Après avoir lu Martin Genest et Louis Tremblay, les metteurs en scène du spectacle commémoratif des 40 ans du GTQ dans le journal ''Le Soleil'', du 14 décembre dernier, je m'attendais vraiment à une grande fête qui allait me décoiffer, me transportant davantage vers le party que vers un show guindé. Et bien, laissez-moi vous dire que je suis sortie déçue de ma soirée. Comme je paye mes billets de spectacles, je suis toujours libre de mes opinions. Il faut vous dire qu'autant les critiques que la grande majorité du public ont semblé apprécier cette sage fête (embêtant pour un critique de se mettre à dos le GTQ). Peut-être avais-je trop d'appétit ? Je n'ai tout simplement pas aimé la mise en scène conventionnelle, statique et froide de Genest et Tremblay. Toutefois les performances des artistes étaient exceptionnelles. Que dire du grand Charlebois ? Cet homme est un monument doté d'une présence, d'un charisme et d'un talent foudroyant qui éclipsait presque les autres artistes. Pourtant il y en avait du talent avec cette fabuleuse brochette d'artistes. Alors pourquoi ai-je l'impression que je suis restée sur ma faim ? J'avais peut-être trop d'attentes. Néanmoins, j'aurais aimé voir davantage de duos, de mélanges artistiques, plus de danses et de liens entre les interprétations. Une mise en scène trop sage à mon goût qui manquait de fluidité, de magie et d'éclat. Toutefois, mon coup de coeur va indéniablement à l'Opéra de Québec interprétant ''Le choeur des esclaves'' de Verdi. Les chanteurs dispersés un peu partout dans la salle ont su m'émouvoir. Un bon coup des metteurs en scène.
On peut lire sur l'oeuvre triptyque (murale) de Jordi Bonnet ''Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves ! C'est assez !'' du poète irrévérencieux Claude Péloquin. Un cri d'amour selon lui qui est devenu une controverse politique et esthétique à l'époque (1971). J'aurais bien aimé retrouver un peu de cette folie, cette impertinence dans ce spectacle qui a su plaire, certes, à une salle remplie pour une bonne partie de fonctionnaires du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Protocole et sagesse obligent ? La provocation et la liberté de surprendre n'ont pas été invitées à cette fête coincée. Reste l'oeuvre de Bonnet et Péloquin pour nous y faire penser.












