
Mon adolescent hyperactif et sportif de 15 ans est sorti pour la première fois avec un copain dans une soirée 13-17 ans hier soir, et il est rentré à minuit 10 exactement. Si mon plus vieux apprend l'heure, il va me dire: ''ouais, c'est tard... Moi, c'était beaucoup plus tôt !''. Bon, je poursuis...J'étais inquiète même si je me suis louée un film, une bonne comédie pour rigoler. Je fais des efforts pour être ZEN au travail et à la maison, tout un défi. Je suis donc tenaillée entre avoir l'oeil ouvert et apprendre à les fermer aussi de temps en temps. Le lâcher prise fut très facile avec l'aîné car celui-là était un bas blanc, intello avec une tête sur les épaules. Pas de discipline à faire ou très peu.
Mon deuxième est différent et c'est le DÉFI... Comme il a une forte médication, nous devons être plus sévère pour l'alcool, la drogue et boissons énergisantes. Nous essayons de lui expliquer les conséquences physiques et émotives s'il consomme ''Ritalin'' et substances illégales. Il en est conscient et semble pour le moment ne pas aller vers ça. Ça me demande de faire la POLICE communautaire et je n'aime pas ça. Je n'aime pas avoir ''le contrôle''. C'est pas dans ma nature.
Bon, fiston est arrivé à minuit 10, un peu plus tard que prévu. Ça part mal mais bon... Il a dansé et n'a pas tellement aimé la soirée: ''Trop superficiel'' selon lui. Comme toute bonne mère, j'ai aimé le commentaire. Est-ce bien vrai ou essaie-t-il de me manipuler ? Puis, je me suis dit. Je le crois, point final. Tout le monde s'est couché (le marquis était déjà couché à 9 heures). Et puis tout d'un coup, la petite se réveille en pleurant, le marquis grogne et moi, je sursaute... Monsieur bavardait sur internet à 1 heure du matin (l'ordinateur était bel et bien fermé). Bon, j'ai jappé et Monsieur le marquis aussi...
Ce matin, petite discussion avec mon fiston sur la communication 101. Je suis une ancienne éducatrice spécialisée après tout. Ces jeunes communiquent entre eux par internet et ne vont plus vers les autres en chair et en os. Nous, nous avions le téléphone et croyez-moi j'en ai abusé des heures et des heures, alors communiquer avec internet ne me scandalise pas du tout mais... ça m'agace lorsque c'est uniquement ce mode de communication qui est utilisé. Je lui ai redit l'importance du contact humain de personne en personne et qu'il y a des heures pour communiquer que ce soit sur internet ou par téléphone. J'ai modifié également certaines règles familiales pour l'aider. Exemple: lorsqu'un ou une amie vient à la maison, sa petite soeur ira dormir dans la chambre d'ami en haut et ils pourront avoir la salle familiale pour eux. Ouverture aussi pour l'orientation sexuelle. J'ai toujours dit à mes enfants que amoureux ou amoureuse tout le monde est accepté chez nous. Ça peut sembler inutile mais je crois qu'au contraire, c'est très important. Ça peut faire une grosse différence dans la vie d'un jeune.
Je resterai toujours une éducatrice spécialisée et j'exerce ce ''métier'' le plus souvent chez moi. Je me questionne, me remet aussi en question.
1- Si j'ai des inquiétudes, Est-ce que je transpose sur mes enfants mes expériences négatives de ma propre adolescence ?
2- Quelles sont les leçons, bonnes ou mauvaises que mon jeune peut retenir ?
3- Comment puis-je offrir une solution de rechange sécuritaire mais tout aussi stimulante si je ne veux pas qu'il sorte à toutes les fins de semaine jusqu'à minuit à 15 ans ?
Donc, oui il y a des problèmes potentiels mais il y a aussi des avenues possibles. Des chemins à traverser ensemble en lâchant prise tout en gardant un bon encadrement. C'est pas facile d'être parent d'adolescent, encore plus lorsqu'ils sont différents. On se doit d'être constant, c'est un travail sur soi avant tout.
''OÙ TOUTES LES ROUTES FINISSENT, COMMENCE UN AUTRE VOYAGE''. Christiane Singer
J'aime bien...









































