Écrire, c’est habiter l’imaginaire
de ses personnages. C’est vivre avec la solitude et s’en faire une alliée, tant
les échanges sont rares entre les auteurs amateurs et inexistants avec les
professionnels, surtout quand on est autodidacte. Le monde littéraire, à
l’image des autres formes d’arts, est un univers fermé : n’y entre pas qui
veut, comme dit l’adage.
On a beau dire que nos
personnages nous habitent, il vient un moment où leur seule présence ne suffit
plus. Dans ces moments-là, ce sont d’autres voix complices qui rompent mon
isolement. Depuis quatre ans, je me gave d’émissions qui partagent le parcours
des autres : les confidences d’écrivains québécois connus et reconnus à travers
les balados de Radio-Canada Ohdio, comme Dis-moi ce que tu lis ou
Il reste toujours la culture. Mon rendez-vous préféré demeure La Grande
Librairie à TV5. Ce magazine explore les coulisses de la création de grands
écrivains français et l’intention profonde derrière leurs œuvres. Ces émissions
sont autant de fenêtres ouvertes sur un monde qui me semble un peu moins
étranger. Et le plus drôle dans tout cela ? C’est que je m’y sens à ma place. Entre
l’écrivain célèbre et l’anonyme, la passion est la même.
C’est d’ailleurs dans cet état
d’esprit que je peaufine mot après mot, mon deuxième manuscrit. J’y consacre
quatre heures par jour, sept jours sur sept, pour lui donner toute la force
qu’il mérite. Vais-je réussir à vous transmettre tout l’amour que j’ai pour mes
personnages ? L’intrigue sera-t-elle à la hauteur de mes espérances ? Qui vivra
verra 😊

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