jeudi 15 octobre 2009

La belle vieille fan quétaine que je serai

Voici: Patrick Dollé le 3 octobre à la Boule noire avec NOTRE chouchou.
http://www.pierrelapointe.net/


Je connais des gens qui aiment démesurément les sports et au Québec, le hockey est notre religion. Les enfants jouent dehors à notre sport national, Le Canadien est admiré et les Nordiques vont bientôt être ressuscités ! Monsieur le marquis ne va pas à la messe, il fait son chemin de croix dans les arénas pour aller encourager Tigrou (sportif-hyperactif). Vive la zambonie ! C'est bien accepté de prendre à coeur une équipe de hockey, de s'habiller avec tout le petit kit du parfait fan. Vous passez pour quelqu'un de normal, passionné mais comme tout le monde.

Or, si vous êtes comme moi et que vous mangez quotidiennement les chansons de votre chouchou, dans mon cas Pierre Lapointe, que vous êtes allé le voir 13 fois, et que vous avez des photos personnelles accrochées sur votre mur, sur le frigo... Vous allez passer pour une trop, une trop fan d'un artiste, même les artistes eux-mêmes n'aiment pas ça, alors... On peut être fan de zambonie mais pas d'un chanteur !

Lorsque je me compare, je me console, et je me trouve vachement normale. Il faut se comparer à plus que soi, évidemment ! Et j'ai trouvé !!! Il s'appelle: Patrick Dollé, c'est un français (un plus pour lui, vous le savez j'adore la France). Il a un site avec forum qui parle de Pierre Lapointe. Patrick est allé le voir presque aussi souvent que moi, et il le rencontre souvent (le maudit chanceux !). Il passe beaucoup de son temps à ''travailler'' pour Pierre et ce, bénévolement par amour... comme moi !

L'amour... n'allez pas penser que c'est un fantasme parce Pierre est grand, qu'il est comme-ci et comme ça. Qu'on veut coucher avec lui. C'est pas ça du tout ! On l'aime inconditionnellement de part ses chansons, son univers, ce qu'il nous apporte. On l'aime pour son extraordinaire créativité, son petit rire nerveux, ses farces d'ado portant souvent sur le sexe, ses textes et ses musiques qui nous traversent l'âme et qui nous donnent du gros BONHEUR brut ! Les enfants sont consolés par une doudou (une couverture). Moi, c'est mon chouchou ! Il est mon onguent magique.

Lorsque Pierre ne sera plus du goût du jour, qu'il sera considéré comme quétaine, et ça va venir car tous les artistes y passent. Patrick et moi, nous serons là encore et encore et encore. Parce Pierre nous donne tellement en musique que nous lui devons bien ça, de l'amour avec un grand A. Je veux bien mourir un jour, mais j'apporterai avec moi comme une égyptienne mes CD de Pierre...

Dernièrement, je sais qu'un film a été fait sur les fans de Michel Louvain. Lorsque je vois des extraits, je regarde Monsieur le marquis et lui dis (avant qu'il le dise)... Je sais, tu les trouves quétaines mais elles sont si heureuses. Me semble que je vais être une belle vieille dans un film hommage aux fans de Pierre Lapointe ! Attachez votre tuque... la sortie du film en 2039, c'est un rendez-vous !


mercredi 14 octobre 2009

Des nouvelles de Pierre Lapointe



Photo de Pierre Lapointe à Nancy (en France) la semaine passée. Photo prise par Patrick Dollé.


Juste pour moi et un peu pour vous... juste un peu, pas plus car c'est MON chouchou Pierre Lapointe, pas le vôtre et que je ne veux pas le partager... C'est mon Opium...pas cher, pas d'effets secondaires, et il faut bien que j'ai le sens de l'humour de ce temps-ci ! Les temps sont durs comme dirait ma grand-mère...

Pub de Georges Laraque et l'Halloween

Avez-vous vu la pub avec le joueur de hockey Georges Laraque et ses belles pitounes ? Non ? Je vous la place... Pub de boisson énergisante alcoolisée fait au Québec. On dit que Georges est un joueur médiocre, comme sa pub insignifiante à mon humble avis ! Je pourrais même ajouter une publicité vulgaire,grossière, et qui s'adresse à la gent masculine qui ne pense qu'avec ce qui leur pend entre les deux jambes... Le problème, c'est pas les pitounes, mais le message que véhicule l'utilisation de ces poupées... Notre société n'a rien appris et elle est comme la mode, on revient toujours aux anciens patterns. Les hommes pensent avec leur queue, les femmes sont des saintes ou des putains... Me semble qu'on est rendu ailleurs dans notre société. Parlez-s'en en bien ou en mal mais parlez-s'en... C'est probablement le but de ce commercial diffusé sur le Web. Au bureau, on a surtout remarqué le Botox, la cellulite (regardez bien, vous allez en voir une, celle en maillot rouge), les implants mammaires. Elles sont jeunes, utilisent la chirurgie esthétique, c'est pas négatif mais... déjà ! qu'est-ce qu'elles feront à 50 ans ? Je précise que nous sommes 18 filles, pas 18 gars !!! Me semble que le discours aurait été différent !

Tiens, je viens de recevoir un courriel de Becel pour l'Halloween m'informant de collations plus saines.

1. Des petits sacs de bretzels sans sel, de maïs soufflé à l'air ou de mélange du randonneur sans noix.

2. Des paquets de gomme sans sucre.

3. Des barres de céréales plus faibles en gras, de différentes saveurs.

4. Des rouleaux de pâte de fruits déshydratés emballés individuellement.

5. Des objets non comestibles comme des petits jouets, de la craie à dessin extérieur, de la pâte à modeler, des mini-paquets de cartes, des ensembles pour faire des bulles de savon, des autocollants ou des tatouages temporaires.


J'aime bien le numéro 5, mais je veux donner ENCORE DES BONBONS aux enfants ! Je veux bien être sage lorsqu'il s'agit de critiquer un message publicitaire sur le Web s'adressant aux hommes modernes de ''Cro-Magnon''mais pour l'Halloween, pas question ! On apporte trop d'attention pour certaines choses et pas assez pour d'autres...




mardi 13 octobre 2009

L'aura de Lison


Ce matin au bureau, Lison me parla intensément de son congé familial d'aller à la chasse en Gaspésie. Lison,c'est notre technicienne qui sait tout faire ou presque, ce qui inclus des appareils orthodontiques parfaits avec le doigté d'une fée sans son chapeau pointu. Elle partira la semaine prochaine quelques jours avec son conjoint et ses deux enfants dans les bois pour tuer un orignal. Moi, j'ai le coeur en compote lorsqu'elle m'en parle. Je suis Sissi, celle qui éternue pour que la pauvre bête prenne la poudre d'escampette. Lison est heureuse lorsqu'elle me parle de chasse, elle resplendit, rien de moins.

Pendant qu'elle me racontait ses préparatifs et le déroulement d'une journée type , j'ai vu apparaître tout autour d'elle pendant 10 secondes environ (c'est long) une magnifique lumière de couleur bleu. Un bleu, pas trop foncé, pas trop pâle comme l'image du haut. Après l'aura de Louise d'un jaune magnifique, voici Lison et son aura bleu !

Il semble qu'il y a plusieurs sortes d'auras, en tout cas sur internet. '' L'aura mentale enveloppe deux autres auras (ah bon...). Ces couleurs sont jaune et bleu (ah bon, on poursuit). C'est là que se trouve tout autour d'elle nos doutes, nos pensées tristes ou gaies. Les auras s'imbriquent les unes dans les autres'' (ah bon, encore).

Je peux voir les auras qui sont de couleur jaune ou bleu, pour le reste... j'ai aucune idée. Tout ce que je peux dire c'est que c'est magnifique et que ça m'a fait un bien énorme. L'impression de toucher l'invisible, c'est un moment précieux. Comme un beau cadeau de la vie, j'aime voir les auras des gens. Je ne peux pas commander ça. Ça m'arrive au moment où je ne m'y attend pas, de plus en plus souvent. J'aime toucher l'invisible qui devient visible...

lundi 12 octobre 2009

Mika à Tout le monde en parle

J'adore Tout le monde en parle et hier soir, j'ai craqué pour Mika. Comment un artiste aussi talentueux arrive à garder un si bel équilibre ? 4 octaves, du talent à revendre, et un être attachant, authentique comme je les aime.



Tigrou et mon jardin d'hiver

Fin de soirée exécrable hier soir avec fiston sportif-hyperactif que je vais appeler maintenant Tigrou, pour faire plus court tout simplement. Monsieur Tigrou voulait absolument sortir à 23 heures avec un ami après qu'il eu joué au hockey. Il faut savoir que la médication de Tigrou à cette heure ne fait plus effet. Il est disjoncté complètement comme une toupie...Il dit n'importe quoi et fait n'importe quoi. Pas de sortie tard le soir avant que nous en sachions plus sur sa consommation de drogue.

Avec un hyperactif, il faut être calme et ferme, pas trop de ''parlotte'', de discussion. Ce que nous ne faisons pas actuellement. On discute trop. Résultat, manipulation de son côté et parlotte du nôtre, avec la petite dernière qui se réveille en ne sachant trop ce qui se passe... Conclusion de l'histoire: la parlotte, ça ne fonctionne pas du tout avec les hyperactifs, qu'ils soient petits ou grands. Un pédo-psychiatre me l'avait dit, il y a des années, faut croire que je reviens à ce qui est naturel pour moi.

Autre que la musique de mon chouchou Pierre Lapointe, voici ce qui me remonte le moral de ce temps-ci, surtout lorsque je vais travailler le matin...J'écoute le CD de Mademoiselle Fizz chante Henri Salvador et je me sens beaucoup mieux. J'ai pas trouvé sur Youtube mais celle-ci est acceptable quand même.

P.S J'ai perdu mes anciens courriels. Louise (du MBA) SVP, il faudrait me renvoyer ton courriel. Merci et bisous +


dimanche 11 octobre 2009

A little less conversation et Elvis

Une ''toune'' qui me remonte le moral... J'adore la danse, vous le savez..


Mon fiston hyperactif et la drogue


C'est un peu Monsieur le marquis qui m'a convaincu.


-Tu devrais utiliser ton blogue pour aider d'autres personnes.
Je suis tombée de ma chaise, non mais, j'ai la berlue ou quoi ?
-C'est toi qui me dit ça. Toi, l'homme pudique et discret... C'est bien trop intime. Lui dis-je...

-Toi, tu n'es pas comme moi, et ça peut aider d'autres personnes. M'a-t-il répondu

Et il me connaît si bien...


Pour parler de drogues, j'aimerais mieux faire l'autruche. Je peux parler de poils pubiens mais pas que nous avons trouvé du hash et une pipe dans la chambre de notre sportif-hyperactif de 16 ans qui prend déjà une forte médication reliée à son hyperactivité et qui a été diagnostiqué avec un trouble d'anxiété grave dernièrement (TAG).

Le réconfort suprême cette semaine a été lorsque son médecin (pédiatre spécialisé en TDA-TDAH) m'a dit que souvent les hyperactifs sont toxicomanes ! Réconfortant hein ! Plus j'en parle autour de moi, plus je note que la majorité des jeunes consomment occasionnellement de la drogue, comme certains parents d'ailleurs. Le discours public est informatif mais contradictoire aussi, oscillant entre banalisation pour certaines personnes ou diabolisation (est-ce que ce mot existe ?) selon les expériences.


La drogue ne se résume pas à un joint occasionnel, elle représente un univers dans lequel on peut s'évader surtout si l'on souffre d'un TDAH sévère et d'un TAG comme mon fils. Actuellement, nous sommes à valider si la consommation est occasionnelle ou régulière. Nous avons plein de rendez-vous avec des spécialistes et mon fiston continue son école, son travail occasionnel et son hockey. Ah le hockey, je vais vous en reparler, car c'est justement là où on en trouve abondamment selon lui.


Plus que de se focaliser sur un produit, nous avons intérêt à discuter avec nos enfants de ce que l'on recherche ou tente de fuir à travers la consommation d'alcool ou de drogues. Ne comptez pas sur moi pour vous donner la marche à suivre d'une bonne communication, je surfe comme je peux avec la planche que j'aie.


Il avait bien raison Monsieur le marquis... Il me connaît si bien... Êtes-vous prêts à surfer avec moi ?


P.S Mon ordinateur est fonctionnel mais je ne peux pas encore ouvrir mes courriels...

mercredi 7 octobre 2009

Salut la gang, mes amis lecteurs ( incluant le féminin!)
C'est du bureau que je vous écris, mon ordinateur ne fonctionne pas à la maison. J'ai un rhume d'homme et de gros problèmes actuellement avec mon fiston sportif-hyperactif. Comme dirait René Angelil, c'est une mauvaise séquence... Faut faire avec... De retour lorsque mon ordinateur sera sur ses 2 pattes et que mon moral ira un peu mieux aussi...
Bisous +
Nicole

dimanche 4 octobre 2009

Jean-Paul Riopelle

Le vidéo est retiré à la demande de La SODRAC. Société de gestion collective de droit d'auteur.

Québec, aujourd'hui


Pour équilibrer mes chakras, promenade matinale dans mon quartier... Voir plus bas mon texte pour comprendre ma phrase... On va tourner à 180 degrés, j'aime mieux vous aviser d'avance !
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La normalité


Tous les samedis en soirée ou presque, je vais inconsciemment déposer mon popotin sur mon douillet petit divan. Je ne regarde JAMAIS l'heure mais j'arrive toujours pile pour une émission bien spéciale qui s'appelle '' si c'était vrai...'' avec France Gauthier, journaliste bien connue. Moi les médiums, je fuis ça comme la peste ! Depuis qu'un malade de prof doué pour dire l'avenir m'a gentiment fait savoir que j'allais mourir avant 25 ans lorsque j'en avais 17 ! Vous allez dire aussi, '' tu te fuis, toi-même !''. C'est ça ! Heureusement que j'ai une grande confiance envers cette journaliste parce que... je n'écouterais pas cette émission. Il y a des charlatans dans ce monde et souvent, j'ai peur que certaines personnes exploitent les faiblesses des autres. Je demeure sceptique assez souvent. Une médium sceptique, bien oui, ça existe.

Comme cette année j'ai décidé de m'apprivoiser moi-même et d'arrêter d'avoir peur de mes dons, j'écoute cette émission ET... Enfin, je me sens normale ! Juste de savoir que je ne suis pas toute seule à sentir les autres sans les connaître, à sentir la mort, l'éviter, voir des fantômes ou des morts, avoir des prémonitions, rêves lucides, voir l'aura... Ça me fait un bien énorme. C'est pour ça que je veux en parler dans mon blogue. Tout le monde a ces dons à petite ou grande échelle mais disons que moi, j'ai rien demandé de tout ça ! Toujours ce sentiment de perdre le contrôle lorsque ça m'arrive. Je sais que dans cette vie, je dois apprivoiser mon ''potentiel''. On me le fait savoir !

En passant, les médiums comme moi ne peuvent pas savoir tout sur tout le monde. Dans ma famille, je demeure quelqu'un de tout à fait normal, coloré mais normal. C'est ce qui équilibre ma vie, heureusement. Vous savez, je suis totalement nulle avec mes collègues au travail et avec Monsieur le marquis. La seule chose qui est vraiment rigolote, c'est que mon marquis et moi pensons en même temps souvent les mêmes choses, et que je sais lorsqu'il va m'appeler au téléphone. En ce qui a trait à mon fiston de 25 ans, c'est plus précis. Je le sens beaucoup plus. Je sais son avenir, ses amours en particulier les filles avec qui il va sortir, même le prénom de sa blonde actuelle qui n'est pas commun du tout. De mes trois enfants, c'est celui que je sens le plus. Les autres, pas du tout pour l'instant car je suis dans la ''perte'' d'énergie de les élever !

Devinez comment je me déguise à l'halloween ???



samedi 3 octobre 2009

Madonna

J'aime bien cette nouvelle version de ses fans, mieux que l'originale.

Pour chacun de nous...

La vraie vie, c'est ça aussi...

Une seule poignée de main...

Ses chansons sont ma drogue quotidienne depuis maintenant 5 ans. J'aime son univers, son authenticité, l'homme et l'artiste à la fois. J'ai la chance d'avoir ce lien invisible pour le ressentir de loin parce qu'un jour d'hiver, je lui ai serré la main. Je me souviens exactement de cette poignée de main. Comme une psychiatre m'a dit il y a deux ans, faudra bien un jour que j'accepte que je sois médium. C'est pas rassurant d'être médium dans un monde où le mot est tabou et passe pour anormal. J'ai le sentiment d'une perte de contrôle. Lorsque ça m'arrive, c'est comme une énergie qui me rentre dans le corps à une vitesse incroyable. Pourvu que je ne ressente jamais sa mort comme pour les autres. Monsieur Paul se demandait il y a quelques mois: Pourquoi vous l'aimez autant ? Lorsqu'on ressent cette énergie, c'est un état inexplicable. Un lien profond s'installe inconditionnellement et pour toujours...



Pierre Falardeau et le dalaï-lama




C'est bien assise devant mon écran de télévision que j'ai écouté la cérémonie religieuse de Pierre Falardeau. Que voulez-vous comme dirait Jean Chrétien, j'aime le sacré des rituels collectifs. Il y a aussi dans l'actualité la visite du dalaï-lama au Canada qui m'interpelle. Or, tout à coup, un déclic s'est fait dans ma tête lorsque le fils de Falardeau, Jules, a parlé de l'indépendance du Québec. Tel père, tel fils. Le fils amenant un discours qui prône la liberté d'un peuple par la justification de la violence ou presque, et l'autre, le dalaï-lama, par la paix. Tant que ce dernier sera vivant, la question du Tibet demeurera actuelle et pacifiste. Tout un exploit pour un seul homme.

Je ne crois pas qu'une cause aussi noble soit-elle se doit de se faire entendre par les armes. En ayant un discours irrespectueux envers ceux qui ne pensent pas comme nous, l'indépendant du Québec ne se fera JAMAIS. Je ne comprends pas du tout la hargne montante qui s'installe de plus en plus chez les indépendantistes-souverainistes. La majorité des québécois, peu importe, leurs allégeances politiques n'accepte plus la haine, la violence comme justification à une cause. Nous sommes rendus ailleurs dans notre cheminement personnel.

Aucunes gouttes de sang ne vaillent la peine d'être versées pour la liberté du Québec. IL NE FAUT PAS SE COMPARER À UN PEUPLE OPPRIMÉ TOUT DE MÊME. Minoritaire oui, mais opprimé non ! Nous ne sommes pas le Tibet ! Apprenons un peu des grands de ce monde. Le dalaï-lama en est un. J'ai beau être une souverainiste-indépendantiste, je suis avant tout une pacifiste. La vraie liberté d'un peuple passe par ce qu'il est à l'intérieur de lui, peu importe où ses pieds se trouvent... Nous habitons une planète humaine, le temps est venu de penser survie humaine avant pays, question de priorité et de gros bon sens. Notre pays devient la planète maintenant...

vendredi 2 octobre 2009

Savoir lire un portrait


C'est accompagné de mes bottes, couleur rose bonbon aux pieds, et de ma mère au bras, que nous nous sommes dirigées tous les deux vers le musée des beaux-arts de Québec, en vue d'une conférence de deux heures trente portant sur: ''comment lire un portrait''. Un délice et le mot est faible. Sommairement, Madame Pascale Mathé nous a brillamment informé de l'importance de l'axe médian. Nous avons aussi survolé l'analyse formelle, la couleur, la lumière, l'espace, le mouvement et le rythme, la composition et le message. C'est également à la fois, un mélange de géométrie et d'histoire. J'étais au paradis ! Je me suis promenée entre le 15ème jusqu'au début 19ème siècle. Je ne voulais plus revenir....On peut voir un tableau, on peut le lire aussi. Je ne pensais pas que la composition d'une oeuvre était aussi technique. Nous avons eu également de l'information sur des sculptures de ces époques. Voir un tableau est facile, le lire est complexe.

J'ai terminé ma journée de congé à me magasiner des jeans. Je déteste , c'est un calvaire ! Je suis faite comme une poire et les magasins ne vendent que des jeans pour les femmes spaghettis. Faut dire que je déteste la taille basse, et il n'y a que ça ! J'ai une toute petite taille et le popotin de Jennifer Lopez. Où va-t-elle magasiner Jennifer ???

À défaut de me payer un Paul Gaugin, je peux me payer un beau jeans quand même...

Image: Franz Xaver Messerschmidt (1770-1783). Il a fait des bustes avec du plomb... résultat, il a souffert de schizophrénie, le pauvre. Comme vous pouvez le remarquer, il a travaillé les mouvements du visage. C'est un autoportrait de l'artiste.

jeudi 1 octobre 2009

Hallelujah

Cette chanson magnifique de Léonard Cohen a été interprétée par des dizaines de chanteurs et chanteuses. Rufus Wainwright en fait un mantra et K.D Lang me donne des frissons de bonheur lorsque je l'écoute. J'adore sa voix extraordinaire, elle me chavire. Lorsque j'étais enceinte de mon fiston sportif-hyperactif, donc il y a 16 ans, je dansais sur ses chansons, ma mère n'en revenait pas de me voir m'exprimer avec mon gros bedon. J'aime aussi l'authenticité de cette femme, son naturel, je la sens vraie.

J'ai déjà entendu dire que Léonard Cohen avait composé cette chanson en pensant aux palestiniens et aux israéliens mais les gens ont pensé juste à une histoire d'amour.

Guy Corneau et Louise




Y'a pas de hasard. La vie nous amène où nos pieds doivent se poser. Là où de belles rencontres nous touchent, et ce n'est pas celles que l'on pense quelquefois...

Depuis des années, je surveille la carrière de Guy Corneau, auteur à succès et psychanalyste renommé. Je suis l'homme pas à pas dans son cheminement de vie, et de par ses livres que je dévore et que j'aime. Et voilà que je me suis rendue à sa conférence au MBAQ sur le meilleur de soi et la création artistique, hier soir.

Je crois bien que j'avais des attentes trop élevées, je voulais être touchée par des paroles, des mots. Plus le temps passait, plus le vide s'installait. Je n'arrivais pas à enlever en moi l'image si allumée de cet homme à la télévision qu'il projette, personnage complètement différent en face de moi lors de cette conférence. Je n'arrivais pas à ressentir un contact avec cet homme, et j'étais assise à la première rangée... Lorsque Guy Corneau parle, il intellectualise ses mots, et il les livre de la même façon, or, ça ne me rejoint pas.

De bien belles phrases, de bien beaux mots, de bien belles images mais... un sentiment de vide à écouter un intellectuel carriériste me parler. L'image médiatique et la réputation de cet homme a dérangé ma perception du message qu'il voulait donner. Je me contenterai de lire ses prochains livres. C'est de cette manière qu'il me touche.

Par contre, j'ai rencontré et discuté longuement avec une femme formidable (Louise de la Beauce). Nous avons attendu que les portes s'ouvrent pendant une heure et nous en avons profité pour parler de nos vies, de ce que nous sommes réellement sans détours, des confidences même intimes... J'aime les gens comme elle. Une belle personne ouverte, cultivée, très profonde. Dans le fond, la conférence n'était pas tellement importante. C'est la rencontre de deux êtres qui l'est. Le sentiment de confiance total envers une personne étrangère. Un risque à prendre vous allez dire, mais c'est que je ne veux plus manquer de si belles rencontres... Il y a des gens croisés sur le chemin de nos vies, peu importe la durée du moment, ils nous apportent de bien belles choses et ce n'est pas ceux qu'on pensent.

mardi 29 septembre 2009

On passe au suivant...




Agacement, juste un petit, mais il est là. Il y a deux semaines, la mère d'un camarade d'école de ma fille est décédée d'un accident de voiture. Lorsque la directrice d'école est venue parler aux jeunes de sa classe, ma fille de 11 ans a retenu: ''Et la vie continue''. Comme c'est vrai, mais ça m'agace légèrement. Tenez, dernièrement, Nelly Arcan et Pierre Falardeau sont décédés. On passe au suivant vite, et la vie continue...Pas de questionnements sur le suicide en ce qui a trait à Nelly Arcan. Je n'aime pas notre société de '' je prends, je jette''. Le deuil doit être court et vite, c'est le reflet de notre société, voire on est malade, et il faut être sur nos deux pieds rapido-presto. On fait l'autruche, ni vu, ni connu. Aurons-nous moins mal si nous prenons l'express ? Derrière cette vitesse, que se cache-t-il ? Que sont devenus les rituels du deuil ?

La spiritualité, les religions sont évitées pour la majorité d'entre nous, faisant place aux guides du bien-être, cocktails rapides de bonheurs instantanés. Le premier sur la liste étant la consommation.

J'aime les sociétés où la personne décédée a une place de choix, car la mort n'est pas vraiment finale mais est considérée en continuité à la vie. J'aime le sens du sacré. Puis-je espérer que notre société fasse une place importante aux rituels de la mort ? J'aime les autruches mais pas lorsqu'elles ont la tête dans le sable...