les automobilistes veulent passer sur le corps de votre belle bagnole rouge-neuve-voyante-écarlate (en tout cas sur la mienne et c'est ma première voiture NEUVE alors PAS TOUCHE ! ) pour aller je ne sais où à la vitesse de la lumière (mais ils conduisent une voiture, pas une navette spatiale ) !  Vous vous faites apostropher voire bousculer lorsque vous magasinez, cela devient évidemment un réel déplaisir de fureter dans la jungle de la décadence (je pense sérieusement amener avec moi le casque de gardien de buts de mon fiston la prochaine fois) ! Et ce n'est pas terminé car que dire (au bureau) de cette personne à l'autre bout du fil qui vous hurle presque sa demande ou cette autre qui refuse de trouver une solution à son erreur et qui vous raccroche au nez !  Une journée comme ça (ou une semaine), c'est une journée ''crotte de nez'' ! (excusez-là mais c'est ce que tout le monde dit mais ce que personne n'ose écrire).
Je suis vraiment à la veille de me promener avec une pancarte sur le front : STOP, ASSEZ, J'AI EU MA DOSE POUR LA JOURNÉE ! Pas de sollicitations téléphoniques ce soir en vue de me vendre des graines pour mon gazon en plein mois de décembre ! Pitié car je vous avise que je vous raccrocherai au nez car la moutarde commence à monter (vous savez où ?) !

mardi 13 décembre 2011

Une pluie de préjugés


''-Je ne donne plus à l'organisme ''Des petits déjeûners'' parce que tous les parents peuvent acheter au moins un pain à leurs enfants !
-Les gens qui reçoivent des prestations d'aide sociale ne devraient pas fumer ni faire des enfants. On devrait les empêcher d'en faire ''. En voulez-vous encore ?

Ces paroles remplies de préjugés me blessent comme si elles m'étaient destinées. Y'a des jours où le mot indignation frôle celui du mépris dans ma tête. Lorsque cela m'arrive je ne suis pas très fière de moi mais je me parle, je respire et décide de passer mon chemin.  Ce sentiment, je l'ai ressenti aujourd'hui (je ne vous dis pas l'endroit mais extrapolez un peu). Auparavant, j'aurais répliqué assez raide mais... plus maintenant car l'âge m'amène ailleurs (pas question de faire une crise de coeur). J'ai juste quitté la table sans rien dire.  Disons que ça ne me donne pas le goût de socialiser avec certaines personnes. L'humain est complexe autant celui qui juge que celui qui est jugé. On peut parler la même langue mais pas le même language.

Chaque année, plusieurs personnes dressent une liste de résolutions qu'ils essaient de tenir, de sauter, d'oublier ou de faire.  Un rituel bien louable (tellement rare de nos jours) pour bien amorcer la nouvelle année.  Je n'ai pas commencé à faire la mienne mais... Je crois que je vais placer tout en haut l'apprentissage de confection de poupées Vaudous ! Oups... Décidément, je ne serai jamais une personne dogmatique car mes valeurs humanistes m'amènent ailleurs mais pas ce soir (rechute)...  Après tout, donner à Noël fait plus plaisir que de recevoir, surtout des poupées Vaudous !  Ayoye, je viens de me piquer un doigt ! 

dimanche 11 décembre 2011

Messmer m'a bel et bien hypnotisé !


Je suis encore en mode ''j'ai vécu quelque chose de vraiment spécial'' au spectacle de Messmer vendredi soir dernier. Par 3 fois, il m'a hypnotisé dont une fois sur la scène.  Je ne veux pas trop y penser mais disons que ça m'a donné un message clair que je réagis très fortement à l'hypnose.  Voulez-vous bien me dire pourquoi certaines personnes semblent douter de ce que j'ai vécu ?  Un peu plus et je suis une hurluberlue ou quoi ?  J'ai bien de l'imagination mais inventer pour me rendre intéressante, c'est pas moi ! 

''L'hypnose est une condition intermédiaire entre le sommeil et l'état de veille, caractérisée par l'affaiblissement des capacités critiques et par l'augmentation de la suggestibilité de l'individu, qui se retrouve complètement attiré par les requêtes de celui qui pratique l'hypnose.  La capacité de se laisser SOUMETTRE à l'hypnose dépend de la suggestibilité de l'individu et donc des traits spécifiques de la personnalité.''  (Méditation de Stefano Autieri).

Le pouvoir de Messmer vient d'abord de la personne qui s'autosuggestionne elle-même, notre propre lâcher-prise face à l'hypnotiseur (niveau de détente, respiration, focus) par la suite, c'est la voix de ce dernier qui devient l'élément central de notre pensée et on ne peut plus s'en détacher.  La réceptivité de l'énergie d'une personne à une autre est probablement importante aussi.  Je réussis à presque parvenir à m'hypnotiser moi-même dans mon cours de yoga alors c'est loin d'être saugrenu ! Tout cela n'est vraiment pas sorcier !

samedi 10 décembre 2011

Spectacle de Messmer à Québec


J'ai toujours eu peur d'aller à un spectacle de Messmer car je savais que j'allais être probablement réceptive juste à l'entendre et à le voir à la télévision. C'est donc avec une peur bleue que je me suis rendue hier soir au spectacle de ce fascinateur comme il aime se définir.  Bien installée à mon siège D-25, j'étais fébrile.  Je ne vous raconterai pas ici le spectacle en entier mais uniquement MON expérience personnelle.

Messmer demande aux gens (ceux qui veulent uniquement ) de joindre leurs mains ensemble, de les croiser pour enfin les lever jusqu'à leurs yeux et de toujours les serrer de plus en plus fort.  Par la suite, il faut les lever au dessus de notre tête pour enfin les détacher lorsqu'il l'ordonne.  C'était IMPOSSIBLE pour moi ! Nous étions une trentaine de personnes à avoir les mains collés sans pouvoir ne rien faire.  Puis, il nous a redonné l'ordre de les détacher. Enfin !  Mon dieu me suis-je dit, la soirée va être longue !  J'espère ne pas avoir à monter sur scène ! Souhait non exaucé car voilà  qu'il nous le demande (libre arbitre) et il recommence la même chose.  Sauf que moi, ça ne voulait pas du tout se décoller et sur scène, c'est drôlement gênant ! Il a fallut qu'il vienne m'en donner l'ordre dans les yeux et me toucher pour que je le fasse.  
-Bon, me suis-je dit,  je vais faire une folle de moi ce soir ! Heureusement qu'il a lu dans mes pensées (ou mes yeux) car arrivé au choix des gens (qui font rire d'eux, les pauvres), je n'ai pas été choisie.  Toutefois, tout au long du spectacle, j'étais dans un état second et il m'a fallut me parler pour ne pas repartir dans ''les nuages''.  Je n'ai donc pas beaucoup rigolé face aux situations cocasses que vivaient ces gens (ils choisit des physiques très typés et davantage des hommes). Rire des situations, des gens devient personnellement répétitif surtout lorsque ce sont les mêmes personnes.

Rendu à la deuxième partie du spectacle, il nous a redemandé de coller nos index ensemble et de lever nos bras jusqu'à nos yeux,  puis a ajouté que notre tête était lourde, de plus en plus lourde jusqu'à dormir d'un sommeil PROFOND. Je me suis retrouvée avec les index en l'air et la tête sur l'épaule de Monsieur le marquis en train de DORMIR profondément  !  Ça m'a pris une bonne quinzaine de minutes à m'en remettre avec l'aide de ''mon homme'' légèrement en panique. Tout cela se fait progressivement mais très rapidement aussi. On s'autosuggestionne, on se concentre sur sa voix, puis on sent à l'arrière de notre tête une lourdeur et la perte de contrôle également (on veut mais on n'arrive pas à défaire nos index ou à garder nos yeux ouverts) et notre concentration est dirigée uniquement sur sa voix, ses ordres.  C'est déstabilisant et fascinant à la fois ! 

Si vous avez la chance d'être réceptif comme moi, c'est littéralement une expérience unique à vivre qui donne le goût d'aller plus loin dans ce domaine. Le pouvoir de Messmer est de démystifier l'hypnose et de nous faire comprendre que sa force vient aussi de notre réceptivité envers lui ainsi que de ses techniques en sophrologie et hypnose. Le plaisir ne fût pas de rire des autres mais de vivre cette incroyable expérience.  Allez le voir, il en vaut le détour et à 1, 2, 3, achetez vos billets !

vendredi 9 décembre 2011

Dernière émission ''Ils dansent''


(Photo prise sur le site de Radio-Canada lors d'un précédent épisode)

Léger mal de tête matinal d'un lendemain de party de bureau à se ''tortiller'' sur de la musique Disco.  J'écris tortiller parce que pour moi danser ce n'est pas cela. C'est plus élaboré que simplement du déhanchement mais lorsqu'il y a foule ça fait ''la job'' comme on dit par chez nous !  La danse rapproche le corps à l'esprit.  On ne peut pas sortir triste d'une piste de ''tortilleux'', c'est impossible ! On y improvise le bonheur avec son corps, le coeur léger et le sourire aux lèvres.

Je viens tout juste d'écouter la dernière émission ''Ils dansent'' à Radio-Canada avec le talentueux Nico Archambault et ses 10 protégés. Je suis tout tristounette mais quelle dernière !  L'animation avec Marc Labrèche était folâtrement bien faite !  Drôle de le voir aussi caricaturer Nico et ses danseurs.  Ces derniers, je ne veux surtout pas les oublier car après seulement 12 semaines (3 mois) de cours intensifs, ils ont su littéralement m'impressionner.  Personnellement, je n'aurais JAMAIS réussi à apprendre aussi rapidement.  Mon cerveau a une capacité limitée et ma vitesse d'apprentissage est lente comme une tortue hyperactive (ça ressemble à quoi ? aucune idée !).  Dans mon cas, il faut que je travaille le double pour mémoriser l'information.  Ils y sont tous arrivés avec brio, chapeau ! Que dire également, de leur cheminement personnel, des pas de géant ont été faits !  Je suis certaine que nous allons revoir Samuel très bientôt en quelque part. Souhaitons qu'ils poursuivent tous dans ce domaine si difficile et inhumain quelquefois où le mot travail est indissociable de celui d'acharnement mais aussi là que le mot passion y prend tout son sens.

Et voilà, j'y arrive, le dessert... Nico Archambault.  Son charisme, son leadership et son talent sont indéniables mais ce n'est pas tout.  Il a su insuffler aux jeunes apprentis la fierté d'être un danseur dans une société où les hommes sont beaucoup plus valorisés avec un bâton de hockey, une raquette de tennis ou même des gants de boxe dans leurs mains que des chaussons de ballet dans leurs pieds !  À sa manière, il a démystifié la danse au masculin tout en légitimant son importance.  Un exploit dans un Québec encore patriarcal.   Est-ce qu'on ne pourrait pas faire cloner ce fameux Nico Archambault ?  On veut rapatrier son moule s'il vous plaît, et vite, que ça saute ! (ou que ça danse) !

mardi 6 décembre 2011

Fabien Gabel avec l'OSQ

Il s'appelle Fabien Gabel et non Francis Cabrel  ! Ce jeune français (un Parisien) de 36 printemps sera le nouveau chef de l'Orchestre Symphonique de Québec. Et bien... Habituellement, je passe assez facilement sous silence les chefs de l'OSQ. Je ne veux pas faire d'âgisme mais en temps ordinaire, ils ne sont pas des Georges Clooney ! Vraiment, l'abonnement va augmenter cette année, c'est évident ! Les femmes vont subitement avoir un goût très marqué pour ce genre de répertoire musical, je vous le dis !  J'ai toujours trouvé Ken Nagano de l'OSM très séduisant, talentueux et charismatique.  Il réussit divinement bien à dépoussiérer la musique classique en la rendant accessible aux néophytes comme moi. Souhaitons que Monsieur Gabel en fasse tout autant avec sa propre signature.  Bienvenue à Québec Monsieur !



OSQ from Beez Créativité Média on Vimeo.

dimanche 4 décembre 2011

La grande Catherine

Je ne me lasse pas d'écouter cette chanson de Catherine Major.  Une chanson magistralement belle.

Spectacle de Pierre Lapointe au Grand Théâtre de Québec

Dans l'univers musical québécois, il y a des centaines de chanteurs et chanteuses qui comblent notre soif d'émotions. Décidément, il y en a pour tous les goûts.  Et soudain, devant l'un d'eux, l'émotion nous submerge.  Pourquoi donc lui ? Pierre Lapointe est celui-là.  Il est unique pour moi.  

Vendredi, c'était donc mon 21 ième spectalcle et encore une fois, ce fût magique.  Il a modifié sa mise en scène et alterné l'ordre et le choix de ses chansons. Il a également même ressorti son personnage de dandy arrogant-sarcastique que j'aime bien comme au tout début de sa carrière.  J'ai vraiment rigolé de plaisir (il a un humour décapant). Une bonne décision car il nous amène dans un univers disons-le assez sombre et rempli d'émotions fortes.

Pierre Le Grand a assurément le pouvoir de venir nous chercher individuellement, un à un.  Tout doucement, par sa présence, sa musique, ses paroles voire notre imaginaire.  Il s'adresse directement à notre inconscient, touche notre âme, visite notre coeur.  Il nous donne une partie de son intimité profonde. C'est probablement ce que Freud a déjà appelé je crois, le pouvoir d'interprétation de l'oeuvre ou quelque chose comme ça.  C'est que l'oeuvre d'un artiste permet de mieux découvrir notre inconscient et ce qui'il nous donne y trouve un écho.  À cela s'ajoute le vertige de ressentir l'état d'esprit du créateur si vous êtes une personne très éponge et sensible comme moi.   Le résultat donne l'effet de vivre un moment de grâce et le tout, sans drogues, juste naturellement.  C'est assez ''sauté'' je vous l'accorde mais ce n'est pas terminé...

Il arrive quelquefois que notre Stroumph dépressif (comme il aime bien dire)  ''fixe'' du regard une personne pendant la durée de toute une chanson (et oui, j'ai été 2 fois la chanceuse !), on ne résiste pas à ce qu'il nous partage, un vrai tsunami d'émotions (évidemment j'ai pleuré même si je me suis retenue par orgueil) Faut dire que milieu, 3ième rangée c'est assez proche.  J'ai donc eu l'impression qu'il m'offrait un spectacle privé.   Délicieux moment et je vous assure que je flotte de bonheur avec juste en tête le mot : GRATITUDE !  Y'a de ces moments dans la vie où on voudrait que le moment présent s'arrête à jamais !  Celui-là en était un.  Nous sommes quelle date déjà aujourd'hui ?

(Photo de Sébastien Roy, ma préférée)

vendredi 2 décembre 2011

Où vais-je ce soir ?

Où vais-je ce soir ?  Je vais rejoindre l'univers magique des extraordinaires chansons de Pierre Lapointe, 21 ième show et toujours cette même fébrilité en moi.  Difficile à expliquer avec des mots. Ça se vit c'est tout.  On aime démesurément l'univers de PL ou on le déteste, la nuance n'est donc jamais au rendez-vous.  Le avant m'amène un grand calme (calme, vous avez bien lu) , le pendant m'ébranle et le après me gorge de gratitude.  Quelle chance de pouvoir goûter à mon ''Brel'' à moi, juste à moi et un peu aux autres.  Les musiques de Pierre Le Grand sont hypnotiques, ses paroles sont surprenantes, intenses, jamais anodines.  Ce créateur me renverse à chaque fois.  Ce n'est pas sa voix mais plutôt son univers écaillé, écartelé, éclopé (en voulez-vous encore ? ) qui me chavire littéralement. Aucun artiste n'arrive à me toucher de la sorte.  Où vais-je ce soir ?  Rejoindre l'inaccessible étoile !

mercredi 30 novembre 2011

Pour toutes les Marjorie Raymond du Québec


Dure la vie, dure... Aujourd'hui, partout dans les médias, dans les bureaux et les chaumières au Québec, on ne parle que du suicide de la belle et jeune Marjorie Raymond, 16 ans, suite à de l'intimidation dans son école.  Je crois que c'est la 4ième sur le fameux palmarès concernant ce fléau.  Je ne connais pas du tout cette jeune fille mais son décès me va droit au coeur.  Je me revois comme parent en fasse de plusieurs professeur(s) et directeurs d'écoles essayer de comprendre avec eux, l'intimidation que mon fils vivait à partir de l'âge de 7 ans et ce, jusqu'en secondaire 2 (même dans une école privée) !  Il avait le ''PROFIL'' de l'enfant différent (TDAH) qu'on pouvait faire fâcher rapidement et qu'on pouvait humilier à répétition. Que de mauvais souvenirs !  Je crois qu'il doit encore avoir le ''profil'' parce qu'il y a un an, c'est arrivé sur Facebook mais avec des menaces et nous avons dû contacter la police.  Pas reposante ma vie, je vous l'accorde encore moins la sienne !

Où est-ce que je veux en venir ? À l'instauration de la tolérance zéro, de mesures plus sévères envers les agresseurs.  Je pense qu'on les  protège davantage. J'ai toujours eu l'impression que les intervenants sociaux ne savaient pas tellement comment agir face à cette gangrène et que selon eux, mon fils devait lui aussi modifier son comportement face à ses agresseurs. Facile à dire et à faire lorsqu'on mesure 6 pieds et qu'on commence à avoir des cheveux gris,  plus difficile lorsqu'on mesure 6 pommes et des poussières !  Mon fils a toujours été un gardien de but qui savait adroitement arrêter les rondelles, pas les menaces et le dénigrement de ses pairs.  Il aurait fait n'importe quoi pour avoir un ami, même un ennemi était pour lui une possibilité que cette personne change d'avis envers lui et qu'il le devienne !   On part de loin.  Ne me parlez pas du peu d'intervenants spécialisés (psychoéducateurs, éducateurs spécialisés etc) dans les écoles, c'est rare comme de la marde de pape ! 

Je ne connais pas Marjorie Raymond mais pour toutes les petites Marjorie (féminin incluant pour ce soir le masculin) et cies du monde qui se font intimider, il faut changer des choses dans notre système scolaire actuel (et judiciaire). Il y a une faille, une grosse faille.  Celle où on protège davantage les agresseurs et leurs parents (qui ont eux aussi une responsabilité) par peurs de POURSUITES JUDICIAIRES !  Les directeurs d'écoles marchent sur des oeufs dans ce dossier (c'est ce qu'un directeur d'école m'a déjà dit).  Que font les commissions scolaires ?  Il ne reste qu'à faire une plainte à la police en dernier recours.  Moi, ce soir,  j'ai la chance d'avoir encore mon fils avec moi.  ''Réveillez-vous quéqu'un ! '' !

mardi 29 novembre 2011

L'art d'être parent et 10 minutes de grogne


Je vous assure que la vie de parents, c'est pas du gâteau.  L'art culinaire n'est peut-être pas ma spécialité.  Pourtant, petits, mes enfants étaient les plus beaux, les plus aimés de tous les petits soufflés du monde ou presque. Or malgré cela, j'ai dû trop brasser la sauce, mettre trop de perlimpimpin et pas assez de perlimpimpine car mes 2 derniers sont mal-élevés.  Vous avez bien lu ! Ce mot est démodé, je sais, mais n'empêche que ça veut dire ce que ça veut dire.  Ils sont impolis, sourds et loin d'être muets !  La phrase préférée de ma fille se résume à ''je m'en fous''.  De ce temps-ci, je lui répète d'enrichir son vocabulaire. Trouve au moins des synomymes, lui dis-je ! Et me voilà à la sermonner en lui radotant qu'elle se fourvoie royalement en pensant que si elle continue à foutimasser (ne pas faire d'efforts) comme elle le fait actuellement et bien, elle va foutrement doubler son année scolaire (paroles de son prof de français aussi) !  Quel foutoir !

Que dire de mon autre fils qui aime la fête comme les bulles se collant au champagne !  La mode actuelle est de se ''paqueter la fraise'' à la maison AVANT de se rendre dans un bar !!! Je crois que je lui ai trop montré la valeur de l'argent à celui-là !  Un vrai Séraphin ou quoi !  Non mais... je n'arrive pas à lui enseigner l'importance de boire convenablement.  Faut que jeunesse se fasse, je sais mais... Toujours est-il que c'est assommant !  Que dire de tout ce que je lui répète depuis 19 ans... La liste est longue. 

C'est évident, je veux plus que mes enfants ne veulent. Je veux réussir pour eux, presqu'à leur place. La théorie a toujours été ma force et la pratique ma faiblesse. En regard à cela, je ne réussis pas à lâcher-prise face à mes attentes minimalistes envers eux.  Y'a des jours où j'aimerais bien les faire rôtir parce que eux me font bouillir !

Et si mes deux derniers étaient chiants tout simplement parce qu'ils sont comme ça ?  Le cuisinier fait sa sauce mais la réussite de son plat dépend aussi des ingrédients qu'il a en main !  La preuve, mon aîné de 27 ans, un homme maintenant, est tout simplement adorable ! De la vraie gastronomie, je vous dis.  Une consolation parce qu'en ce moment, je mange à la bonne franquette, mon pain noir !

dimanche 27 novembre 2011

La magie de Noël



(Auberge Godefroy à Bécancour)
J'adore les lumières de Noël !  Je retrouve très facilement mon coeur d'enfant lorsque j'en vois.

vendredi 25 novembre 2011

Le culot

(Image: Crystal Renn, mannequin ayant des troubles alimentaires).
Le culot, j'aime ! Pas le cul haut ! Quoi que...Bon, pour revenir à mes moutons, j'aime la diversité des genres, pas la plus belle, la plus gentille, la plus sexy mais tout simplement être le meilleure version de soi-même.  J'admire les humanistes et tout autant les gens qui croient que rien ne les arrêtera.  Moi, après un refus, j'ai la trouille et je recule de 500 pieds ! Je suis timorée, une vraie poule mouillée !  Le rejet, je ne supporte pas. Faut donc y aller avec moi avec des pincettes !  Dans certaines situations, j'ai un front de boeuf par contre, dans d'autres, j'ai pas de culot, d'audace, d'aplomb, d'assurance !

Y'a des personnalités qui nous attirent sans même savoir pourquoi. On les aime, voilà. Xavier Dolan est l'un d'eux. Affublé d'une personnalité flamboyante, fonceuse et d'un talent fou, il m'impressionne.  L'authenticité me fait chavirer.  J'aime tout autant Nico Archambault et Pierre Lapointe pour les mêmes raisons.  La force de caractère masculine de ces 3 hommes me fait craquer.  Xavier Dolan qui porte des bas de nylon, c'est incroyablement ''sauté'' et il est beau comme un coeur dans cet accoutrement.  Non, on est loin de Georges Clooney qui est mon type d'homme mais franchement, lorsque le culot l'emporte sur les ''il a l'air de ci ou de ça'', alors on peut dire que la beauté extérieure prend toute sa force de l'intérieur.  J'aimerais bien qu'un jour, un chanteur arrive sur scène avec des pointes de ballet !  Vous avez bien lu, un chanteur, PAS une chanteuse, juste pour déstabiliser le spectateur voire toujours dans le bon goût. Visiter la zone grise.  L'art, c'est fait aussi pour ça, aller là où on n'oserait jamais aller. 
Je convoitise avoir du culot un jour !  En tout cas, j'ai des culottes de cheval !  Culottée d'une certaine manière mais pas comme je voudrais ! 

lundi 21 novembre 2011

Dany Laferrière à Tout le monde en parle


N'eût été de la belle réplique hier soir de Dany Laferrière à ''Tout le monde en parle'' envers Monsieur François Legault du nouveau parti politique (au provincial) Coalition Avenir Québec, je ne pense pas que j'aurais autant apprécié ma soirée.  En première ronde, cet écrivain québécois d'origine haïtienne m'a littéralement ébloui lorsqu'il a fait la nomenclature d'auteurs se rapportant selon lui à des endroits ou des mots clés imposés par Guy-A Lepage.  En deuxième ronde, Laferrière a su ''boxer'' intelligemment lorsqu'il a répliqué à Monsieur Legault ceci '' Quand on dit qu'on est ni de droite ni de gauche, c'est qu'on est toujours de droite.  Un homme de gauche ne dit pas qu'il est ni de droite, ni de gauche. Il se définit''.  Ça s'appelle dans mon langage, mettre KO !  Monsieur Legault ne voulait pas préciser où il se situait.  Il ne l'a jamais vu venir.  C'est de l'art, celui d'un seul homme confrontant la pensée d'un autre et ce, malgré la majorité des invités qui semblait encenser Legault.

La droite (comme dirait mon amie Christelle) se fait ''diaboliser'' actuellement. C'est mal vu d'être de droite et on pense tout de suite à Harper, notre premier ministre du Canada.  Toutefois au Québec, tous les partis sont centristes, de centre-gauche ou de centre-droite. Il n'y a pas véritablement de droite et de gauche comme aux États-Unis ou dans le reste du Canada.  Or, il y a de bonnes personnes dans tous les partis politiques (et des moins bonnes aussi). L'important, c'est d'exercer son droit de vote !  Décidément, ça m'a donné le goût de lire le dernier livre de Laferrière ''L'art perdu de ne rien faire''.   La sinistrose du dimanche soir n'était décidément pas au rendez-vous et comme disait Boileau '' ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément''.  Laferrière a appliqué à la lettre cette ancienne maxime.  J'aime bien ce genre de confrontation. L'art oratoire peut être un sport extrême quelquefois. Qu'on se le dise, Laferrière est un athlète de haut niveau.

dimanche 20 novembre 2011

Pierre-Hugues Boisvenu en garde-à-vous et gare à vous


Une belle découverte ce James Blake pour un matin pluvieux et un léger mal de gorge.  J'aurais bien aimé vous parler du projet de loi C-10 et de la sortie du sénateur conservateur P-Hugues Boisvenu mais je n'en sais pas assez pour m'en faire une opinion.  Et puis pourquoi pas ? Il est critiqué de toute part ce matin et ça m'agace.  Les associations d'avocats de la défense reprochent au sénateur de tenir des propos sans fondement.  Pierre-Hugues Boisvenu est le président-fondateur de l’Association des Familles de Personnes Assassinées ou Disparues. Il a donc fondé cette association après le meurtre de sa fille Julie en 2002. Il est un ardent défenseur des droits des victimes d’actes criminels et utilise son poste de sénateur pour faire changer les choses.  Probablement qu'il n'a pas toujours raison mais...avec lui c'est GARDE-À-VOUS ET GARE À VOUS !  Cette homme a actualisé sa peine dans l'action, c'est admirable.  Peu importe, les nuances qu'il n'a probablement pas apportées, le système judiciaire incluant les sentences sont à revoir.  J'aime mieux un homme comme lui qu'un politicien avec la langue de bois.  Le problème avec les avocats c'est qu'ils défendent UN SYSTÈME... Nous, payeurs de taxes, voulons de la justice.  Monsieur Boisvenu peut retourner faire ses devoirs mais à mon humble avis, le système judiciaire tel qu'on le connaît actuellement aussi !   Cette histoire est à suivre... Les propros de cet homme suscite du mécontentement et bien c'est tant mieux, si ça peut attirer l'attention sur un système désuet qui donne l'impression de protéger davantage l'accusé que la victime !  Je retourne donc à James Blake parce que la moutarde me monte au nez.  Me semble que mon opinion n'était pas encore faite sur le sujet...

samedi 19 novembre 2011

La danse contemporaine et la cuisine

Je ne le connaissais pas du tout avant aujourd'hui, c'est donc en visionnant mon émission préférée ''ILS DANSENT'' que j'ai fait la découverte du chorégraphe contemporain JOSH (JOSHUA) BEAMISH. Il a sa propre compagnie à Vancouver.  Je trouve personnellement que ce jeune homme a sa propre signature et en danse, c'est très important.  Que ce soit en art visuel ou en danse, il faut trouver ce qui nous distingue des autres.  J'aimerais que vous remarquiez qu'il travaille en ouverture (les jambes vers l'extérieur comme en classique) ça donne TOUJOURS DE PLUS BELLES LIGNES.  Il mélange également les ''waves-vagues'' du hip-hop et les changements de tension du moderne.  Beamish utilise souvent ''le canon'' dans ses chorégraphies, c'est SA signature.  Indéniablement, ce chorégraphe amène une parcelle de spiritualité dans ses oeuvres, une fragilité, une douceur qui moi, personnellement, j'apprécie.

La danse contemporaine est touchante et magnifique lorsqu'elle utilise un mélange de différents types de danses et qu'elle en fait ressortir ses diverses particularités.  On peut aller loin dans le message véhiculé en contemporain mais de grâce, faites-le donc en beauté comme Beamish.  La danse contemporaine, c'est comme l'art culinaire.  On peut manger n'importe quoi, n'importe comment mais aussi on peut admirer la forme de l'assiette, le choix, la couleur, la texture, le placement des aliments avant de savourer. Et en général, on veut que le plat goûte bon !  Ça peut aller du divin à honnête en passant par exécrable ! Une recette se décline en 1,001 formes et autant de saveurs, mieux vaut donc que le tout soit appétissant et non répugnant !  Je ne demande pas la perfection mais en danse, j'aime le ''de bon goût'' et plus... Est-ce que vous payeriez pour la présentation d'un plat repoussant dans un restaurant et mauvais pour vos 10,000 papilles gustatives ?  En danse, c'est la même chose.  Donnez-nous du beau, du bon et vos salles se rempliront !