
Je suis de retour... Je suis bel et bien allée le 31 juillet au football des Alouettes de Montréal avec la tribu en essayant de ne pas trop m'ennuyer, mais c'est un jeu tellement sans intérêt pour moi. Il y a trop de temps d'arrêt à mon goût, J'ai donc dû mettre mes écouteurs pour entendre en boucle ''deux par deux rassemblés'' sur des rythmes d'un ''touché'' ou d'une ''interception'', même le popotin des joueurs n'avait pas grand intérêt pour moi ! C'est à 20 heures 10 exactement en regardant ma montre que j'ai eu une pensée pour mon chouchou. Je savais que le spectacle commençait, pas à 20 heures mais bien à 20 heures 10. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu cette certitude.
La journée du 1 août fut exceptionnelle. La tribu est allée à la ronde et j'ai pu marcher aller-retour la rue Ste-Catherine en m'arrêtant dans ma boutique préférée de Tommy. Aucun achat, le naturel revient au galop ! Puis, je me suis rendue au musée d'art contemporain de Montréal. Je pensais détester mais j'ai eu un gros coup de coeur pour cet endroit et ses oeuvres. Je vous en reparlerai demain. Pour le moment, voici ma critique de Mutantès. Si critique il y a.
Bien installée sur mon siège E-38, je voulais au départ ne pas aimer le spectacle. Histoire de me détacher de cette énergie, de ce jumeau d'intensité. J'ai eu beau me programmer, prier... Rien à faire !!! C'est à fleur de peau et d'âme que j'ai vibré. J'ai eu un coup de foudre artistique, un peu comme lorsqu'on tombe en amour. Qu'est-ce qu'on fait lorsque ça nous arrive ? On se laisse tomber ! On ne contrôle plus rien, on lâche prise...
J'ai eu l'impression d'être seule avec l'artiste, jusqu'à ressentir une intimité profonde, sincère. Pierre se livre sans pudeur mais avec RAFFINEMENT et retenue. Tout lui ressemble. J'ai eu les yeux remplies de larmes, sans jamais me sentir dans un spectacle sombre. On contraire, j'ai ressenti un bonheur immense d'être si près de ce qu'il est et d'aimer ce qu'il aime. Je ne pourrai jamais ressentir une communication d'une telle intensité avec un autre artiste, c'est impossible. Son énergie rejoint la mienne et ça ne s'explique pas par des mots, ça se vit uniquement.
Un spectacle parfait. J'en suis encore toute retournée d'avoir pu vivre un si fort moment d'intimité. Je ne peux pas apporter un jugement sur les danseurs-choristes, sur la scénographie, sur les chansons ou les costumes. Ce serait comme juger une personne qui se confie. Je suis trop comblée pour ça. Je suis prête à suivre mon mutant où qu'il soit et où il ira. Je suis moi aussi une mutante. Il m'a tatoué son âme dans mon coeur. Rien de moins !
P.S. Si vous voulez le déroulement du spectacle, il faudra aller voir les articles des journalistes. Je savoure encore ce que j'ai vécu...
P.S. Le spectacle du 1 août a commencé à 20 heures 10 !
Photo: Jacques Grenier














