samedi 18 mai 2013

Angelina Jolie prend les grands moyens



Cette semaine, l'actrice, réalisatrice et ambassadrice de causes humanitaires Angelina Jolie nous a fortement fait réfléchir avec une double ablation des seins à titre préventif diminuant énormément ses chances d'avoir un cancer du sein.   Elle est passée de 87% à 5%.  Cette mère courage l'a fait par amour pour ses enfants étant porteuse du fameux BRCA 1 qui accroît les ''malchances'' d'avoir ce cancer.

Depuis presque 10 ans, je me fais suivre minutieusement par une clinique spécialisée dans ce type de cancer (on me trouve toujours un petit quelque chose) et pour faire une histoire courte, j'ai la chance d'avoir un excellent suivi médical.  Ma soeur est une survivante de ce monstre qui a établi ses énormes tentacules chez mes tantes et mes cousines également.  On m'a donc suggéré fortement de passer le test.

J'ai entrepris les premières démarches et puis j'ai décidé d'abdiquer.  Je ne voulais pas savoir si je devais adopter de force BRCA 1 ou faire comme Angelina  !  Vivre consciemment avec une épée de Damoclès sur la tête ne donne pas son courage ! Ni son porte-feuille car disons-le, nous, le commun des mortels, femmes extraordinaires mais pas célèbres pour deux sous n'aurions pas eu les mêmes soins médicaux dans nos hôpitaux publics.  Je ne parle pas de qualité mais davantage d'avoir une place rapidement dans un centre hospitalier.  La liste est longue car on y priorise les urgences, c'est normal.  Alors rares sont les femmes pouvant se permettre un long congé forcé à moins de ne pas en avoir le choix, question de vie ou de mort.  

Néanmoins je partage l'allégeance à la cause en sachant bien que c'est du cas par cas. Je n'aurais jamais eu son courage avec ou sans son porte-feuille.  La beauté de cette femme est au delà d'un simple bonnet C.  Elle a le charisme de son courage. 


dimanche 12 mai 2013

Écouter ses silences



La fête des mères n'est pas une fête commerciale comme les autres, elle me donne un temps d'arrêt pour permettre d'exprimer à ma mère ma reconnaissance qui, disons-le, n'est pas toujours à la hauteur de ce qu'elle m'a donné.  Il n'y pas de trophée pour encenser le don de vie et bien des sacrifices qui vont avec.  Or, j'ai beau être la mère de 3 enfants, cette date est réservée à souligner l'importance que ma mère a dans ma vie.  

Veillir, c'est apprendre à faire des deuils.  Vieillir, c'est vachement pas facile !   Ma mère de 86 ans (bientôt 87) est devenue mon 4 ième enfant.  Je ne pense que j'étais destinée à avoir une grosse famille parce que la patience n'est pas ma première qualité.  Faut croire que j'ai beaucoup à apprendre dans tout cela.  Facile d'aimer une mère aimable, plus difficile lorsque c'est le contraire parce qu'elle souffre de ne pas accepter ce qui n'est pas toujours acceptable.  Je la vois dépérir physiquement et surtout mentalement, elle en a conscience, elle aussi !   Ma mère était un monument.  Une sportive hyperactive, toujours dans l'action dotée d'un don incroyable pour aider les autres, une aidante naturelle (c'est pas mon cas).  La temps lui vole son corps, son langage (dysphasie) et son discernement autant vous dire que son morale est à la baisse et qu'elle dort pour oublier (j'en ferais autant, je crois bien).  Bien sûr, elle demeure dans un petit château, là où les personnes âgées attendent la mort aussi banalement qu'on puisse attendre à la gare son prochain train.   On ne s'en offusque plus de nos jours.  C'est la vie !   Il y a plein d'activités pour ne pas trop y penser.  Souriez ! 

J'aime la sortir de cet endroit luxueux qui sent la loterie de la mort.  Je passe du temps à jouer au Skip Bo même si ce jeu devient de plus en plus difficile à suivre pour elle tout autant qu'une simple conversation. Ses souvenirs s'estompent peu à peu, son équilibre se fragilise.  Elle refuse une marchette par orgueil car le paraître a toujours été très important, l'être, lui, souffre en silence. Je suis donc là pour les entendre parce que comme en musique, ils sont l'exécution d'un morceau, aussi importants que les notes jouées.  Il ne faut pas les fuir. Il faut juste les apprivoiser.  Lourd de sens que cette fête, je vous dis... La fête des mères, c'est aussi accepter et écouter ses silences...


samedi 11 mai 2013

Deval Premal

Je ne suis pas tombée sur la tête, je suis juste une personne très ouverte aux différences. Le yoga m'a fait découvrir un chant sacré qui me fait beaucoup de bien : Je me libère de ma souffrance.
Om Bhur Bhuvah swah, tat savitur Varenyam,
Bhargo Devasya Dheemahi,
Dhiyo Yo nah Pradchodayat

Parce que c'est beau


Inconditionnel de Nicola Ciccone

Il pleut à boire deboute (prononciation: à  boir'deboutte), il pleut des cordes et j'aime ça !  Ce qui veut dire pour mes ami(e)s lointain(e)s : il pleut beaucoup.  Le soleil m'amène vers les autres et la pluie, elle, me dirige vers mon intériorité.   En yoga, nous avons la salutation au soleil et celle de la lune.  Les deux se complètent, un peu comme un couple d'amoureux.

Je vous place donc mon coup de coeur de la journée. Nicola Ciccone a le don de me toucher sans exubérance, tout en simplicité.  Et puis, entre vous et moi, j'ai l'impression qu'il a su mettre en mots ce que plusieurs hommes n'arrivent pas toujours à dire.

P.S.  Pas besoin de nous le chuchoter en italien. Quoique...

vendredi 10 mai 2013

sauterelle, foubriquet, Dolan et Pentatonix

Journée sauterelle, juste le goût de sauter par dessus mes petits problèmes insignifiants pour me retrouver ailleurs.  Je vois toujours gros ce qui m'irrite.  J'ai donc commencé ma journée de congé en écoutant Télématin à TV5. Il me faut ma portion culturelle française un peu comme certaines personnes qui ont besoin d'un bon café matinal pour fonctionner.  Impossible de ne pas accrocher sur un sujet.  Tiens, j'ai pris l'émission lorsque le chroniqueur parlait des jurons.  Vous saviez que putain et con étaient utilisés au 12 ième siècle ?  Bon, on est loin de nos sacres québécois mais c'est intéressant quand même.  En tout cas, le plus beau que j'ai noté est FOUBRIQUET.  Lorsque la personne est insignifiante.  Presque trop joli, on pourrait croire que c'est un compliment !  Je saute !

J'arrive de chez ma coiffeuse-yogi-marathonienne-voyageuse-grande-mince-amazonienne-tatouée.  Comment ne pas admirer cette personne ?  Impossible !  Admirer c'est voir en l'autre ce que l'on voudrait voir en soi.  J'ai inventé cette phrase et ce n'est pas pour rien.  En fait, j'ai en ce moment les cheveux imbibés de Kératine pour les défriser. Ils sont plus minces et on l'air un peu sale mais il faut ce qu'il faut pour me faciliter la vie un peu et ne pas passer un temps fou avec mon fer à plat tout l'été !  Je saute !  Une sauterelle saute 300 fois sa taille en passant donc 7 mètres ! Je ressaute ! 

Avez-vous vu le dernier clip de David Bowie ?  Et bien, les détracteurs du clip d'Indochine de Xavier Dolan vont avoir un choc anaphylactique en le voyant !   Me semble que les médias ne devraient pas accorder autant d'importance à la crucifixion de Dolan sur la place publique par certains foubriquets bien-pensants.  Dolan a juste essayé de nous amener à une réflexion sur l'intimidation.  D'une certaine manière, faire évoluer notre pensée.  Je saute !

Heureusement, il y a l'évolution de la musique avec Pentatonix et la posture de la sauterelle en yoga. Celle-là c'est pas ma préférée, je la saute.  :)


jeudi 9 mai 2013

Alex Nevsky

C'est en revenant ce soir de mon cours de yoga que j'ai entendu Alex Nevsky à la radio de Radio-Canada.  ''Radio-Can'' c'est ma radio préférée.  Pendant que certaines personnes disent qu'elle est trop dispendieuse pour nos moyens et bien moi, payeur de taxes, j'aime écouter cette grande et belle radio publique. Disons-le, elle est à l'antipode de la radio privée commerciale et c'est justement ce qui me plaît mais je m'éloigne de mon sujet. 

Alors je crois que c'est bien la première fois que je me suis vraiment arrêtée au talent d'Alex Nevsky. Je viens de fureter sur le Web et je vous place deux petits bijoux.   Celle-ci est belle, forte et puissante.  On ne peut pas écrire un texte comme ça sans jeter sur papier et en musique son vécu et sa propre vérité.


Celle-là, c'est mon coup de coeur entendue à la radio.  Accrocheuse en ''masse'' comme on dit par chez nous !   http://alexnevsky.ca/recordstoreday_avril2013.html


mercredi 8 mai 2013

La sitariste Anoushka Shankar

Anoushka Shankar est la soeur de la chanteuse populaire Norah Jones et la fille du sitariste Raui Shankar.  Elle est donc tombée dans la potion magique de son célèbre père pour y suivre ses traces et y poursuivre une fructueuse carrière.  D'ailleurs, elle y ajoute sa touche personnelle incorporant de nouvelles saveurs, de nouvelles sonorités qui vont du flamenco, jazz, électro en passant même par le classique. À son contact, la musique indienne se renouvelle.  Tradition, modernité, originalité, virtuosité... Qu'est-ce qu'elle est belle cette femme !     Une vraie déesse indienne sortie tout droit du conte '' Les mille et une nuits''.  

dimanche 5 mai 2013

Citation de Denise Bombardier



Plus souvent qu'autrement les propos de Denise Bombardier me font sursauter.  Faut pas oublier que dans Bombardier, il y a bombe !  Disons qu'elle ne tourne pas les coins ronds et va directement au but sans nuancer ses propos.  Or, j'avoue que son commentaire me rejoint complètement lorsqu'elle parle de l'artiste et de son humanité au sujet du livre de la fille de Léo Ferré, Annie Butor '' Comment voulez-vous que j'oublie...'' dans le Journal de Québec, de ce matin.

''Hélas, oui, parfois les hommes ne sont pas humainement à la hauteur de leur inspiration créatrice''.  Tellement vrai et bien dit !  

Marie-Lise Pilote à la salle Albert-Rousseau

Très belle soirée hier soir à la salle Albert-Rousseau en compagnie de Marie-Lise Pilote après 13 ans d'absence sur scène.  J'ai eu l'impression de vivre une soirée de filles et ses sujets m'ont rejoint complètement.  Est-ce que j'ai rigolé ?  Oh que oui et plus que je ne l'aurais espéré.  

Quelle bonne idée d'arriver 10 minutes d'avance dans la salle et d'échanger avec les gens. Ce qu'elle a su d'ailleurs réutiliser brillamment dans sa première partie. Marie-Lise était excellente avec le défunt Groupe Sanguin et elle le demeure encore aujourd'hui.  Mon seul bémol, la deuxième partie qui est plus faible, les textes seraient à peaufiner davantage en y plaçant plus de substance. Pour le reste, on la voudrait comme meilleure amie, la réconfortante pratico-pratique, comme elle dit si bien l'amie ''couteau suisse'' !  Une authentique comme j'aime, celle qui n'a pas perdu son accent du Saguenay et qui avec son petit côté givré me séduit à tout coup.  

samedi 4 mai 2013

Mon nouveau bébé



C'est pas croyable, on va sur la lune, on atteint mars, y a même une station spatiale internationale qui se déplace en orbite autour de la terre et... nous n'arrivons pas encore à aller vers la simplicité, c'est-à-dire, arrêter de faire compliqué quand on peut faire simple !

Je vous explique, j'ai changé mon dinosaure LG préhistorique des temps géologiques anciens pour un Samsung Galaxy.  Quiconque effectue ce changement se retrouve dans l'un des films de ''Back to te futur''.  Heureusement que je suis organisée parce que j'ai passé 30 minutes à imprimer le mode d'emploi (50 sur 190 pages) Pourquoi ? Ben de nos jours, on ne donne plus ce genre d'information qui peut sembler futile.  On veut protéger nos arbres, je me suis dit ! Je vous épargne les 4 heures d'essais-erreurs.  Pour les textos illimités, je me suis retrouvée à devoir m'acheter des lunettes de presbytie (1.00 bien trop forte) tellement les symboles étaient petits et pâles sur le clavier !  J'avais pensé prendre mes petites lunettes d'approche mais... c'est pas évident de manipuler le tout avec grâce et souplesse. Sans oublier plusieurs appels pour réussir à trouver l'information pour activer ma fameuse boîte vocale.  Même Monsieur le marquis en a perdu son latin et il a un Blackberry !  

Vous pensez que c'est ma génération qui a peut-être un problème avec ces nouveaux engins ?  Je pense qu'à mon âge, l'orgueil et l'amour propre n'existent plus et que nos enfants, disons-le, ne le disent pas tout le temps mais... la technologie les dépasse eux aussi.    J'ai quand même de la difficulté à comprendre notre époque qui aime se compliquer la vie.   Bien plus rapide de passer un coup de fil que de texter même l'homme post-préhistorique ne pourrait pas comprendre notre logique actuelle.  Depuis l'apparition de l'écriture vers 3,500 ans avant notre ère et jusqu'à maintenant, l'humain préfère la nouveauté pour combler ses états inconscients d'insatisfaction.  Pourtant, c'est pas parce que c'est nouveau que c'est meilleur et puis je me suis dit...comme avec un nouveau-né, faut se donner le temps de s'adapter... Vieille, pas techno mais sage ! 

vendredi 3 mai 2013

Le clip d'Indochine et une mère qui se souvient

De mes 3 enfants, mon 2 ième, un beau jeune blond hyperactif et surtout maladroit a été victime d'intimidation à l'école publique et privée (au primaire et secondaire).  Vous avez bien lu, école privée aussi, car l'intimidé a un profil qui le suit comme une sangsue.   Je ne pense pas que les directeurs de ces écoles n'ont rien fait car selon l'un d'eux, ils ont les mains liées ne pouvant pas interdire un jeune de fréquenter un établissement d'enseignement si par exemple le parent arrive avec un ordre de la cour en poche.  L'intimidation est sournoise pour un parent c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, on n'y voit que la souffrance de son enfant et on ne sait pas comment intervenir.  

Alors lorsque j'entends que le nouveau clip d'Indochine est trop violent, ça me fait sursauter.   À part la crucifixion qui pourtant nous donne un message clair de ce fléau social nous amenant à une réflexion profonde sur le sujet, je ne vois pas.  Je trouve pire les vidéos qui priorisent l'hypersexualisation de nos adolescentes.  Ce qui peut choquer dans ce clip c'est que d'une certaine manière personne ne veut voir ce qui arrive et que cela est poussé à l'extrême.  Pour ma part, je crois que le ''système'' est du côté de l'intimideur pour l'avoir vécu en tant que parent.  Les sanctions sont faibles et on offre rarement du soutien psychologique à l'enfant par manque de ressources.  Il faut donc se tourner vers les psychologues au privé pour avoir du soutien.  Ce n'est pas tout le monde qui en ont les moyens. 

Il est bien vrai que College Boy de Xavier Dolan est visuellement magnifique mais au delà de cette beauté esthétique, il y a surtout le message d'une société qui devrait faire davantage pour contrer l'intimidation au lieu d'être outré devant une image de crucifixion.  On s'insurge de bien peu alors qu'on devrait mettre en oeuvre de meilleurs plans d'interventions auprès de nos jeunes.  La tolérance zéro demeure une bien belle prière.

mercredi 1 mai 2013

La voleuse



Je n'y comprends rien, j'ai une ''pickpocket''  dans ma famille et c'est ma propre fille. J'ai beau lui acheter tous les cosmétiques souhaités, ma fille me vole les miens !  On ne peut pas partager nos produits de beauté tout de même, c'est comme passer... sa brosse à dent !  C'est pas cool, lol et même yolo du tout !  À 15 printemps, se laver les mains n'est pas un automatisme et puis, les miens me coûtent un bras, un pied et une jambe !  Une bonne serrure à mon tiroir et le tour serait joué mais faudrait que je débarre à chaque fois alors j'aime mieux crier :
-Où est passé mon mascara ?
-Bordel, où est passé mon séchoir bleu et ma brosse rouge ?
-Sainte-fesse, mon fer à plat ?
-Tabarnouche, mon eyeliner ? 
- Si tu prends, tu ramènes, c'est pas sorcier me semble !  

Et voilà que je me retrouve à cacher ma brosse à cheveux dans mes serviettes de bain, mon fer à plat dans ma pharmacie, mon mascara dans une boîte d'un autre produit... 

Faut qu'elle en ajoute en me dérobant comme une panthère noire silencieuse cherchant de nouvelles proies, mes pyjamas, mes petites culottes (celles trop petites) et mes vieux gilets Abercrombie !  Alors là... Je les aime d'amour mes chandails troués.  Je dors avec ! Ben quoi !  Je ne m'appelle pas Marilyn, moi, je gèle habillée seulement de Chanel NO 5 !  Bon, difficile d'accrocher un cadenas aux portes de ma garde-robe !  On doit avoir les mêmes goûts, c'est certain. 

Faudra m'y faire... mais je sais très bien que jamais elle me volera mes brassières ! Disons que la nature n'a pas été de mon bord mais du sien !     Ben contente ! 

samedi 27 avril 2013

Évacuer l'encombrant

Le printemps, le vrai, celui qui nous ramène le soleil en même temps que nos oies sauvages du Cap-Santé me rappelle qu'il est l'heure du grand ménage printanier.  Mon cerveau se libère lorsque je trie, que je donne, le vide s'installe petit-à-petit. Quiconque refuse de participer à mon assainissement risque fort de retrouver ses petits trésors millénaires dans la poubelle ou la récupération.  J'ai pas trop le choix, je demeure avec des écureuils qui se calfeutrent au chaud tout l'hiver en accumulant une montagne de bric-à-brac pensant que ce sont des noix !  Moi aussi j'enquille mais je sais qu'une maison a besoin d'un bon lavement baryté une fois par année.  Histoire d'évacuer l'encombrant et de faire de la place pour la nouveauté. 

Toutefois je suis sélective dans le frottage, je passe les coins ronds et je ne fais pas la maison au grand complet.  Je vais vers l'évidence, celle qui me saute aux yeux, c'est pas comme ma mère.  J'ai des images bien précises d'elle dans ma tête lavant tout sur son passage.  Je me souviens d'une oreiller dans un sac transparent se faisant avaler par une grosse balayeuse Electrolux, de vitres immaculées, de l'odeur forte de l'eau de Javel.  Ma mère retrouvait sa sérénité à mesure que sa maison brillait comme un sous neuf.  À cette époque, les psychologues n'existaient pas, les curés les remplaçaient... Les femmes ont donc choisi de frotter au lieu d'aller les visiter.  Ingénieuses elles étaient.  

Et si on pouvait si facilement évacuer de nos vies ce qui nous emmerde.  

(À vos risques et périls... Vous allez l'avoir dans la tête !) 

vendredi 26 avril 2013

Muse à Québec


Un show visuellement et musicalement impeccable !  Une scénographie à grand déploiement avec l'utilisation d'écrans placés à l'avant, à l'arrière et en haut de la scène. 
Une foule debout pendant 2 heures, ça fait des années que je n'avais pas vu ça au Colisée Pepsi à Québec.  

Faut vous le dire, ce trio britannique m'a donné l'impression d'entendre un orchestre au grand complet.   Une musique que je n'arrive pas à bien décrire.  Elle est habillée, torturée, théâtrale, paradoxale, engagée en un mot surprenante ! Elle va donc dans tous les sens, passant du classique au rock progressif, à l'alternatif pouvant même bifurquer au techno et à l'électro en moins de deux minutes.  J'exagère à peine ! Je vous passe la liste des chansons, ils ont fait les plus connus.

D'une grande générosité, il fallait les voir donner baguettes de batterie et harmonica à leurs fans.  Matthew Bellamy, chanteur du groupe à la voix si particulière et puissante ait même descendu dans la foule (première rangée) pour les saluer.  Une rencontre parfaite, exactement comme celle-ci ! 

Sur les traces des BJM

Enfin du SOLEIL au Québec (province) et à Québec (ville) !  Avec la chaleur et la lumière, nos petits problèmes diminuent presque automatiquement.  Ils passent de l'état pamplemousse à cerise !  C'est peut-être aussi parce que j'ai déconné à mon souper de filles d'hier soir et que je vais voir MUSE ce soir.  C'est peut-être également parce que mon cheval sauvage lunaire a ENFIN accepté l'aide d'une intervenante que la mère en moi voit moins de houle en elle.  

Quoi qu'il en soit, je vous place SUR LES TRACES des Ballets Jazz de Montréal.  J'adore ces petites capsules que le regroupement québécois en danse nous partage en raison des 40 ans de cette compagnie  innovatrice et soucieuse de la qualité technique de ses interprètes.

Par nos actes, on laisse tous une trace dans la vie de quelqu'un.  On aime tellement marcher sur celles des autres, les intemporelles sur le bord de l'eau.  On essaie tous de laisser notre marque quelque part à la mesure de nos capacités en ayant en tête qu'en faisant cela, nous touchons à l'éternité.  Inconsciemment, on la cherche. Elle est peut-être juste à l'intérieur de soi.  Ça y est, le soleil m'a tapé sur la tête !







dimanche 21 avril 2013

Écrire avec un verre de vin





Écrire avec un verre de vin, ça porte aux confidences.   J'ai le vin joyeux et libidineux.  Après 8 gorgées (je me suis testée), faut m'entendre chanter:  ''Le vin me saoule, donne-moi ta main, mes bras s'enroulent autour de tes reins... '' de Nicolas Peyrac.  Assurément, c'est chez moi que je me permets de boire rapidement mon jus d'optimisme car au restaurant, je sirote longtemps.  L'effet SE DOIT d'être moins rapide pour me permettre d'avoir l'air d'une vraie nonne à qui on pourrait donner le bon dieu sans confession ! 

Écrire avec un verre de vin blanc (mon estomac digère le blanc, mes papilles aiment le rouge) porte vraiment aux confidences.  Je me suis achetée des CROCS encore... Rien de plus confortable au monde mais j'ai honte lorsque je pense que je vais les porter cet été à Paris et Londres devant ma parenté éloignée de la fesse gauche comme on dit par chez nous.  Faut voir les Parisiennes arborer leurs trésors aux pieds (pas d'espadrilles) et se parfumer dans le métro. De ce fait, balancer et mélanger leurs effluves en plein mois de juillet.  C'est une exquise pensée pour la nord-américaine que je suis,  ça me séduit complètement (sans être lesbienne).  Me semble que je vais être plus à l'aise à Londres avec mes nouveaux amis dans les pieds.  Québécoise, je suis une anglaise qui parle français !  Je fais la file sans dire un mot ! :) 

Écrire avec un deuxième verre de vin blanc me fait écrire de ne pas trop penser à ma mère qui pleurait aujourd'hui parce qu'elle a encore de la difficulté à accepter qu'elle vieillit, à ma fille qui n'arrive pas à exprimer ses émotions et me demande de l'aide pour consulter un intervenant ou à tout ce qui se passe au bureau. 

Le vin me saoule... pas si certaine que ça.  Je sais m'arrêter.  Sans doute que je bois comme un curé pendant sa messe.

vendredi 19 avril 2013

Écrire sans rien dire



Quelqu'un a dit ''Dans la vie quand la merde te tombe dessus, déménage''.   Ciel, on doit être plusieurs à vouloir changer d'adresse !  Y a des gens qui pensent que la souffrance est optionnelle, c'est pas mon cas. Nous n'avons pas encore un cerveau robotisé pour éjecter si facilement que cela nos émotions, direction la poubelle à ce que je sache !  Je ne supporte pas l'hypocrisie, le paraître, et le manque de respect surtout quand cela arrive à quelqu'un que j'aime.  Difficile de sourire et de faire comme si tout était beau.  La position du guerrier existe aussi en yoga.  C'est ma préférée en ce moment.  

Le souffle s'appelle pranayama. Ben, actuellement, je cherche mon air en ayant l'impression d'avoir la tête dans une noix de coco.  Une noix avec la chair trop tendre et bien peu de jus.  Deux fois par semaine de yoga, c'est pas suffisant faut croire.  Comment vous expliquer sans ne rien dire ?  Est-ce le manque de soleil qui m'appauvrit l'optimisme ?  Certaines personnes me déçoivent. Voilà, c'est écrit.  

Assise sur ma chaise, mes crocs dans les pieds, je regarde l'écran de mon ordinateur.  Ça fait juste du bien d'écrire sans rien dire... Pour l'instant gardons le masque des conventions. Restons superficiellement dans les non-dits,  lorsqu'il le faut.



dimanche 14 avril 2013

La religion, le pape et Philippe Sly

Ciel, je viens de découvrir un autre coup de coeur !  La voix profonde du baryton-basse Philippe Sly, diplômé de McGill/Montréal.  Une voix comme elle me fait penser à la spiritualité et lorsqu'on parle de mysticisme, la foi en fait partie. Sans être une pratiquante catholique, J'ADORE les églises parce que j'y suis allée obligatoirement jusqu'à l'âge de 15 ans.  Je sens (jeu de mot: j'encens) l'énergie résiduelle. Dans ma famille, la pratique religieuse était exigée.  

Ma foi me surprend.  Elle s'éloigne, se rapproche, elle aime jouer au yoyo.  Elle ne porte pas le nom de Jésus ou de Bouddha, est remplie de nuances que je puise à différents endroits.  Il m'arrive souvent de regretter de ne pas avoir transmis cette pratique à mes enfants.  J'en voulais à la richesse de l'église catholique voire tant qu'une femme ne sera pas prêtre, je ne serai pas pratiquante. Et puis l'histoire de Jésus, c'était trop ''limité'' pour moi.  L'interprétation que l'homme fait de sa propre religion divise l'humanité plus souvent qu'autrement.  Je crois que j'ai jeté le bébé avec l'eau du bain. 

Et puis, je regarde François, le nouveau pape et j'aime bien sa modestie.  Pas de limo pour Francesco, après son discours du 13 mars dernier, il a insisté pour rentrer à bord de la même navette des autres cardinaux.  Cet homme a toujours préféré les transports en commun à la limousine.  Même qu'à la vue de son appartement pontifical du Vatican, il aurait dit:  ''On pourrait accueillir 300 personnes ici''.  Dans le passé, il a même vendu la résidence officielle de l'archevêché au profit des pauvres pour habiter dans un appartement où il prenait soin d'un jésuite handicapé.  

Mon fils aîné s'appelle François parce que j'ai toujours admiré François d'Assise.  Alors je crois que j'aime bien Jorge Mario Bergoglio.  

vendredi 12 avril 2013

Coup de coeur, Karkwa et Alexandre Désilets

Ça fait longtemps que je n'avais pas eu un gros coup de coeur et voilà, écoutez bien ceci.  Karkwa mélangé avec Alexandre Désilets, ça donne... Une ''sacrée'' belle toune !  La magnifique voix d'Alex qui s'entremêle à une musique et un texte lumineux, ça donne... un gros coup de coeur ! Boum !