Photo: Kathryn Bolkovac
Je suis d'une naïveté désarmante. Je vois toujours le meilleur d'une personne avant de voir ses travers. J'ai toujours rêvé d'aller visiter Les Nations-Unies (l'ONU) à New-York. Cette organisation internationale fondée en 1945 par 51 pays établie le maintien de la paix et la sécurité dans le monde m'impressionne énormément. Elle promouvoit également les relations amicales entre les nations, le progrès social, le respect des droits de l'homme, les grandes valeurs morales que j'admire. Or, toute bonne organisation est constituée d'humains et où se trouve l'homme se retrouve la rapace aussi. Pas celle qui se voit à l'oeil nu, non, l'autre, la rapace insidieuse. Celle qu'on aimerait bien ignorer.
Si vous avez un film à visionner prochainement regardez ''Dénonciation'' avec Rachel Weisz. Il est inspiré de l'histoire personnelle de kathryn Bolkovac. Qui est-elle ? C'est une ancienne policière du Nebraska qui a été engagée par Dyncorp, une compagnie fournissant du personnel pour les troupes de maintien de paix de l'ONU. Notre héroïne a dénoncé la traite d'esclaves sexuelles tolérée par l'ONU en Bosnie. En rapportant l'horreur dans les médias elle en a perdu son emploi et par le fait même l'ONU a dévoilé son côté sombre comme dans tout être humain à la face du monde. Les Nations-Unies pourront instaurer des milliers de déclarations possibles, personnellement son image est entachée. Depuis ce temps l'ONU essaie de surveiller et d'évaluer davantage la sous-traitance mais le mal est fait.
Actuellement, 2,5 millions de personnes sont victimes de la traite d'humains dans le monde. Alors combien de temps encore allons-nous tolérer cette aberration ? Avons-nous le droit de fermer les yeux parce que nous sommes nés du bon côté de la planète ? Kathryn Bolkovac a eu comme alliée Madeleine Rees, haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l'homme. Cela prouve bien qu'il y a toujours de la lumière dans une faille. Que pouvons-nous faire de plus ? Ne pas se taire.















