
Mon fiston sportif-hyperactif aura enfin sa rencontre avec une pédo-psychiatre spécialisée en hyperactivité et troubles anxieux mardi, le 28 septembre. C'est pas la première fois qu'on consulte, au contraire. Nous avons bien vu 3 psychologues, 1 pédo-psychiatre, et son pédiatre spécialisé en TDA-TDAH, tout ça depuis 2001. On pensait qu'il allait mieux avec sa médication, mais depuis un an, c'est pas le paradis. On dédramatise, on dédramatise, c'est l'adolescence, et puis un jour, la réalité nous rattrape.
Pour une personne qui a un handicap physique, la douleur est visible aux yeux des autres. Or, la souffrance reste difficile à percevoir pour des parents dont la maladie ne se voit pas. Au tout début du diagnostic de mon fiston soit en 2001, l'hyperactivité était considérée comme un trouble en psychiatrie, mais depuis récemment, environ un an, on parle de plus en plus de maladie.
On dit que l'agitation diminue à l'adolescence. En ce qui a trait au manque de concentration et à l'impulsivité, ça reste toujours présent. En résumé, on naît hyperactif et on le reste toute notre vie.
La médication ne guérie pas ce ''trouble'', mais elle aide à diminuer l'activité motrice, le manque de concentration et l'impulsivité. La thérapie (le counselling) est nécessaire pour de nombreux enfants et parents, et puis, la plupart des enfants atteints d'un TDA, TDAH arrivent à surmonter leurs difficultés. Chaque cas est unique.
Je navigue dans l'océan de l'hyperactivité depuis maintenant 8 ans. Ma fille a un TDA, et moi, un beau diagnostic de TDAH aussi. Nous sommes la famille Ritalin ! On nage donc dans une mer d'émotions, d'adaptations, où l'on repousse nos limites. Parce qu'on est franchement courageux. Je suis fière de ce que je suis, et de ce que mes enfants deviennent. Malgré les difficultés, on a le pouvoir de ce que l'on veut, la tête haute, ensemble, un pas à la fois.
Je nage mal, je n'aime pas l'eau mais... je nage.








