Photo: Agence QMI
Hier soir, j'ai écouté un film rempli de sentiments, ''il y a longtemps que je t'aime''. Un beau film français où l'excellente Kristin Scott Thomas transmet sa souffrance, celle d'une mère médecin qui a tué son fils de 6 ans parce qu'il vivait un cancer incurable. Quinze ans de prison, et le retour progressif à la vie, grâce à sa soeur et à la ''tribu'' humaine, la famille, les amis qui les entourent.
Le film terminé, j'ai appris aux nouvelles qu'un cardiologue a tué ses 2 enfants (Olivier 5 ans et Anne-Sophie 3 ans) et qu'il a manqué probablement son suicide. Notre société est dans un incubateur. Où sont les ressources humaines, sociales, pour entre nous combattrent les souffrances de nos vies ? On garde en soi des blessures et... des gestes graves en sont les exutoires. Les gens souffrent et ne savent pas quoi faire avec cette douleur morale. Nous cherchons tous une guérite, un abri à nos souffrances, on s'étourdit. La parole, l'écriture sont de bons moyens pour sortir ce qui doit être évacué. Nous sommes isolés dans notre grande société de performances. L'humain ne doit pas rester avec ses sentiments dans une impasse. Il doit apprendre incessament à évacuer sainement ses souffrances. Un cardiologue qui tue ses enfants mais qui a sauvé probablement beaucoup de vies auparavant en pratiquant sa profession... Il était atteint cet homme, au COEUR... et pour le reste de sa vie, il la vivra dans un gouffre insondable, que lui seul pourra mesurer. Avant de jeter la pierre à cet homme, nous devons nous poser une question importante: Est-ce que ce drame aurait pu être évité ? Si oui, chacun de nous devons trouver la réponse à cette question: Comment puis-je apporter ma contribution pour que cela ne se reproduise plus ? Peut-être ferons-nous la petite différence pour quelqu'un. Ne pensez pas que ça ne peut pas vous arriver. Nous ne sommes pas au dessus de tout ça... Le pare-feu des souffrances n'a pas été encore inventé.














