
Disney, juste un petit mot de 6 lettres avec un étrange pouvoir d'envoûtement sur ma fille. Faut voir son visage ragaillardit lorsqu'on prononce le mot magique, ses yeux ont la danse de St-Guy ! Heureusement qu'il y aura les dauphins de Sea World et la plage de Coco Beach pour nous apaiser ! On peut dire que ce n'est surtout pas subrepticement que nous préparons ce voyage pour notre cheval sauvage lunaire de 12 ans, on y met tout notre coeur, aussi parce que Monsieur le marquis et moi ne voulons y aller qu'une seule fois dans notre vie ! Quand je pense que je devrai taire ma libido pour 7 dodos, je deviens tout tristounette !!! Vous vous demandez mais pourquoi vouloir y aller ? C'est qu'on a frappé un prix fort intéressant sur Internet (avion-hôtel) et puis les yeux de notre fille font de gros points d'exclamation dans le ciel de Québec ! Elle réalise LE rêve de sa courte vie.
Il paraît que c'est magnifique Orlando et que les gens adorent visiter Disney, tant mieux mais ce qui attire mon attention dans la préparation de ce voyage c'est décoder ce monde si particulier pour mieux y goûter par la suite. Je suis une ''psychiatre'' manquée que voulez-vous ! Les formes rondes omniprésentes rappellent le ventre maternel. Tout l'espace répond à l'idée de circularité. Encore plus intéressant, chaque territoire répond aux désirs spécifiques des stades de développement psychoaffectif, de la petite enfance à l'âge adulte, nous permettant de retrouver nos contes de fées, nos déguisements. La notion du temps se change mêlant les chronologies au profit du temps imaginaire. C'est pas moi qui le dit mais Jean-Maxence Granier, spécialiste de l'analyse sémiotique des médias et des marques. En un mot, on regresse mes amis !
En attendant mardi prochain, soirée ce soir chez mon fils de 26 ans pour sa fête, ça promet car il a des amis cultivés et très gentils. Je vais me nourrir le cerveau un peu avant de m'infantiliser consciemment ! Toutefois j'ai déjà des oreilles de Mickey qui commencent à me pousser sur la tête ! On a beau se penser grand, y'a toujours un enfant en soi qui s'y cache !






