dimanche 15 février 2026

 


Écrire, c’est habiter l’imaginaire de ses personnages. C’est vivre avec la solitude et s’en faire une alliée, tant les échanges sont rares entre les auteurs amateurs et inexistants avec les professionnels, surtout quand on est autodidacte. Le monde littéraire, à l’image des autres formes d’arts, est un univers fermé : n’y entre pas qui veut, comme dit l’adage.

On a beau dire que nos personnages nous habitent, il vient un moment où leur seule présence ne suffit plus. Dans ces moments-là, ce sont d’autres voix complices qui rompent mon isolement. Depuis quatre ans, je me gave d’émissions qui partagent le parcours des autres : les confidences d’écrivains québécois connus et reconnus à travers les balados de Radio-Canada Ohdio, comme Dis-moi ce que tu lis ou Il reste toujours la culture. Mon rendez-vous préféré demeure La Grande Librairie à TV5. Ce magazine explore les coulisses de la création de grands écrivains français et l’intention profonde derrière leurs œuvres. Ces émissions sont autant de fenêtres ouvertes sur un monde qui me semble un peu moins étranger. Et le plus drôle dans tout cela ? C’est que je m’y sens à ma place. Entre l’écrivain célèbre et l’anonyme, la passion est la même.

C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que je peaufine mot après mot, mon deuxième manuscrit. J’y consacre quatre heures par jour, sept jours sur sept, pour lui donner toute la force qu’il mérite. Vais-je réussir à vous transmettre tout l’amour que j’ai pour mes personnages ? L’intrigue sera-t-elle à la hauteur de mes espérances ? Qui vivra verra 😊

dimanche 1 février 2026

Un mot à la fois

 


Voilà, après sept mois de persévérance, la tortue y est arrivée ! Le premier jet de mon deuxième roman est terminé. Si mes yeux se sont embués, c’est que mon manuscrit est d’abord une victoire sur moi-même. Vient maintenant le temps de la réécriture : sculpter la structure, affiner le style et polir une phrase. Et pourquoi ne pas carrément ajouter un chapitre ? Vais-je encore me réveiller au milieu de la nuit et répéter en boucle un mot, pour le mémoriser ? Probablement.

Demain, mon habit de travail ne changera pas. Mon pyjama bleu poudre aux motifs floraux, ma robe de chambre assortie et mes fidèles espadrilles SKechers m’accompagneront. Deux ou trois heures de travail, toujours le matin, avec mes quatre personnages principaux avant de retrouver le monde réel. L’auteure amateure que je suis chérit cette routine. C’est ainsi que je vis mon rêve, un mot à la fois.